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Thomas Stearns Eliot (Autre)Pierre Leyris (Autre)
ISBN : 2020050501
Éditeur : Seuil (31/03/1979)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Oui d'entre nous pourra désormais traverser la place Saint-Sulpice ou entrer dans le Café de la Mairie sans se remémorer les rêveries et les monologues du docteur Matthieu-Puissant-Grainde Sel I )anteoO'Connor ?
Ce dei mer ne saurait être contredit lorsqu'il déclare : " J'ai jeté mon destin au vent par verbosité. " Sa revanche c'est qu'en se désintéressant de son propre avenir, il a acquis le don de déchiffrer les émois confus de ceux qui l'approchent. Tel es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Maphil
  17 août 2012
Nous mourons sur pied, lentement, et parfois la conscience nous vient de cette pourriture lente, et la détresse alors nous envahit, et nous descendons la spirale du temps.
Le roman dessine cette détresse à travers cinq personnages qui se croisent, s'aiment, se séparent et vivent leur esseulement et leur souffrance jusqu'au vertige. le baron Volkbein (le juif errant) aime Robine Vote (l'Eve fatale et pure), et Robine bientôt s'en va. Elle est ensuite aimée de Nora, la quitte pour Jenny... Un personnage parle pour tous les autres, le docteur Matthew O'Connor, voix sans égale qui rassemble et remue tous les relents du mal et de la nuit - voix comme démantelée, et pourtant si profonde qu'elle nous révèle les mouvements secrets de la chair et du monde et leur indicible rapport.
Dans sa préface, T.S.Eliot déclare : "Ce que je voudrais préparer le lecteur à trouver ici, c'est le grand accomplissement du style, la beauté de l'expression, l'éclat de l'esprit et de la caractérisation, et une qualité d'horreur et de fatalité apparentée de très près à la tragédie élisabéthaine."
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michelekastner
  23 juin 2015
Une écriture poétique, intellectuelle, pour des trajectoires amoureuses compliquées,. A lire à petites doses.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MaphilMaphil   17 août 2012
C'est dans l'acceptation de la dépravation que l'on saisit plus pleinement le sens du passé. Qu'est-ce qu'une ruine, sinon le temps en train de se délester de l'endurance. La corruption est la vieillesse du temps. C'est le corps et le sang de l'extase, de la religion et de l'amour.
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JoohJooh   20 septembre 2018
Les sages disent que le souvenir des choses passées est tout ce que nous avons pour avenir.
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michelekastnermichelekastner   23 juin 2015
L'amour devint le dépôt du coeur, de tous points analogue aux trouvailles d'une tombe. Comme dans l'un d'elles est marquée la place occupée par le corps, son vêtement, les ustensiles nécessaires à son autre vie, ainsi dans le coeur de l'amant se retrace, telle une ombre indélébile, ce qu'il aime. Dans le coeur de Nora reposait le fossile de Robine, intaille de son identité, et alentour, pour sa conversation, courait le sang de Nora. De la sorte le corps de Robine ne pouvait jamais laissé d'être aimé, ni se corrompre, ni être jeté au rebut. Robine était à présent au-delà des changements temporels, excepté dans le sang qui l'animait. Le fait qu'elle pouvait en être vidée gravait dans l'esprit de Nora, avec une affreuse appréhension, l'image de Robine en train de marcher - de Robine seule, traversant les rues, en danger. Son esprit se pétrifiait de telle sorte que, sous l'effet de sa peur, Robine apparaissait énorme et polarisée, attirant à elle, sujet magnétisé, toutes les catastrophes ; et Nora, hurlant, s'éveillait de son sommeil ; pour retraverser le flot des rêves où son anxiété l'avait jetée, entraînant le corps de Robine avec elle dans leurs profondeurs, de même que les créatures du sol entraînent un corps, avec une minutieuse persistance, dans la terre, laissant son motif sur l'herbe comme si elles brodaient tout en s'enfonçant.
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michelekastnermichelekastner   23 juin 2015
Comme les jours s'écoulaient, ils passèrent de nombreuses heures dans les musées, et Félix, tout en y prenant un plaisir sans mesure, fut surpris de voir que le goût de Robine, après avoir apprécié les plus belles choses, s'en détournait pour embrasser également le médiocre et le vulgaire avec une émotion aussi réelle. Quand elle touchait un objet, ses mains semblaient se substituer à ses yeux. Il pensa : "Elle a le toucher des aveugles qui, parce qu'ils voient davantage avec leurs doigts, oublient davantage en esprit."
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rabannerabanne   25 avril 2016
Des confusions et des anxiétés vaincues, voilà ce qui nous compose, tous tant que nous sommes.
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Video de Djuna Barnes (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Djuna Barnes
"Nightwood" by Djuna Barnes.
"This is a book I wish I had read in class to really take the time and dive into all the things I din't get by just reading it. Also, lesbian and (I think) queer characters." 1book1review
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