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ISBN : 2253191728
Éditeur : Préludes (04/03/2015)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Dans la famille Soleyman, le tumulte semble toujours régner. Famille juive chassée de Téhéran quelques décennies auparavant, elle pense enfin avoir trouvé le répit en s'exilant à Los Angeles. Or, un démon de leur passé, connu sous le nom de Fils de Raphaël, va venir chambouler leur premier semblant d'équilibre. Enfant illégitime, son existence même est une ombre qui plane au-dessus du clan des Soleyman, et son arrivée aux Etats-Unis fait frémir toute la communauté j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
keisha
  19 mars 2015

Gina Barkhordar Nahai est née en Iran en 1960 et a rejoint les Etats Unis en 1977, elle vit à Los Angeles.
Prière de ne pas se laisser influencer par le titre français et se concentrer sur 'Le coeur lumineux de Jonah', bien plus beau, mystérieux et poétique et donnant une plus juste idée de ce roman. Impossible de raconter pourquoi ce coeur lumineux, petit plus étonnant qui donne un souffle inattendu à ce qui pourrait n'être qu'une n-ième saga familiale. Quoique, la Putain Noire de Buchehr est une drôle de personnage...
Tout commence à Los Angeles par l'assassinat du Fils de Raphaël, homme d'affaires véreux d'origine iranienne . Pas mal de suspects, mais ce n'est pas l'enquête policière qui importera (de toute façon le corps a disparu). le Fils de Raphaël (ou soi-disant), mais comme l'a clamé sa mère à Téhéran pendant des années aux portes de la maison des Soleyman, ce fils aurait dû avoir la maison et la fortune des Soleyman. A Téhéran, d'abord, puis à Los Angeles, s'entremêlent les destins des membres, amis et ennemis de cette famille juive iranienne, de l'époque du Shah à l'époque actuelle.
Gina Nahai connaît merveilleusement bien l'histoire et les coutumes iraniennes. Ainsi que la communauté juive d'origine iranienne des Etats-Unis, et en parle avec tendresse et ironie. En dépit d'événements dramatiques, ce n'est jamais larmoyant, et bourré de peps.
Premier bon point de ce roman, faire passer mine de rien une masse d'informations sur l'Iran et les Iraniens, en particulier sur la vie des femmes et leurs droits, et les différences avec les américains.
Autre bon point, des personnages hauts en couleur, croqués avec vivacité, Angela par exemple.
Angela avait offensé quasiment tous les membres de la communauté de LA appartenant à la tranche des revenus élevés au prétexte qu'elle était, dans le sens le plus exaspérant du terme, franche. Telle était la façon américaine et européenne de la décrire; pour les Persans, elle était dénuée de tact, agressive, furieuse, amère et toujours prête à faire honte aux siens. Elle était née en Iran, d'où elle était partie lorsqu'elle avait à peine huit ans, et il était vrai qu'elle n'avait pas eu la vie facile (qui avait eu la vie facile? Ce n'est pas pour rien qu'on appelle ça 'exil' et non 'vacances au bord de la mer')."
L'exil, justement, un merveilleux passage, trop long à citer entièrement, mais démarrant ainsi:
Le plus dur quand on vit en exil, les iraniens l'apprendraient très vite, c'est la disparition - non pas de soi, mais de ce qu'on paraît aux yeux des autres.(...)
et se terminant par
Les morts et les disparus ne peuvent pas traverser les frontières; leur exil, c'est notre oubli.
Encore un bon point, un découpage ménageant le suspense.
Et puis, des personnages (John Vain) ou des passages qui cueillent au coeur:
Comment appelle-t-on le moment où on se déleste de la certitude, encore qu'elle soit illusoire, que la vie ne fera que s'agrandir? Que l'horizon s'étendra toujours?
Un dernier passage étonnant
Elle prononça la phrase qui était la marque de fabrique de toute mère juive iranienne : 'Ghorboonet beram' - que je sois sacrifiée pour toi.
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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laure1922
  11 avril 2015
Ne surtout pas s'arrêter à ce mauvais et inapproprié titre à la "OSS 117" !
Ce faux roman policier débute en 2013 avec l'assassinat du "Fils de Raphael" à Los Angeles. Puis direction Téhéran en 1952, là où tout a commencé. Là où les Soleyman (famille fortunée proche du Shah), vont connaître la chute après des décennies de gloire.
J'avoue qu'il m'a fallu dépasser les 100 premières pages pour être vraiment dans l'histoire et avoir envie d'accompagner les personnages. Cela vient à la fois du style oral...et des maladresses de traduction (enfin, c'est ce que je suppose).
La figure emblématique la plus dérangeante est celle de "La putain noire", sorte de sorcière orientale qui prétend avoir accouché après 13 mois de gestation (!!) du "Fils de Raphael", enfant illégitime qu'elle s'acharnera à faire reconnaître avec une détermination violente et destructrice. Elle n'aura de cesse de poursuivre de ses anathèmes ceux qu'elle accuse d'avoir spolié son fils.
Malgré l'exubérante noirceur de cette jeteuse de sorts qui a failli causer mon abandon, cette saga familiale séduit par son côté épique et documentaire! C'est à la fois le roman de la diaspora juive iranienne, un roman de filiation, et une fresque contemporaine où le loufoque côtoie le drame. C'est aussi un excellent conte à suspense où l'on attend que vengeance s'accomplisse..
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photomum01
  03 février 2016
Au delà d'une enquête policière aux Etats Unis en 2013, comme le laisserait croire les premières pages du livre, on plonge dans une saga familiale d'une famille iranienne, découvrant ainsi histoire, moeurs, appartenance et culture de ce pays notamment grâce à un chapitre "flashback" se déroulant à Téhéran en 1952.
Ce livre fait voyager le lecteur de l'Orient aux Amériques, à travers plusieurs décennies, avec des personnages atypiques, des situations improbables voire loufoques, et on découvre une communauté, subissant une politique intolérante puis vivant l'exil...
Histoire, descriptions, suspens créent un scénario fantasque à l'image des contes persans, à la fois cruel et poétique, qui livre de belles réflexions sur l'éducation, la culture, la condition de la femme et les blessures de l'exil...
Un roman comme un conte très oriental, tendre et élégant.
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jacklin67
  25 août 2015
Rare, extrêmement rare chez moi ,j'ai abandonné cette lecture fastidieuse dès la 50 eme page !!
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JoyeuxDrille
  17 avril 2016
Une saga familiale étalée sur 60 ans entre l'Iran et les USA. le destin d'une famille juive d'Iran qui se déchire, connaît en alternance richesse et pauvreté. Mais, toujours, génération après génération, avec des haines féroces autour du personnage du "Fils de Raphaël". Une plongée dans la communauté juive iranienne installée aux USA, racontée avec ironie et jouant avec les codes du conte persan.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
laure1922laure1922   28 mars 2015
Aaron épousa Elisabeth, parce qu'il fallait tôt ou tard qu'il prît une femme et donnât des héritiers à la lignée des Soleyman; et parce qu'elle était trop jeune, pensa-t-il, pour ressentir son absence d'émotion et son indifférence sur le plan sexuel; mais aussi parce qu'elle-même était davantage spectatrice qu'elle ne participait à une bonne partie de ce qui se passait autour d'elle.
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laure1922laure1922   29 mars 2015
Ce n'est pas vrai, ce qu'on dit à propos de "ce qui ne vous tue pas". C'est un mythe qu'inventent ceux qui n'arrivent pas à accepter la défaite, quand bien même on les traîne avec chaîne et boulet, vers la potence du destin. Ce qui ne vous tue pas n'en laissera pas moins sa marque, comme ces fissures que l'on voit après un tremblement de terre dans une maison qui tient à peine le coup, qui reste encore debout au milieu des décombres, un millier de petits éléments qui tiennent par un cheveu mais qui tiennent bon jusqu'à ce que la terre tremble de nouveau, une minuscule secousse qui n'est enregistrée nulle part mais qui - et voilà!- abat la maison.
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laure1922laure1922   28 mars 2015
En Orient, c'est ce qui arrive à ceux qui souffrent d'une perte irréversible : ils échangent leur âme contre la carapace d'un corps pour survivre.Il n'y a qu'en Amérique que ce qui ne tue pas rend plus fort.
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laure1922laure1922   29 mars 2015
Comment la Femme de Raphael avait-elle eu l'idée qu'elle méritait mieux que ce que le destin lui avait réservé était une chose que personne ne comprenait. Ce qui est clair, en revanche, c'est que la dévastation qui résulta de sa campagne fut l'aboutissement de cette conviction absolue d'être dans son bon droit, de la perception si fausse soit-elle, qu'elle valait autant que n’importe quelle personne fortunée et heureuse foulant cette terre divine.
C'est comme ça que commencent les révolutions.
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laure1922laure1922   29 mars 2015
Comparée à elles, Néda, la fille cadette de Zeeba avait autant de personnalité qu'une limace agonisant sur un trottoir brûlant en plein mois d'août.
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