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ISBN : 2072873851
Éditeur : Gallimard (13/02/2020)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  23 décembre 2018
En vacances estivales au Village chez ses parents, Paul, 19 ans, étudiant, intègre le club de tennis local sur l'insistance de sa mère, qui voit dans cette institution bien anglaise, un vivier de potentielles futures épouses pour son fils. Alors que les membres du club en sont encore à évaluer, non sans ironie, sa conformité sociale et à vérifier son côté classe-moyenne-acceptable, Paul ne choisit pas de tomber amoureux de Susan, de 30 ans son aînée, mariée, mère de deux filles plus âgées que lui. Chacun, chacune a son histoire d'amour, qu'elle soit un modèle ou un contre-exemple, un fiasco ou une réussite, qu'elle dure toujours ou tourne court. C'est l'histoire de l'amour de Paul pour Susan que livre, plusieurs décennies après leur première rencontre, Julian Barnes dans La seule histoire.
Paul prévient : il ne raconte pas les événements forcément dans leur ordre de survenue, car la mémoire trie et tamise selon les exigences de celui ou celle qui se souvient, et privilégie, sans doute, ce qui est le plus utile pour aider le porteur de ces souvenirs à aller de l'avant. Au début des années 70, en pleine Révolution sexuelle, une époque de plaisirs instantanés et de libres aventures sans culpabilité, où le désir sans frein et la légèreté sont à l'ordre du jour, sa liaison exclusive avec Susan transgresse autant les anciennes normes que les nouvelles. Brisant les tabous, les conventions sociales, bravant la réprobation publique et familiale, qui interdisent à un jeune homme d'aimer une femme bien plus vieille que lui et à une mère de famille de « les prendre au berceau », Paul et Susan partent vivre à Londres. Paul devient avocat et Susan alcoolique.
Paul, impuissant malgré toutes ses tentatives pour l'aider, assiste en une dizaine d'années, à la lente désintégration de celle qu'il aime, expérimente que l'amour le plus ardent, le plus sincère, suffisamment meurtri, peut se muer en un mélange de pitié et de colère. Il se demande alors s'il n'aurait pas dû moins aimer pour moins souffrir, ou comme le suggère Alfred Tennyson, s'il vaut mieux avoir aimé et perdu ce que l'on aimait, plutôt que de n'avoir jamais aimé. Mais ce ne sont pas de vraies questions, car aucun choix n'existe puisque l'on ne peut contrôler la force d'un amour. Si tel était le cas, il ne s'agirait pas d'amour. N'est-ce pas ?
La seule histoire est un roman bouleversant, douloureux, mais surtout lucide. Un homme se penche sur sa vie avant que les portes ne se referment définitivement, et effectue une dernière mise au point pour tenter de la rendre plus nette. Un roman mélancolique et crépusculaire mais un grand roman !
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Ladybirdy
  07 janvier 2019
J'aurai bien aimé apprécier cette histoire mais je suis passée littéralement à côté. La seule histoire, je m'attendais à découvrir une histoire d'amour, me plonger dedans et dans tous ses contours.
Paul a dix-neuf ans lorsqu'il rencontre Suzanne qui en a quarante-huit. Il a tout à apprendre et tout à donner.
Je ne l'ai pas ressentie cette histoire d'amour, j'avais cette impression que même les personnages ignoraient le fond de leur histoire. Trop de distance. Trop de discours sur tout ce qui est extérieur à l'histoire du couple.
L'écriture est pourtant soignée. C'est sur le fond que je bloque. Si après cent pages je n'apprends toujours rien des personnages, de leurs sentiments, leurs envies, à quoi bon.
Après cent pages, j'ai capitulé...
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motspourmots
  13 septembre 2018
Julian Barnes et moi c'est une relation de quoi... trente ans ? Oui, déjà... Depuis le perroquet de Flaubert. Ses livres couvrent une pleine étagère de ma bibliothèque, je les aime trop pour m'en séparer. Toujours profond, jamais ennuyeux. Avec cette petite touche britannique que sa francophilie rend encore plus réjouissante. Une pointe d'ironie mordante, toujours intelligente. Mais depuis quelques livres, depuis Pulsations, son très joli recueil de nouvelles qui faisait suite au décès de sa femme, il y a chez l'auteur un voile de nostalgie. Ses héros - comme lui certainement - se retournent désormais sur leur vie, tentent de mettre de l'ordre dans leurs souvenirs, essayent de mettre en phase leur mémoire avec leurs sensations. Pulsations, Une fille, qui danse... étaient les prémices de ce qui s'avère être à mon sens son plus grand roman : La seule histoire.
"Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice."
A 19 ans, Paul est tombé amoureux de Susan sur un court de tennis alors que, le temps d'un été il s'est trouvé par hasard être son partenaire de double. Susan a 48 ans, un mari, deux filles. Dans cette petite ville au sud de Londres, dans l'Angleterre des années 60, tous les ingrédients du scandale sont réunis. Mais à la britannique, sans bruit. La relation dure, les deux amants s'installent ensemble à Londres où ils vivront une dizaine d'années avant de se séparer, l'addiction de Susan à l'alcool ayant raison des efforts de Paul. Pourtant, Paul n'a jamais réellement quitté Susan...
Ce que nous raconte Julian Barnes, c'est la façon dont "la seule histoire" continue à vivre en nous longtemps après qu'elle s'est terminée. Dans la première partie, à la première personne du singulier, Paul, cinquante ans après sa rencontre avec Susan raconte les débuts de leur amour, comme il s'en souvient, avec ce que la mémoire veut retenir en priorité. Il dit magnifiquement l'amour du jeune homme pour cette femme qui "avait appris la vie avec la vie" tandis que lui "l'apprenait dans les livres". La deuxième partie bascule à la deuxième personne du pluriel, ce vous qui interpelle le lecteur pour mieux le prendre à témoin et lui donner à voir l'envers du décor... l'alcool qui envahit la vie de Susan alors qu'elle ne buvait pas une goutte lorsque elle vivait avec son mari, le déséquilibre psychiatrique qui brouille peu à peu son cerveau, Paul qui s'interroge sur son incapacité à empêcher cette dégringolade. La troisième partie, de nouveau à distance adopte la troisième personne du singulier pour raconter l'après. La vie de Paul sans Susan et pourtant toujours, quelque part, avec elle. Et cette partie, croyez-moi, est poignante.
"Il lui semblait qu'une des dernières tâches de son existence était de se souvenir d'elle correctement. (...) c'était son ultime devoir, envers elle et lui-même, de la garder en mémoire comme elle avait été dans leurs premières années ensemble. de se souvenir d'elle au temps de ce à quoi il pensait toujours comme étant son innocence : une innocence de l'âme".
Tout ceci est d'une beauté à tordre le coeur. Parce que l'amour ici n'a rien d'anecdotique, n'est entaché d'aucun cliché. Parce que ce qui vit dans l'esprit de Paul est si fort, si riche, si perturbant, si contraignant aussi qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'on est très loin de l'amour jetable dont les romans contemporains se font habituellement l'écho.
La seule histoire est un roman qui se déguste lentement, dans lequel on se love et dont on n'a pas envie de sortir. Un roman qui rassure, encourage, console peut-être. Beau à pleurer.
"Une citation dans son carnet, qui avait survécu à plusieurs relectures : "En amour, tout est vrai, tout est faux ; et c'est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas dire une absurdité" (Chamfort). Il avait aimé cette remarque depuis qu'il l'avait découverte. Parce que, pour lui, elle ouvrait sur une pensée plus large : celle que l'amour lui-même n'est jamais absurde, ni aucun des participants. Toutes les sévères orthodoxies de sentiments et de comportements qu'une société peut chercher à imposer, l'amour les esquive. On voit parfois, dans la cour de ferme, d'improbables formes d'attachement - l'oie éprise de l'âne, le chaton jouant sans crainte entre les pattes du molosse enchaîné. Et, dans la cour de ferme humaine, il existe des formes d'attachement tout aussi improbables ; et pourtant jamais, aux yeux des participants, absurdes."
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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babel95
  04 novembre 2018
Certaines lectures vous bouleversent, des situations vous reviennent en mémoire, vous revenez encore et encore sur quelques phrases ciselées.
C'est une libraire qui m'a tendu le livre et m'a dit : "le récit d'un premier amour sous la plume de Julian Barnes" ; Je respecte ses choix - sa voix, son regard en disaient long, et je ne me suis pas trompée.
"La plupart d'entre nous n'ont qu'une histoire à raconter. Je ne veux pas dire qu'une seule chose nous arrive dans notre vie ; il y a d'innombrables événements, dont nous faisons d'innombrables histoires. Mais il n'y en a qu'une qui compte, qui vaille finalement d'être racontée. Ceci est la mienne". Ces quelques lignes, ce troisième paragraphe de la seule histoire résume très bien ce roman. Il s'agit de l'histoire de Paul, jeune étudiant de dix-neuf ans qui fait la connaissance de Susan, mère de famille de quarante huit ans, dans un club de tennis. Ils jouent en double, il est conquis par sa personnalité originale - peu à peu s'installe une évidence, ils s'aiment, Susan quitte son mari. Paul et Susan vont vivre ensemble quelques années heureuses, jusqu'à ce que Susan sombre dans l'alcoolisme.
Cette seule histoire, Paul nous la dépeint sous trois angles : à la première personne du singulier, une histoire qu'on décrit, dont on donne les détails, les faits précis. Puis à la deuxième personne du pluriel, le "vous" prend le relais du "je" - c'est un autre regard, une autre façon de comprendre l'histoire. Et puis, finalement, c'est le "il" qui se substitue à Paul, on pourrait croire que l'histoire est vue de l'extérieur - mais non, elle est vue de l'intérieur, les sentiments sont explorés, il ne s'agit plus de fait, c'est l'amour qui est dépeint sous toutes ses facettes.
Paul reprend la parole à la fin du roman, lorsqu'il rencontre Susan pour la dernière fois.
Julian Barnes dépeint la société anglaise de l'après-guerre, un monde disparu, Il met en scène Paul, Susan, Joan, l'amie de Susan, les parents de Paul, le mari de Susan… personnages d'une autre époque… Mais La seule histoire nous parle d'un amour qui a éclairé toute une vie. Un aspect intemporel, qui ne peut pas nous laisser indifférent.
Le texte est magnifique - bien rendu par la traduction de Jean-Pierre Aoustin.
Une lecture que je trouve exceptionnelle.
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Aela
  25 octobre 2018
Magnifique roman d'apprentissage, Julian Barnes, écrivain anglais de grand renom (David Cohen Prize, Man Booker Prize) nous livre un récit très épuré d'un premier amour qui va marquer à jamais la vie de Paul, le héros.
Nous sommes dans les années 70, dans la banlieue résidentielle de Londres. Paul a dix-neuf ans et rencontre, lors de parties de tennis, Susan McLeod, qui a quarante-huit ans.
Elle est mariée à un homme plutôt primaire et brutal et a deux filles adolescentes. Une relation va se nouer entre eux, d'abord discrète et ensuite de moins en moins discrète.
C'est lorsque Paul va trouver sa maîtresse frappée par son mari qu'il va décider de partir avec elle et s'installer à Londres, au grand scandale de ce petit monde bien feutré.
Leur vie commune durera dix ans, marquée par un sombre secret que Paul va découvrir: l'alcoolisme de Susan.
Dès lors, il s'agira pour lui de protéger celle qu'il aime, ce qui n'était pas ce qui était attendu compte tenu de leur différence d'âge.
C'est un très beau récit, plein de simplicité et d'émotion.
Julian Barnes donne plus accès que dans ses livres antérieurs au registre de l'émotion. Cette quête effrénée de l'amour pur fait parfois penser aux tourments du jeune Solal de "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen.
Un grand écrivain britannique à découvrir et redécouvrir, si vous êtes attirés, comme moi, par la culture anglaise.
Le héros, Paul, va découvrir un amour fort, sans illusions et durable même s'il est terni par le quotidien.
« Un premier amour cautérise le coeur et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice. »
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critiques presse (8)
LaPresse   06 juin 2019
L'écrivain britannique Julian Barnes a reçu mercredi le prix français Jean d'Ormesson pour La seule histoire, roman poignant sur les cicatrices que laissent un premier amour.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   19 octobre 2018
La chronique d'un amour interdit, cousin du «Blé en herbe», dans la banlieue anglaise des années 1960: Paul, 19 ans, file le parfait amour avec Susan, 48 ans, une femme mariée et mère de deux filles. Ils devront fuir à Londres, où Paul deviendra avocat et Susan, alcoolique. Le 16e roman, son plus accompli, de Julian Barnes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   05 octobre 2018
Dans « La Seule Histoire », le romancier britannique dit, tout en subtilité, le premier amour et la perte de l’innocence.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   01 octobre 2018
Frappé par le chagrin depuis la mort de sa femme, en 2008, la célèbre agent littéraire Pat Kavanagh, Julian Barnes trempe sa plume dans le breuvage complexe du sentiment amoureux comme pour ressusciter ses émotions d'antan.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaCroix   21 septembre 2018
Dans un superbe roman de formation, Julian Barnes évoque une destinée sentimentale singulière, centrée sur un amour unique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeSoir   17 septembre 2018
Dans « La seule histoire », l’auteur anglais va à l’essentiel : l’amour.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Actualitte   10 septembre 2018
Loin d’être un roman d’apprentissage, La seule histoire ne se passe pas de jugements ou de leçons (ils sont nombreux de la part du narrateur), mais constate doucement le progressif et nécessaire abandon amoureux.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   04 septembre 2018
Dans "la Seule histoire", l'écrivain britannique raconte la passion entre un jeune homme et une femme plus âgée. Un beau et terrible roman sur l'usure du temps.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   25 octobre 2018
Plus récemment, on entendait dire que les gens les plus heureux sur terre étaient les Danois. Non en raison de leur hédonisme supposé, mais de la modestie de leurs espoirs exprimés. Plutôt que de vouloir atteindre la Lune et les étoiles, ils n'avaient pour ambition que d'arriver au prochain lampadaire, et, contents d'y parvenir, ils en étaient plus heureux.
Il se rappelait de nouveau cette femme, l'amie de quelqu'un, qui disait qu'elle avait réduit ses espérances parce que cela réduisait le risque d'être déçu.
Et rendait plus heureux? Etait-ce là le bonheur des Danois?
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BazartBazart   30 octobre 2018
Une citation dans son carnet, qui avait survécu à plusieurs relectures : "En amour, tout est vrai, tout est faux ; et c'est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas dire une absurdité" (Chamfort). Il avait aimé cette remarque depuis qu'il l'avait découverte. Parce que, pour lui, elle ouvrait sur une pensée plus large : celle que l'amour lui-même n'est jamais absurde, ni aucun des participants. Toutes les sévères orthodoxies de sentiments et de comportements qu'une société peut chercher à imposer, l'amour les esquive.
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babel95babel95   02 novembre 2018
"On a été tirés au sort". Je ne crois pas au destin, comme il se peut que je l'aie dit. Mais je crois maintenant que quand deux êtres se rencontrent, il y a déjà tant de pré-histoire personnelle en jeu que seules certaines issues sont possibles. Alors que les amants eux-mêmes imaginent que tout repart de zéro, et que les possibilités sont à la fois nouvelles et infinies.
Et un premier amour arrive toujours, avant tout, à la première personne. Comment pourrait-il en être autrement ? Il nous faut du temps pour nous rendre compte qu'il y a d'autres personnes, et d'autres temps.
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motspourmotsmotspourmots   13 septembre 2018
Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le cœur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice.
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LadybirdyLadybirdy   07 janvier 2019
–Non, je n’ai pas peur de mourir. Mon seul regret serait de ne pas savoir ce qui arrivera après.
–Tu veux dire, dans l’au-delà ?
–Oh, je ne crois pas à ça, dit-elle fermement. Ça causerait bien trop de problèmes. Tous ces gens qui ont passé leur vie à se fuir, et tout à coup les voilà de nouveaux ensemble, comme un affreux congrès de joueurs de bridge...
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