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ISBN : 2715247079
Éditeur : Mercure de France (06/09/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
  13 septembre 2018
Julian Barnes et moi c'est une relation de quoi... trente ans ? Oui, déjà... Depuis le perroquet de Flaubert. Ses livres couvrent une pleine étagère de ma bibliothèque, je les aime trop pour m'en séparer. Toujours profond, jamais ennuyeux. Avec cette petite touche britannique que sa francophilie rend encore plus réjouissante. Une pointe d'ironie mordante, toujours intelligente. Mais depuis quelques livres, depuis Pulsations, son très joli recueil de nouvelles qui faisait suite au décès de sa femme, il y a chez l'auteur un voile de nostalgie. Ses héros - comme lui certainement - se retournent désormais sur leur vie, tentent de mettre de l'ordre dans leurs souvenirs, essayent de mettre en phase leur mémoire avec leurs sensations. Pulsations, Une fille, qui danse... étaient les prémices de ce qui s'avère être à mon sens son plus grand roman : La seule histoire.
"Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice."
A 19 ans, Paul est tombé amoureux de Susan sur un court de tennis alors que, le temps d'un été il s'est trouvé par hasard être son partenaire de double. Susan a 48 ans, un mari, deux filles. Dans cette petite ville au sud de Londres, dans l'Angleterre des années 60, tous les ingrédients du scandale sont réunis. Mais à la britannique, sans bruit. La relation dure, les deux amants s'installent ensemble à Londres où ils vivront une dizaine d'années avant de se séparer, l'addiction de Susan à l'alcool ayant raison des efforts de Paul. Pourtant, Paul n'a jamais réellement quitté Susan...
Ce que nous raconte Julian Barnes, c'est la façon dont "la seule histoire" continue à vivre en nous longtemps après qu'elle s'est terminée. Dans la première partie, à la première personne du singulier, Paul, cinquante ans après sa rencontre avec Susan raconte les débuts de leur amour, comme il s'en souvient, avec ce que la mémoire veut retenir en priorité. Il dit magnifiquement l'amour du jeune homme pour cette femme qui "avait appris la vie avec la vie" tandis que lui "l'apprenait dans les livres". La deuxième partie bascule à la deuxième personne du pluriel, ce vous qui interpelle le lecteur pour mieux le prendre à témoin et lui donner à voir l'envers du décor... l'alcool qui envahit la vie de Susan alors qu'elle ne buvait pas une goutte lorsque elle vivait avec son mari, le déséquilibre psychiatrique qui brouille peu à peu son cerveau, Paul qui s'interroge sur son incapacité à empêcher cette dégringolade. La troisième partie, de nouveau à distance adopte la troisième personne du singulier pour raconter l'après. La vie de Paul sans Susan et pourtant toujours, quelque part, avec elle. Et cette partie, croyez-moi, est poignante.
"Il lui semblait qu'une des dernières tâches de son existence était de se souvenir d'elle correctement. (...) c'était son ultime devoir, envers elle et lui-même, de la garder en mémoire comme elle avait été dans leurs premières années ensemble. de se souvenir d'elle au temps de ce à quoi il pensait toujours comme étant son innocence : une innocence de l'âme".
Tout ceci est d'une beauté à tordre le coeur. Parce que l'amour ici n'a rien d'anecdotique, n'est entaché d'aucun cliché. Parce que ce qui vit dans l'esprit de Paul est si fort, si riche, si perturbant, si contraignant aussi qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'on est très loin de l'amour jetable dont les romans contemporains se font habituellement l'écho.
La seule histoire est un roman qui se déguste lentement, dans lequel on se love et dont on n'a pas envie de sortir. Un roman qui rassure, encourage, console peut-être. Beau à pleurer.
"Une citation dans son carnet, qui avait survécu à plusieurs relectures : "En amour, tout est vrai, tout est faux ; et c'est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas dire une absurdité" (Chamfort). Il avait aimé cette remarque depuis qu'il l'avait découverte. Parce que, pour lui, elle ouvrait sur une pensée plus large : celle que l'amour lui-même n'est jamais absurde, ni aucun des participants. Toutes les sévères orthodoxies de sentiments et de comportements qu'une société peut chercher à imposer, l'amour les esquive. On voit parfois, dans la cour de ferme, d'improbables formes d'attachement - l'oie éprise de l'âne, le chaton jouant sans crainte entre les pattes du molosse enchaîné. Et, dans la cour de ferme humaine, il existe des formes d'attachement tout aussi improbables ; et pourtant jamais, aux yeux des participants, absurdes."
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mumuboc
  13 octobre 2018
Au fil de mes lectures je me suis aperçue que j'avais une attirance de plus en plus forte pour la littérature anglaise car j'apprécie sa délicatesse mais aussi le richesse de l'écriture qui restitue parfaitement l'ambiance d'un lieu, les sentiments mais aussi la minutie des observations, la construction du récit.
Julian Barnes me confirme ce bien-être que je ressens avec les auteurs anglais. J'ai retrouvé à plusieurs moments une touche à la Virginia Woolf : observer chaque attitude, la façon d'entrer dans les pensées du narrateur, ses petits traits d'humour.
Le thème de ce roman c'est l'amour mais l'amour absolu, total, qui vous construit, qui influence toute votre vie, qui laissera son empreinte bien au-delà de la séparation, de la mort.
Le livre comporte trois parties : dans la première où le narrateur parle à la première personne, le « je » évoque totalement sa jeunesse, sa fougue, ses espérances, la rencontre avec cette femme qui a 30 ans de plus que lui mais qui, peu à peu, sans réel coup de foudre, mais de façon amicale puis amoureuse va jouer un rôle prépondérant dans sa vie.
L'auteur ne tombe pas dans le piège d'en faire une femme cougard, initiatrice du jeune homme et c'est presque l'inverse qui se produit.
Le premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elle seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice. (p94)
Dans la deuxième partie le narrateur, qui est devenu un adulte, parle à l'homme qu'il était alors et utilise le « vous », en étant presque moralisateur et critique. le couple s'est s'installé et commence, sans que Paul en est eu conscience au début, de l'addiction à l'alcool de celle qu'il aime et qui la voit se transformer.
Cette partie est particulièrement forte en émotions et en sentiments : on suit la lente descente, la lente déchéance de cette femme qui a tout quitté pour vivre avec son jeune amant mais qui révèle bien des fêlures. Lui, malgré tous ses efforts restera impuissant face à elle, face à l'alcool, n'arrivant même pas à lui en vouloir.
La peur panique mène certains à Dieu, d'autres au désespoir, certains à l'oubli des émotions, dautres à une vie où ils espèrent que rien ne les troublera plus jamais. (p100)
Dans l'ultime partie le narrateur prend de la distance avec son héros : il utilise le « Il » car c'est l'heure des bilans : plus de 20 ans ont passé et il regarde avec lucidité cet amour qui a marqué de son empreinte toute sa vie amoureuse :
Etrange que, lorsqu'on est jeune, on ne se sente pas de devoir envers l'avenir ; mais quand on est vieux, on a un devoir envers le passé. Envers la seule chose qu'on ne peut changer. (p207)
J'ai trouvé la description de la personne sombrant dans l'alcoolisme très vraie, très bien analysée mais sans violence, sans colère, simplement un état de faits, passant à des scènes absurdes, dégradantes à d'autres pleines de pitié, de désespoir de ne pouvoir plus aider l'autre allant même jusqu'à se protéger soi-même, continuer à vivre (presque) normalement.
Il n'y a pas de faux-fuyants, reconnaisant le droit à son héros de s'enfuir, de trouver de faux prétextes afin malgré tout de vivre sa jeunesse. L'écart d'âge devient plus marqué, l'acool accentuant les traits mais si l'alcool n'avait pas tout abîmé, que serait devenu leur amour ?
J'ai beaucoup aimé le personnage de Joan, la meilleure amie de Susan, très anglaise dans son style, vivant seule entourée de ses chiens, refusant le monde, lucide et indulgente avec son amie, et auprès de qui Paul cherchera à comprendre la face cachée de celle qu'il aimait.
Une écriture magnifique, d'une poésie et d'une justesse inouïes, glissant de l'observation, à la narration, instillant des touches d'humour, ne versant jamais dans le vulgaire. Une construction originale avec ses trois narrations à trois voix : je, vous, il.
Une tranche de vie, une tranche d'amour, total, absolu, mais sans flamboyance extrême, un amour que les deux entités ont d'abord caché puis assumé (plus ou moins), certaines scènes où Paul est l'invité de Susan dans sa maison, en présence de son mari, Gordon, semblent totalement suréelles, même si les apparences sont trompeuses. Très humour et ambiance british en fin de compte.
Une tranche de vie également de cette femme qui n'a connu que trois hommes dans sa vie : un amour mort, un mari et ce jeune amant mais qui n'a pu surmonté son démon, peut-être parce qu'elle savait dès le début qu'il était peut-être celui qui lui permettrait de quitter une vie qu'elle n'aimait pas mais qui ne pouvait lui offrir un réel avenir, mais aussi d'un homme qui sait que cette relation a changé, certainement le cours de sa vie.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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SophieLesBasBleus
  25 septembre 2018
"La seule histoire qui vaille d'être racontée" pour Paul, homme vieillissant, c'est celle vécue avec Susan, cinquante ans auparavant. Et il la raconte telle que sa mémoire l'a gardée, avec des flous, des lacunes, des temporalités enchevêtrées et un point de vue forcément distancié par le temps écoulé depuis.
Il a 19 ans lorsqu'il rencontre Susan qui en a 48. Elle est mariée, a deux filles plus âgées que lui, se montre gaie, attentive, disponible. de marivaudage en flirt plus explicite, tous deux tissent des liens de plus en plus intimes jusqu'à devenir amants. Pour Paul, l'orgueil de vivre une aventure exceptionnelle qui le distingue des garçons de son âge est indissociable de l'amour véritable qu'il éprouve pour sa maîtresse. Après deux ans d'une liaison plus ou moins secrète, le couple part s'installer à Londres où Paul doit poursuivre ses études de droit. Très vite, ce qui devait être le plus grand bonheur tourne au cauchemar car Susan se montre très instable, parfois menteuse, parfois enjôleuse, parfois égarée. Après une période de déni, Paul est contraint à la lucidité : celle qu'il aime est alcoolique. Commence alors sa lutte pour sauver Susan et préserver leur amour. Un combat où s'entremêlent l'égoïsme, la compassion, la souffrance, la rancoeur et la colère.
Mais peut-on se fier à la mémoire du narrateur, qui admet avoir oublié des choses essentielles alors que des détails anodins surnagent dans ses souvenirs ? Plus âgé désormais que Susan ne l'était au moment de leur rencontre, il jette sur ce passé un regard dont on ne sait si la froideur est signe d'indifférence ou de trop lourds regrets.
Le jeu de différentes instances narratives accentue cet effet de brouillage mémoriel et émotionnel. L'implication maximale que sous-entend le "je" de la première partie est émoussée par le ton aux nuances ironiques du récit. Un "vous" dont on ne sait s'il s'adresse au lecteur ou au narrateur lui-même, comme une sorte de dialogue argumentatif entre ce qu'il était et ce qu'il est, prend en charge la deuxième partie, narration de l'éloignement progressif et culpabilisant de Paul avec Susan. La troisième et dernière partie, enfin, se place sous le point de vue d'un narrateur anonyme pour raconter la fin de cette "seule histoire".
C'est, pour moi, cette construction élaborée qui est le coeur du roman et qui en constitue le véritable propos. Il ne s'agit donc pas seulement d'une histoire d'amour aux tristes développements, mais aussi d'un jeu sur la forme que peut en prendre la narration a-posteriori. Si bien que mon absence d'empathie pour les personnages me paraît en quelque sorte "voulue" par l'auteur, qui par un style mûrement travaillé déplace l'intérêt du lecteur : l'intrigue devient secondaire mais sa mise en mots et en forme est primordiale. Mais pour quoi ? Et c'est là que le bât me blesse (un peu, n'exagérons rien !) car les raisons de cette construction narrative me restent assez opaques. Réflexion sur le temps, sur l'écriture, sur la mémoire, sur le passage des générations ? Je ne sais pas. Peut-être un peu de tout cela ? Quoi qu'il en soit je garde de cette lecture un sentiment mitigé, un malaise indéfinissable. Comme si je n'étais pas parvenue à discerner le sensible derrière les masques de la littérature.
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Bigmammy
  09 octobre 2018
Julian Barnes, né en 1946, est l'un des auteurs les plus passionnants de la littérature anglaise. Fils de deux parents professeurs de langue et de civilisation française, il a écrit des recueils de nouvelles expliquant pourquoi la France est la France, et pourquoi le Royaume Uni est le Royaume Uni. Et comment, en s'unissant, ils deviennent puissants.
Citons notamment « England, England » en 2000, ou « Quelque chose à déclarer » en 2004. Au moment où le vent mauvais du Brexit écarte l'un de l'autre les deux Pays de l'Entente cordiale, il est indispensable de lire Barnes.
Depuis 2008, Barnes est moins politique et social. Ayant perdu son épouse d'une grave maladie, il exprime des sentiments beaucoup plus personnels, de façon poignante ; tel est le sens de « la seule histoire ».
Nous sommes dans un coquet village résidentiel proche de Londres, Au Club local de tennis. Paul, étudiant de 19 ans, fait la connaissance de Susan, 48 ans, mariée et mère de deux jeunes hommes. Cette rencontre bouscule tous les codes, si bien que le lecteur croit qu'il va découvrir une histoire romantique et libératrice. Hélas, les années suivantes n'iront pas dans ce sens, parce que le jeune homme n'aura pas le courage nécessaire face à l'addiction alcoolique dont elle souffre.
Tout ceci est très bien écrit, et mérite votre attention.

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dominica
  23 septembre 2018
Paul n'a que dix-neuf ans lorsqu'il rencontre Susan au club de tennis, elle en a quarante huit et est mariée avec déjà deux grandes filles.
De leurs échanges sur le cours va naitre une relation très chaleureuse puis une relation amoureuse, très forte pour Paul jusqu'au moment où Susan décidera de tout quitter pour vivre avec lui.
Il est encore étudiant en droit et dépendra de l'argent de Susan mais cela n'obscurcira pas leur bonheur, c'est tout autre chose qui fera changer l'histoire.
Au cours des années, Susan va malheureusement sombrer dans l'alcool, sans doute la difficulté à assumer tous les risques de cette relation. Malgré tout l'amour que lui portera Paul et tout ce qu'il mettra en oeuvre pour tenter de l'aider, les années défileront avec le gout amer d'une vie gâchée.
On prendra part aux regrets, aux souvenirs, à la vie qui se déroule et à ce qu'elle laisse ancré au plus profond de nous.
C'est un roman fort et profond, qui fait prendre conscience de la rapidité de la vie, du souvenir de la première grande histoire, la seule qui ait vraiment comptée et de l'impact qu'elle aura tout au long de notre existence.On sent que Paul depuis le début de leur idylle, reste très protecteur avec Susan.
C'est une belle histoire que j'ai beaucoup aimée mais qui nous plonge malgré nous dans un sentiment de mal être, d'une vie difficile, gâchée par les événements et qui aura passé trop vite.
Et la question récurrente est bien : vaut-il mieux avoir aimé et perdre cet amour, ou ne jamais avoir aimé ?
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critiques presse (7)
Bibliobs   19 octobre 2018
La chronique d'un amour interdit, cousin du «Blé en herbe», dans la banlieue anglaise des années 1960: Paul, 19 ans, file le parfait amour avec Susan, 48 ans, une femme mariée et mère de deux filles. Ils devront fuir à Londres, où Paul deviendra avocat et Susan, alcoolique. Le 16e roman, son plus accompli, de Julian Barnes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   05 octobre 2018
Dans « La Seule Histoire », le romancier britannique dit, tout en subtilité, le premier amour et la perte de l’innocence.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   01 octobre 2018
Frappé par le chagrin depuis la mort de sa femme, en 2008, la célèbre agent littéraire Pat Kavanagh, Julian Barnes trempe sa plume dans le breuvage complexe du sentiment amoureux comme pour ressusciter ses émotions d'antan.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaCroix   21 septembre 2018
Dans un superbe roman de formation, Julian Barnes évoque une destinée sentimentale singulière, centrée sur un amour unique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeSoir   17 septembre 2018
Dans « La seule histoire », l’auteur anglais va à l’essentiel : l’amour.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Actualitte   10 septembre 2018
Loin d’être un roman d’apprentissage, La seule histoire ne se passe pas de jugements ou de leçons (ils sont nombreux de la part du narrateur), mais constate doucement le progressif et nécessaire abandon amoureux.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   04 septembre 2018
Dans "la Seule histoire", l'écrivain britannique raconte la passion entre un jeune homme et une femme plus âgée. Un beau et terrible roman sur l'usure du temps.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mumubocmumuboc   13 octobre 2018
Etrange que, lorsqu'on est jeune, on ne se sente pas de devoir envers l'avenir ; mais quand on est vieux, on a un devoir envers le passé. Envers la seule chose qu'on ne peut changer. (p207)
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mumubocmumuboc   13 octobre 2018
Le premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elle seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier cautérise le cœur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice. (p94)
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mumubocmumuboc   13 octobre 2018
La peur panique mène certains à Dieu, d'autres au désespoir, certains à l'oubli des émotions, d'autres à une vie où ils espèrent que rien ne les troublera plus jamais. (p100)
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motspourmotsmotspourmots   13 septembre 2018
Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le cœur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice.
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LucilliusLucillius   16 septembre 2018
Sa bizarrerie à lui, son innocence à elle. Et naturellement je ne lui ai pas répondu que les jeunes hommes- tous les jeunes hommes, d'après mon expérience -, privés de compagnie féminine, n'avaient et n'ont aucun problème pour se "détendre" sexuellement, pour la bonne raison qu'ils s'astiquent et s'astiqueront toujours la colonne avec toute la vigueur d'un marteau piqueur.
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Videos de Julian Barnes (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julian Barnes
A l'heure des souvenirs : bande-annonce et jeu-concours - lecteurs.com .A l?occasion de la sortie au cinéma du film "A l?heure des souvenirs", en salles le 4 avril 2018, jouez sur lecteurs.com http://bit.ly/lecteurs_Souvenirs pour tenter de gagner des places de cinéma et des exemplaires du livre !"A l?heure des souvenirs" est le nouveau film de Ritesh Batra, le réalisateur de "The Lunchbox". On y retrouve notamment Charlotte Rampling (Sous le sable, Swimming Pool, Max mon amour?) et Jim Broadbent (Iris, Harry Potter, Moulin Rouge !...). Il s?agit de l?adaptation du roman de Julian Barnes intitulé "Une fille, qui danse" (titre original : The Sense of an Ending). Grâce à Wild Bunch Distribution et aux Editions Gallimard, jouez sur http://bit.ly/lecteurs_Souvenirs pour tenter votre chance jusqu?au 10 avril 2018 ! En jeu : des lots de places de cinéma pour deux pour aller voir le film dans toute la France et des exemplaires du livre de Julian Barnes.Synopsis : A Londres, dans son magasin de photographie, Tony Webster mène une existence tranquille. Sa vie est bousculée lorsque la mère de Veronica Ford, son premier amour, lui fait un étonnant legs : le journal intime d?Adrian Finn, son meilleur ami du lycée.Replongé dans le passé, Tony va être confronté aux secrets les plus enfouis de sa jeunesse. Les souvenirs sont-ils le pur reflet de la réalité ou autant d'histoires que nous nous sommes racontées ?"A l?heure des souvenirs", de Ritesh Batra, avec Jim Broadbent, Charlotte Rampling, Harriet Walter, Michelle Dockery, Emily Mortimer, Matthew Goode, Edward Holcroft, James Wilby?Scénario de Nick Payne, d?après le roman "Une fille, qui danse", de Julian Barnes (2013).Rejoignez sur les lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteursInstagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/LecteursDailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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