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Marc Duchamp (Traducteur)
ISBN : 2228894214
Éditeur : Payot et Rivages (14/04/2001)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Pourquoi diable Nigel Barley s'est-il mis un jour en tête de devenir anthropologue ? Pour sa thèse il avait choisi les Anglo-Saxons mais, tout plan de carrière impliquant une mission d'étude, c'est finalement une modeste tribu montagnarde du Nord-Cameroun, les Dowayo, qui lui échoit.
Une sinécure ? Si l'on veut. Non que les Dowayo se montrent hostiles, mais insaisissables plutôt, et imprévisibles. Barley se voit transformé tour à tour en infirmier, banquier, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  30 mai 2015
Le titre " un anthropologue en déroute" m'a attiré car il est incongru.
Un anthropologue, dans ma vision romantique, est un universitaire cultivé, engagé et pragmatique comme Germaine Tillion ou Jean Rouch et donc accoler " en déroute" à la fonction aurait dû être un titre impossible.
Ne sachant pas concrètement la mission d'un anthropologue, profiter du récit pour en avoir une meilleure connaissance m'est apparu comme une bonne idée!
Nigel Barley avant son expédition, est attiré par l'abstraction et il reproche à ses pairs, ayant une expérience du terrain, des réponses évasives aux questions théoriques.
Malgré le peu d'estime pour cette partie de l'anthropologie, pour son évolution, il décide d'entreprendre des recherches sur le terrain.
Son récit est un voyage initiatique dans lequel il enchaine les galères, les maladies, il se fait promener, rouler dans la farine, mais il est endurant.
Grâce à son style, Nigel Barley a su créer de l'empathie du lecteur.
Son récit montre comment ses idées (ses découvertes) se sont peu à peu mises en place.
Ce n'est pas une thèse, c'est un journal revisité, c'est une initiation à d'autres cultures et à la mission d'anthropologue, très intéressante.
Nigel Barley a pris le goût du travail sur le terrain, et j'ai pris le goût de le suivre (de mon fauteuil) !
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tantquilyauradeslivres
  24 novembre 2015
Voici un livre dans lequel j'ai d'abord eu du mal à entrer...puis du mal à refermer!
Anthropologue n'ayant jamais étudié que de loin d'autres populations, Nigel Barley décide un jour - quelle drôle d'idée, lui signale t-on!- de se rendre en Afrique, dans le nord du Cameroun pour y étudier la tribu des Dowayo.
Déboires administratifs, interrogations sur les conséquences de sa venue, choc culturel...c 'est avec un humour très "British" que l'auteur nous raconte cette immersion dans une culture si différente de la sienne et autre que celle à laquelle il s'attendait.
L'autodérision se heurte ici au sérieux de la discipline anthropologique. Au final, on se retrouve d'ailleurs davantage avec une étude sur la position de l'anthropologue que sur le peuple des Dowayo!
J'ai souvent souri et passé un très bon moment avec ce livre!
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Eowyn
  21 novembre 2013
Un anthropologue anglais tout à fait honorable décide un jour de faire le grand saut: l'expérience de terrain. Après quelques tergiversations, il choisit une tribu du Cameroun pour objet d'étude. Mais je ne ferai pas ici le compte rendu de ses aventures croustillantes de peur d'enlever l'effet de surprise...
Ce qui fait vraiment la force du récit, à mon avis, tient beaucoup à cette auto-dérision très british dont j'ai personnellement raffolé. Et qui ne manque pas de piquant non plus. En plus, ce livre constitue à mon avis une bonne introduction à l'anthropologie. Bref, il a toutes les qualités.
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JCLDLGR
  16 septembre 2018
Ah les galères de l'anthropologue dont les mésaventures s'enchaînent, toutes aussi désopilantes les unes que les autres.
L'afrique est pleine de surprises, mais jamais où on les attend. le style est plein d'humour et peu importe ce que l'auteur a réellement étudié on attend chaque aventure avec impatience.
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bluechamp
  22 janvier 2011
L'envers de la méthodologie!
Avec son humour british, Nigel Barley nous entraîne avec lui dans sa première enquête de terrain chez les Dowayo. Un livre de méthodologie ethnographique ou les grands énoncés théoriques sont remplacés par d'hilarantes anecdotes. Un récit de voyage passionnant, mais aussi le récit d'une vocation.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
TagrawlaTagrawla   02 septembre 2014
La vérité, c'est que les Dowayo en savent moins que moi sur les animaux de la savane africaine. Tout au plus sont-ils capables de faire la distinction entre les traces des roues d'une moto et les empreintes d'un pied d'homme. Comme la plupart des Africains, ils croient que les caméléons sont venimeux. Ils m'ont assuré que les cobras étaient inoffensifs. Ils n'établissent aucun rapport entre les chenilles et les papillons. Ils sont incapables de reconnaître un oiseau ou un arbre avec certitude. Beaucoup de plantes n'ont pas le même nom, même lorsqu'ils les utilisent souvent, et ils les désignent alors par de longues explications : "cet arbre dont on prend l'écorce pour fabriquer de la teinture". Ils ont exterminé presque tout le gibier en le piégeant sans discernement. Pour ce qui est de "vivre en harmonie avec la nature", les Dowayo ne sont pas candidats. Ils me reprochaient de ne pas avoir apporté dans mes bagages une mitrailleuse, ce qui leur aurait permis de supprimer les derniers troupeaux d'antilopes qui survivent dans leur région. Lorsqu'ils ont commencé à cultiver le coton, dont le gouvernement a le monopole, on leur a fourni des quantités de pesticides. Ils s'en servirent aussitôt pour pécher en en jetant dans les rivières, où ils n'eurent plus qu'à ramasser les poissons empoisonnés qui flottaient à la surface. Cette méthode expéditive remplaça l'écorce d'arbre qui leur servait à étouffer les poissons. « C'est formidable, me disaient-ils. Tu en jettes dans l'eau et ça tue tout, les petits comme les gros poissons, sur des kilomètres en aval.
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pdemweb1pdemweb1   13 mai 2015
page70
Tous ceux que j'avais consulté m'avaient fortement recommandé les Dowayo de la plaine. Ils étaient de commerce agréable ; je m'y approvisionnerais plus facilement ; beaucoup parlent le français ; et je pourrais me rendre à l'église aisément. Les Dowayo de la montagne étaient cruels, sauvages ; ils ne me parleraient pas ; ils vouaient un culte au diable.
En ma qualité d'anthropologue, je n'avais pas le choix : j'optai pour la montagne .
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liberligerliberliger   15 janvier 2014
La vérité, c'est que les Dowayo en savent moins que moi sur les animaux de la savane africaine. Tout au plus sont-ils capables de faire la distinction entre la trace des roues d'une moto et les empreintes de pied d'un homme. Comme la plupart des Africains, ils croient que les caméléons sont venimeux. Ils m'ont assuré que les cobras étaient inoffensifs. Ils n'établissent aucun rapport entre les chenilles et les papillons. Ils sont incapables de reconnaître un oiseau ou un arbre avec certitude. Beaucoup de plantes n'ont pas de nom, même lorsqu'ils les utilisent souvent, et ils les désignent alors par de longues explications : "cet arbre dont on prend l'écorce pour fabriquer la teinture". Ils ont exterminé presque tout le gibier en le piégeant sans discernement. pour ce qui est de "vivre en harmonie avec la nature", les Dowayo ne sont pas candidats.
Ils me reprochaient de ne pas avoir apporté dans mes bagages une mitrailleuse, ce qui leur aurait permis de supprimer les derniers troupeaux d'antilopes qui survivent dans leur région. Lorsqu'ils ont commencé à cultiver du coton, dont le gouvernement à le monopole, on leur a fourni des quantités de pesticides. Ils s'en servirent aussitôt pour pêcher en se en jetant dans les rivières, où ils n'eurent plus qu'à ramasser les poissons empoisonnés qui flottaient à la surface. Cette méthode expéditive remplaça l'écorce d'arbre qui leur servait à étouffer les poissons. "C'est formidable, me disaient-ils. Tu en jettes dans l'eau et ça tue tout, les petits comme les gros poissons, sur des kilomètres en aval".
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TagrawlaTagrawla   02 septembre 2014
Avant mon séjour en Afrique, une exposition d'artefacts de Peaux-Rouges m'avait particulièrement déconcerté. On y pouvait voir un canoë en bois. « Les canoës en bois, nous informait-on, ne polluent pas et respectent l'harmonie de l'environnement. » Une photo nous montrait le procédé de fabrication d'une de ces embarcations, avec les Indiens incendiant de grandes étendues de sous-bois avant de trouver le matériau de construction adéquat, laissant pourrir sur place tous les troncs inutilisables. 
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liberligerliberliger   15 janvier 2014
On a beaucoup disserté sur l'incapacité, ou la capacité, des peuples dits primitifs à manier les propositions hypothétiques. Je ne parvenais jamais à savoir si mes difficultés avec les Dowayo étaient d'origine purement linguistique ou si elles relevaient de problèmes plus complexes. Il m'arrivait de poser la question :
"Si tu as une sœur et qu'elle épouse un homme, comment tu appelleras cet homme ?
- Je n'ai pas de sœur.
- Non, mais si tu en avais une.
- Mais je n'en ai pas. J'ai quatre frères."
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