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EAN : 9782290308226
569 pages
J'ai lu (30/11/-1)
3.68/5   105 notes
Résumé :
Quand Marty Strauss, petit criminel sans envergure, est libéré sur parole de la prison de Wandsworth pour être engagé comme garde du corps par l'énigmatique millionnaire Joseph Whitehead, il croit que sa chance a enfin tourné et que le hasard va jouer en sa faveur.

Mais les jeux de hasard – Marty va le découvrir – peuvent prendre une tout autre tournure que ceux auxquels il doit sa déchéance. À mesure qu'il se familiarise avec le domaine de Whitehead... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Clive Barker, le seigneur et maître de l'épouvante, dans son premier roman. Pas l'épouvante de supermarché, ou le slasher nerveux, décomplexé, mais la terreur insidieuse, totale, irrémédiable. Celle qui hante les corps, les âmes, les petites histoires (de tous) et la grande Histoire (de chacun), mais aussi les coeurs. Une épouvante sans retour faite de pulsions, de sadisme, de sang et de stupre, où les limites sont (très) floues entre ce qui tient du désir et du plaisir et de la souffrance et du désir de mort. Un très beau texte, offert dans l'écrin d'une écriture complexe pourtant très coulante, celle du poète-plasticien Barker, au meilleur de sa forme.
Et pour ceux qui se poseraient les questions, se dessinent bien, en filigrane, la toile des tableaux aussi magnifiques que terrifiants que seront plus tard IMAJICA, HELLRAISER ou LES LIVRES DE SANG.
À déguster.
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Extraordinaire roman, dans lequel le conflit primordial ne se livre pas entre le bien et le mal, mais entre la vie et le néant.
Eh bien les amis, ce roman vous fiche une de ces frousses... et ce dès le début. On plonge dedans tête la première et on a du mal à s'en remettre. On tremble pour les personnages, on espère un revirement et un retournement de situation en leur faveur, aussi improbable que ce soit.
Clive Baker nous mène où il veut, nous malmène, nous malaxe... comme dans chacun de ses romans, me direz-vous, mais il a néanmoins une façon de se renouveler qui ne le rend jamais lassant.
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C'est de la magie très noire...
Celle qui envoûte et intrigue tout en nous obligeant à garder les yeux ouverts sur nos failles, possibles racines du mal
La narration est si maîtrisée que je ne sais plus si l'écriture est belle, elle "fonctionne".. (comme fonctionnent les rituels quand on se met à y croire)
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C'est le premier roman qu'a écrit Clive Barker puisque, les deux tomes du livre de sang sont apparentés à un recueil de nouvelle, le jeu de la damnation est parut en 1988 sous le titre original de Damantion game.

Dans une demeure se trouve M. Whitehead, un millionnaire excentrique, qui vit dans la peur. Il envoie M. Toy, un de ses proches, afin de rechercher un garde du corps, mais sa prospection se fait dans une maison de retraite. Marthy, purge une peine de prison pour un vol qui à mal tourné, rejoint le vieux millionnaire afin de le protéger.

Pour un premier roman, Clive Barker nous gâte avec un petit pavé qui, malheureusement se révèle bien moins goûtu qu'a première vue. En fait, il ne se passe pas grand chose tout au long de ces 550 pages pourtant, Clive Barker à le don d'écriture. En effet, bien que les longueur donne une profonde lassitude, par un éclair de génie, il parvient à ranimer l'attention du lecteur. Je trouve regrettable ce manquement de rythme pourtant assaisonné par moment de passages fort délectables. Ces moments sont rares, mais dès que la plume de Clive Barker se met à lisser son encre, ce devient fort plaisant.
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C'est ma première tentative avec Clive Barker et je dois dire que la majeure partie du livre m'a captivé. C'est une histoire tordue et élaborée, avec plusieurs éléments d'intrigue et quelques épisodes gore. Certains thèmes récurrents de romans d'horreur apparaissent ici sous un nouveau jour. Je dirais que la plume de l'auteur est intelligente, et il y a parfois des pointes d'humour noir et ironique. L'apport comique des 2 ''saints'' m'a quelque peu déridé. Je retournerai définitivement du côté de C. Barker pour préciser mon opinion sur lui.
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
Il rêva d'une sorte de cathédrale, un chef-d’œuvre inachevé, et peut-être inachevable, de tours, de flèches et d'éperons figés en plein essor, trop immense pour exister dans le monde réel - les lois de la gravité ne l'auraient pas permis. C'était la nuit et il marchait vers elle, le gravier crissait sous ses pas, l'air embaumait le chèvrefeuille et il entendait des chants venus de l'intérieur. Des voix extatiques, un chœur d'enfants, pensa-t-il, montant et descendant sans un mot. Personne n'était visible dans les ténèbres soyeuses autour de lui : aucun touriste bouche bée devant cette merveille. Rien que lui, et les voix.

Et puis, miraculeusement, il s'envola.
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Le Diable n'est en aucune façon la pire des créatures qui soient ; je préférerais avoir affaire à lui qu'à nombre d'êtres humains. Il honore ses agréments avec plus de promptitude que bien des escrocs terrestres. En vérité, lorsque vient le moment de paiement, il arrive sans faille, juste avant que l'horloge frappe les douze coups, s'empare de votre âme et s'en retourne en Enfer comme un Diable raisonnable. Il agit tout bonnement en homme d'affaires comme il faut.
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Très bien : s'il ne parvenait pas à déloger ces obscénités, il allait les transformer. Il n'était guère difficile de transmuter la sexualité en violence, de transformer les soupirs en hurlements, les caresses en convulsions. La grammaire était la même ; seule la ponctuation changeait. Quand il visualisa les deux amants en train de périr, il sentit sa nausée le fuir.
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Quelqu'un l'appelait. Lui, et sa machette et son visage brouillé, grisâtre. Il avança aussi vite que son anatomie le lui permettait, comme un homme convoqué par l'Histoire.
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Il existait deux règles fondamentales quand on se retrouvait en face d'un chien enragé ou d'un dément. La première : ne pas courir. La seconde : ne pas montrer sa peur.
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