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ISBN : 2070417328
Éditeur : Gallimard (04/04/2001)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 202 notes)
Résumé :
Pendant que la Mort Blanche étend sur la Terre son linceul glacé, rançon de la dernière guerre mondiale, un ultime combat fait rage au sein de l'Arche souterraine où se sont réfugiés quelques survivants : les femmes se battent pour le dernier homme.
Mais voici qu'entre en jeu l'amour, douce et terrifiante nécessité de l'espèce. Sera-t-il assez fort pour sauver le dernier couple, pour laisser une chance à l'humanité ? Et qui l'emportera dans cet ultime face-à-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  03 février 2018
Roman de science-fiction, d'anticipation, le diable l'emporte est écrit le lendemain de la Seconde guerre mondiale. Il est étonnant de constater que plusieurs de ses prédictions se sont réalisées. Heureusement, pas toutes. Après le conflit, les nouvelles grandes puissances se lancent à l'assaut de la Lune (c'est qu'il ne restait plus de bout de Terre à se disputer !). Europe, Etats-Unis, Russie. Et il y a la Chine, l'Inde et les Arabes qui font des siennes alors que l'ONU est impuissante. Chacun tente de développer son arsenal nucléaire, de voler les secrets du voisin, comme celui de la transmutation, voire d'enlever des savants. Puis, quand ce n'est plus suffisant, pourquoi pas des bombes à virus ? Tout cet engrenage stupide ne peut mener qu'aux GM 3 et 4… La bêtise humaine n'a donc aucune limite ? On espère vraiment que ce futur ne se réalisera pas ! Avec ce roman apocalyptique, l'auteur René Barjavel essaie de faire voir les conséquences de ces conflits sur les petites gens, des hommes et des femmes ordinaires, pendant que les grandes puissances, des organisations déshumanisées, luttent entre elles. J'accroche moins aux histoires quand elles ne sont pas portées par un ou des protagonistes spécifiques, comme c'est le cas ici. C'est très personnel comme critère et ça n'enlève rien à la portée d'une pareille oeuvre. Au moins, elle propose quelques pistes de réflexions sur le progrès et ses conséquences.
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gouelan
  23 septembre 2014
Qui des deux l'emportera; Dieu ou le Diable?
L'homme présomptueux, arrogant, défiant les lois de la nature,mais finalement assez stupide pour rayer toute trace de vie sur la planète.
Cette vision futuriste du monde est très sombre, elle révèle le côté ridicule de l'homme, la vanité des nations concurrentes, toujours prêtes à démontrer leur supériorité en matière d'armement, d'innovations génétiques et de conquête de l'espace, quand la terre ne leur suffit plus.
À rendre la vie trop facile, on la vide de son sens. Les modifications génétiques entrainent surabondance de nourriture et gare aux accidents!
La course à l'armement est tournée en ridicule. Chaque nation possédant les armes de destructions massives, la guerre n'a plus de sens, il n'y aura ni gagnant ni perdant.
Pourtant, l'homme puissant s'obstine. Il préfère gouverner sur des charognes plutôt que de devenir leur esclave. Tout ce qui compte pour lui, est d'imposer sa loi, ses convictions politiques ou religieuses, sans penser aux conséquences de ses actes.
L'homme est dépassé par sa propre bêtise, il déclenche des guerres pour des raisons absurdes, c'est l'engrenage...
Les personnages du roman sont passifs, ils sont résignés, soumis à la technologie, à la loi du plus fort.
Barjavel dans ce roman nous décrit un futur possible,écoeurant et sans espoir où l'homme se prend à son propre piège. À force de vouloir jouer à Dieu, il devient le diable . La terre brûle dans les flammes de l'enfer. Et l'espoir renait...
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mek
  14 octobre 2014
L'histoire se passe dans les années 60 (roman écrit en 48). Les Hommes maîtrisent très bien l'énergie nucléaire, chaque ménage possède un moteur moléculaire, un "molémoteur" qui fonctionne grâce à l'énergie atomique et donc fonctionnent gratuitement,
le TE (transport électrique si je me souvient bien) permet de voyager à une vitesse inouï, des villes d'un nouveau genre sont construites. La paix est proclamée, tout se passe bien. Mais monsieur Gé, un homme très riche et puissant craint une 3e guerre mondial car la Lune fascine les Homme et une guerre peu être déclaré pour savoir à qu'elle nation elle appartient.
Si une t'elle guerre est déclarée, tous sera détruit car les bombes nucléaires seront utilisées. M. Gé décide de construire l'Arche, un gros cylindre de béton enterré où seront enfermé différents animaux, douze femmes et douze hommes pour que la vie puisse continuer après la guerre.
M. Gé avait raison, la guerre est déclaré, M. Gé réuni les homme et les femme qu'il a choisi pour aller dans l'Arche. Parmi ces femmes figure Irène une des deux filles de M.et Mme Collignot. (M. Gé et cette famille sont les personnages principaux du roman.) C'était une fausse alerte, les état savaient que s'il tirait il détruirait l'ennemi mais le serai eux aussi. L'Angleterre fait alors semblant de confondre des pingouins avec des soldats russes et tire sur le Pôle Nord et toutes les nations décide d'en faire de même. Après que les radiations ont toutes été détruites, la vie peu reprendre son cours. Mais la quatrième guerre mondial éclate suite au découverte d'un savant russe mystérieusement disparu. M. Gé a heureusement eut le temps de repeupler l'Arche, suite à une expérience réaliser lors de la première fois, il décide de sauver deux familles au lieu de douze couples. Mais des événements imprévu vont déranger ses plan...
Ce livre plein de suspense. Les personnages sont attachants. Barjavel y dénonce, comme souvent, le progrès trop rapide et la folie de l'Homme qui tu sans réfléchir aux conséquences. J'ai particulièrement aimé la fin : la Terre est complètement détruite, plus aucun êtres ne peut y vivre, mais le Civilisé Inconnu, (Un homme ayant renoncé à tout, jusqu'à son nom, pour être le premier a tester les inventions qui seront un jour accessibles a tout le monde, et être ainsi l'homme de demains et à qui on a, au fur et a mesure, enlevé tous ses organes devenus inutiles pour les remplacé par des instruments surveillant sa santé.) Donc la Terre est détruite et ne porte plus la moindre trace de vie, mais quelques part dans des ruines ont entend la voix du Civilisé Inconnu dire : « Je suis heureux... » Ce roman fini par la destruction du monde, thème récurrent de l'oeuvre de Barjavel, et laisse planer le doute, comme Barjavel aime le faire. Un livre magnifique parlant de sujet grave mais ponctué de passage drôle. Un très bon livre.
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odin062
  23 août 2015
Se plonger dans un Barjavel, tel que le diable l'emporte, c'est se plongé dans un contexte et une ambiance particulière. Tout comme ravages ou le voyageur imprudent, on nage dans une vague de pessimisme ambiant.
En effet, après la panne d'électricité qui plonge l'humanité dans le chaos, après le voyage temporel qui nous peint un futur on ne peut plus glauque, voici les futures WW III et WW IV ! Au menu ? Guerre chimique et nucléaire bien entendu ! le tout superbement mené par un Barjavel qui n'a plus rien à prouver !
Le génie de Barjavel réside dans le fait que ce roman soit écrit en 1948 et terriblement anticipatif. Tellement que, lors de la lecture, un article sur un échange de missile en Corée nous plonge immédiatement dans la détresse et la crainte d'une WW III. En fait, on devient vachement parano en lisant ce type de bouquin car tout semble réel. Une guerre ne tient qu'à un fil…
Et puis que dire de ces passages « WTF » avec notamment cette poule nourrie aux hormones de croissance ! Quel passage ! A lire absolument tout comme le livre ! Une belle perle encore !
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lecassin
  29 octobre 2011
Années 60. La technologie nucléaire est à son apogée ; l'homme part à la conquête de l'espace. Conquête qui nécessite au préalable la prise de possession de la lune. Les grandes nations du monde, Russie, Europe et Etats unis s'en disputent le contrôle.
Chaque état dispose d'un arsenal nucléaire aussi impressionnant qu'inemployé. Jusqu'au jour ou un satellite de surveillance américain détecte un important mouvement de personnes potentiellement envahisseur...
Le feu nucléaire est alors déclenché, provoquant la fonte rapide de la banquise pour ce qui n'était en réalité qu'une migration de manchots... La montée des eaux due à la fonte de la banquise provoque une inondation gigantesque.
Arrive alors Monsieur G2 et son arche : 12 homme 12 femmes pour sauver l'humanité qui ne manquera pas de trouver d'autres "bonnes"raisons de frôler l'anéantissement.
Troisième volet des "romans extraordinaires", après "ravage" et "Le voyageur imprudent" , "Le diable l'emporte" est sans doute celui qui insiste le plus sur la bêtise humaine...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
odin062odin062   22 août 2015
L’Univers est donc composé de ces systèmes solaires en miniature. Tous les corps, gazeux, solides, liquides, le verre de cette table, la mine de mon crayon, la trace qu’elle laisse sur le papier, la fumée de ma cigarette, la salive que j’avale, ma chair, mes os, les murs de l’Arche et les rochers qui l’entourent, sont des assemblages de constellations. Il y en a quelques milliards dans un de tes cils et dans le temps que tu mets à fermer la paupière, les astres qui le composent voient se succéder les civilisations. Et notre Terre, notre Soleil, races, nations, notre ciel et ses milliards de soleils, et les planètes qui tournent autour d’eux et où des créatures aussi stupides que nous s’entretuent pour des grains de poussière, tout cela se trouve peut-être à l’aise dans l’ongle du petit doigt d’un être inimaginable, agenouillé pour prier Dieu… Cet ordre momentané de son corps, c’est notre éternité. Cette rognure d’ongle, c’est notre infini. Qu’adviendra-t-il, s’il se livre à la manucure ?
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vichenzevichenze   17 mars 2013
Après son deuxième repas, exactement pareil au premier, le Civilisé se rend au travail.
Trois pas le conduisent dans son atelier. C'est une pièce carrée, aux murs peints en couleurs fonctionnelles. Le Civilisé prend place sur une chaise en tubes nickelés, au siège pneumatique à ventilation interne. Devant lui se trouve son établi. La distance qui sépare la chaise de l'établi et leurs hauteurs respectives ont été calculées à un millimètre près, en tenant compte de la longueur du bras et du poids et de l'âge du Civilisé, pour réduire son effort au minimum et faciliter ses gestes. Une musique entraînante éclate. A hauteur des yeux du Civilisé, sur le mur, une maxime resplendit en lettres rouges : "Le travail, c'est la liberté !" Le Civilisé étend le bras droit et l'index. Juste sous la pointe de son doigt, monté sur un socle, se trouve un bouton. Il appuie son doigt sur le bouton. Une voix compte : "Un ! deux ! trois !" C'est fini. Sa journée de travail est terminée. Les jours impairs, il se sert du bras gauche.

Chapitre 6, page 36
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gillgill   29 septembre 2012
La fin de la guerre apporte les V2 et la bombe atomique. Barjavel y trouve l'occasion de réorganiser sa thématique, de l'adapter à des préoccupations qui restent celles de la SF, mais qui, de plus en plus, tendent à devenir celles du commun des mortels.
Dans "le diable l'emporte, un couple enfermé dans une arche, à 1500 mètres en dessous du sacré-cœur, survit à la troisième et à la quatrième guerre mondiale. L'amour est désigné comme le vrai remède à la mort et au néant ; parallèlement, le ton devient plus lyrique, l'écriture gagne en substance poétique. Barjavel s'engage beaucoup plus nettement dans une voie rarement explorée en SF : il va devenir le maître des émotions...
(extrait de la préface du recueil "Romans extraordinaires" paru chez "Omnibus" en 1995)
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vichenzevichenze   17 mars 2013
Il ne s'était jamais approché d'un animal, il ne connaissait que les fleurs des fleuristes, les nourritures cuites loin de sa table, les femmes qui se préparaient pour son argent. Il était en procès avec son fils qu'il n'avait pas vu depuis douze ans. Il avait rencontré des hommes de toutes races et n'avaient pas d'ami. Voyageant à travers les saisons, il n'avait jamais connu l'arrivée du printemps après un long hiver. Il mangeait sans joie, car il n'avait pas eu faim. Il ne connaissait pas le plaisir de la réussite, car il ne pouvait pas subir d'échec. Il était bien portant. Il ne tenait pas énormément à continuer à vivre.

Chapitre 3, page 25
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lecassinlecassin   16 octobre 2016
- C' est diabolique, murmura Hono.
- Laissez donc le diable tranquille, dit M. Gé, l' homme suffit...
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Vidéo de René Barjavel
Présentation de la nuit des temps, de René Barjavel au JT de France 3.
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