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EAN : 9782330027735
378 pages
Éditeur : Actes Sud (05/02/2014)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Hiver 1759. Alors que s’élèvent les fusées multicolores d’un splendide feu d’artifice donné par le roi à son bon peuple de Paris, un inconnu est assassiné dans une ruelle. C’est le troisième jeune homme retrouvé égorgé et la langue arrachée. Mais cette fois, la victime est russe.

Le commissaire aux morts étranges se charge de l’affaire dans une atmosphère aussi singulière que les meurtres dont il a la charge : les miracles se multiplient au cimetière ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Crazynath
  05 mars 2020
« Tuez qui vous voulez » est le troisième épisode de la série du commissaire aux morts étranges créé par Olivier Barde-Cabuçon.
Plongez avec moi en plein décembre 1759. A l'époque, ces hivers étaient bien plus rigoureux que les notre et d'ailleurs j'ai quasiment eu froid pendant tout le récit. Les seules exceptions notables ont été quand le chevalier Volnay ou le moine hérétique m'ont proposé de me réchauffer devant un bon petit feu de cheminée….
Les fêtes de Noel sont là, mais Volnay n'a pas vraiment l'esprit à cela. En effet, on vient de trouver pour la troisième fois, un homme égorgé au coin d'une rue. Les trois victimes ne semblaient pas se connaitre et trouver un lien entre elles semble plus que difficile.
Volnay, assisté de son père le moine (qui va se révéler un peu dissipé dans cet épisode ) va essayer de comprendre quel est le lien entre les victimes et les jansénistes. En effet, la victime numéro deux y était indirectement liée. Je n'avais jamais vraiment approfondi mes connaissances au sujet de cette mouvance, je connaissais juste leur opposition aux jésuites. Dans le livre, nous allons avoir affaireà une de leurs branches que je qualifierais d'extrémiste….
Cette histoire va faire la part belle à un personnage historique célèbre pour son ambiguïté : le chevalier d'Eon. Ce dernier, de retour d'une mission à Saint-Pétersbourg va être mêlé à cette intrigue…. Je trouve que l'auteur a bien réussi à faire ressortir le coté ambivalent et ambigu de ce chevalier d'Eon.
J'ai trouvé l'enquête un peu moins captivante que celles des deux tomes précédents… Un rien fouillis aussi, mais ceci n'est que mon ressenti.
Cela ne m'empêchera pas de lire la suite des aventures de Volnay, de sa pie et de son père…

Challenge A travers l'Histoire 2020
Challenge Mauvais Genres 2020
Challenge Séries 2020
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Clubromanhistorique
  09 août 2015
Après "Casanova et la femme sans visage" et "Messe noire", voici le troisième volet de la série "Les enquêtes du commissaire aux morts étranges".

Pour résumer
Hiver 1759. En cette veille de Noël, le roi Louis XV a décidé d'offrir à la population un magnifique feu d'artifice autour de la Seine. Mais le lieutenant général de police Sartine reste sur ses gardes : entre l'affaire des convulsionnaires, les luttes internes entre les services de police, les Affaires étrangères et le Secret du Roi, et la résurgence de la fête des Fous (inversion de l'ordre social), il a fort à faire, d'autant que la menace gronde dans les quartiers populaires de la capitale.
C'est dans ce contexte que sont successivement retrouvés morts trois hommes, assassinés selon le même modus operandi : gorge tranchée et langue arrachée. Aucun point commun ne semble relier ces trois morts.
Aidé de son père et de la belle Hélène, le chevalier de Volnay, commissaire aux morts étranges, va mener l'enquête. Mais, entre la fête des Fous qui approche et le rôle obscur du chevalier d'Éon, il faudra toute la ténacité et la sagacité du chevalier de Volnay pour arriver à démêler les fils de cette affaire et faire surgir la vérité.

Un Paris du XVIIIe siècle extrêmement vivant
Olivier Barde-Cabuçon restitue avec talent et précision le Paris de ce milieu du XVIIIe siècle et l'on sent à travers son écriture et ses descriptions combien cette période lui est chère. Mais il ne se cantonne pas uniquement à des descriptions physiques – architecture, paysage, décor, métiers... –, il parvient également à nous retranscrire l'atmosphère, les comportements et l'état d'esprit qui régnaient alors dans la capitale.
Au gré de l'enquête de Volnay et de son père, on parcourt à leurs côtés différents quartiers de Paris, qu'ils soient populeux, artisanaux ou bien bourgeois : quartier du faubourg Saint-Antoine, bords de Seine, quartier de la rue Saint-Honoré, quartier du faubourg Saint-Jacques... C'est l'occasion d'y découvrir la vie au quotidien, mais aussi les grands sujets qui préoccupent ou passionnent les foules. Prostitution, pauvreté, mendicité, artisans, bourgeois, espionnage, mouches, police, Secret du roi, jansénisme, convulsionnaires, herboristerie, cabarets... voici quelques-uns des nombreux thèmes abordés dans ce roman.
"Ils s'engagèrent rue du Faubourg-Saint-Antoine, au milieu d'une nombreuse populace sillonnée par tous les corps de métiers ambulants. Ils regardaient à droite comme à gauche pour se garder d'être bousculés car le quartier était percé de cours, passages et impasses et les passants s'en écoulaient comme d'une gigantesque termitière. [...] Depuis, menuisiers, façonniers, ébénistes, vernisseurs, doreurs, tapisseurs et marquetiers s'étaient progressivement installés dans le quartier Saint-Antoine. De nombreux artisans de France et d'ailleurs les avaient rejoints avant que la verrerie ne s'installe à son tour. La manufacture de verre vénitien, devenue Compagnie de Saint-Gobain, s'était développée depuis son installation à la fin du siècle dernier grâce aux subventions royales. Le quartier avait attiré au fil du temps de nombreux ouvriers mais aussi des indigents. Une foule considérable grouillait maintenant dans ses rues, laborieuse mais turbulente. Artisans et ouvriers aux moeurs simples travaillaient directement pour une clientèle riche et aristocratique. Ils en mesuraient toute la morgue et l'inutilité, prenant conscience des différences de richesses, jalousant les clients pour lesquels ils travaillaient exclusivement. Aussi, le quartier avait gagné la réputation d'une humeur chatouilleuse, volatile et prompte à la révolte."

Des personnages intéressants
Les personnages, qu'ils soient au premier plan ou bien secondaires, sont tous très intéressants, car représentatifs de la société d'alors et décrits avec soin. Chacun d'eux possède sa propre histoire et son propre caractère. Et cette précision et cette incarnation nous permettent de nous attacher à eux.
Dans ce roman, on retrouve nos protagonistes habituels, mais ils gagnent tous ici en profondeur, on découvre de nouvelles facettes de leurs personnalités inconnues jusqu'alors : le chevalier de Volnay, ténébreux et rigide, commence à fendre l'armure face à l'Écureuil, jeune femme autrefois prostituée dont il est tombé amoureux et qu'il protège, même s'il reste très maladroit et peine à exprime ses sentiments. Quant à son père, le moine, il est toujours aussi caustique, truculent et en marge de la société, mais son humour se teinte d'une mélancolie inattendue et attendrissante. Heureusement, la belle et mystérieuse Hélène est là pour lui remonter le moral ! Toujours égal à lui-même, nous retrouvons le lieutenant général de police Sartine, mais on se rend compte qu'il n'est pas si puissant que cela et qu'il souffre de gros problèmes digestifs, ce qui le rend un peu plus humain !
Ainsi le duo d'hommes formé par le chevalier de Volnay et son père s'enrichit ici par ce duo de femmes, dont on pressent qu'il sera amené à monter en puissance lors du prochain tome.
À ces personnages s'ajoutent toute une galerie de personnages très riches, tous différents les uns des autres, nous permettant de découvrir d'autres milieux sociaux : les orphelins Séverin et Baptiste, le mystérieux et fantasque chevalier d'Éon (note pour l'éditeur : la rivière qui se trouve dans l'Yonne ne s'écrit pas Armençon mais Armançon, page 158, à moins qu'il ne s'agisse de l'ancienne écriture ?), des bourgeois, des prostituées, des artisans, des mouches, des apothicaires, des religieux pas très honnêtes, le duc de Choiseul, etc.
Tout cela donne un magistral tableau de la société parisienne au XVIIIe siècle.

Trop d'intrigue tue l'intrigue
Point commun avec les deux précédents volumes de la série : l'humour, l'insolence, l'érudition et l'élégance du style. Malgré quelques longueurs, l'auteur alterne avec aisance les descriptions et les dialogues, toujours aussi savoureux et cocasses. Il faut dire qu'il est aidé en cela par des personnages étonnants et très différents les uns des autres. Ainsi, dès le début du roman, nous assistons à une scène mémorable au cours de laquelle le moine montre ses fesses à Sartine et qui, plus loin, lui fournit un remède contre les flatulences !
"Qui trop embrasse mal étreint", cette expression pourrait résumer mon avis sur ce policier historique. En effet, si l'auteur possède incontestablement l'art de conduire le récit, il n'en demeure pas moins qu'il ne parvient pas à maîtriser son intrigue, et cela pour la simple raison qu'il y en a trois ! Le fait de mêler trois enquêtes – les trois morts étranges, les convulsionnaires et la fête des Fous – permet de faire voyager le lecteur dans différents milieux et secteurs de la ville, mais cela complique beaucoup le récit au point que tout s'emmêle et qu'on ne sait plus bien quel est le fil directeur du roman. Pourtant, avec son style simple et direct, il déroule de manière fluide son récit, mais le roman ne se structure jamais en une véritable intrigue policière. À force de suivre plein de pistes à la fois, l'auteur s'éparpille, le lecteur est perdu, le récit devient un peu confus, le rythme en devient inégal et puis surtout, il n'y a aucun suspens, aucun rebondissement, car on ne sait même plus quelle est l'intrigue !
L'autre gros défaut de ce roman, à l'origine de ma déception, est que l'affaire est résolue sans que l'on ait eu accès à toutes les pensées et découvertes du chevalier de Volnay alors que le narrateur omniscient nous permettait en principe de le suivre et de connaître ses pensées en permanence. On se demande alors si on n'a pas sauté une page du roman, mais non, et on se sent un peu dupé, car il nous était bien impossible de deviner qui était le meurtrier et de connaître les mobiles de ces crimes. Au final, on ne peut pas s'empêcher de se dire : "Tout ça pour ça ?"
Lien : http://romans-historiques.bl..
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odin062
  25 avril 2014
Je suis très loin d'aimer le XVIIIe siècle. La période de renaissance est une période que je n'ai jamais été tenté d'étudier, préférant le moyen âge ou l'âge des empires. Ainsi, lorsque les librairies Décitre m'ont offert très chaleureusement (et je les en remercie !) le livre « Tuez qui vous voulez » de Barde-Cabuçon en échange d'une critique, j'ai eu très peur de ne pas aimer.
De plus, il faut savoir que ce livre fait partie d'une série de livre des « enquêtes du commissaire aux morts étranges ». N'ayant pas lu les deux précédents livres, je n'en ai pas pour autant était perdu car mis à part quelques allusions aux deux précédentes enquêtes, nul besoin de les avoir lus dans le détail pour apprécier celle-ci.
Donc ici, l'auteur nous transporte durant quelques jours de fin décembre, au coeur d'un Paris du milieu 18e siècle. La prostitution bas son plein, la répression policière est à son apogée, les libertés sont bafouées, la religion est omniprésente et la fête des fous se profile à l'horizon ! On doit bien avouer que l'auteur a de la matière pour travailler ! Sans compter que ce livre est un polar et qui dit polar dit… meurtres ! Triple ici !
L'histoire ne se limite pas à une simple interrogation du type « Qui est le coupable ? ». Non ici, l'auteur nous balade entre conflits religieux, conflits politiques, conflits amoureux, conflits familiaux… Cette enquête nous balance dans tous les sens pour nous perdre et nous révéler un meurtrier que l'on ne soupçonnait même pas !
Mais l'histoire tire surtout sa richesse de ses personnages. Outre le commissaire aux morts étrangers, Volnay se son prénom, personnage très ténébreux, intelligent et sérieux, il y a mon chouchou… le moine, père du commissaire. Un homme en marge de la société, très contemporain dans sa façon de penser, à la réplique humoristique efficace et dont la jeunesse n'est pas à prouver ! Un duo de choc qui fait mouche et on sait tous que les duos dans les polars ont toujours était efficaces !
Enfin, l'auteur nous fait partager une passion pour cette époque. Il ne manque pas de glisser des anecdotes qui n'alourdissent pas pour autant le récit. D'autant plus que l'auteur à un style très direct et ne tourne ainsi jamais autour du pot. Une grande qualité qui fluidifie l'histoire.
En conclusion, c'est un bon polar qui m'a agréablement surpris au point de me pousser à lire les précédentes enquêtes du commissaire. Il plaira à tous les amateurs du genre et davantage aux amoureux d'histoire française !
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Papyriri
  02 août 2020
Moi qui est plutôt tendance a ne pas terminer les bouquins qui me déplaisent ( en plus vu , sans être très âgé je ne dois pas me perdre si je veux encore lire tout plein de choses ) .J ai été d une mansuétude rare avec le Commissaire aux morts étranges de M. Olivier Barde Cabuçon ( ouf rien que pour écrire les noms de la série et de l 'auteur vous prenez des crampes dans les doigts ! ) Bref ce 3° opus est aussi décevant que les deux premiers l''Enquête policière est épaisse comme du papier à cigarettes malgré une tentative de réanimation ratée dans les dernières pages la malade est morte d ennui . Et les personnages caricaturaux au possible , même si j ai bien compris que l auteur joue le contraste du fils austère et du père le moine , déluré , coureur de jupon à ce propos on nous signale qu il a 52 ans , pour mémoire l espérance de vie était a l époque de 25 ans , 30 ans en fin de siècle et 37 en 1810. C est donc un ridicule Casanova Mathusalem que nous sert l auteur , mais bon des goûts et des couleurs .....Pour les personnages secondaires c est dans la même veine un Sartine qui par ses "grosses " colères fait penser à celui de Nicolas le Floch .Les personnages féminins qui auraient sans doute mérités mieux évanescents et très évaporées .Dans cette aventure ( oui enfin j'exagère et me laisse emporter là !) pour épaissir le brouet on nous gratifie que quelques scènes d érotisme léger et de bonnes grosses expressions d époque bien vulgaires . Voilà je pense qu ' il est clair que mon bout de route avec le Chevalier de Volnay va s 'arrêter là .Mais ce n est que mon avis et ne prétends pas ( bien sûr ) au goût universel
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Fandol
  26 août 2017
Nous sommes à Paris, trente ans avant la Révolution de 1789, en pleine période de Noël. Il fait froid mais la foule se presse dans les rues principales de la ville et sur les quais de la Seine car le roi donne un grand feu d'artifice.
Un faux moine se faufile dans une ruelle mais il est agressé et égorgé. Sa langue a été tranchée et il avait sur lui une lettre en russe… Prévenu, le commissaire aux morts étranges, Volnay, est sur les lieux avec sa compagne, L'Écureuil. Son supérieur, Sartine, lieutenant-général de police, est présent aussi lorsque passe une bande de fêtards dont l'un d'eux n'est autre que le père de Volnay, déguisé lui aussi en moine, qui montre ses fesses à Sartine !…
Ce polar prérévolutionnaire commence donc très fort. Une affiche annonce « La fête des Fous », manifestation interdite car le pouvoir craint des émeutes. « Paris est une ruche géante et bourdonnante » qui compte 600 000 habitants lus les étrangers.
Ce meurtre est le troisième en quelques jours et les trois victimes ont entre 20 et 25 ans. Olivier Barde-Cabuçon nous emmène sur les traces de Volnay père et fils, à la recherche du ou des assassins. le plus difficile est d'éviter les fausses pistes qui sont nombreuses mais cette recherche donne l'occasion à l'auteur de nous plonger dans la vie du peuple de Paris qui est dans la misère, ce qui contraste beaucoup avec le train de vie des privilégiés.
Ainsi, nous faisons connaissance avec les convulsionnaires, inspirés par le jansénisme dont l'origine est bien rappelée. Exaltés, hystériques, certains vont jusqu'à supplicier, surtout des femmes, volontaires pour endurer les mêmes souffrances que le Christ.
Au passage, il faut éviter un pot de chambre vidé par une fenêtre sans crier gare, découvrir le petit métier de décrotteur qui consiste à aider les gens à traverser la rue sans se salir, croiser de nombreuses prostituées et se méfier de tout le monde car les mouches pullulent. Ces mouchards sont bien utilisés par Volnay et son père qui tentent de travailler de la manière la plus objective possible, utilisant même les connaissances scientifiques de l'époque pour faire avancer leur enquête.
Au passage, un renseignement sanitaire mérite d'être noté : « Dans les cabarets et les tavernes, il est moins risqué de boire une saine piquette que l'eau noirâtre qu'ils servent. » L'auteur nous emmène aussi chez un apothicaire très performant, dans une librairie que fréquente le chevalier d'Éon, personnage important de l'histoire qui permet aussi de croiser Choiseul, le ministre des affaires étrangères.
Au final, Volnay fera toute la lumière sur ces meurtres mais ce livre aura été l'occasion d'une drôle d'aventure dans une vie parisienne très dense où bouillonnent déjà les idées qui permettront de renverser le pouvoir royal, un peu plus tard.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Herve-LionelHerve-Lionel   19 octobre 2014
Enfouie au fond d'elle-même, elle charriait depuis des siècles une tristesse pesante et infinie , l'idée qu'on avait volé son enfance, sa vie et que ce monde se résumait à un immense champ de désolation où prospéraient temporairement quelques-uns et où la plupart souffraient indéfiniment.
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odin062odin062   18 avril 2014
Sartine s'étrangla.
- Avez-vous vu ce que faisais votre père?
- Euh, non...
- Il vient de me montrer son cul!
[...] Sartine fulminait. Il n'en revenait pas de ce manque de respect. La vision des fesses du moine le hanterait longtemps!
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ArtemiaArtemia   17 février 2014
- Je n’ai aucune envie de voir les convulsionnaires recommencer leurs sauts et cabrioles autour de la tombe du diacre Pâris à Saint-Médard ! J’ai relu les notes de mon prédécesseur de l’époque. Le cimetière était devenu un théâtre où s’agitait en tout sens une foule de furieux. L’avocat Pinault se mettait à quatre pattes et aboyait comme un chien pendant des heures ! Quant aux femmes, assises sur les genoux des hommes, elles éprouvaient les secousses les plus violentes ! Vous voyez ce que je veux dire ?
Le moine sourit poliment mais seulement des lèvres.
- Non, décidément, gronda Sartine. Je n’ai nul désir de les voir se rouler sur les tombes, crier et hurler comme des possédées ! Savez-vous que des femmes s’allongeaient par terre jusqu’à ce que leurs talons touchent leurs épaules ? Comprenez-vous ce qui attirait les curieux ?
- Moui, fit le moine, on en revient toujours là ! Mais quand même, je me pose bien des questions sur ces présences féminines si importantes dans ce type d’événements …
- C’est que les femmes sont plus souples que les hommes, expliqua Sartine qui n’avait pas compris le sens de la remarque du moine. Elles excellent aux jeux de souplesse, vous n’entendez pas ?
- Si, je vous entends mais je vous écoute le moins possible ! dit le moine en lui tournant le dos.
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Herve-LionelHerve-Lionel   19 octobre 2014
La missions de Sartine est de conserver le plus longtemps possible en l'état un monde qui se meurt. Je n'aime pas les gens qui ne souhaitent pas que le mode change;
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py314159py314159   20 octobre 2020
- Qui est ce Sydenham ?
- Un médecin anglais pragmatique. Un jour, appelé au chevet d'un malade très affaibli par les purges et la diète qu'on lui impose et au bord de la crise d'hystérie, il lui prescrivit un poulet rôti et une bonne pinte de bière !
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Vidéo de Olivier Barde-Cabuçon
Olivier Barde-Cabuçon - Une enquête du commissaire aux morts étranges : Entretien avec le diable .A l'occasion du festival Quai du Polar à Lyon, Olivier Barde-Cabuçon vous présente son ouvrage "Une enquête du commissaire aux morts étranges : Entretien avec le diable" aux éditions Actes-Sud. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/barde-cabucon-olivier-une-enquete-commissaire-aux-morts-etranges-entretien-avec-diable-9782330060589.html Note de musique : "Polar Stratospheric Clouds" - Project 5am Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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