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Jean-Pierre Aoustin (Traducteur)
EAN : 9782070348527
608 pages
Éditeur : Gallimard (02/10/2008)
3.6/5   105 notes
Résumé :

Condamné pour le meurtre d'un cheval, George Edalji, jeune avoué d'origine parisienne, est emprisonné puis relâché sans avoir été innocenté.

Son teint mat et sa parfaite intégration sociale dérangent l'Angleterre bien-pensante de ce début de XXe siècle.

Fragile, effacé maladroit et démuni, il va faire appel à Arthur Conan Doyle, alors un des hommes les plus célèbres d'Angleterre, le créateur de Sherlock Holmes...
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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karmax211
  25 décembre 2020
J'aime de temps en temps lire un Julian Barnes. Les derniers en date, - Une fille, qui danse - et - Rien à craindre - m'ont plutôt permis de passer quelques heures agréables.
Cette fois-ci, c'est le thème qui m'a paru attractif : un "polar" non fictionnel mettant en scène Sir Arthur Conan Doyle, alias Sherlock Holmes, enquêtant dans une sombre affaire "de maltraitance animale" pour laquelle le fils d'un pasteur parsi, George Edalji, est injustement condamné à sept ans de travaux forcés...
Surprise !... C'est la structure narrative plus que le "polar" en lui-même qui m'a séduit.
Quelle heureuse idée que celle de Barnes que d'alterner des chapitres "Arthur" et "George" pour nous permettre, sans l'effet lassant du genre, de découvrir les biographies "respectées" de ces deux hommes que tout opposait ( Arthur Conan Doyle et George Edalji) et d'y insérer ce qui sera le trait d'union, la raison de leur rencontre : l'affaire précédemment mentionnée !
Deux plaisirs en un donc dans cet ouvrage : deux biographies pleines de vie, de relief, extrêmement bien contextualisées, et une enquête... avec des temps forts... et d'autres moins. Mais le lecteur n'est jamais perdant.
Le bémol se situe, à mon sens, dans la comparaison totalement déraisonnable entre l'affaire Edalji et l'affaire Dreyfus. J'ajouterais quelques libertés prises par l'auteur dans les dates et les circonstances qui ont rapproché ces deux hommes.
C'est un travail littéraire d'honorable facture... auquel il manque cependant l'intensité dramatique qu'auraient méritée ces deux destins et les épreuves auxquelles la vie les a confrontés.
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Brize
  18 juin 2011
En fait de "plus haletant des thrillers" annoncé par cette 4ème de couverture, le roman se présente d'abord comme une biographie parallèle de chacun des deux protagonistes, dont les chemins ne se croiseront (et pour moi il était temps !) qu'à partir de la page 348 (sur 595).
Jusque là, ces deux vies, qui n'ont rien de commun, sinon l'époque, sont évoquées en séquences alternées et l'auteur rend compte avec talent des personnalités de chacun (complètement opposées, l'un, le créateur de Sherlock Holmes, étant aussi extraverti que l'autre manifeste peu de goût pour la fréquentation de ses pairs), en dépeignant aussi bien leurs actions que leurs réactions intimes, enracinées dans ce qu'ils ont pu vivre dans leur enfance (Conan Doyle imprégné des histoires chevaleresques narrées par sa mère, George Edalji élevé par un père pasteur rigoriste). Après avoir donc accepté cette façon de procéder à laquelle je ne m'attendais pas (je pensais lire quelque chose de plus dynamique), j'ai apprécié la qualité de ces deux portraits, l'un marqué par l'irruption d'une incroyable accusation policière, l'autre par une vie amoureuse à rebondissements et un intérêt croissant, bien expliqué, pour le spiritisme.
Pour ce qui concerne l'"affaire" proprement dite, elle est présentée de manière détaillée dans tout son déroulement et on sent que l'auteur s'est appuyé sur une documentation scrupuleusement étudiée. Les irrégularités dont sont entachés les procédés policiers et judiciaires n'en apparaissent que plus criantes et ce sont elles qu'Arthur Conan Doyle va s'acharner à relever, en même temps qu'il décidera de mener ses propres investigations (qui tout compte fait aboutissent très rapidement).
"Arthur et George" m'est donc apparu comme un roman intéressant certes et de qualité, où l'auteur manifeste un savoir faire indéniable dans la peinture des caractères et l'évocation d'une société que les préjugés rendent capable du pire aveuglement lorsqu'elle est censée rendre la justice, mais que je n'ai pas trouvé palpitant, excepté dans la partie consacrée à la contre-enquête entreprise par Arthur Conan Doyle.
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miriam
  31 janvier 2012
Arthur, c'est Conan Doyle, né à Édimbourg, étudiant en médecine? puis médecin sans clientèle? qui devient le célébrissime auteur de Sherlock Holmes, auteur comblé, pair du royaume.
George est le fils d'un pasteur de la campagne anglaise, enfant solitaire, différent des fils de paysans, adolescent bouc émissaire des vauriens de sa campagne, juriste pointilleux accusé à tort d'un crime dont il ne peut se disculper. Ce n'est qu'après une centaine de pages qu'on apprend que le père de George, le pasteur, est Parsi et que la solitude et la persécution dont George et sa famille sont l'objet sont sans doute d'origine raciste.
Arthur prend la défense de George pour sa réhabilitation, utilisant les méthodes de son célèbre détective pour disculper George.
C'est un livre dense, une biographie de Conan Doyle passionnante, une description de la société victorienne très intéressante.

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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mjaubrycoin
  25 novembre 2015
Sir Arthur Conan Doyle se passionne pour le cas de Georges Edjali fils de pasteur parsi qui exerce la profession d'avoué et mène une vie rangée jusqu'à ce qu'il soit accusé d'agressions répétées contre des chevaux ce qui constitue dans l'angleterre victorienne amie des animaux un crime abominable et aussi une atteinte insupportable à la propriété.
Dans le début du livre, Julian Barnes nous relate en parallèle les itinéraires des deux hommes.
ConanDoyle a fait des études de médecine qui l'ont conduit à devenir ophtalmologue puis il s'est lancé dans la création littéraire en donnant vie à Sherlock Holmes qui lui a procuré un succès retentissant
Georges qui menait une vie sans histoire est l'objet de persécutions systématiques qui mènent à sa condamnation pénale .Après avoir purgé trois années de travaux forcés, il est gracié à la suite de l'intervention energique de Conan Doyle qui a repris toute l'enquête mais n'a toutefois pas pu prouver totalement son innocence.
Cette histoire que l'on imagine authentique illustre parfaitement la situation des minorités ethniques dans l'angleterre rurale et les difficultés pour ses membres éduqués à s'élever dans une socièté rigide . L'action menée par ConanDoyle n'en est que plus méritoire même si son évolution vers une pratique du spiritisme souligne un certain manque de rigueur scientifique
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athena1
  15 juillet 2009
La lecture de ce roman a dépassé toutes mes attentes. Outre l'histoire d'une injustice vécue par un jeune avoué, histoire similaire par son déroulement à l'affaire Dreyfus, l'auteur nous fait partager la vie d'Arthur Conan Doyle. A travers ce roman J Barnes nous conte la maladie de Touie, sa mort mais aussi l'amour coupable d'Arthur pour Jean, qui sera sa future femme. Mais surtout nous pouvons ressentir le désarroi d'un auteur vampirisé par le personnage qu'il a créé, puisqu'Arthur tuera Sherlock pour être libre mais devra par la suite le ressusciter face au mécontentement de ses lecteurs.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
karmax211karmax211   25 décembre 2020
Une rencontre dans une chambre aux rideaux tirés. Un petit-fils qui, par l'acquisition du souvenir, venait de cesser d'être une chose, et une grand-mère qui, en perdant ces attributs que l'enfant acquérait, était retournée à cet état. Le garçonnet avait regardé ; et plus d'un demi-siècle plus tard, l'homme adulte regardait encore. Comprendre ce qu'était au juste cette "chose" - ou, plus exactement, ce qui se passait au juste quand se produisait le changement fatal, ne laissant qu'une "chose" - allait devenir d'une importance cruciale pour Arthur.
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NanneNanne   27 février 2010
George Ernest Thompson Edalji fut accusé d'avoir blessé avec préméditation et intention de nuire un cheval appartenant à la Compagnie charbonnière de Great Wyrley, le 17 août. Il fut noté que l'accusé plaidait non coupable, et l'inspecteur Campbell fut invité à témoigner pour la police. Il expliqua qu'on l'avait fait venir dans un champ près de la houillère vers sept heures du matin et qu'il y avait vu un poney gravement blessé qu'il avait fallu achever ensuite.
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NanneNanne   27 février 2010
Deux ou trois de ses romans les moins remarqués avaient eu pour personnage principal un détective privé calqué sur Joseph Bell de l'hôpital d'Édimbourg : une observation attentive suivie d'une déduction rigoureuse était la clef d'un diagnostic de fin limier aussi bien que de médecin .... Il avait initialement appelé son détective Sheridan Hope. Mais il n'était pas très satisfait de ce nom, et Sheridan Hope s'était transformé d'abord en Sherringford Holmes, puis - inévitablement, sembla-t-il plus tard - en Sherlock Holmes.
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sld09sld09   16 juillet 2017
Un enfant veut voir. Cela commence toujours ainsi, et cela commença ainsi alors. Un enfant voulut voir.Il pouvait marcher, et atteindre une poignée de porte. Il le fît sans intention particulière, mû par le seul désir instinctif de découverte de l'enfance. Une porte était là pour être poussée , il avança, s'arrêta, regarda. Il n'y avait personne pour l'observer, il fit demi-tour et s'éloigna, après avoir refermé soigneusement la porte derrière lui.Ce qu'il vit là devint son premier souvenir. Un petit garçon, une chambre, un lit, des rideaux tirés filtrant la lumière de l'après-midi. Lorsqu'il en vint à raconter cela publiquement, soixante années s'étaient écoulées. Combien de récits intimes avaient poli et ajusté les mots simples qu'il utilisa finalement ? Cela semblait sans nul doute aussi clair qu'en ce jour lointain. La porte, la chambre, la lumière, le lit, et ce qu'il y avait sur le lit : une «chose blanche, cireuse».
Un petit garçon et un cadavre : de telles rencontres ne devaient pas être rares dans l'Edimbourg de son temps.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2018
C’est un garçon timide et sérieux, particulièrement sensible aux attentes d’autrui. Il lui semble parfois qu’il déçoit ses parents : un bon fils devrait se souvenir d’avoir été choyé dès le début. Pourtant ses parents ne lui reprochent jamais cette déficience. Et alors que d’autres enfants pourraient combler cette lacune – pourraient insérer de force un visage aimant de mère ou le bras robuste d’un père dans leurs souvenirs –, George ne le fait pas. D’abord, il manque d’imagination. La question de savoir s’il n’en a jamais eu ou si son développement a été contrarié par quelque acte parental est pour une branche de la science psychologique qui n’a pas encore été conçue.
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