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EAN : 9782207125830
208 pages
Éditeur : Denoël (24/04/2015)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 15 notes)
Résumé :
16 Août. C'est la fête de Collioure, la fête du Roussillon. Une foule suante se presse dans les rues du petit port brûlé de soleil. Les vieilles Catalanes vêtues de noir croisent les Parisiennes en bikini. L'air sent le pastis et le melon. Manèges, tirs, poussière. Deux nouvelles courent dans la foule : on s'est battu hier dans la montagne. Toute la brigade, avec les gaz et les mortiers pour arrêter Barrabas et sa bande. Et cette nuit, dans les oliviers, les gardes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
gill
  20 mars 2018
Ainsi qu'une sorte d'hommage, René Barjavel présente son livre comme un premier miroir dans lequel va se refléter le "Barrabas" de Michel Ghelderode.
Mais si ce dernier est une pièce de théâtre, "jour de feu", le livre de Barjavel est un roman.
Il aurait pu être un conte.
C'est que René Barjavel, plus enchanteur qu'écrivain, est un maître-conteur.
Par cela, il se revendique de la bonne vieille littérature populaire ...
Toute la Catalogne se déverse sur les pavés de Collioure.
Le 16 août est un jour de fête.
Las de parler au vent, aux nuages et aux sapins, le vieux de la montagne est descendu.
Et en ce jour de fête, il va raconter une histoire de jour de fête ...
Le roman de Barjavel est articulé par de courts chapitres sans titres, ce qui lui imprime un rythme nerveux et rapide.
Le postulat du récit est un décalage de temps et de style, ce qui lui confère une vraie originalité.
La tragique et intemporelle Histoire est brodée d'épique, de poésie, de douleur, d'espérance et de désespoir.
La plume, qui s'est emparée de l'idée, a su en tirer parti.
Le roman d'abord se dévore avec gourmandise.
La réflexion, qui suit sa lecture, ne survient que la dernière page refermée.
Barrabas ne serait-il pas que le pauvre prisonnier de sa condition humaine ? ...
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lecassin
  29 mars 2013
Inspiré du "Barabbas" de Michel de Ghelderode, "Jour de feu" est probablement le moins connu des romans de René Barjavel, mais sans doute pas le plus banal. Pensez donc : à Collioure, au milieu de la fête locale, on apprend l'arrestation de Jésus et de Barrabas, Judas commande un demi au bar et un avion lâche des tracs sur les touristes...
On connaît Barjavel pour ses romans apocalyptiques et ses uchronies… Dans jour de feu, ce n'est pas sa moindre performance que de nous proposer un genre nouveau (je ne connais rien d'autres dans le genre), celui de « l'anachronie » : on prend un événement, ici celui de l'arrestation de Jésus Christ et on le transpose ailleurs et dans une autre époque…
Et comme par hasard, on aboutit au même résultat.
Un ouvrage remarquable et inclassable.
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idevrieze
  24 avril 2015
On m'a dit j'ai du Barja en stock, j'ai dit je prends.
C'est un résumé de mes mails très succins avec Célia des Editions Denoël qui m'a envoyé ma petite sélection pour le mois d'Avril. En farfouillant un petit peu parce que oui, je découvre la vie, j'ai compris pourquoi il nous publiait cette petite pépite, c'est que l'auteur travaillait lui même, fut un temps dans cette maison d'édition. Et là, vous allez me dire que je suis en partenariat avec les Editions Denoël et que Barjavel faisait partie de la même maison d'édition. Cela sent la chronique un peu commerciale non ?
Regarde dans le livre, ô lecteur impatient et ignare qui me raconte cela ! Un René Barjavel, cela ne se refuse JAMAIS à la lecture. ravages, L'Enchanteur, La nuit des temps, le Diable l'emporte... Autant de romans qui ont marqué une génération (et les prochaines) de manière incroyable. Barjavel, c'est une montagne d'idées toutes plus originales les unes que les autres. C'est une plume qui défit les genres. C'est un style qui vous touchera directement à l'âme.
Alors oui, je l'ai pris. Et en même pas deux heures. Je l'ai lu, littéralement aspirée par Jour de feu qui prouve encore une fois que ce mec avait du génie. Et pauvre de moi, je dois rendre une chronique qui sera toujours en dessous de son niveau à lui.

Le principe de Barjavel, tout ramener à ce qu'il connaît.
On l'avait déjà bien vu dans les autres romans, et surtout dans l'Enchanteur où Merlin pouvait donner des boîtes de conserve tout en déambulant dans un roman courtois. Ici, on raconte l'histoire de Barrabas, le voleur qui a été gracié à la place de Jésus. Sauf que là, nous serons dans notre époque et dans le Roussillon. Je vous vois pencher la tête en me disant que l'auteur était complètement cintré de faire des anachronismes pareils.
Or, c'est tout là le génie. Car en mettant cette histoire dans un contexte autre, bien autre même, il sort du récit initial (la Bible) le contenu même de l'Histoire. Il nous la sublime entièrement et on se rend compte alors que l'intrigue en elle même est magique car elle tient le coup, grâce aux adaptations de Barja, dans n'importe quelle époque. Cette histoire en devient résolument universelle. Et ça, mes amis, c'est extrêmement fort !
Alors, pourquoi a-t-il décidé de nous faire un cours de cathéchisme ?
J'ai envie de te dire que je n'en sais rien et qu'en fait, tant qu'il écrit un bouquin, m'en fiche un peu. Mais au delà de l'histoire même, Barjavel nous montre les idées encore bien actuelle qu'elle illustre : à savoir les manipulations politiques, la trahison, et autres joyeusetés qui ont lu lieu jusqu'à la mort de Jésus et de Barrabas. Cela montre que l'histoire est un éternel recommencement. Cela montre aussi qu'à la rigueur, il aurait été excellent en cours de cathé, il ne faut pas le nier. Mais c'est surtout, surtout un excellent conteur.
Et c'est cela qui fait toute la différence dans ce récit. C'est le conte, le pouvoir de raconter une histoire par René Barjavel. Nous avons l'impression qu'il est tout prêt et qu'il nous raconte tout, parce qu'on lui a demandé d'écrire une histoire lors d'un goûter.
En résumé, oui encore un livre à vous mettre sous la dent mais il est tellement bien. Encore merci les Editions Denoël de nous avoir fait cette réédition. La couverture y est magnifique :)
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Melisende
  03 août 2015
Jour de feu est un des (rares) romans de René Barjavel que je n'avais pas encore lus. Moins célèbre que La Nuit des temps ou Ravage, il le doit peut-être à son côté atypique qui l'empêche d'être rangé dans une case précise et rassurante pour le lecteur. Ni science-fiction ni roman merveilleux ici, mais un conte qui se veut libre de tous les carcans de temps et d'espace ; une histoire atemporelle ou intemporelle ? Peut-être même les deux.
De l'histoire biblique, et notamment de la Passion du Christ, je ne connais que quelques bribes glanées pendant mes cours d'histoire de l'art (art De La Renaissance notamment) à l'université. Si j'avais donc quelques notions de base au sujet de la traîtrise de Judas et de l'arrestation de Jésus au Mont des Oliviers, je n'avais en revanche aucune idée de qui est Barabbas.
Jour de feu a réparé cet oubli puisqu'il met principalement en scène ce voleur de grand chemin, sauvé par la voix du peuple à la place de Jésus, finalement crucifié.
Loin de nous assommer avec un cours ennuyeux d'histoire biblique, Barjavel nous conte les scènes de la Passion du Christ faisant resurgir les images fortes déjà immortalisées par les peintres : la bourse bien remplie de Judas reçue en paiement de sa traîtrise, l'arrestation de Jésus, Pierre et le chant du coq, la sentence de Ponce Pilate et évidemment la Crucifixion.
Et mieux encore, il transpose cette histoire en France, plus précisément à Collioure, lors d'une fête estivale dans les années 50. L'odeur du melon et le chant des cigales se mêlent au conte, lui offrant une nouvelle dimension. La Passion du Christ installée dans la France du XXe siècle (contemporain à l'auteur), vous vous dites que jamais ça ne fonctionnera, jamais on y croira… eh bien si ! Et ça fonctionne même parfaitement !
A l'instar de Baz Luhrmann qui avait doté les Montaigu et les Capulet de revolvers sur grand écran dans sa transposition de la pièce de Shakespeare (elle aussi hors du temps ou de tous temps !), Barjavel muni Barabbas et ses comparses de mitraillettes et convainc les habitants de Collioure avec des tracts « Libérez Barabbas », lâchés par des avions survolant la ville.
Le lecteur se retrouve dans la même position que les enfants du village installés face au conteur (en l'occurrence Barjavel) : happé par l'aventure, curieux d'avoir le fin mot de l'histoire, séduit par les mots si bien choisis du vieux Monsieur… finalement conquis et convaincu.
Dans la préface (extrait de son Journal d'un homme simple), Barjavel nous explique que Jour de feu était à la base un scénario de film qui a bien failli voir le jour. le matériel était là, l'équipe était sur place à Collioure quelques jours avant la fête estivale, les villageois avaient accepté de se prêter au jeu et quelques scènes avaient même déjà été tournées au coeur de la ville… et puis l'actualité mondiale (guerre de Corée) mit subitement fin au projet, précipitant l'annulation du tournage, ne laissant plus à l'auteur que la possibilité de réécrire son scénario sous forme de court roman (on sent encore d'ailleurs, l'aspect scénario, notamment dans les dialogues).
Sans doute pas le roman le plus réussi de l'auteur mais il apporte la preuve – s'il en fallait une autre – que Barjavel avait plus d'une corde à son arc et qu'il était un conteur hors pair !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Gwenaweb
  28 février 2020
Quand Barjavel écrit, je suis conquise. Il excelle pour parler à mon coeur et j'attaque ses livres avec appétit. J'ai lu Jour de feu il y a longtemps, et le seul souvenir qu'il m'en reste était qu'il était bizarre. Je sors d'écoles catholiques et je connais vaguement l'histoire de Jesus, mais ici, Barjavel s'attaque à une réinterpretation de cette histoire intemporelle. Je me souviens avoir été interpellée mais aussi un peu indifférente. Aujourd'hui, je navigue dans les pages pour me remettre un peu l'histoire en tête, et je pense que c'est un bon livre. Sur la trame classique, Barjavel brode de nouveaux personnages et entremêle leurs histoires. Et le plus drôle est qu'on se met à espère que Jesus ne finisse pas par mourir.
Sur fond de festival, de corrida, de polar suintant imbriqué dans le récit d'un monsieur à une bande d'enfants, on redécouvre cette histoire à travers l'oeil d'un auteur d'exception.
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critiques presse (1)
LeFigaro   28 mai 2015
René Barjavel publié en 1957, raconte avec une folle liberté le jeudi et vendredi de la Passion et nous éblouit.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Elea17Elea17   11 février 2020
En haut de la ruelle, je me suis assis un moment pour souffler, sur la borne qui marque le coin. J'ai posé mon panier par terre. Un chat blanc est sorti d'un trou dans le mur. Il est venu renifler mon melon. Il ne l'a pas trouvé à son goût. Pourtant je connais les melons, et celui-là était bon. Poli, le chat s'est frotté au bas de mon pantalon avant de s'enfoncer de nouveau dans son trou noir, en baissant la queue.
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lutiniellelutinielle   13 mai 2015
- Qu'est ce qu'ils font ceux qui Le suivaient ? Ceux qui L'ont acclamé avec des branches vertes ? Qu'est ce qu'ils fichent ? Ils cherchent aussi de la flotte ?
-Ceux qui Le suivaient se cachent, dit doucement Madeleine. Et ceux qui L'acclamaient Lui ont craché dessus...
- Ordures ! dit Barrabas. C'est ça les hommes ! J'en ai pas tués assez !
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lecassinlecassin   16 octobre 2016
Pilate, embêté, ne savait quelle décision prendre. Si sa femme avait été là... Elle était de bon conseil. Mais elle dormait...
Ce petit orateur de carrefour, il était peut-être un peu fou. Mais s'il fallait crucifier tous les gens qui ont la tête un peu de travers, il n'y aurait plus assez de forêts pour fabriquer les croix.
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lecassinlecassin   16 octobre 2016
Je me levai et ramassai mon bâton. J'allais commencer de descendre. Je devais être à Collioure pour la Saint-Vincent. Collioure est tout à fait en bas, au ras de l'eau, à l'endroit où la montagne s'agenouille et réunit ses mains en coupe pour goûter la mer. Dans la coupe de ces mains, Collioure s'est installée.
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lecassinlecassin   16 octobre 2016
Jésus arrêté !... Barrabas arrêté !... Les deux nouvelles couraient dans la foule, du tir aux autos tamponneuses, du port aux cafés. C'étaient surtout le vieux et les femmes qui parlaient de Jésus, à voix basse. Les jeunes garçons se jetaient le nom de Barrabas, inventaient les détails de la bataille, les centaines de morts, la Tour qui saute.
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Vidéo de René Barjavel
Présentation de la nuit des temps, de René Barjavel au JT de France 3.
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