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Jean Esch (Traducteur)Benoît Domis (Préfacier, etc.)
ISBN : 2290325724
Éditeur : J'ai Lu (07/09/2007)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 46 notes)
Résumé :

Star de cinéma sur le déclin, Todd Pickett décide, afin de s'acheter quelques mois supplémentaires au sommet du box office, de recourir discrètement à la chirurgie esthétique. Le résultat, catastrophique l'oblige à trouver en urgence une demeure à l'écart du feu des projecteurs. Ce sera Coldheart Canyon, l'ancienne résidence de Katya Lupi, gloire de l'âge d'or hollywoodien dont on disait qu'elle y donnait autrefois des soirées de débauche très prisées par le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  01 juin 2008
Coldheart Canyon - A Hollywood Ghost Story
Traduction : Jean Esch
J'ai longuement hésité à lire Clive Barker en raison, justement, de sa réputation assez sado-masochiste. "Coldheart Canyon" lui-même, je l'ai croisé, il y a de cela deux ou trois ans, sur les présentoirs du rayon Fantastique, à la FNAC de Noisy et, bien que fortement tentée par la quatrième de couverture, je ne l'avais finalement pas acheté parce que j'avais peur d'être déçue. (Et puis, les couvertures étaient vraiment glaçantes et racoleuses ...)
Et puis, à la faveur d'une critique rencontrée sur un blog recommandé par notre ami Yvon, je me suis dit : "Pourquoi pas ? ..." Et j'ai foncé. Et je ne le regrette pas.
Dans ce livre, Barker ressemble aux auteurs que j'aime : il prend son temps pour asseoir son intrigue, il n'exégère pas dans le gore même s'il s'en sert parfois et il sait mener son récit sans que celui-ci s'essouffle. Oh ! il y a certainement quelques petites imperfections mais l'un dans l'autre, cela se tient. Or, jusqu'ici, parmi les auteurs fantastiques que j'ai lus, je n'ai rencontré ces qualités que chez Poe et Lovecraft (lesquels n'ont produit pour le premier aucun roman, pour le second que le très bref "L'Affaire Charles Dexter Ward"), Shirley Jackson (là encore, peu de romans : "Maison Hantée" et "Nous avons toujours habité le château", lequel est plus insolite que fantastique), Stephen King (sans commentaires :Wink), Graham Masterton bien sûr et, cerise sur le gâteau, Peter Straub. Rien que du beau monde, par conséquent. Mais Barker ne dépare pas parmi eux.
"Coldheart Canyon" est le nom d'une maison construite, dans les environs de Hollywood, par une star de cinéma muet d'origine roumaine : Katia Lupi. Maison somptueuse comme il se doit même si, lorsque Todd Pickett, un acteur en perte de vitesse qui vient de se faire faire un lifting, la prend en location, elle n'a plus été habitée depuis longtemps.
Un soir qu'il rumine des idées noires sur son avenir alors que son agent, Maxine, vient juste de le larguer en lui déclarant qu'il n'avait plus d'avenir cinématographique et que, de toutes façons, elle n'en peut plus de se battre pour lui, un soir donc, Todd fait la rencontre d'une séduisante jeune femme qui lui dit s'appeler Katia Lupi et vivre dans les dépendances de la propriété. Une idylle plutôt torride se noue très vite entre les deux personnages.
Pendant ce temps, Tammy Lauper, une quadragénaire souffrant de graves problèmes de poids et d'une vie sentimentale peu épanouissante, s'introduit dans la propriété. Tammy, qui est présidente du Fan-club de Tod, s'inquiète de la brusque disparition de ce dernier et elle est à la recherche de tout ce qui pourrait lui confirmer que son idole se porte comme un charme. Elle aussi va faire dans le parc une étrange rencontre, celle d'un vieil homme décharné qui lui dit s'appeler Willem Zeffer et être l'agent et secrétaire particulier de la propriétaire des lieux.
Mais bientôt, Tammy se voit attaquée par une bande de créatures monstrueuses, mi-spectres, mi-animaux, douées qui mieux est du sens de la parole ...
Ce n'est là qu'un bref apperçu de la richesse de ce roman édité en deux tomes de près de 400 pages chacun aux éditions J'Ai Lu Millénaire. On y retrouve en outre le thème des univers parallèles saupoudré d'une malédiction lancée non par Satan mais par son épouse, Lilith, le tout recouvrant une satire féroce de la société hollywoodienne qui devrait ravir les cinéphiles.
Certes, quelques petites imperfections peuvent être relevées çà et là : le fait par exemple que Katia qui, à un certain moment, fait tout pour sauver Todd de la Mort soit prête, dès le lendemain, à le poignarder parce qu'il s'oppose à ses volontés ; où encore la question que le lecteur se pose à la fin sur la disparition de tous les spectres qui hantaient la maison : oui, où ont-ils pu aller ? ...
La fin est aussi peut-être un peu "plaquée." Elle m'a fait songer à celle de "Ghost" - le film. Mais enfin, outre que cette vision des choses peut être vraiment celle de Clive Barker, peut-être celui-ci a-t-il voulu aussi se faire un petit plaisir en concoctant une happy end qui réconforte tout le monde.
Et puis, de toutes façons, rien n'est parfait en ce monde. Pour l'essentiel, "Coldheart Canyon" tient son lecteur en haleine tout au long de ses huit cents pages et c'est bien l'essentiel, non ? :o)
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Masa
  09 juillet 2013
Parut en 2001 sous le nom de ColdHeart Canyon A Holywood Ghost Story. Une première partie est écrite par Benoît domis qui narre la biographie de l'écrivain. Très riche, on y apprend pleins de choses comme par exemple que le livre de sang fut écrit lorsqu'il était comédien dans une troupe de théâtre et que c'était pour divertir les comédiens, mais surtout pour financer la troupe. C'est alors, qu'il comprit qu'il possédait un don, ainsi que bien d'autre, celui de l'écriture. On y apprend aussi qu'il écrit tous ses textes à la mains et son homosexualité, mais ça je le savais déjà.
Pour ce qui est du roman en lui même, Clive Barker avait l'intention de faire une courte satyre sur le monde du cinéma, milieu qui lui à laissé un goût amer de son expérience personnel. Mais les notes s'accumulent et le roman s'allonge considérablement. Il rajoute son univers si propre à lui le fantastique.
Dans les années 30, le cinéma est au tout début de son histoire. Zelfer, un agent de la jolie actrice et star du grand écran, se rend dans le village natal de la demoiselle situé en Roumanie. Il visite un monastère afin d'acheter ce qui pourrait ravir la jeune femme et, l'emporter dans sa demeure à LA. de nos jour, le cinéma à bien changé, désormais, c'est le monde de l'argent, des paillettes, des paparazzis. Todd est un acteur au sommet de sa gloire, beau gosse, il a énormément de succès et, excelle dans l'action. Mais arrivé à la trentaine et surtout, le flop qu'a engendré son dernier film, il décide de rebondir et tente de jouer dans un nouveau blockbuster. Mais il ne parvient pas à convaincre le patron de la Paramount. Ce dernier laisse suggérer que si Tod se faisait refaire le visage, il pourrait accepter de financer son prochain film. L'opération ne se passa pas comme prévu.
Clive Barker est un génie, il fait pourtant parti de ses auteurs méconnus qui mériterait que l'on se penche d'avantage sur ses oeuvres. C'est un artiste, je ne connais pas ses autres activités, mais il a un véritable don, celui de l'écriture. Les phrases se suivent avec une telle fluidité que la lecture est immersive et plaisante. Ce roman est vraiment très bien écrit, j'avais l'impression d'y être tour à tour en Roumanie et en Californie. Il a réussi à faire vivre ses personnages et on se prend d'amitié, je pense à Tammy la présidente du fan club de Todd, ou de haine pour certains. J'ai beaucoup aimé certains passages comme celui avec le paon, celui de la maison de retraite ou bien encore un de ceux du pays du Diable. Et puis, j'ai énormément apprécié l'évolution des personnages. Cependant, ce livre n'est pas parfait puisque certains passages sont un peu long et surtout ces 3 extraits où la pornographie est dérangeante. Ce livre démontre la facette caché des stars, la luxure, la richesse, l'égoïsme, l'égocentrique, le mépris et tant d'autre.
Bref, un très bon livre que je conseille.
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Z0skia
  24 juillet 2016
Les auteurs de littérature d'horreur sont légion. le milieu regorge d'écrivains talentueux et l'amateur de frissons n'a que l'embarras du choix. Koontz, Campbell, Rice et bien sur l'homme qui nous intéresse Clive Barker font partie de cette génération qui a marqué son monde, chacun avec leur genre et leur imagination débridée (je ne cite volontairement pas Stephen King, référence absolue et mondialement (re)connue).

Mais venons-en à Barker.
Artiste avec un grand A, ce Monsieur au CV long comme le bras, est un exemple de productivité et de créativité, peintre, réalisateur, scénariste et écrivain, ce couteau suisse artistique n'a désormais plus rien à prouver à personne. Il est l'auteur des Livres de Sang, référence en matière de nouvelles horrifiques, et de plusieurs films dont Cabale, adaptation cinématographique d'un de ses romans qui a inspiré un certain Cradle Of Filth pour son album Midian, et entre nous, qui n'a jamais entendu parler des Cénobites et de Pinhead ? Quel amateur d'horreur n'a jamais vu Hellraiser qui a largement terrorisé les mioches comme moi, à l'époque avec son esthétique sado-maso, son ambiance morbide et ses décors gothiques ?
Mais point de chronique cinéma ou musicale pour cette fois, c'est aujourd'hui du Clive Barker écrivain dont nous allons parler et plus particulièrement de son roman Coldheart Canyon.
Quelques mois à peine après avoir refermé le Royaume des Devins, pavé onirique d'une beauté parfois noir, c'est les pages de Coldheart Canyon que j'ai hardiment parcourues pour vous pondre cette chronique. Avec le Royaume des Devins, Barker nous prouvait l'étendue de son savoir-faire en nous proposant un récit fouillé à l'intrigue complexe se déroulant à cheval dans notre monde et dans un monde imaginaire sortant tout droit d'un tapis enchanté (je vous l'accorde présenté comme ça, ce n'est pas terrible), toujours est-il que l'auteur s'engouffra avec ce livre dans les contrées de la littérature fantaisiste, chose qu'il continuera avec des oeuvres comme Imajica qui, cette fois-ci, s'adressera à un public plus jeune.
Alors je vous vois venir, vous vous demandez pourquoi diable je vous parle du Royaume des Devins, un livre de fantasy, alors que le sujet du jour est Coldheart Canyon un roman bien ancré dans la veine horrifique? Et bien simplement pour appuyer le fait que Barker est un véritable caméléon et que son talent ne se limite pas à un seul genre.

Coldheart Canyon
D'entrée, le décor est planté. La Roumanie dans les années 20, une forteresse sombre gardée par des moines, un secret ésotérique qui les ronge et deux mystérieux étrangers venus fourrer leur nez dans leurs affaires, la formule classique pour bien démarrer puis changement de décor, Hollywood de nos jours. Todd Picket, star de cinéma sur le déclin décide de passer le cap de la chirurgie esthétique pour relancer sa carrière, mais cette expérience le laissera défiguré. Devant fuir les médias et le feu des projecteurs, son agent lui dégotte une paisible petite bicoque qui finalement se révélera être un véritable calvaire.
Voilà le bref résumé (histoire de ne pas trop en dévoiler) de Coldheart Canyon. Comme d'habitude chez l'auteur, le texte est fluide, et ne se prend pas la tête avec d'infatigables figures de style, non, tout est fait pour une immersion totale et rapide. Les premières parties défilent à une allure folle sans pour autant être bâclées, Barker veut en venir au fait rapidement pour laisser encore plus de place à l'intrigue et à ses fameuses scènes chocs dont lui seul a le secret, tout en prenant soin d'introduire correctement son personnage principal. Non content d'en mettre une bonne couche dans la tronche du système hollywoodien, Barker tisse au fil de l'histoire une ambiance de plus en plus sombre qui dérivera (forcement) sur le fantastique.
C'est alors que le récit prend la tournure qui a rendu Barker célèbre dans ce style. Des scènes orgiaques aux détails les plus crus (frôlant parfois la pornographie), aux monstres ignobles qui peuplent l'aventure, tout dans ce livre est là pour mettre le lecteur mal à l'aise tout en lui donnant l'envie d'aller encore plus loin pour satisfaire sa curiosité malsaine. La rencontre des deux héroïnes donne un nouveau souffle au récit et aborde de nouveaux thèmes, l'ésotérisme et le sexe faisant leur apparition pour un mélange détonnant. Alors oui, l'auteur parle de sexe (ce n'est pas une nouveauté chez Barker) et de pratiques sexuelles peu courantes (quoi que), mais pas de quoi crier au loup ni d'être choqué outre mesure, cela aide simplement à cerner un peu plus les personnages.
Cependant, malgré la virtuosité avec laquelle Clive Barker mène (ou malmène) ses personnages, le roman n'est pas exempt de tout reproche. Arrivé à la fin du livre, certain événement pourrait paraître vite traités, comme si l'auteur avait décidé de simplement de l'inclure sans vraiment trop savoir comment les faire terminer. Aux dires de Barker, Coldheart Canyon a été un texte difficile à apprivoiser et a été le fruit de beaucoup de modifications. Ce qui devait sûrement être une critique envers Hollywood à la base se transforme en un roman fantastique mélangeant les deux genres, d'où l'impression d'une fin abrupte de la partie fantastique.
Le deuxième point négatif concerne le côté critique de Barker. Comme je le disais précédemment, celui –ci ayant connu quelques déboires avec des sociétés de productions au niveau de ses films, l'Anglais déverse une critique acerbe et sans concession qui sent tout de même une certaine rancoeur et un certain dégoût pour la sphère cinématographique. Bien sûr, Barker ne se contente pas de vomir sa bile gratuitement, mais les sentiments cachés derrière tout ça se révèlent clairement quand on connaît l'histoire du bonhomme.
Pour l'amateur du genre, je dirais simplement que tout est là. Un roman sombre et torturé, mené tambour battant par plusieurs personnages tous aussi travaillés les uns que les autres, des scènes chaudes comme la braise, de l'ésotérisme, enfin le genre de formule classique qui fait mouche à chaque fois. Je déconseille toutefois ce livre aux personnes sensibles, mais pour les autres, amateurs de sensations fortes, un conseil, n'attendez plus et jetez-vous sur ce Coldheart Canyon !
Zoskia

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fleurdusoleil
  28 février 2011
Coldheart Canyon est une expérience dont on sort plus que secoué.
Clive Barker, auteur, scénariste, peintre...bref artiste accompli, et bien entendu maitre de l'horreur, nous ouvre une fenêtre dans un imaginaire baroque, extrême, érotique et sombre.
D'abord pensée comme une courte satire d'Hollywood, Coldheart Canyon devient une entité complexe, un univers à part entière. Clive Barker crée des personnages complexes, une mythologie imaginaire et un univers métaphorique.
Mais entrons un peu dans la maison de Colheart Canyon...
Comme introduction, nous sommes emmenés dans les années 1920, pour découvrir Katia Lupi, star montante du cinéma muet. C'est une beauté sans égal, mais ses excès et son caractère font d'elle une vamp. Son agent et amoureux transi, Willem Zeffer, l'accompagne en Roumanie, le pays de naissance de la star, et pour plaire à sa belle, achète une fresque titanesque dans la forteresse Goga, gardée par des moines. Cette céramique gigantesque représente une chasse du duc Goga.
Après des travaux herculéens pour ramener la fresque à Hollywood, elle est remontée à l'identique dans la demeure de la star : à Coldheart Canyon.
Voilà, la première pierre de ce conte macabre est posée.
Nous revenons ensuite à notre époque et nous faisons la connaissance de notre personnage principal : l'acteur Todd Picket. Après des déboires et un raté de chirurgie esthétique, il s'installe dans l'imposante demeure de Katia Lupi. Elle est à l'abandon depuis des lustres, mais elle offre l'isolement que cherche l'acteur.
Clive Barker prend son temps pour dépeindre son décor et décrire ses personnages. Il installe doucement une ambiance lourde, pesante, moite. Son écriture est telle, que le lecteur est entrainé dans cet univers qui bascule inéluctablement dans l'étrange. L'air devient malsain et nous découvrons les coins sombres du Canyon, l'hôte sans coeur qui est encore dans la maison, et les fantômes et autres créatures qui rôdent.
L'univers que crée Barker est un enlacement d'érotisme extrême, voire décadent, et d'horreur, de souffrance. Un monde digne du seigneur des ténèbres. Mais jamais l'auteur n'emploie le gore à mauvais escient. D'ailleurs les scènes horribles sont très peu nombreuses. Tout se joue dans l'ambiance générale. L'atmosphère puant que dégage le canyon suffit à mettre le lecteur mal à l'aise.
Le livre se découpe en plusieurs parties : L'histoire des fantômes et de Katia Lupi, la chasse, la lumière, et la vie après le Canyon. Et dans chaque, un personnage se dégage. Ses sentiments, son égo, sont mis à l'épreuve. Chaque fois le lecteur est surpris par les changements et la complexité des protagonistes. En fait on éprouve de l'empathie pour tous, même les "méchants".
A signaler tout de même que le livre ne doit pas tomber dans des mains innocentes ( interdit au - 18 ans ), car les scènes érotiques sont plus que détaillées. Je pense d'ailleurs que l'on devrait classer ce roman dans le sous genre Erotico-fantastique.
Et aussi que dans cette édition, le livre débute par une préface inédite.
Pour conclure, je vous conseille fortement ce chef d'oeuvre du brillantissime Clive Barker. Si vous ne connaissez pas l'oeuvre de cet homme, je vous invite à le découvrir ICI.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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Tatooa
  22 août 2013
Bon. Je l'ai fini, en diagonale...
Je dois avouer qu'après l'excellent "Le royaume des devins" (dont le thème est, quelque part, à peu près le même, mais traité de façon géniale), je suis très déçue. Si j'ai vraiment adoré la critique sans fard du milieu hollywoodien, ironique et assez subtile jusqu'à la page 200 environ, j'ai trouvé toute la suite naze, basiquement racoleur, et trop revanchard. On sent la "vengeance" dans ce bouquin, franchement, et par moments c'est carrément l'hystérie (de l'auteur)(la personnalité et la mort du producteur Eppstadt en sont un menu exemple.)
L'histoire n'est pas originale en elle-même, si ce n'est le milieu social. C'est fouilli, ça part dans tous les sens, la centaine de pages de la fin est inutile.
De plus, je dois être bégueule, je sais pas trop, mais faire "baiser" de façon perverse les fantômes de stars connues du muet et des débuts du parlant (Rudolph Valentino, Ava Gardner, Garbo etc), personnellement, j'avoue que ça m'a choquée. Sans être fan de ces gens, je ne vois pas pourquoi C. Barker se permet de les "traiter" comme ça dans son bouquin ! Qu'est ce qu'ils lui ont fait ? J'aurais préféré qu'il invente tout de A à Z. Euh non en fait, j'aurais préféré ne pas être influencée par des critiques dithyrambiques sur ce bouquin quand je l'ai acheté.
Les personnages ne sont pas attachants. Pas même les censés être "sympathiques". Bref, j'ai vraiment pas aimé. Barker aurait mieux fait de s'en tenir à une critique du milieu du cinéma courte et intelligente, au lieu de se fourvoyer dans ce pastiche assez minable et interminable, en plus...
Dans le même registre, sur le même thème, il vaut mieux lire l'excellentissime "La maison des damnés" de Matheson, non mais sans blague.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   20 août 2013
- Arrête donc de penser un peu à toi, dit-elle. Pense à autre chose.
Facile à dire. Le problème, c'était que Todd pensait tout naturellement à lui. En fait, au fil des années, c'était devenu une seconde nature de mettre de côté toutes les autres considérations pour ne s'intéresser qu'à Todd Picket et (parfois) à Dempsey. S'il s'était comporté autrement, il aurait perdu une partie de son pouvoir dans le monde. Car après tout, il participait à un jeu où seuls les véritables égocentriques avaient une chance de l'emporter. Tous les autres étaient condamnés à rester sur le bord de la route.
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PyjamPyjam   13 août 2016
Le projet qu’ils avaient choisi de réaliser ensemble était un film intitulé « Warrior » : l’histoire débile d’un dur à cuire de Brooklyn qui se trouve projeté dans le futur pour défendre la Terre face à des extraterrestres en maraude. […] Une idée simple (un combattant primitif se montre plus malin qu’un empire intergalactique hyper intelligent), une dizaine de scènes d’action nécessitant ce qu’on faisait de mieux dans le domaine des effets spéciaux, et le genre de héros que Todd pouvait incarner les yeux fermés : l’homme ordinaire plongé dans une situation extraordinaire. Un film pas compliqué. Les studios seraient idiots de refuser ce projet : c’était le carton assuré.
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TatooaTatooa   19 août 2013
Au fil des ans, il y a même quelques intrus qui se sont aventurés jusqu'à ce lieu, guidés par des allusions lâchées dans quelques obscurs récits sur le Vieil Hollywood. Ils s'aventurent prudemment, ces rares visiteurs. Il y a souvent quelque chose qui ressemble à de la vénération dans la façon dont ils pénètrent dans Coldheart Canyon. Mais quelle que soit la manière dont ses visiteurs arrivent, ils repartent toujours de la même manière : "en vitesse", en jetant de nombreux regards inquiets par dessus leur épaule.
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JennDidiJennDidi   31 janvier 2017
– Considère que c’est un livre d’histoire, dit-elle avec un sourire en coin.
– L’histoire de quoi ?
– Des temps meilleurs.
Todd parcourut rapidement quelques pages. Ici et là, il tombait sur un nom qu’il connaissait : Norma Talmadge, Theda Bara, John Gilbert, Clara Bow… autant de stars de cinéma d’une autre époque.
– Tu as connu tous ces gens ? demanda-t-il.
– Oui, bien sûr. Quand tu voulais t’amuser, c’était ici qu’il fallait venir. Tous les week-ends, il y avait une grande fête. Dans la piscine, parfois. Ou bien dans la maison. Parfois aussi on organisait des chasses dans tout le canyon.
– Des chasses aux animaux ?
– Non, des chasses à l’homme. Avec des gens traités comme des animaux. On les fouettait, on les enchaînait et… bref, tu imagines.
– Je commence… Ouah ! Je vois que Charlie Chaplin est venu ici !
– Oui, il venait souvent. Il amenait ses fillettes.
– Ses fillettes ?
– Il les aimait jeunes.
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liliazaliliaza   13 mars 2017
Seul le Diable lui-même prenait l'apparence d'une chèvre. Cette femme lui faisait comprendre qu'elle était Lilith, l'épouse du Diable, et que l'enfant qu'il venait de tuer était celui du Diable! Dire que c'était une fort mauvaise nouvelle serait un euphémisme.​
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Clive Barker's Master Class - Part I
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