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Jean Guiloineau (Traducteur)
EAN : 9782234052130
342 pages
Éditeur : Stock (26/01/2000)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture:
Médecin anglais passionné par Gustave Flaubert, Geoffrey Braithwaite se rend en pèlerinage en Normandie, la terre de son idole. A Rouen, au musée Flaubert, il découvre avec émotion le perroquet ayant servi de modèle à l’écrivain, le Loulou du conte « Un cœur simple ». Mais à Croisset, où se trouve la maison Flaubert, il tombe sur un autre perroquet empaillé. C’est l’authentique Loulou, lui affirme la gardienne !
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
stcyr04
  05 décembre 2015
Ceci n'est pas un roman.
Geoffey Braithwaite, un médecin veuf anglais, qui ne semble plus exercer véritablement sa profession, voue une passion inconditionnelle pour le génial auteur de Madame Bovary. A telle enseigne qu'il effectue, en manière de pèlerinage, de fréquents voyages en Normandie sur les traces du corpulent auteur. Lors d'une de ces pérégrinations, ce lettré tombe, alors qu'il visite le musée Flaubert, sur un perroquet dont le conservateur du dit établissement lui certifie être l'animal ayant servit de modèle au Loulou d'Un coeur simple. Problème : à la maison Flaubert à Croisset, il rencontre un Loulou n°2 dont la gardienne lui affirme catégoriquement être l'authentique volatile de Flaubert, celui du musée n'étant qu'un vulgaire usurpateur.C'est sur cette énigme ô combien décisive que se déroule une réflexion originale sur l'un de nos plus grands auteurs français.
Oeuvre post-moderniste, hybride, protéiforme, ni roman, ni enquête biographique, ni essai, ni plaidoyer, ni dictionnaire loufoque,ou plutôt tout cela à la fois, le Perroquet de Flaubert pose la question essentielle de la littérature : faut-il dissocier l'oeuvre et son auteur, ou faut-il se soumettre préalablement à une biographie de ce dernier pour comprendre sa création et inversement? Cette mine d'information sur la figure du maître de Croisset est à prendre telle qu'elle se présente; c'est une aimable, intelligente et drôle promenade autour de Flaubert et de son oeuvre, pleine d'anecdotes et de bon mots du cher Gustave, durant laquelle parfois on se demande où fini l'information, l'annotation véridique et où commence la mystification, la galéjade.On saisi des données importantes sur les projets littéraires sans suite, les velléités de vie aventureuse du jeune écrivain; on s'amuse aussi dans un chapitre surréaliste consacré au bestiaire de Flaubert, dans lequel on apprend qu'il était un ours et que s'il n'avait pas été cet aimable mammifère, il aurait été sans nul doute un chameau.
Un livre sans nul doute incontournable pour les amateurs de Flaubert ou de littérature du XIXème siècle. Il est intelligent, très original par sa composition et remarquablement mis en valeur par l'humour anglais de son auteur. Ou comment apprendre et découvrir en s'amusant.
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afriqueah
  23 avril 2020

Après avoir lu « Un Coeur simple » de Flaubert, j'ai retrouvé dans ma bibliothèque « le perroquet de Flaubert » de Julian Barnes : bienvenu ce livre lu et oublié. Lu dans ses 27 premières pages , où l'auteur parle du perroquet et de Flaubert. Suivent une biographie de Flaubert, des digressions puis le bestiaire de celui ci, où ne figurent ni les singes pourtant évoqués deux fois dans « Un coeur simple », ni le taureau que Félicité écarte avec courage de la famille qu'elle sert. Autre digression, et j'avoue que je ne peux en parler, n'ai pas lu. Il est de temps en temps question de Flaubert, plus jamais de son perroquet, sauf dans les dix dernières pages de conclusion.
Julian Barnes pensait il que de toute façon personne n'allait lire vraiment son livre, un peu comme nous qui écrivons des commentaires sur les livres que nous avons lu, certains que presque personne ne les lirait vraiment ?
Peu importe, revenons aux premières pages. J'avais toujours cru (aussi naïve que la Félicité d'un coeur simple) que Flaubert, dans son gueuloir, prenait un vrai perroquet pour témoin de l'arrangement de ses mots. Non, Flaubert avait emprunté un perroquet empaillé pour écrire son conte sur Félicité.
Quel perroquet ? voilà l'objet de ce soi disant livre sur la question : il y a en fait deux perroquets présentés l'un à l'Hôtel Dieu de Rouen, l'autre dans l'édifice reconstruit à Croisset pour ressembler à la maison de Flaubert. Lequel est le bon, malgré l'usure du temps , lequel est il le vrai animal auquel aurait parlé Flaubert ?
Cela a t il une importance pour la littérature ? J'en doute.
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mademoisellehirondelle
  15 mai 2014
Ce livre est le genre de bouquins qu'on ne lit que si on nous l'a conseillé, parce que sinon, en le feuilletant on peut le trouver un peu conceptuel.
Ce livre est un mélange de biographie de Flaubert et d'une fiction sur le personnage de Braithwaite. MAIS, comme c'est du post-modernisme (courant littéraire qui mélange toutes les pratiques et les formes littéraires, tout en les contredisant... tout cela est très clair), ce livre est ouvert à beaucoup d'autres formes. C'est en France qu'il a gagné un prix littéraire dans la catégorie "Essai".
Bref, nous allons suivre tout au long du livre ce brave Braithwaite qui est totalement passionné par Gustave Flaubert (ou Gourstave Flaubear pour ceux qui aiment rire), et sa quête pour trouver le bon perroquet qui a inspiré Flaubert pour écrire l'Education Sentimentale. Son écriture de la biographie de Flaubert va permettre à Braithwaite de parvenir à parler de sa propre vie et surtout de sa pauvre femme décédée. Pour moi, l'écriture de cette biographie a permis au personnage de parler des choses difficiles qu'il a eu à surmonter dans sa vie.
Globalement, j'ai beaucoup aimé ce livre, mais vraiment. C'est une expérience à faire au moins une fois dans sa vie.
Il n'y a pas une histoire linéaire et bateau, mais une réflexion sur ce qu'est l'écriture d'une biographie, le questionnement de la vérité des faits et ce qu'on veut garder dans cette biographie.
On peut lire des lexiques, deux chronologies (une d'un point de vue négatif, l'autre d'un point de vue positif), des sujets d'examens, une lettre fictive... C'est très varié et je ne me suis pas ennuyée une seconde. le personnage fait des digressions amusantes, on apprend plein de choses qui ont à voir ou pas avec Flaubert.
Pour moi c'est une expérience très rafraîchissante.
Lien : http://mademoisellehirondell..
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ignatus-reilly
  13 mars 2013
C'est une biographie plutôt rigolote de Flaubert.
Elle n'est en rien conventionnelle. En fait, c'est l'histoire d'un médecin anglais, de 60 ans, veuf, et qui nourrit une passion pour Flaubert.
Il va donc nous régaler d'anecdotes sur son auteur favori, sur sa vie, sur sa relation avec les femmes et notamment Louise Colet avec qui il aura sa plus longue histoire d'amour.
Un livre assez léger qui nous découvrir un autre Flaubert vu par un "fan".
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Maphil
  17 mai 2018
Roman sur un romancier. le narrateur-philologue, de passage en Normandie, se heurte sans cesse à Flaubert, à son nom, à ses statues, à ses musées. Fasciné et irrité, il cherche à pénétrer les secrets de cet écrivain paradoxal. le livre est à la fois une étude sur Flaubert et une fabulation à partir de l'oeuvre et de la biographie de l'auteur de Madame Bovary. C'est brillant, érudit, intelligent, mais Barnes est resté coincé entre l'essai littéraire et le romanesque.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
AlbedoAlbedo   15 août 2014
Je n'aime pas du tout les coïncidences. C'est la même chose que les histoires de revenants ; pendant un instant vous vous rendez compte à quoi cela doit ressembler de vivre dans un univers que Dieu dirige et organise, dans lequel Il vous surveille par-dessus votre épaule en laissant entrevoir, par signes grossiers, un plan cosmique. [...]
Quant aux coïncidences dans les livres, c'est quelque chose de facile et de sentimental ; il ne sert à rien d'en faire une esthétique de pacotille. Ce troubadour qui passe au bon moment pour sauver la fille, le bienfaiteur soudain mais pratique à la Dickens, le naufrage impeccable sur un rivage étranger qui réunit les frères et les soeurs ou les amants. Une fois, j'ai dénigré ce procédé facile devant un poète, un homme sans doute très habile pour les coïncidences des rimes. "Peut-être, m'a-t-il répondu d'un ton hautain et génial, avez-vous un esprit trop prosaïque?" "Sans doute, ai-je pensé, plutôt content de moi-même, qu'un esprit prosaïque est le meilleur juge pour la prose?"
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DonaSwannDonaSwann   05 avril 2016
Si l'on aime vraiment l’œuvre d'un écrivain, si l'on tourne la page avec approbation tout en ne se plaignant pas d'être interrompu, alors on a tendance à aimer l'auteur à la légère. Un brave type, pense-t-on. Un homme bien. On dit qu'il a étranglé toute une bande de Louveteaux et qu'il a donné les corps à dévorer à une bande de carpes ? Oh ! non, je suis sûr qu'il n'a pas fait ça : un homme bien, un brave type. Mais quand on aime vraiment un écrivain, si l'on dépend du goutte à goutte de son intelligence, si l'on veut le chercher et le trouver - malgré toutes les preuves du contraire -, alors il est impossible d'en savoir trop. On recherche aussi le vice. Un bande de Louveteaux, hein ? Vingt-sept ou vingt-huit ? Et a-t-il cousu leurs foulards ensemble pour faire un couverture en patchwork ? Est-il vrai qu'en montant à l’échafaud, il a cité le livre de Jonas ? Et qu'il a légué son bassin de carpes aux scouts locaux ?
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sweetiesweetie   17 février 2014
Quand on est jeune, on préfère les mois vulgaires, le moment où les saisons battent leur plein. En vieillissant, on apprend à aimer les époques intermédiaires, les mois qui n'arrivent pas à se décider. C'est peut-être une façon de reconnaître que les choses n'auront plus jamais la même certitude.
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stcyr04stcyr04   04 décembre 2015
Quelle étrange vanité pour le présent de s'attendre à ce que le passé lui le lèche les bottes! Le présent regarde quelque grande figure d'un siècle précédent et se demande : Était-Il de notre côté? Etait-ce un brave mec? Quel manque de confiance cela implique : le présent veut à la fois patronner le passé en décidant s'il est acceptable sur le plan politique et il veut aussi que le passé le flatte, l'encourage et lui dise de continuer dans le bon chemin.
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JacopoJacopo   03 août 2018
Son allure de raté n'avait rien de désespéré. Elle semblait plutôt être le résultat d'une prise de conscience qui ne l'avait pas affligé. Il n'était fait pour le succès et en conséquence son devoir était de s'assurer qu'il fût un raté correct et acceptable.
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