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ISBN : 207014237X
Éditeur : Gallimard (26/02/2015)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 140 notes)
Résumé :


Deux personnages se rencontrent à trois reprises. Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l'héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l'homme s'ouvre à elle mais mal lui en prend. Un portier d'hôtel aide une jeune cliente à s'enfuir afin d'échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux.

Plus âgé qu'elle, il lui révèle qu'il a passé treize ans en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
19 mai 2015
Le dernier opus d'Alessandro Baricco est un étrange petit bijou, logé dans un écrin aux tonalités de gris, couleur de l'aube. Un texte très court en trois parties, comme trois nouvelles qui se passent pendant ce moment indéfini, que les somnambules ou les lève- tôt connaissent bien. Ce n'est pas déjà le jour, plus tout à fait la nuit. Nous y découvrons un homme et une femme dans des situations et des temporalités différentes. Les destins vont se mêler à leur insu.
Cette construction originale permet à l'auteur de conter l'impossible, de nous offrir des variations sur le thème de la destinée et des rencontres qui font prendre à la vie une direction nouvelle.
Mystère, étrangeté, sensualité et création littéraire sont au coeur de ce nouveau livre.
Un livre très, trop, vite lu, mais quel bonheur !
L'écriture Alessandro Baricco est à chaque fois pour moi un éblouissement.
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Zakuro
16 mai 2015
L'aube entre ombre et lumière retient dans son instant éphémère un temps parallèle.
C'est à ce moment particulier de la lueur du jour que se croisent pour la première fois, dans l'anonymat d'un hôtel lugubre, un homme et une femme. La femme aux yeux gris de louve veut séduire Malcolm Webster, un homme sur la défensive et aux aguêts. Il doit partir, elle l'en empêche. Il est d'abord en colère, puis se détend et étrangement finit par se confier.Tous les deux avouent un passé encombré de culpabilité, d'abandon et de défaite. Ils auraient pu suivre ensemble un chemin plus doux si le destin en avait décidé autrement.
Pourtant, ces deux personnages se retrouvent à rebours deux fois encore mais à des âges opposés et sans se reconnaître. Des rencontres fugitives où ils peuvent s'offrir mutuellement dans un échange librement consenti de la douceur et de la compassion à ce qui est déjà écrit.
J'ai beaucoup aimé ce court roman très théâtral par ses dialogues et sa mise en scène comme j'avais adoré Novecento. J'ai été séduite par son univers teinté d'alchimie où les aiguilles du temps peuvent s'inverser mais reviennent inévitablement au même endroit.
C'est un très beau coup de coeur !
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sabine59
17 avril 2016

L'auteur nous avertit par une note en préambule: il s'est amusé à raconter dans ce court roman l'histoire d'un petit livre dont il est question dans une autre de ses oeuvres" Mr Gwyn". C'est déjà en soi original, ce roman dans le roman.Il précise aussi que ce n'est pas utile d'avoir lu " Mr Gwyn" pour entreprendre la lecture de celui-ci mais je pense que cela aurait été plus intéressant.
La construction du livre est subtile et un peu déconcertante: trois moments de vie présentés en trois parties, trois instantanés, de la nuit à l'apparition de l'aube" qui se déployait dans le ciel avec une telle ardeur ", deux rencontres.En fait, on se rend compte ,au fur et à mesure, que les personnages ont un lien les uns avec les autres, mais à des périodes différentes de leur vie et évoluent " dans un temps anormal,un temps qui existe parfois dans les récits" , selon l'auteur.
J'ai apprécié l'enchevêtrement des histoires, le côté mystérieux et troublant de ces rencontres.Mais les longs dialogues m'ont semblé pesants, surtout dans la première partie. Et l'ensemble laisse un goût d'inachevé, de frustration. Je n'ai pas été vraiment convaincue.
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littlecat
13 avril 2015
Trois petites histoires qui se déroulent durant la nuit et s'achèvent à l'aube.
Des personnages énigmatiques que l'on retrouve à des époques différentes, dans les trois nouvelles.
Ce livre est agréable à lire avec ses mystères, ses accélérations. Il pose quelques interrogations et réflexions : oser un nouveau départ dans la vie, courir des risques, maîtriser ses pulsions amoureuses.
La nuit : la rencontre, l'échange.
L'aube : la renaissance, une nouvelle direction.
Des récits courts, écrits avec finesse mais aussi profondeur. Un style énergique dans les dialogues.
Une jolie lecture.
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kathel
09 octobre 2015
Ayant éprouvé un coup de coeur pour ma première lecture d'Alessandro Baricco, Mr Gwyn, je n'ai pas pu résister à l'appel de ce petit livre préfacé ainsi : "Dans le dernier roman que j'ai écrit, Mr Gwyn, il est question, à un moment donné, d'un petit livre écrit par un anglo-indien, Akash Narayan, et intitulé Trois fois dès l'aube. […] le fait est qu'en écrivant ces pages, l'envie m'est venue aussi d'écrire ce petit livre […]"
Ce court livre, très malin, est donc composé de trois nouvelles, la première nouvelle aussi surprenante que nocturne, et les deux suivantes dans la même veine. Sans vouloir trop déflorer (ce que je n'aime pas du tout, mais vous le savez sans doute déjà, et là, vu la taille du livre et les surprises que je préférerais vous laisser, je suis obligée de combler le vide par de longues parenthèses inutiles) sans vouloir trop en dire, donc, on retrouve dans les trois nouvelles les mêmes personnages, à des époques différentes, et avec une temporalité plutôt chamboulée. Un homme, une femme, trois histoires, du crépuscule à l'aube, trois faits qui sont racontés comme ayant été vécus, et qui ne sont peut-être que trois possibilités, que trois virages possibles de l'existence.
C'est bien écrit, avec des dialogues insérés d'une manière inhabituelle, et de belles images. L'idée de base surtout est parfaite, et répond bien à l'impression que je me faisais de l'univers de l'auteur après la lecture de Mr Gwyn et de Sans sang (non chroniqué). C'est un bel exercice de style, mais plus qu'un exercice de style aussi, trois situations troublantes, mais pas dépourvues d'émotion. Il me manque peut-être un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur. Ne lisez pas la quatrième de couverture, trop bavarde, et plongez pour quelques heures dans ce monde à part…
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Les critiques presse (5)
LeJournaldeQuebec20 avril 2015
Trois récits très touchants qui ont indiscutablement triplé notre plaisir de lecture.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique14 avril 2015
Il existe des courtes sonates plus subtiles que de grandes symphonies. Alessandro Baricco le démontre avec "Trois fois dès l’aube".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama25 mars 2015
Ça pourrait être du théâtre. Trois actes légers et graves à la fois, apparemment réalistes, en fait totalement fous, mais semblant respecter une certaine unité de temps : les premières lueurs de l'aube.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox11 mars 2015
Ce court roman est un délicieux concentré de Baricco.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LesEchos04 mars 2015
Au-delà de la virtuosité de ce « présent-passé-futur » recomposé, on est saisi par l’humanité à vif des personnages, par la lumineuse poésie des descriptions, par le récit de ces deux vies qui se jouent en trois coups, entre chien et loup...
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
feanorafeanora19 avril 2016
Ce qu'elle avait compris, avec une certitude absolue, était que vivre sans lui serait, à jamais, sa tâche fondamentale, et que dès lors les choses se couvriraient systématiquement d'une ombre, pour elle, une ombre supplémentaire, même dans le noir. Elle se demanda si cela pouvait convenir pour expliquer ce que signifie être fou de quelqu'un, mais en levant le regard vers l'homme debout face à la fenêtre, sa petite valise à la main, elle le vit si élémentaire et déterminé qu'il lui sembla totalement insensé de se lancer dans cette explication.
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missmolko1missmolko120 mars 2015
C’était un hôtel, d'un charme un peu suranné qui avait su probablement, par le passé, tenir certaines promesses de luxe et de raffinement. Par exemple, il avait une belle porte a tambour en bois, un détail toujours propice aux fantasmes.
C'est par la qu'une femme entra, a cette heure étrange de la nuit, apparemment perdue dans ses pensées, a peine descendue d'un taxi. Elle portait juste une robe du soir jaune, plutôt décolletée, sans l'ombre d'un châle sur les épaules : cela lui donnait l'air intriguant de ceux a qui il est arrivé quelque chose. Il y avait une élégance dans ces mouvements, mais on aurait dit aussi une comédienne regagnant les coulisses, libérée de la contrainte du jeu et renouant avec une partie d'elle même, plus sincère. Ainsi elle avait une manière précise de poser ses pas, un peu fatiguée, et de tenir son minuscule sac a main, prête a le lâcher. Elle n’était plus très jeune, mais ça lui allait bien, c'est le cas parfois des femmes qui n'ont jamais douté de leur beauté.
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JeannepeJeannepe10 août 2016
La femme songea seulement qu’on comprend alors tous les films d’amour, on les comprend vraiment. Mais ça aussi, c’était difficile à expliquer. En plus de paraître un peu idiot. Sans le vouloir elle se remémora plein de moments qu’elle avait vécus à côté de l’homme qu’elle aimait, ou loin de lui, ce qui finalement revenait au même, et depuis bien longtemps. En général elle essayait de ne pas y penser. Mais là, ils lui revinrent en mémoire et elle se rappela en particulier une des dernières fois où ils s’étaient quittés, et ce qu’elle avait compris à cet instant – elle était assise à la table d’un café, et il venait de s’en aller. Ce qu’elle avait compris, avec une certitude absolue, était que vivre sans lui serait, à jamais, sa tâche fondamentale, et que dès lors les choses se couvriraient systématiquement d’une ombre, pour elle, une ombre supplémentaire, même dans le noir, et peut-être surtout dans le noir.
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gaelbourgeoisgaelbourgeois11 août 2015
p.108 :
"Il y a une chose que tu dois apprendre, Malcolm, c'est que... tu t'appelles Malcolm, pas vrai ?
Oui.
Bien, il y a une chose que tu dois savoir, Malcolm, c'est que quand on besoin de pleurer il faut le faire, inutile de rester là à se poser mille questions.
Oui.
Après on se sent beaucoup mieux.
Oui.
Tu as un mouchoir ?
Non."
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blandine5674blandine567409 mai 2015
Ces pages racontent une histoire vraisemblable qui, toutefois, ne pourrait jamais se produire dans la réalité. Elles décrivent en effet deux personnages qui se rencontrent à trois reprises, mais chaque rencontre est à la fois l’unique, la première, et la dernière. Ils peuvent le faire parce qu’ils vivent dans un Temps anormal qu’il serait vain de chercher dans l’expérience quotidienne. Un temps qui existe parfois dans les récits, et c’est là un des privilèges.
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