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EAN : 9782021026337
485 pages
Éditeur : Seuil (02/04/2015)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Lea Soler, jeune femme dure et déterminée, se débat avec les siens dans la misère rurale de l'Espagne des premières années du 20ème siècle quand la Grande Guerre vient lui apporter l'espoir d'une émancipation sociale : les vignes du Midi de la France manquent de bras.

Mais les années passent sans que l’exil lui apporte ce dont elle a rêvé. En 1936, frustrée par tant de vain labeur, elle convainc son mari, ses fils et ses deux filles de retourner en Es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Sebthocal
  15 avril 2017
Partir pour espérer
A travers tout le XXe siècle, l'histoire d'une famille, les Soler, originaire de la région valenciennoise, condamnée par sa condition sociale. La guerre, la repression politique, la répression économique. Avec toujours l'exil, comme seul passe-droit pour l'espoir.
22/09/2015
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catherine-foucher
  11 octobre 2017
J'ai eu la chance de rencontrer cet auteur au salon du livre d'Alençon au printemps de cette année.
Passionnée d'histoire, l'auteur me propose : « Poussières d'Exil ». Un livre qui a retenu mon attention du début à la fin et tenu en haleine. Les protagonistes sont attachants. J'ai espéré qu'ils croisent le chemin du bonheur mais… oui, j'aurais aimé !!!
Léa Soler fille du curé du village (début de vie pas forcément simple), clé de voute de ce livre, est une jeune femme dure et déterminée. Elle se débat avec les siens dans la misère rurale de l'Espagne des premières années du 20ème siècle. Elle croit trouver une issue quand la Grande Guerre vient lui apporter l'espoir d'une émancipation sociale : les vignes du Midi de la France manquent de bras.
Léa rejoint une première fois la France en 1918 avec son mari et leur fille Gloria, laissant derrière eux trois fils. Rien ne se passe comme elle veut, retour en Espagne. La guerre civile est là, ils sont républicains, la violence, la mort, encore la misère meublent leur quotidien.
En 1936, frustrée par tant de vain labeur. Léa et ses filles, Gloria et Soledad, demeurent prisonnières d'un pays que la victoire de Franco transforme en immense geôle. Décision est prise de fuir à nouveau en passant par les Pyrénées. Second exil vers la France, afin de ne pas rejoindre tous les républicains dans les prisons de Franco qui sont condamnés à mourir…
La seconde partie de l'histoire se déroule à Paris, début des années 50. On découvre le personnage de Rebecca qui grandit sous l'autorité de sa grand-mère Léa et de ses parents présumés : Gloria et Diego. Elle ne va pas à l'école. Pressentant un secret, Rebecca étouffe et se rebelle, jusqu'au jour où Léa lui remet une vieille boîte à chaussures dont le contenu révèle son origine et bouleversera sa vie.
A vous de lire la suite, la dureté de la vie sous Franco, la faim ou encore intrigue… Tout est réuni dans ces plus de 550 pages, pour tenir en haleine le lecteur.
Un vrai coup de coeur pour ce roman, qui retrace avec nombreux détails l'Histoire de l'Espagne depuis 1904. Notons que, comme le précise l'auteur à la fin du livre, si : « les personnages ne sont que fait d'encre, ils relatent en grande partie la vie de mes beaux-parents».
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choupinette91
  26 juillet 2015
Déchirées, bien des familles ont vécu pareille barbarie et subi l'exil. Dans ce roman poignant, la famille Soler va de désillusions en désillusions. Naviguant entre une Espagne en pleine révolution et l'arrivée au pouvoir de Franco et d'Hithler et avec une France qui rentre dans sa seconde guerre mondiale. Cette famille va subir bien des épreuves qui auront parfois raison de leurs vies au bout du compte.
Les faits historiques racontaient à travers cette sage famille est touchante au point où lorsque l'on tourne les pages; on a envie que le bonheur leur sourit enfin.
Criant de vérités et complètement réalistes, Léa( la gateta), Gloria, Soledad, le Rotg, Ramon, Batista et Niceto, la vie va les éprouver chacun leurs tours et puis nous ferons la connaissance à la fin du livre de Rebecca.
Amours, guerres, paix, pain, pays, fratrie, famille, l'auteur signe là un très beau roman qui nous prend au coeur et dont vivons et respirons en même temps que les personnages.
poussières d'exil est tout simplement magnifique et c'est un immense coup de coeur!
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Sio
  16 juillet 2015
Dans la famille Soler, les femmes sont toutes un peu rebelles : il y a Lea, née en 1890, qui décida de ne jamais apprendre ni à lire ni à écrire, ni à s'exprimer autrement qu'en valencien. Il y a Gloria et Soledad, les filles, la mal-aimée et la fille prodigue, qui serreront les dents devant les vicissitudes du destin, lequel n'est jamais à court d'idées. Il y a Rebecca, la petite-fille qui, inconsciemment, réitère les schémas familiaux.
Le roman s'étale de 1890 à 2013. Véritable fresque familiale, avec son lots de petits secrets de familles, roman de l'exil, fresque historique d'une grande précision, c'est un grand roman que livre Patrick Bard. On s'attache très vite à la famille Soler, que l'on suit dans ses deux exils successifs et dans ses difficultés durant la guerre civile et sa vie sous le franquisme. le contexte historique est extrêmement fouillé et on comprend bien mieux le drame des émigrés espagnols du XXe siècle, issus des guerres ou de la dictature. le roman est porté par des personnages entiers, notamment les femmes, que l'on quitte à regret. Voilà un très bon titre !
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marieclaude64
  02 septembre 2015
Elles sont quatre femmes , Léa, Gloria, Soledad et Rebecca, quatre femmes confrontées aux violences qui traversent l'Espagne du XXème siècle. Poussées par la guerre civile, elles vont traverser et retraverser la frontière à la recherche d'une terre, symbole de prospérité et de paix. Léa l'anarchiste s'affronte violemment avec sa fille l'explosive Gloria. Soledad s'isole dans ses secrets. Et Rebecca hésite à ouvrir la boite qui révélera les relations et tensions de sa famille.
Un roman de bruit et de fureur. Une famille déchirée et ballottée par la violence des événements et de l'exil. Mais, ce roman est surtout le portrait magistral de femmes rudes, combattantes qui ne s'avouent jamais vaincues. Des femmes qui résistent aux conflits familiaux et politiques par leur volonté de maintenir une famille unie : les Soler.
Des personnages forts et attachants mais aussi un contexte historique intéressant, non seulement la guerre civile mais ses conséquences dans la vie quotidienne des espagnols.
Un livre à découvrir.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SioSio   16 juillet 2015
J'ai passé les dix dernières années de ma vie à tenter d'amender un amant chilien égaré dans les psychoses latino-américaines d'une famille de l'oligarchie libérale réfugiée en France dans son enfance, peu après la chute d'Allende. Dix années à me mentir. Le déni est une sorte de fardeau dont nous héritons, chez les Soler. J'ai refusé de voir que cet homme-là était une cause perdue. J'aime les amours compliquées, les hommes qui charrient un bagage un peu trop lourd pour eux. J'imagine toujours que je peux les guérir de leur mal de vivre. C'est un truc de fille, ça, la rédemption des hommes. Je suis la dernière d'une lignée de femmes qui, chacune à sa façon, ont cru pouvoir changer le cours de leur histoire, quand ce n'était pas de l'Histoire majuscule. Évidemment, c'est un combat désespéré. Nous avons beau le savoir, nous ne pouvons pas nous empêcher d'essayer quand même.
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rkhettaouirkhettaoui   17 janvier 2018
L’allaitement possède des vertus contraceptives bien connues des femmes. Du coup, la Gateta nourrit le petit Niceto au sein aussi longtemps que cela lui fut possible. Mais ses mamelles finirent par tarir à cause du manque de nourriture et elle tomba de nouveau enceinte. Ramón naquit roux comme les autres mâles de la famille Soler.
Les femmes avaient raison. Les grossesses étaient une fatalité. Jusqu’à l’assèchement des corps ou la mort.
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rkhettaouirkhettaoui   17 janvier 2018
Elle était d’un temps où les femmes pissaient debout sans porter culotte. Mère lui enseigna l’art de nouer ses jupons entre les jambes aux jours impurs et ce fut tout. L’observation des animaux de la ferme ne lui apporta pas plus de réponse, et elle leur trouvait un air stupide à l’heure de l’accouplement. C’est seule encore qu’elle découvrit la manière d’apaiser ses fièvres, serrant les cuisses des nuits entières à s’en meurtrir les muscles jusqu’au frisson libérateur. Le plaisir lui fut une révélation telle qu’au lever il lui tardait déjà de retrouver le secret de sa litière pour y renouveler plusieurs fois de suite l’exercice, si bien qu’elle en perdit le sommeil. Le regard des hommes sur son corps florescent avait changé, et de ses yeux noirs elle dévisageait désormais les garçons sans plus baisser le regard que devant le curé, sauf quand elle s’attardait avec effronterie sur cette énigme au centre du compas dessiné par les jambes solides des paysans.
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choupinette91choupinette91   13 juillet 2015
"Un jour, je serai riche et puissante, et je t'écraserai comme une punaise de bénitier que tu es." P.23
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rkhettaouirkhettaoui   17 janvier 2018
Si la haine lui était désormais familière, Lea découvrit là l’envie, la jalousie et l’usage des chaussures. La maîtresse de maison était une femme élégante aux mains potelées, affligée d’un strabisme qui lui donnait une allure comique. Son mari, éternellement sanglé dans un gilet à rayures, ne souriait que rarement sous sa moustache aux pointes cirées, et ne s’exprimait qu’en castillan, langue dont Lea s’entêtait à prétendre ne pas comprendre un mot.
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