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ISBN : 2070361691
Éditeur : Gallimard (23/08/1972)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 274 notes)
Résumé :
Dans quelques jours, il arrivera, il tendra de nouveau les bras vers elle, et quand il les aura fermés, cette fois-ci, il ne les rouvrira plus. Marie appuie contre l'arbre sa joue d'abord, puis tout son corps. L'écorce est rude et fraîche contre la peau de son visage. Elle ferme les yeux. Elle est heureuse d'être Marie et d'être femme, de s'être couchée devant Jean, de s'être ouverte devant lui pour recevoir le dur plaisir et la vie chaude qui est restée en elle ; h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  19 mars 2018
Adolescente, je suis tombée amoureuse de Jean, Jean Tarendol...De ce garçon timide et passionné, qui découvre l'amour fou, pur, obsédant, en observant une jeune fille , depuis le toit de son pensionnat: Marie. Et ces deux -là vont brûler l'un pour l'autre, comme seuls les adolescents peuvent aimer.
Mais durant la seconde guerre mondiale , comme il est difficile de laisser éclore et s'épanouir cette passion! Tout contribue à les séparer: les parents de Marie, le contexte historique... Ils n'auront pourtant de cesse de se retrouver. " Ils sont heureux, comme ces pierres qui se chauffent au soleil, comme l'air chaud qui danse sur elles et monte vers la haute fraîcheur de l'air, comme les sauterelles roses déployées dans un rayon d'or"... Mais ce bonheur peut-il durer?
C'est le seul roman d'amour écrit par Barjavel, connu plutôt pour ses romans d'anticipation ( même si " La nuit des temps" présente aussi une belle histoire d'amour...intemporelle) .
J'ai beaucoup apprécié la façon originale qu'il a de faire entrer le lecteur dans le livre, en l'invitant à découvrir avec lui les personnages. Il intervient souvent dans l'histoire , un peu comme un récitant, un choeur antique annonçant la tragédie.
Et quel style! Les phrases cascadent, comme l'eau vive d'une rivière, les sentiments , les émotions de Jean et Marie coulent en nous, et comme il nous touche, leur amour lumineux, idéal! Je suis toujours sous le charme...
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lyoko
  30 décembre 2014
Un magnifique histoire d'amour sur fond de seconde guerre mondiale.. ou l'amour est plus fort que tout et malgré les malheurs que peuvent engendrer la guerre, l'insouciance est de mise.
Ce n'est pas tant l'histoire qui m'a le plus plu mais surtout la façon d'écrire de Barjavel. Il donne l'impression de courir après le temps. Ce temps si précieux en temps de guerre puisque l'on ne sait pas de quoi demain sera fait... si on sera toujours vivant, blessé, ou même mort. Son écriture est simple, rapide, très rapide... au point que moi lectrice j'ai eu l'impression d'être essouflée de cette course effrénée.
Barjavel est un merveilleux conteur. .. et c'est un immense plaisir de lire ses écrits
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fee-tish
  16 juin 2009
Voilà longtemps que je n'avais pas lu Barjavel, j'en avais presque oublié son écriture. Et quelle écriture... J'ai été soufflé par son histoire, par la façon dont il intègre l'époque qu'il vit (la seconde guerre mondiale) à son oeuvre.
Tarendol est le seul roman "classique" de Barjavel, un pur roman d'amour. Je n'ai jamais lu un auteur qui savait décrire aussi superbement le sentiment et l'acte amoureux, c'est fabuleux. Ça me transporte littéralement!
Une époque de famine, de violence, de classes dans la société; ça ne laisse guerre de place à l'amour. Tous les personnages du livre nous le confirme (s'il y a amour, il est physique, bestial). Marie et Jean nous prouve le contraire: un amour fort, beau, transcendant, et .... la suite, il faut le lire!
Au sujet du narrateur de l'histoire, on ne sait pas qui il est, mais on soupçonne qu'il s'agit de Barjavel lui-même.
Lien : http://lecturefeetish.canalb..
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meslinoulautre
  19 décembre 2015
Marie, vous êtes un ange du ciel. J'étais dans l'ombre derrière vous,si près de vous, tout contre vous, sans osez vous dire que j'étais là, moi qui me sens assez courageuse pour me battre contre les montagnes s'il le fallait pour vous gagner. J'étais là dans l'ombre toute rayonnante de votre présence au milieu de ces fous qui ne savaient pas qu'il n'y avait que vous au monde et que le reste n'a pas d'importance. Marie,j'étais là et je vois aime, et je n'ai pas pu vous le dire, et je veux vous le dire, et je veux, je veux savoir si vois m'aimez aussi. Vois qui ne me connaissez pas. Je ne peux plus rester là, je crierai, je vous prendrais, je vous emporterais... Je m'en vais
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talou61
  08 juillet 2016
Toujours l'amour simple, la violence, la mort et puis l'espoir qui persiste on ne sait comment !
Des sentiments naturels, nés en un clin d'oeil, arriveront-ils à être détruits par la colère et la méchanceté ?
Le mental l'emporte sur le physique.
Quel optimisme !
Quelle naïveté ?!
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   15 octobre 2016
Dans quelques jours, il arrivera, il tendra de nouveau les bras vers elle, et quand il les aura fermés, cette fois-ci, il ne les rouvrira plus. Marie appuie contre l'arbre sa joue d'abord, puis tout son corps. L'écorce est rude et fraîche contre la peau de son visage. Elle ferme les yeux. Elle est heureuse d'être Marie et d'être femme, de s'être couchée devant Jean, de s'être ouverte devant lui pour recevoir le dur plaisir et la vie chaude qui est restée en elle ; heureuse d'être le terrain miraculeux où il sema cette graine qui a germé et qui pousse, jusqu'au jour où la moisson mûre la quittera en la déchirant de joie et de sang.
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meslinoulautremeslinoulautre   30 novembre 2015
Marie, vous êtes un ange du ciel. J'étais dans l'ombre derrière vous,si près de vous, tout contre vous, sans osez vous dire que j'étais là, moi qui me sens assez courageuse pour me battre contre les montagnes s'il le fallait pour vous gagner. J'étais là dans l'ombre toute rayonnante de votre présence au milieu de ces fous qui ne savaient pas qu'il n'y avait que vous au monde et que le reste n'a pas d'importance. Marie,j'étais là et je vois aime, et je n'ai pas pu vous le dire, et je veux vous le dire, et je veux, je veux savoir si vois m'aimez aussi. Vois qui ne me connaissez pas. Je ne peux plus rester là, je crierai, je vous prendrais, je vous emporterais... Je m'en vais
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sabine59sabine59   19 mars 2018

Ils écartent tout ce qui n'est pas vivant entre eux, les étoffes, les peurs, les souvenirs du reste du monde, ils chavirent sur la terre qui s'étire encore et craque de l'ardeur du soleil, ils ne sont plus qu'un, brûlant, chantant, foulant l'amour dans l'haleine chaude du rocher. Grands comme lui, purs et clairs comme les étoiles, et plus innocents que les fleurs qui naîtront le matin.
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gillgill   03 octobre 2012
Les hirondelles jouent dans le vent. Jean a lu dans un journal que des restaurants d'Afrique du nord servent sous le nom d'ortolans des hirondelles prises au filet au moment de leur migration.
Manger ces éclairs de plumes, pourquoi pas manger le vent lui-même ?
Elles font face au vent, suspendues palpitantes en un point de l'espace, se laissent emporter, ailes raidies, virent tout à coup, et glissent vertigineusement, avions en piqué. Un moucheron est la victime.
C'est jeudi. Jean à la fenêtre du dortoir, regarde jouer les hirondelles, et tous les chiens qui passent dans la rue viennent lever la patte contre la borne séculaire plantée de travers au pied de l'escalier de la vieille maison, en face.
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MurielTMurielT   09 avril 2015
Quelques pas à faire. Quelques pas qu'il ne peut pas faire, qu'il ne fera pas jusqu'au dernier, à cause de Marie vivante, Marie d'hier et de demain, légère, chaude, présente en lui et hors de lui,dans le monde qu'il a vécu et celui qu'il va vivre, le monde qu'elle lui a ouvert avec sa joie et ses souffrances, le monde des hommes dans lequel il vient d'entrer, avec elle près de lui, toujours.
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Vidéo de René Barjavel
René Barjavel : l'avenir de la science-fiction .
En 1970, l'auteur de science-fiction René Barjavel a déja publié ses romans les plus connus : "Ravage" (1943) ou encore "La nuit des temps" (1968), où il déploie ses thèmes habituels sur les dangers d'une dépendance à la technoscience ou le rejet d'un monde artificialisé à l'excès. Dans cette émission enregistrée devant des étudiants, il donne un éclairage sur la façon dont un auteur de SF peut envisager l'avenir, et la difficulté qu'il y a à s'extraire de ce que l'on connait. Et il en profite pour pronostiquer la fin prochaine de l'ère atomique -dont abusent ses collègues écrivains de science-fiction- avec un enthousiasme qui laisse songeur 45 ans plus tard. "C'est un moyen particulièrement barbare de se procurer de l'énergie et nous allons très rapidement enjamber cette ère là", dit-il.
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