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sur 10583 notes

Critiques filtrées sur 1 étoiles  
Larsen_Sideral
  17 novembre 2016
Ce livre m'a donné des oscillations sourcilières et je ne doute pas que ma critique vous en donnera aussi.

Il y a un million d'années, nos ancêtres n'étaient pas des êtres poilus et courbés par imbécillité mais des humanoïdes super sexys et ultra-évolués qui partaient en vacances en amoureux sur une Lune couverte de champs de fleurs.

Plusieurs personnages ultra-manichéens se promènent tout au long d'une intrigue baignée de drame, d'une odeur de rose de synthèse ultra-concentrée qui tache les vêtements, et qui brûle tellement la cavité nasale que j'ai dû ouvrir une fenêtre.

Le premier personnage est la présumée australopithèque de 900 000 ans. Surprise, elle est en réalité ultra bonne et a été élue pour jouer le rôle de la belle au bois dormant en raison de sa poitrine sans précédent dans toute l'histoire de l'humanité.
Je ne suis pas du genre à me plaindre de ce choix, croyez-moi. Mais les descriptions clichées de 15 pages sur son corps parfait, sur ses yeux parfaits, sur ses seins parfaits ont fini par m'achever.
À nouveau gros plan sur ses yeux de manga japonais bon marché pendant au moins 15 pages de plus puis rentre ensuite en scène le mâle, qui bien-sur dans une civilisation qui connaît l'énergie perpétuelle, le remède universel et la lune en fleur, est le seul détenteur du savoir.
La femme est une madame Bovary version bonasse totalement obnubilée par l'amour de sa vie rencontrée sur meetic et l'homme est un ingénieur en physique atomique concerné par l'avenir de l'humanité.
Je fais le choix de ne pas parler de l'orientation politique du livre qui est également aussi entachée par une naïveté sans borne, j'ai détecté quelques « vive la France », j'ai repéré « les chinois sont un danger pour l'humanité et procréent sans amour » et pourtant « notre sang a la même couleur et surtout « peace and love » est hurlé sans aucune subtilité dans notre gueule pendant tout le récit. Bon Barjavel a connu la guerre, je ne lui reprocherai pas ça.
Par contre je lui reproche notamment qu'on ne s'attache pas du tout aux personnages parce qu'ils n'ont qu'une seule couleur, une seule émotion et qu'ils ont pour seul trait commun une naïveté abyssale à l'origine de mes spasmes sourciliers. C'est du pop art, c'est flash, c'est fluo, aucune nuance, ça explose de partout en crescendo, des bombes atomiques qui explosent par-ci par-là et puis on essaie de nous vendre une histoire d'amour unique en son genre. Des héros, des martyrs sexys mon Dieu que c'est beau.

Tout est incroyable dans ce livre. In-croyable, tout est faux. L'amour sonne faux. La beauté est photoshoppée, la cohérence est complètement souillée. On passe du registre du sketch américain avec les rires préenregistrés au tragique, de la description pseudo-scientifique à la scène érotique, oh oui prends moi toute, entourée de tous les animaux de la foret non je ne blague pas, il y avait des tortues, des chevaux bleus et si je me rappelle bien des biches génétiquement modifiées. Comprenez maintenant pourquoi j'ai eu du mal à m'identifier aux personnages et à rentrer dans le récit.

Pour finir sur une note positive et ne pas être aussi polarisé que ce livre qui aurait peut-être pu me plaire étant enfant, j'ai souri lorsque les explorateurs découvrent le corps de Coban avec une érection vieille de 900 000 ans. Ça vole pas haut mais ça sortira probablement en salle dès l'été 2017. Puis il y a quelques moments poétiquement passables, pas du Victor Hugo mais je ne le suis pas non plus on est d'accord donc qui suis-je pour critiquer.
Je tiens aussi à mentionner que si Barjavel a été le précurseur de quelque chose, c'est l'invention de la télé-réalité et c'est pas pour rien à mon avis.
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Aaliz
  28 novembre 2013
Elu dans le cadre de mon club de lecture pour le mois de novembre, je dois avouer que notre choix n'a pas été des plus inspirés, en tout cas en ce qui me concerne.
Comment dire ?
La nuit des temps de Barjavel, c'est un peu le roman qu'aurait pu écrire le fils écrivain né d'une improbable union entre Mickaël Crichton et Barbara Cartland.
Soyons clairs, je n'ai rien contre Mickaël Crichton. Il était d'ailleurs un de mes auteurs de chevet pendant mon adolescence. Ses intrigues sont toujours originales, il y a de l'action, bref j'aimais beaucoup. Mais Mickaël Crichton écrit surtout pour le cinéma. Tous ses romans ( ou quasiment tous) ont été adaptés au cinéma. Et c'est également le cas de la nuit des temps originellement prévu pour être porté à l'écran.

Selon moi, le roman se compose de trois parties :
- la découverte de l'équipe d'exploration en Antarctique
- l'histoire d'Eléa et Païkan
- le réveil du compagnon d'Eléa

L'idée sur laquelle repose l'intrigue n'est pas nouvelle mais suscite toujours l'intérêt et la curiosité, j'ai d'ailleurs englouti la première partie du roman d'une seule traite ( c'est la partie plus « Crichton »). Mais alors ensuite … au secours ! Barbara prend le relais, le roman prend des tournures de roman Harlequin, ça sent la guimauve, les scènes et le style sont niais au possible. J'ai même failli en rester là. C'est un véritable gâchis.

Un petit extrait pour vous régaler :

« Il délivra l'autre sein et le serra tendrement, puis défit le vêtement de hanches. Sa main coula le long des hanches, le long des cuisses, et toutes les pentes la ramenaient au même point, à la pointe de la courte forêt d'or, à la naissance de la vallée fermée. »

C'est chouette hein ? Je sens que vous aimez ça alors je continue :

« Eléa résistait au désir de s'ouvrir. C'était la dernière fois. Il fallait éterniser chaque impatience et chaque délivrance. Elle s'entrouvrit juste pour laisser la place à la main de se glisser, de chercher, de trouver, à la pointe de la pointe et de la vallée, au confluent de toutes les pentes, protégé, caché, couvert, ah ! … découvert ! le centre brûlant de ses joies. »

L'émotion ne passe même pas, les personnages sont creux, insipides, l'auteur ne s'attarde que sur leur aspect physique ( et en devient lassant), la psychologie n'est pas détaillée.
Le monde imaginé par Barjavel aurait pu être intéressant mais là encore aucune profondeur. Des questions intéressantes auraient pu être soulevées et susciter la réflexion si elles avaient été bien amenées mais ce n'est pas le cas. Et je ne compte pas non plus le nombre d'incohérences qui parsèment le récit. J'ai une sensation de bâclé, ça fait vraiment pas travaillé.
Bref tout ce qui aurait pu sauver ce livre a été négligé au profit de cette fichue histoire d'amour qui n'a aucun intérêt.

Et puis ça fleure bon les années 60, contestations étudiantes, malaise de la société, libération sexuelle, les vilains occidentaux capitalistes contre les méchants russes communistes, peur de la guerre totale, en résumé un monde « futuriste » qui sent trop la naphtaline. Ça passe bien chez un Philip K. Dick mais pas chez Barjavel.

Bon peut-être que j'aurais plus adhéré si j'avais lu ce livre il y a 20 ans mais là désolée, ce n'est vraiment plus ma « came ».
A la rigueur, sur le même sujet, peut-être me pencherai-je sur La sphère d'or, roman de l'australien Erle Cox qui aurait inspiré Barjavel ( on parle même de plagiat) et je serai curieuse de voir comment il a traité le sujet.

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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Foolly
  11 juillet 2018
À lire en étant jeune.

Touche de géopolitique la moins profonde possible mais touche de géopolitique quand même. Ce qui en fait un bon roman de jeunesse. Bon, il ne faut pas exagérer (culte de la beauté + misogynie + éloge de l'égoïsme), disons agréable à lire quand on ne voit pas ces paramètres.

Sans doute suis-je bien trop blasé pour apprécier une œuvre dépourvue de grandes réflexions. J'en conviens et sais que je vais passer devant l'intérêt d'une telle œuvre. J'essaie quand même dans l'espoir de réussir à apprécier de nouveaux horizons.

Si les 80 premières pages me fascinaient par un ennui léger qui ne demande pas à être abrégé, je fus vite gêné par quelque chose qui semble pourtant anodin : l'être d'une beauté sans limite que l'on pourrait regarder durant sa vie entière.

Cela raisonne avec ma précédente lecture qui était Les Particules Élémentaires de Michel Houellebecq. Bien que je ne trouve pas ses réflexions de hautes volées, il met quand même en lumière les dangers du culte de la beauté physique de notre société. Cela conduit a des aigreurs, frustrations et perversions chez les personnages de Houellebecq. Et il me semble que c'est tout à fait juste. Se focaliser autant sur la beauté physique renforce des inégalités génétiques qu'une société devrait vouloir apaiser. Les pubs, le cinéma, les magazines et les médias s'efforcent de nourrir ce culte et Barjavel semble également être de ceux-là. Ce qui me fait le plus mal est l'éloge de la beauté d'Eléa dans les critiques. L'éloge de la beauté est profondément réactionnaire.

Il faut reconnaître à Barjavel d'avoir senti avant son époque l'importance qu'allait prendre le mouvement étudiant à la fin des années soixante. Même s'il a compris qu'il se passait quelque chose, il n'a pas compris quoi. On se retrouve avec une caricature de communistes dépersonnifiés, qui n'existent qu'en groupe et qui répètent des mantras dignes de gentils débiles légers. Il aurait pu tutoyer Huxley ou Orwell s'il avait eu moins de mépris pour ce mouvement. Le jour où l'on arrêtera de penser qu'un jeune ne sait que se rebeller sans raisons, on aura des romans de raison.

Le couple Eléa / Païkan qui partage un amour total mais complètement déconnecté du monde est irritant. Triste image malheureusement réaliste des individus qui oublient totalement leur part de citoyen pour n'avoir d'être que pour la famille et les amis. L'égoïsme à l'état pur. C'est tellement grotesque que cela doit être une caricature ... je n'y crois pas mais je l'espère !

L'égoïsme forcené et le culte de la beauté sont tellement indigestes mais je comprends que l'on puisse aimer car en lisant les critiques je n'ai vu qu'une personne gênée par le culte de la beauté et une autre par l'amour autant égoïste au monde qui l'entour. La morale "trop de guerre pour la paix" comme dirait Damien Saez est également sympathique mais dépourvue de fond. Elle reste l'atout majeur de ce roman.

Je passe sur la misogynie car la société a beaucoup évolué depuis 1968 et j'aurais peut être eu le même point de vue si j'étais né à cette époque. Mais cela fait encore une petite chose qui ajoutée à tout le reste fait de ce livre un dispensable.
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Henri-l-oiseleur
  02 décembre 2015
Les romans de Barjavel sont écrits pour prévenir les lecteurs contre les abus et les dangers de la technique livrée à elle-même. L'auteur est donc proche de tous ces auteurs de SF américains qui écrivirent contre la Bombe, contre les ordinateurs, les robots, etc ... Comme la SF n'obéit pas aux normes d'originalité de la littérature "littéraire", il est tout à fait admissible de lire ici une variation de plus sur ce thème tellement rebattu. Cela se fera sans ennui, mais sans enthousiasme non plus, sachant que l'autre roman de l'auteur, "Ravage", prévenait contre la technique et prônait le retour à la terre en ... 1942, quand ces thèmes étaient chers à la propagande d'un certain Maréchal.
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nathys
  17 juin 2012
J'ai enfin lu La nuit des temps dont j'entendais parler depuis des années comme d'une magnifique histoire d'amour....et je suis très déçue, je ne comprends absolument pas l'engouement autour de ce roman.

C'était ULTRA niais, dégoulinant à souhait, Twilight à côté c'est vraiment rien^^ Autant le peuple de Gondawa avait eu de très bonnes idées pour la vie en société (les clés...) mais leur façon de gérer les couples,
je n'adhère pas du tout: trouver la personne de sa vie du premier coup sans même chercher, vivre uniquement d'amour et d'eau fraiche, qu'est-ce que c'est ennuyant!! Je ne vois même pas comment on peut appeler ça du bonheur vu qu'ils n'ont jamais connu le malheur....


Autre chose, l'écriture de Barjavel pour décrire les moments d'amour entre Eléa et Paikan était particulièrement niaise: je reste traumatisée par les expressions "la vallée de son âme" et "son arbre aimé" pour désigner leurs attributs!! Mais j'ai trouvé toute leur histoire à la Roméo et Juliette trop guimauve dans tous les cas.

De plus il y a beaucoup de descriptions qui m'ont beaucoup ennuyée, j'ai aimé le milieu du roman à partir du moment où ils découvrent Eléa et Coban, leurs tentatives pour les comprendre, les sauver, l'explication du déroulement de la vie à Gondawa, les raisons de la guerre mais pas le reste. Et j'ai détesté Simon, toujours à s'énerver en toute mauvaise foi parce qu'on touche à sa petite Eléa chérie et qu'il veut être le seul!



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supermonkey16
  25 janvier 2016
J'ai acheté ce livre les yeux fermés en pensant passer un bon moment... Je n'ai fait que m'énerver devant tant de maladresses, de remarques racistes et sexistes. L'histoire est longue, l'intrigue est molle. On y apprend que les Noirs viennent de Mars... L'auteur insinue que leur origine n'est même pas terrestre. Mais quelle bêtise !
Et puis le sexisme omniprésent m'a vraiment dérangé. Comment Simon peut-il tomber amoureux (d'une façon très niaise soit dit en passant) d'une femme endormie ? le conte de la belle au bois dormant...
Les hommes sont choisis par l'ordinateur pour leur santé, leur intelligence et leur connaissance et les femmes pour leur santé, leur équilibre psychique et physique et leur "parfaite beauté". C'est révoltant !
L'auteur veut dépeindre une société utopique mais ce n'est au fond que notre propre société actuelle dont il fait le portrait.
Et puis son personnage grossier, Hoover qui harcèle sexuellement Léonova et qui finit par "succomber" au charme de ce goujat. C'en est carrément ridicule.
J'ai refermé ce livre avec un sentiment d'amertume.
Je ne le recommande absolument pas.
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gloubik
  12 avril 2016
Je ne relirais jamais de René Barjavel. Ce roman est plein d'invraisemblances, d'absurdités et de personnages caricaturaux. Ça n'a vraiment pas été une partie de plaisir de lire jusqu'au bout. Si je me suis forcé, c'est pour comprendre certains y voyaient un rapport avec Roméo et Juliette. .... N'importe quoi !!!
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Laury-Anne
  26 juin 2014
J'aurais adoré aimer ce livre. L'histoire d'amour sublime entre Eléa et Païkan. Et cela aurait sans doute été le cas si je l'avais lu dès sa parution (en 1968, soit bien des années avant ma naissance !) ou plus jeune, à l'époque des premiers émois amoureux. Je reconnais que le côté sciences-fiction a du paraître extrêmement novateur à l'époque. Mais moi, après des lectures très modernes comme Hunger Games, je n'y ai vu qu'un décor de carton-pâte avec des grosses ficelles narratives. Je regrette vraiment d'être passée à côté de cette lecture.
Lien : http://therewillbebooks.word..
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patrick75
  18 mai 2012
Un livre que je n'avais pas trop apprécier .Cela était dû à la fin, que j'avais trouvé totalement rocambolesque.

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Milliee
  16 janvier 2021
Eh oui, les mauvais classiques existent !
On peut reconnaître à Barjavel sa plume de maître et la splendeur de ses paysages. Mais cela excuse-t-il une intrigue amoureuse médiocre, un univers au potentiel gâché et pire encore, un récit rempli de stéréotypes misogynes, et à la limite du racisme ?
Le coup du "les gens noirs sont des extraterrestres" m'a laissée sans voix (sans compter que cette idée surgit par pure fantaisie et n'apporte rien à l'histoire), ou encore "oui, son collègue l'a agressé sexuellement tout au long du bouquin, mais au fond le gars c'est un brave type, donc elle lui tombe dans les bras à la fin." Et j'en passe.

J'ai cru ne pas arriver au bout tant c'était cliché, tant les personnages sont détestables. La romance d'Eléa et Païkan m'a laissé de marbre, trop de nuits romantiques et de promesses pour trop peu de vraie alchimie. Les scènes érotiques m'ont mise mal à l'aise : l'impression de lire les fantasmes de l'auteur plutôt qu'un acte d'amour authentique. Sans compter l'égoïsme du couple, qui se fiche bien de laisser tout le monde crever !

Le mystère est bien construit au début, mais dès lors qu'on en apprend sur cette ancienne civilisation et son histoire et que, pour une raison qui nous échappe, notre héros tombe amoureux d'une femme nue et inconnue (elle a des beaux seins, quand même ! tellement que la terre entière, nous dit-on, en tombe amoureuse...), ça m'a perdue. Pas que ce soit compliqué à suivre, non. Simplement que ce classique dont on m'avait tellement venté les mérites m'a fait l'effet d'une grotesque parodie.
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