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ISBN : 2352949203
Éditeur : Bragelonne (20/01/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Cela fait des années que Harry D’Amour, détective de l’étrange et du surnaturel, habitué à affronter créatures magiques et malveillantes, lutte contre ses propres démons. Lorsqu’il met la main sur un artefact ancien - un cube-puzzle capable d’ouvrir un portail sur l’Enfer lui-même, des démons, véritables ceux-là, ne tardent pas à s’ajouter aux siens. Harry se retrouve bientôt entraîné dans un terrifiant jeu du chat et de la souris, à la fois sanglant, troublant et b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Masa
  14 mars 2016
Clive Barker que l'on croyait disparut, revient avec un nouveau roman. Huit années se sont écoulées depuis la dernière parution – « Jukabok : le démon de Gutenber », jamais sorti au format poche – et vingt-neuf ans après « Hellraiser » – « Les évangiles écarlates » étant la suite de ce dernier précité.
L'envie était trop forte de résister à cette parution, d'autant plus que les auteurs d'horreurs et de fantastiques sont majoritairement boudé par les éditeurs – si l'on excepte Stephen King et éventuellement Dan Simmons. Je remercie les éditions Bragelonne d'avoir eu la bonne idée d'acheter les droits sur ce livre. J'ai toujours espoir de voir un jour d'autres auteurs traduits dans nos vertes contrées (inutile de préciser mon amour littéraire pour le maître Graham Masterton). J'ai donc cassé ma tirelire pour m'offrir ce très beau livre. le prix pique un peu.
Je ne suis pas fan des grands formats. Je les trouve très peu pratiques à lire et encombrant. Pourtant, je dois avouer que c'est un objet gracieux dont les pages – un peu casse-pied à tourner du fait de leur épaisseur – sont agréables au toucher. Je préfère de loin le format poche, qui a l'avantage d'être accessible au niveau du prix.
Ce roman est donc la suite du récit mineur « Hellraiser » que j'avais lu il y a bien for longtemps. Il me semble même que c'était peut-être le premier Clive Barker que je lisais. Je ne me souvenais plus trop de l'histoire, juste les grandes lignes. J'ai trouvé que ce deuxième tome – si on peut l'appeler ainsi – manquait un enchaînement certain avec « Hellraiser ». N'ayant pas vu les films, il se peut qu'il reprenne là où l'un de ces dits films ait terminé.
L'auteur a découpé en six parties son récit (intitulé “prologue“, “livre un“, “livre deux“… et épilogue). le premier livre a été pour moi une véritable torture visuelle. Jamais je n'aurais lu autant de vulgarité de scènes absconses dont le but n'était qu'apporter de la violence gratuite, du sang, de l'horreur, des excréments et surtout du sexe. Que ce fut énervant de lire toutes les deux pages les mots comme “pénis“ et autres parties anatomiques des organes reproducteurs. Un chemin de croix qui aura duré près d'une centaine de pages, me faisant presque regretter d'avoir déboursé 25€.
Pourtant tout avait bien commencé par un prologue prometteur mais bien peu exploité. Au final, le cénobite parvient trop facilement à trouver les magiciens et de leur drainer leurs pouvoirs. Une traque plus élaborée et plus longue aurait été plus intéressante à lire.
Là où Clive Barker excelle, c'est bien le domaine de mondes parallèles où tout est parfaitement coordonné. « Les évangiles écarlates » ne déroge pas à cette règle et nous plonge dans les entrailles de l'enfer. J'ai eu du mal à m'immerger dans ce monde imaginaire aux monstres difformes et aux nombreux démons. J'ai bien aimé le petit clin d'oeil glissé par une phrase anodine sur son magistral roman « Coldheart Canyon ».
L'écriture hypnotique et cette plume envoûtante (Paf la réforme ! J'ai mis un accent circonflexe et je continuerai à en mettre) m'ont permis d'apprécier ce dernier tiers avec un combat mémorable.
Que ce soit le prêtre de l'enfer ou Henri d'amour, ainsi que les autres, je n'ai pas été touché par ces personnages. Aucun d'eux ne m'a donné des frissons ou autres émotions.
« Les évangiles écarlates » est un bon roman, mais pas exceptionnel comme l'a été « Le royaume des devins » – qui reste l'oeuvre majeure de l'anglais – ou bien encore « Coldheart Canyon ». Si le récit est une copie fidèle à ce que propose Clive Barker, un univers de monstres et de démons, de l'action, je déplore une écrire parfois un peu trop vulgaire. Je n'attendais pas spécialement une suite à « Hellraiser », mais davantage un récit que seul Clive Barker est capable d'écrire.
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Wazlib
  19 août 2016
Ma critique de ce soir est acerbe. Et je pèse mes mots. Explications dans 3, 2, 1…
J'ai longtemps considéré Clive Barker comme « mon » auteur, cet auteur que personne autour de vous ne connaît et qui remplit presque toutes vos attentes. Chacun a son « auteur » et le garde précieusement, attendant chacun de ses nouveaux livres avec une excitation savoureuse et impatiente, pour se replonger dans un univers presque devenu intime. Alors, je ne compte pas raconter ma vie pendant toute la critique, mais j'aimerais juste faire passer deux trois idées avant de dégommer un bouquin de Clive Barker.
Après quelques années de littérature adolescente, en accord avec mon âge de l'époque et mes attentes de collégiens, j'étais miraculeusement tombé sur « Brume », génial recueil de nouvelles de notre conteur du Maine préféré. Alors il est évident que je n'en avais pas tiré tout ce que j'ai pu en tirer par la suite, néanmoins, cela avait fait mouche de fort belle manière, et bien plus que titiller ma curiosité, cela a éveillé en moi une véritable passion pour le fantastique.
Et très, très vite, dans cette quête littéraire, je suis tombé sur « Coldheart Canyon », dernier bouquin de Clive Barker du moment. Et là, choc, choc, choc. Et après l'avoir relu plusieurs fois, rien n'a changé. Toujours ce même tremblement de terre littéraire qui me secoue sans ménagements sur une centaine de page : une poésie en prose, sinueuse et peu épargnante, invitation à entrer dans un monde si unique que c'en est vertigineux. Clive Barker ne traite pas des angoisses de tout un chacun, des peurs profondément ancrées en chacun, non… Clive Barker fait épanouir les fleurs macabres de son imagination, de son univers, et balance le lecteur sans pitié en son sein. Et autant dire que cela n'a rien d'une expérience habituelle.
Alors oui, « Coldheart Canyon » était et restera pour moi un chef-d'oeuvre, digne des plus grands écrivains du genre (et des plus grands écrivains tout court). Et après j'ai lu « Les Livres de Sang » sortis bien avant. Deuxième choc frontal, deuxième remise en question de la littérature fantastique. Et vous l'aurez compris : ainsi de suite, avec parfois, de très très grands moments (pour ne citer que « Sacrements », par exemple), et d'autres plus accessoires (Cabale, Galilée, pas topitop …)
Ca faisait un petit moment que C. Barker n'était pas retourné du côté de la littérature adulte (il a fait une petite escapade avec Abarat du côté d'un « fantastique jeunesse », absolument pas idiot ou diminué pour le coup…), et je peux déjà vous confier que lorsque j'ai vu qu'il allait reprendre le personnage de Pinhead, je n'ai pas vraiment été ravi. Car oui, j'avais bien sûr lu « Hellraiser », nouvelle ayant notamment par ses fidèles adaptations cinématographiques, consacré Barker à une popularité supérieure. Mais je n'avais pas vraiment aimé cette novella. En fait, je ne l'avais vraiment pas aimé pour être exact. Inaccomplie, fourmillant d'idées et empruntant à des thèmes que l'on a su chers à Barker par la suite, le récit ne remplissait pas le job. On n'y voyait pas la poésie sublime que Barker déployait habituellement, et pire : je m'étais fait profondément chier pendant sa lecture. Alors non, un roman sur Pinhead, ça ne me bottait guère.
Mais je ne pensais pas que ce serait à ce point-là. Je suis même embêté, tant je n'arrive pas à expliquer ce qui s'est passé à la lecture de ces « Evangiles Ecarlates ». Je vais donc donner mon avis, cette fois-ci en omettant le fait que c'est Barker qui est derrière cette mascarade.
Commençons par ce qui choque en premier lieu : l'histoire. Franchement pas folichonne : on suit globalement un prêtre de l'Enfer, méchant bad-ass mégalomane qui aimerait s'en prendre à l'Enfer même et jouir de la désolation qu'il pourrait ainsi provoquer. le gros méchant va malheureusement devoir se frotter au gentil anti-héros, Harry D'Amour, pour une raison risible par ailleurs (en faire un témoin ? sérieux ?).
Alors oui, on le sait que Pinhead a de la classe, mais attention tout de même à ne pas jouer seulement là-dessus. Car oui, je n'hésiterai pas à le dire, il m'a semblé bien souvent un peu terne. Un peu à cause de la débauche de gore, qui finira par ne plus faire son effet, mais aussi à des dialogues qui frisent parfois le ridicule.
Reprenons déjà l'avalanche de gore. Alors oui, Barker parvient à atteindre son lecteur, et l'on sent poindre à plusieurs moments du récit l'imagination unique et illimitée de notre bon vieux Clive. Seulement, ce n'est que ponctuel, et semble-t-il, usé à mauvais escient… le seul point positif de tout le roman, c'est cet « univers » de l'Enfer développé par Barker, bien que parfois un peu confus et répétitif. Cela reste néanmoins assez prenant. le reste n'est que développement d'une intrigue lente, prévisible et peu crédible ; dialogues sonnant incroyablement faux, et enfin une violence qui ne se justifie pas, se banalise, et devient sans éclat, fade.
Le fait le plus marquant, dans tout ça, c'est l'écriture de l'auteur. Trois solutions :
◾soit Barker a sérieusement perdu la main et est devenu passable : autant le dire clairement, je ne veux pas y croire une seule seconde. C'est pas un bouquin isolé qui changera quelque chose à son géni…
◾soit Barker est toujours aussi balèze mais, à l'instar d'Hellraiser empruntant le même univers et le même personnage, développe ici un « style » différent, plus direct et gore, auquel je n'adhère absolument pas… Je crois qu'il y a un peu de vrai là-dedans.
◾soit le traducteur est mauvais, et sans vouloir accuser M. Domis que je ne connais absolument pas dans son travail de traducteur, cela ne m'étonnerait pas forcément (oui, d'accord, je n'ai pas d'explications...).
Alors vous l'aurez compris, je suis très peiné par ce dernier roman qui pourtant m'emplissait d'une extase sans mesure, avant de l'avoir ouvert. Saluons, par ailleurs, le travail remarquable de Bragelonne qui fournit un objet-livre magnifique.
Je dis donc : le retour de Barker sera pour une prochaine fois. En tous les cas, je l'espère ardemment.
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alberthenri
  14 février 2016
Dés ses débuts, Clive Barker, écrivain, dramaturge, cinéaste, plasticien, a redéfinit le genre fantastique avec une approche très personnelle, charnelle, déviante, souvent sexuellement connotée.
Depuis "Hellraiser", le roman, puis la série de films, on connait le personnage fétiche de "Pinhead", cénobite en chef.
Il revient ici en vedette du nouveau roman de Barker.
Le cénobite infernal opère un grand retour, il a un plan des plus ambitieux, qui a nécessité l 'extermination des magiciens humains.
Or, voici que le fantôme de l'un d'eux entre en contact avec une médium amie du détective Harry d'Amour; Ce sera le début d'une quête des plus périlleuses qui entrainera les protagonistes jusqu'en Enfer.
On retrouve dans ce récit, les éléments qui sont la griffe de l'auteur britannique, l'horreur, la démesure, la chair dans tous ses états.
Les fans, ne devraient pas être déçus. Toutefois, une petite réserve, à trop faire du Barker, l'auteur prive un peu son lectorat d'un élément que j'aurais aimé trouver dans ce livre : quelque chose de vraiment nouveau !
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Maks
  19 octobre 2016
Dans ce roman horrifique on aborde tout d'abord un prologue qui nous met tout de suite dans le bain (de sang) et donne le ton sur le reste du récit. du gore du gore et du gore, lors de l'intro je me suis vraiment demandé si j'allai continuer ma lecture tellement les scènes sont trash.
(Je précise que c'est mon premier Clive Barker mise à part là BD de Secret Show et le film Cabale que j'ai vu il y a des années.)
J'ai tout de même poursuivis par fierté de ne pas abandonner mon livre si vite.
C'est ce qu'il fallait évidemment faire, continuer !
L'aventure commence réellement après le prologue, nous suivons Harry D'Amour un détective mi alcoolique mi étrange qui fait des enquêtes souvent proche de l'illégalité et également proche des sciences occultes, il s'y connaît en démons et fantômes et son cercle d'amis n'est que du même type.
Alors effectivement même lors du reste du bouquin c'est violent, cruel et gore mais on s'y fait tellement l'aventure qui se profile est excitante et sans temps morts.
Harry sera accompagné d'un groupe de 3 amis (un couple Homo et une belle nana au caractère de cochon) pour aller sauver une amie de longue date, aveugle, kidnappée par Pinhead (ceux qui connaissent Cabale ou Hellraiser connaissent, c'est un prêtre de l'enfer au crâne rasé et avec des clou plantés partout sur le crâne), le voyage se fera “en enfer” et ne sera ni simple ni facile !
En plus de l'horreur, c'est une aventure rythmée, on est surpris à chaque chapitres et les personnages ont un humour noir assez intéressant, ce qui équilibre le reste et fait finalement passer la pilule du gore.
Au final j'ai apprécié, les personnages m'ont captivé et on donc réussis à me mener au bout de l'aventure sans que je ne me rende compte de mon avancée dans le livre.
Bien évidemment les âmes sensibles au sang et autres profusions de tortures passeront leur chemin ainsi que les plus jeunes d'entre nous, pour les autres allez sans regrets c'est assez captivant au final et surtout très original.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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Aelynah
  26 mars 2016
Bragelonne nous a vraiment gâtés cette fois avec cette édition hardcover de « Les Evangiles écarlates ».
Outre cette jaquette magnifique par sa sobriété mais cependant très stylée et cette qualité de reliure, la couverture noire agrémentée de ces illustrations et caractères rouges électriques rajoute encore un plus au bonheur du lecteur fan non seulement du roman mais du livre en tant qu'objet.
Rajoutez à cela un prologue sanglant, flippant, caustique et en même temps très imagé et vous avez déjà compris que je suis accro.
D'un côté nous avons Harry D'Amour, détective privé atypique , et particulièrement sensible au surnaturel. Fantômes, démons, et autres joyeusetés de ce genre ne lui font pas peur et c'est tous les jours qu'il les côtoie et les combat. Cela donne un personnage sombre mais pourtant plein d'humour caustique, un tantinet renfermé sur lui-même et assez torturé par ses propres démons intérieurs pour bizarrement apprécier combattre ceux qu'il perçoit.
De l'autre, il y a le Mal, celui qui en a fait frémir déjà quelqu'un parmi nous, adepte de l'horreur et d'un précédent opus de Clive Barker, j'ai nommé les Cénobites et l'un d'entre eux en particulier : Pinhead (cf Hellraiser du même auteur). Personnage fascinant, pour qui plaisir rime avec douleur, son facies lui a valu ce surnom de « tête d'épingles ». Cette édition nous en apporte d'ailleurs un mémorable croquis sur sa jaquette intérieure et en page de garde. Il n'est pas besoin de préciser que ceux qui ont osé cette dérision en sa présence s'en sont mordu les doigts, entre autres et le prologue du roman est gentiment là pour nous en donner un petit aperçu sanglant et haut en couleur.
Et cet avant-goût nous plonge déjà magnifiquement par son atmosphère sombre et violente dans la plume horrifique de Clive Barker.
Cela faisait un moment que je ne m'étais délectée d'une plume aussi imagée dans l'horreur, la turpitude et la violence. La propension de l'auteur à nous y plonger, à rendre les ambiances palpables seulement avec des mots est vraiment surprenante. Clive Barker réussit avec brio à nous décrire des scènes atroces et à nous faire en redemander. le graphisme de sa plume est tel que l'imagination n'a plus besoin d'extrapoler, tout y est : ambiance, sons et lumières, et parfois même remugles semblent vouloir sortir du roman pour nous y impliquer plus avant dans un récit déjà captivant.
En résumé, une plume flippante à souhait, des descriptions quasi palpables et un humour grinçant à décaper les meubles, voilà ce que j'ai trouvé dans ce roman et que j'ai adoré d'un bout à l'autre.
Ce petit voyage aux Enfers fut instructif, contemplatif mais aussi très expéditif. Mort, sang, démons et autres monstruosités vont vous accompagner tout au long de cette lecture pour votre plus grand plaisir.
Et la galerie atypique des personnages n'est pas en reste pour constituer une base solide à une équipe de simili aventurier de choc. Pas un moment je ne me suis ennuyée et je vais poursuivre ma découverte de cet auteur dès que possible par la lecture de ces précédents romans comme Hellraiser qui a trait au même Pinhead et à ce cube maléfique de départ ou encore la prochaine réédition de Galilée (toujours chez Bragelonne)
Comme le dit Stephen King lui même :"J'ai vu l'avenir de l'horreur : son nom est Clive Barker".
Et pour ma part je terminerai par ces quelques mots, depuis mes jeunes années et mon amour immodéré pour des auteurs comme Dean Kontz ou James Herbert ou tant d'autres, je n'étais pas retombée dans ce trip sordide et attachant de me faire frissonner pour le plaisir.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
alberthenrialberthenri   09 février 2016
Les églises restées ouvertes pour ceux qui avaient besoin d'un endroit où calmer leur cœur accueillirent plus d'âmes qu'elles en verraient en six mois. Des hommes et des femmes, sans profil type- blancs et noirs, en guenilles et nantis- hormis le fait que tous souhaitaient extraire de la configuration de leur esprit la partie qui savait -qui avait toujours su, depuis la petite enfance- que la grande plaie du monde devenait plus profonde, jour après jour, et qu'ils n'avaient d'autre choix que de partager la douleur comme si elle était leur- ce qu'elle était bien sûr, en partie.
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MasaMasa   14 mars 2016
– Je ne pense pas que la vie marche comme ça. Ça au moins, on peut en être sûr dès le moment où on entre dans ce monde pourri. Je crois que les bébés pleurent à la naissance, parce qu’ils savent déjà qu’ils vont en baver. C’est pour ça que je n’aurai jamais de gosses. Chaque vie est une condamnation à mort. Simplement, on finit par l’oublier, un peu comme des rêves qui s’évanouissent au réveil. Qu’on s’en inquiète ou pas n’y change rien. L’important c’est qu’on soit là. Du moins pour l’instant.
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MasaMasa   13 mars 2016
Tous avaient toutefois un point commun : le sang. Expulsé hors de leur corps avec force, comme l’avait prévu le prêtre de l’Enfer quand il avait rédigé ses ordres. Les spasmes d’agonie étaient une touche personnelle, une pointe de cruauté rendue possible parce que les lois de la magie permettaient de faire subir à un corps ce que lui interdisait la nature. Les entrailles de la victime, réorganisés en l’espace de quelques secondes, la transformait en un broc de sang qui se vidait de contenu en deux, tout au plus trois convulsions.
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MaksMaks   18 octobre 2016
Avec le passage des années, on vit de moins en moins les Cénobites dans les rues de la ville imaginée et construite par Lucifer (une cité que certains appelaient Pandémonium, mais que son architecte avait baptisée Pyratha).
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AcherontiaAcherontia   13 avril 2016
Il était grand et ressemblait beaucoup aux portraits qu'en dressaient les traités de démonologie qu'ils avaient tous parcourus au cours des derniers mois ou semaines, cherchant vainement un point faible à cette créature. Ils n'en avaient trouvé aucun, bien sûr. Mais à présent qu'il leur apparaissait en chair et en os, il dégageait nettement une certaine humanité, un héritage de l'homme qu'il avait été, avant que son ordre ait accompli son monstrueux ouvrage sur son corps. Sa carnation était pratiquement blanche, sa tête chauve rituellement marquée par de profonds sillons, verticaux et horizontaux, et à chacune de leurs intersections, un clou avait été planté dans la chair exsangue, jusqu'à l'os. Peut-être qu'à une époque, ils avaient brillé, mais les années les avaient ternis. Ils possédaient néanmoins une certaine élégance, rehaussée par le port du tête du démon qui donnait l'impression de contempler le monde avec condescendance et lassitude. Quels que soient les tourments qu'il avait prévus pour ces dernières victimes - sa connaissance de la douleur et de ses mécanismes était telle qu'à côté de lui, les inquisiteurs faisaient figure de petites brutes de bas étage -, ils ne feraient qu'empirer de manière exponentielle si l'une d'elles s'avisait de l'appeler Pinhead en sa présence - un surnom irrévérencieux dont l'origine s'était perdue depuis longtemps.
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