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Les Chemins de Malefosse tome 1 sur 24
EAN : 9782723424875
48 pages
Glénat (15/05/1983)
3.78/5   61 notes
Résumé :
En 1589, Henri IV, reconnu par Henri III comme son héritier légitime, doit conquérir son royaume, imposer son règne. Il engage deux mercenaires allemands pour faciliter ses intrigues et déjouer celles des autres. Mais ses meilleurs alliés sont ceux que la foi anime, la foi en ses idées, assez éloignées de celle de l'Eglise.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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C'est grâce au talent d'écrivain de Robert Merle et de sa saga Fortune de France que je me suis prise d'un intérêt jamais démenti pour la période des guerres de religion.
J'avais, il y a fort longtemps, commencé à lire cette série de bandes-dessinées qui se passe donc à cette période.
Nous sommes en 1589, et il ne fait pas très bon de vivre en Royaume de France. Même si Henri III a proclamé qu'il reconnaissait Henri de Navarre comme son héritier, cela ne fait pas l'affaire de tout le monde…
Les premières victimes sont évidemment les gens du peuple qui vont être encore plus taxés par les grands et l'Église et être mis à mal par les différentes factions rivales.
Parmi les armées régulières, certaines étaient composées de mercenaires allemands (ou des reitres si vous préférez). C'est deux de ces reitres dont nous allons suivre les aventures dans ce premier tome intitulé « le diable noir ». On sent que les auteurs plantent le décor, même s'il y a déjà un bon rythme….Bon, on n'y croise pas Pierre de Siorac, mais pas grave...
Je ne vais pas tarder à me lancer dans la lecture de la suite….

Challenge A travers l'Histoire 2021
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Allez j'attaque une série BD d'envergure : Les chemins de Malefosse. Ce n'est pas la première fois. J'ai dû lire les premiers tomes plusieurs fois dans ma vie. Peut-être irai-je plus loin cette fois…

L'histoire se situe en France pendant les guerres de religion. Puisque Henri III et Henri de Navarre sont alliés face à la Ligue catholique, je suppose qu'on se situe durant la huitième et dernière, après la rencontre des deux Henri à Plessis-lez-tours.
Nous suivons une bande de mercenaires allemands à la solde du roi Henri III, et plus particulièrement le capitaine Gunther et Maitre Pritz. Ce premier tome est une mise en condition. Il faut expliquer le contexte compliqué sans assommer le lecteur. Cela se fait par la l'intervention des mercenaires qui viennent libérer un village mis en coupe réglée par des ligueurs.
Les gentils sont dans le camp des rois ; ce sont des catholiques modérés associés à des protestants. Nos héros sont des protestants allemands courageux, compatissants. Les auteurs tentent d'en faire de vrais durs sans y arriver tout à fait. La Ligue regroupe en réalité les méchants : catholiques extrémistes guidés en sous main par la couronne d'Espagne. Les ligueurs accaparent ici tous les vices : voleurs, violeurs, massacreurs, pilleurs, tout ça par la grâce de Jésus Christ. C'est une simplification bien sûr ; on sait qu'en réalité tous les camps se payaient sur la bête.

Les auteurs Bardet et Dermaut condamnent les horreurs ici de la guerre civile en nous les montrant toutes crues. Si l'histoire est agréable à suivre, la psychologie des personnages reste un peu trop en surface pour l'instant. On n'est pas au niveau des Sept vies de l'Épervier. C'est peut-être parce que la guerre est là et qu'on n'a pas le temps d'intérioriser.
Le dessin est excellent, avec des gueules qui rendent des points à celles de François Bourgeon. Je regrette juste la fonte un peu grande du texte dans les bulles (je lis l'intégrale). C'est plus facile à lire mais j'ai eu l'impression que les personnages criaient en permanence. En revanche la langue employée imite l'époque. C'est savoureux.

Un début intéressant dans une période troublée et impitoyable.
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1589, le royaume de France est déchiré par des guerres de religion opposant la sainte ligue(catholiques) et les partisans du Roi Henri III.
Suite à son alliance avec Henri de Navarre, futur Henri IV, chef des protestants, les ligueurs ont prononcé son abjuration.
Chaque camp se voit assister par des mercenaires(reitres) venus de Suisse ou d'Allemagne.
Cet album débute par l'apparition d'une petite troupe de lansquenets à la solde d'Henri de Navarre.
L'un des hommes est griévement blessé, et leur chef Gunther recherche une guérisseuse. Ils investissent un campement de villageois réfugiés en forêt, prés de Gisors.
Une femme, Dame Jeanne, usant du secret des plantes, dirige cette communauté.
En échange des soins prodigués à l'un de ses lansquenet, Gunther accepte de délivrer la fille de Dame Jeanne, otage d'un ligueur fanatique, le moine Louvel.
Pari audacieux par les auteurs de cette BD qui ont de surcroît rehaussé cet album par un langage d'époque.
Graphisme de bonne qualité et un superbe scénario.
Que dire de plus, à part, vivement s'atteler à la suite.
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Lu et relu voici des dizaines d'années maintenant. Relu récemment. Et le charme opère toujours. Bien sûr, on peut objecter bien des choses. Mais il se dégage un petit quelque chose en plus de cette BD et j'adhère tout à fait.

1983... 40 ans, déjà. Des BD historiques, il n'y en avait pas des masses. Et qui osaient le côté adulte, il y en avait peu aussi. le langage mâtiné de mots et d'expressions du 16è siècle. Juste ce qu'il faut pour satisfaire le lecteur, tout en gardant la BD lisible. Des héros qui fleurent bon l'antipathie aussi. Gunther et Pritz sont des mercenaires allemands. Ils sont là pour les espèces sonnantes et trébuchantes. Leur boulot est d'occire. Et quand une fesse passe non loin, ils ne rechignent pas à la besogner.

Le dessin est encore un peu chargé. Trop sombre aussi pendant quelques planches. C'est lourd. Mais cela impose un style. Une marque de fabrique. On reconnaît la patte de Dermaut à des kilomètres.

Le plus de cette saga, c'est de rendre digestes et accessibles les guerres de religion, entre Henri III, Henri le Navarrais, qui se fera appeler IV, et Charles X soutenu par le pape, il y a de quoi se perdre. Et pourtant les auteurs rendent cela lisible et compréhensible. Pierre Miquel ne s'y trompe pas, lui qui écrit une préface dithyrambique.

La BD est sans doute datée. Mais pour moi, elle fonctionne toujours et donne sacrément envie d'en savoir plus. C'est quand même le B.A.BA d'un premier tome... donner envie d'ouvrir le suivant.
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Les guerres de religion vue non pas par les acteurs principaux de l'Histoire mais par le vécu des gens du peuple.
L'idée est bonne et change un peu des normes des bd et des romans historiques habituels.
Le récit est dense et intéressant mais est parfois un peu inégal dans son rythme.
Les auteurs ont fait le choix de faire parler leur personnages dans un phrasé quasi médiéval, ce que j'ai trouvé audacieux et bienvenu.
Le dessin est très typique de l'époque et comparer ce trait avec les dernières oeuvres de Dermaut pour être frappe par l'évolution depuis tant dans le trait que dans la mise en couleur.
L'ensemble a tout de même pas mal vieilli mais laisse eu lecteur une envie d'y revenir.
A suivre, donc.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
— Tu souffres soldat ? Mais qu'avez-vous donc nécessité de vous étriper ainsi pour de l'argent ?
— Ce n'est rien que le petit bruit de la mort, et la mort n'a plus de salaire. Ce neuf roi Henri de Navarre que nous servons, auprès de son cousin Henri III, réconciliera le royaume, tant avili. Vous n'aimerez plus votre dieu dans la terreur car assez des sermons des mauvais prêtres !
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- C'est autre chose aisée de faire des sermons, moinillon !... Pistolet n'est point goupillon !!!
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Les guerres de Religion ne sont jamais finies. Elles ne demandent qu'à se rallumer. Chaque fois qu'un pays va mal, les tensions montent au sein de ce pays et au sein de son peuple.
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Ce moine a des espions agissant partout. Ce faiseur de mort est là pour de fortes raisons !! Mes seigneurs nous allons le traquer à mort !
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