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ISBN : 2715247079
Éditeur : Mercure de France (06/09/2018)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
  13 septembre 2018
Julian Barnes et moi c'est une relation de quoi... trente ans ? Oui, déjà... Depuis le perroquet de Flaubert. Ses livres couvrent une pleine étagère de ma bibliothèque, je les aime trop pour m'en séparer. Toujours profond, jamais ennuyeux. Avec cette petite touche britannique que sa francophilie rend encore plus réjouissante. Une pointe d'ironie mordante, toujours intelligente. Mais depuis quelques livres, depuis Pulsations, son très joli recueil de nouvelles qui faisait suite au décès de sa femme, il y a chez l'auteur un voile de nostalgie. Ses héros - comme lui certainement - se retournent désormais sur leur vie, tentent de mettre de l'ordre dans leurs souvenirs, essayent de mettre en phase leur mémoire avec leurs sensations. Pulsations, Une fille, qui danse... étaient les prémices de ce qui s'avère être à mon sens son plus grand roman : La seule histoire.
"Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice."
A 19 ans, Paul est tombé amoureux de Susan sur un court de tennis alors que, le temps d'un été il s'est trouvé par hasard être son partenaire de double. Susan a 48 ans, un mari, deux filles. Dans cette petite ville au sud de Londres, dans l'Angleterre des années 60, tous les ingrédients du scandale sont réunis. Mais à la britannique, sans bruit. La relation dure, les deux amants s'installent ensemble à Londres où ils vivront une dizaine d'années avant de se séparer, l'addiction de Susan à l'alcool ayant raison des efforts de Paul. Pourtant, Paul n'a jamais réellement quitté Susan...
Ce que nous raconte Julian Barnes, c'est la façon dont "la seule histoire" continue à vivre en nous longtemps après qu'elle s'est terminée. Dans la première partie, à la première personne du singulier, Paul, cinquante ans après sa rencontre avec Susan raconte les débuts de leur amour, comme il s'en souvient, avec ce que la mémoire veut retenir en priorité. Il dit magnifiquement l'amour du jeune homme pour cette femme qui "avait appris la vie avec la vie" tandis que lui "l'apprenait dans les livres". La deuxième partie bascule à la deuxième personne du pluriel, ce vous qui interpelle le lecteur pour mieux le prendre à témoin et lui donner à voir l'envers du décor... l'alcool qui envahit la vie de Susan alors qu'elle ne buvait pas une goutte lorsque elle vivait avec son mari, le déséquilibre psychiatrique qui brouille peu à peu son cerveau, Paul qui s'interroge sur son incapacité à empêcher cette dégringolade. La troisième partie, de nouveau à distance adopte la troisième personne du singulier pour raconter l'après. La vie de Paul sans Susan et pourtant toujours, quelque part, avec elle. Et cette partie, croyez-moi, est poignante.
"Il lui semblait qu'une des dernières tâches de son existence était de se souvenir d'elle correctement. (...) c'était son ultime devoir, envers elle et lui-même, de la garder en mémoire comme elle avait été dans leurs premières années ensemble. de se souvenir d'elle au temps de ce à quoi il pensait toujours comme étant son innocence : une innocence de l'âme".
Tout ceci est d'une beauté à tordre le coeur. Parce que l'amour ici n'a rien d'anecdotique, n'est entaché d'aucun cliché. Parce que ce qui vit dans l'esprit de Paul est si fort, si riche, si perturbant, si contraignant aussi qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'on est très loin de l'amour jetable dont les romans contemporains se font habituellement l'écho.
La seule histoire est un roman qui se déguste lentement, dans lequel on se love et dont on n'a pas envie de sortir. Un roman qui rassure, encourage, console peut-être. Beau à pleurer.
"Une citation dans son carnet, qui avait survécu à plusieurs relectures : "En amour, tout est vrai, tout est faux ; et c'est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas dire une absurdité" (Chamfort). Il avait aimé cette remarque depuis qu'il l'avait découverte. Parce que, pour lui, elle ouvrait sur une pensée plus large : celle que l'amour lui-même n'est jamais absurde, ni aucun des participants. Toutes les sévères orthodoxies de sentiments et de comportements qu'une société peut chercher à imposer, l'amour les esquive. On voit parfois, dans la cour de ferme, d'improbables formes d'attachement - l'oie éprise de l'âne, le chaton jouant sans crainte entre les pattes du molosse enchaîné. Et, dans la cour de ferme humaine, il existe des formes d'attachement tout aussi improbables ; et pourtant jamais, aux yeux des participants, absurdes."
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Aela
  25 octobre 2018
Magnifique roman d'apprentissage, Julian Barnes, écrivain anglais de grand renom (David Cohen Prize, Man Booker Prize) nous livre un récit très épuré d'un premier amour qui va marquer à jamais la vie de Paul, le héros.
Nous sommes dans les années 70, dans la banlieue résidentielle de Londres. Paul a dix-neuf ans et rencontre, lors de parties de tennis, Susan McLeod, qui a quarante-huit ans.
Elle est mariée à un homme plutôt primaire et brutal et a deux filles adolescentes. Une relation va se nouer entre eux, d'abord discrète et ensuite de moins en moins discrète.
C'est lorsque Paul va trouver sa maîtresse frappée par son mari qu'il va décider de partir avec elle et s'installer à Londres, au grand scandale de ce petit monde bien feutré.
Leur vie commune durera dix ans, marquée par un sombre secret que Paul va découvrir: l'alcoolisme de Susan.
Dès lors, il s'agira pour lui de protéger celle qu'il aime, ce qui n'était pas ce qui était attendu compte tenu de leur différence d'âge.
C'est un très beau récit, plein de simplicité et d'émotion.
Julian Barnes donne plus accès que dans ses livres antérieurs au registre de l'émotion. Cette quête effrénée de l'amour pur fait parfois penser aux tourments du jeune Solal de "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen.
Un grand écrivain britannique à découvrir et redécouvrir, si vous êtes attirés, comme moi, par la culture anglaise.
Le héros, Paul, va découvrir un amour fort, sans illusions et durable même s'il est terni par le quotidien.
« Un premier amour cautérise le coeur et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice. »
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babel95
  04 novembre 2018
Certaines lectures vous bouleversent, des situations vous reviennent en mémoire, vous revenez encore et encore sur quelques phrases ciselées.
C'est une libraire qui m'a tendu le livre et m'a dit : "le récit d'un premier amour sous la plume de Julian Barnes" ; Je respecte ses choix - sa voix, son regard en disaient long, et je ne me suis pas trompée.
"La plupart d'entre nous n'ont qu'une histoire à raconter. Je ne veux pas dire qu'une seule chose nous arrive dans notre vie ; il y a d'innombrables événements, dont nous faisons d'innombrables histoires. Mais il n'y en a qu'une qui compte, qui vaille finalement d'être racontée. Ceci est la mienne". Ces quelques lignes, ce troisième paragraphe de la seule histoire résume très bien ce roman. Il s'agit de l'histoire de Paul, jeune étudiant de dix-neuf ans qui fait la connaissance de Susan, mère de famille de quarante huit ans, dans un club de tennis. Ils jouent en double, il est conquis par sa personnalité originale - peu à peu s'installe une évidence, ils s'aiment, Susan quitte son mari. Paul et Susan vont vivre ensemble quelques années heureuses, jusqu'à ce que Susan sombre dans l'alcoolisme.
Cette seule histoire, Paul nous la dépeint sous trois angles : à la première personne du singulier, une histoire qu'on décrit, dont on donne les détails, les faits précis. Puis à la deuxième personne du pluriel, le "vous" prend le relais du "je" - c'est un autre regard, une autre façon de comprendre l'histoire. Et puis, finalement, c'est le "il" qui se substitue à Paul, on pourrait croire que l'histoire est vue de l'extérieur - mais non, elle est vue de l'intérieur, les sentiments sont explorés, il ne s'agit plus de fait, c'est l'amour qui est dépeint sous toutes ses facettes.
Paul reprend la parole à la fin du roman, lorsqu'il rencontre Susan pour la dernière fois.
Julian Barnes dépeint la société anglaise de l'après-guerre, un monde disparu, Il met en scène Paul, Susan, Joan, l'amie de Susan, les parents de Paul, le mari de Susan… personnages d'une autre époque… Mais La seule histoire nous parle d'un amour qui a éclairé toute une vie. Un aspect intemporel, qui ne peut pas nous laisser indifférent.
Le texte est magnifique - bien rendu par la traduction de Jean-Pierre Aoustin.
Une lecture que je trouve exceptionnelle.
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fuji
  03 décembre 2018
Sélection de janvier 2019 du Grand Prix Elle
Une histoire bouleversante, magnifiquement mise en Abymes savamment orchestrée en trois parties, avec l'emploi du Je, du Vous et du Il.
Un exercice difficile mais totalement réussi.
Le Je, c'est Paul Casey, 19 ans, qui attend que l'été passe en flemmardant, souvent houspillé par ses parents qui aimeraient bien qu'il se trouve un petit boulot. Mais, là n'est pas son intention. Un jour il se décide à aller au club de tennis local, et rencontre Susan Macleod, 48 ans, très différente de l'idée que se fait Paul des personnes de cette génération.
Susan, il ne saurait la comparer à une femme comme sa mère. La meilleure amie de Susan, Joan est là, bienveillante, elle a suffisamment souffert pour ne pas juger. Elle a de l'affection pour Paul, ils deviennent alliés.
Elle a le goût de la liberté, même si elle est mariée et mère, elle aussi.
Une histoire se construit, pas celle du jeune homme et de la « cougar » qui fait son éducation et qui veut rester jeune à tout prix, ce serait presque le contraire. Et c'est en cela que cette histoire prend une belle dimension et que le lecteur comprend pourquoi c'est La seule histoire.
Le Vous, entre de plain-pied dans la construction d'un couple, ce qui le solidifie ou le détruit. C'est à la fois savoir être deux, être un plus un, être solo, une multiplicité de possibilités mais le couple, surtout atypique n'échappe pas à l'oeil social, celui qui juge, qui dissèque, qui condamne.
« Vous comprenez que, même si elle est l'esprit libre que vous l'imaginez être, elle est aussi un esprit libre abîmé. Et qu'il y a une question de honte au fond de tout cela. Honte personnelle, et honte sociale. »
Susan se révèle une femme profondément meurtrie, sans carapace et surtout une femme qui n'a jamais trouvé Sa place. Alors elle sombre.
« Votre irritation et votre désespoir, cependant, sont mêlés d'une certaine fierté qu'elle n'ait causé « aucun souci ». Mais si elle en avait causé ? »
Le délitement du couple devient inévitable pour ne pas dire une question de survie.
Le Il, celui qui plusieurs décennies après les faits se remémore cette histoire qui a laissé une cicatrice indélébile dans son coeur, et qu'il décide de rendre visible.
« C'était comme s'il regardait, et vivait, sa vie à la troisième personne. Ce qui lui permettait de la jauger plus précisément... »
Inéluctabilité de la situation ne pouvait qu'être émaillée de responsabilités, remords, culpabilité et entrecoupée de et si ? Si, si facile de refaire l'histoire. Chacun fait face avec ses armes à l'instant T. Et comme le dit un proverbe « avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins. »
C'est l'heure du bilan, au crépuscule d'une vie riche, et pourtant entre ombre et lumière faut-il avoir des regrets ?
Plus importante que toutes les histoires vécues dont on se souvient à coup d'anecdotes...
Se dire que La seule histoire est celle qui vous a construit, fait homme parce qu'il l'a aimée.
Julian Barnes nous offre, à travers une construction habile, un livre profond et subtile à la fois, prégnant et léger. de beaux portraits d'hommes et de femmes.
Une belle interrogation sur la vie.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 25 novembre 2018.
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mumuboc
  13 octobre 2018
Au fil de mes lectures je me suis aperçue que j'avais une attirance de plus en plus forte pour la littérature anglaise car j'apprécie sa délicatesse mais aussi le richesse de l'écriture qui restitue parfaitement l'ambiance d'un lieu, les sentiments mais aussi la minutie des observations, la construction du récit.
Julian Barnes me confirme ce bien-être que je ressens avec les auteurs anglais. J'ai retrouvé à plusieurs moments une touche à la Virginia Woolf : observer chaque attitude, la façon d'entrer dans les pensées du narrateur, ses petits traits d'humour.
Le thème de ce roman c'est l'amour mais l'amour absolu, total, qui vous construit, qui influence toute votre vie, qui laissera son empreinte bien au-delà de la séparation, de la mort.
Le livre comporte trois parties : dans la première où le narrateur parle à la première personne, le « je » évoque totalement sa jeunesse, sa fougue, ses espérances, la rencontre avec cette femme qui a 30 ans de plus que lui mais qui, peu à peu, sans réel coup de foudre, mais de façon amicale puis amoureuse va jouer un rôle prépondérant dans sa vie.
L'auteur ne tombe pas dans le piège d'en faire une femme cougard, initiatrice du jeune homme et c'est presque l'inverse qui se produit.
Le premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elle seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice. (p94)
Dans la deuxième partie le narrateur, qui est devenu un adulte, parle à l'homme qu'il était alors et utilise le « vous », en étant presque moralisateur et critique. le couple s'est s'installé et commence, sans que Paul en est eu conscience au début, de l'addiction à l'alcool de celle qu'il aime et qui la voit se transformer.
Cette partie est particulièrement forte en émotions et en sentiments : on suit la lente descente, la lente déchéance de cette femme qui a tout quitté pour vivre avec son jeune amant mais qui révèle bien des fêlures. Lui, malgré tous ses efforts restera impuissant face à elle, face à l'alcool, n'arrivant même pas à lui en vouloir.
La peur panique mène certains à Dieu, d'autres au désespoir, certains à l'oubli des émotions, dautres à une vie où ils espèrent que rien ne les troublera plus jamais. (p100)
Dans l'ultime partie le narrateur prend de la distance avec son héros : il utilise le « Il » car c'est l'heure des bilans : plus de 20 ans ont passé et il regarde avec lucidité cet amour qui a marqué de son empreinte toute sa vie amoureuse :
Etrange que, lorsqu'on est jeune, on ne se sente pas de devoir envers l'avenir ; mais quand on est vieux, on a un devoir envers le passé. Envers la seule chose qu'on ne peut changer. (p207)
J'ai trouvé la description de la personne sombrant dans l'alcoolisme très vraie, très bien analysée mais sans violence, sans colère, simplement un état de faits, passant à des scènes absurdes, dégradantes à d'autres pleines de pitié, de désespoir de ne pouvoir plus aider l'autre allant même jusqu'à se protéger soi-même, continuer à vivre (presque) normalement.
Il n'y a pas de faux-fuyants, reconnaisant le droit à son héros de s'enfuir, de trouver de faux prétextes afin malgré tout de vivre sa jeunesse. L'écart d'âge devient plus marqué, l'acool accentuant les traits mais si l'alcool n'avait pas tout abîmé, que serait devenu leur amour ?
J'ai beaucoup aimé le personnage de Joan, la meilleure amie de Susan, très anglaise dans son style, vivant seule entourée de ses chiens, refusant le monde, lucide et indulgente avec son amie, et auprès de qui Paul cherchera à comprendre la face cachée de celle qu'il aimait.
Une écriture magnifique, d'une poésie et d'une justesse inouïes, glissant de l'observation, à la narration, instillant des touches d'humour, ne versant jamais dans le vulgaire. Une construction originale avec ses trois narrations à trois voix : je, vous, il.
Une tranche de vie, une tranche d'amour, total, absolu, mais sans flamboyance extrême, un amour que les deux entités ont d'abord caché puis assumé (plus ou moins), certaines scènes où Paul est l'invité de Susan dans sa maison, en présence de son mari, Gordon, semblent totalement suréelles, même si les apparences sont trompeuses. Très humour et ambiance british en fin de compte.
Une tranche de vie également de cette femme qui n'a connu que trois hommes dans sa vie : un amour mort, un mari et ce jeune amant mais qui n'a pu surmonté son démon, peut-être parce qu'elle savait dès le début qu'il était peut-être celui qui lui permettrait de quitter une vie qu'elle n'aimait pas mais qui ne pouvait lui offrir un réel avenir, mais aussi d'un homme qui sait que cette relation a changé, certainement le cours de sa vie.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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critiques presse (7)
Bibliobs   19 octobre 2018
La chronique d'un amour interdit, cousin du «Blé en herbe», dans la banlieue anglaise des années 1960: Paul, 19 ans, file le parfait amour avec Susan, 48 ans, une femme mariée et mère de deux filles. Ils devront fuir à Londres, où Paul deviendra avocat et Susan, alcoolique. Le 16e roman, son plus accompli, de Julian Barnes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   05 octobre 2018
Dans « La Seule Histoire », le romancier britannique dit, tout en subtilité, le premier amour et la perte de l’innocence.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   01 octobre 2018
Frappé par le chagrin depuis la mort de sa femme, en 2008, la célèbre agent littéraire Pat Kavanagh, Julian Barnes trempe sa plume dans le breuvage complexe du sentiment amoureux comme pour ressusciter ses émotions d'antan.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaCroix   21 septembre 2018
Dans un superbe roman de formation, Julian Barnes évoque une destinée sentimentale singulière, centrée sur un amour unique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeSoir   17 septembre 2018
Dans « La seule histoire », l’auteur anglais va à l’essentiel : l’amour.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Actualitte   10 septembre 2018
Loin d’être un roman d’apprentissage, La seule histoire ne se passe pas de jugements ou de leçons (ils sont nombreux de la part du narrateur), mais constate doucement le progressif et nécessaire abandon amoureux.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   04 septembre 2018
Dans "la Seule histoire", l'écrivain britannique raconte la passion entre un jeune homme et une femme plus âgée. Un beau et terrible roman sur l'usure du temps.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Thibaud99Thibaud99   09 décembre 2018
Qu’est-ce qui suscitait mon aversion et ma méfiance envers l’âge adulte ? Eh bien, pour faire court : ce sentiment d’avoir tous les droits, le sentiment de supériorité, la présomption de savoir mieux que d’autres sinon mieux que personne, la grande banalité des opinions d’adultes, (…), leur propension à trop boire et à trop fumer, (…), cette odieuse pensée qu’ils faisaient peut-être encore l’amour, leur docile obéissance aux normes sociales, leur aigre réprobation de tout ce qui était satirique ou contestataire, leur croyance que la réussite de leurs enfants se mesurerait à l’aptitude des rejetons à imiter leurs parents (…)
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AelaAela   25 octobre 2018
Plus récemment, on entendait dire que les gens les plus heureux sur terre étaient les Danois. Non en raison de leur hédonisme supposé, mais de la modestie de leurs espoirs exprimés. Plutôt que de vouloir atteindre la Lune et les étoiles, ils n'avaient pour ambition que d'arriver au prochain lampadaire, et, contents d'y parvenir, ils en étaient plus heureux.
Il se rappelait de nouveau cette femme, l'amie de quelqu'un, qui disait qu'elle avait réduit ses espérances parce que cela réduisait le risque d'être déçu.
Et rendait plus heureux? Etait-ce là le bonheur des Danois?
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BazartBazart   30 octobre 2018
Une citation dans son carnet, qui avait survécu à plusieurs relectures : "En amour, tout est vrai, tout est faux ; et c'est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas dire une absurdité" (Chamfort). Il avait aimé cette remarque depuis qu'il l'avait découverte. Parce que, pour lui, elle ouvrait sur une pensée plus large : celle que l'amour lui-même n'est jamais absurde, ni aucun des participants. Toutes les sévères orthodoxies de sentiments et de comportements qu'une société peut chercher à imposer, l'amour les esquive.
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babel95babel95   02 novembre 2018
"On a été tirés au sort". Je ne crois pas au destin, comme il se peut que je l'aie dit. Mais je crois maintenant que quand deux êtres se rencontrent, il y a déjà tant de pré-histoire personnelle en jeu que seules certaines issues sont possibles. Alors que les amants eux-mêmes imaginent que tout repart de zéro, et que les possibilités sont à la fois nouvelles et infinies.
Et un premier amour arrive toujours, avant tout, à la première personne. Comment pourrait-il en être autrement ? Il nous faut du temps pour nous rendre compte qu'il y a d'autres personnes, et d'autres temps.
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motspourmotsmotspourmots   13 septembre 2018
Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le cœur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice.
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