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EAN : 9782290385234
352 pages
J'ai lu (06/09/2023)
3.12/5   48 notes
Résumé :
Quel secret peut bien cacher Chantelauze, charmant petit village du Cantal qui a acquis une renommée mondiale ?

Lorsqu’une star américaine choisit de célébrer son mariage à Chantelauze, « village du bonheur » niché au coeur des monts du Cantal, le maire et ses administrés vivent l’événement comme une consécration. Dix ans plus tôt, on a découvert qu’aucune des unions célébrées dans la commune ne s’était jamais soldée par un divorce. Depuis, toute la p... >Voir plus
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«  Raide , sèche , acerbe, échevelée , irritable : Simone , ces années l'ont marquée , elle ressemble de plus en plus à un pull tricoté avec des barbelés » .
«  Pauvre Barbara , elle vieillit mal. Elle a fait beaucoup pour la réputation de Chantelauze, mais quelle emmerdeuse ! » .
«  Au fond c'est un pays de gens simples, de travailleurs , de montagnards et de paysans qui ne pourra jamais se transformer en vulgaire gadget touristique » …
Quelques passages de ce roman surprenant, que j'ai failli abandonner tellement je le trouvais fade, pourtant j'ai lu plusieurs livres de cette auteure originaire du Cantal, Chantelauze, un nom de village, riant et prometteur
situé sur la Planèze au pied du Plomb du Cantal .

Quel secret peut - il bien cacher ce petit village , qui a acquis une renommée mondiale ?
Dix ans plus tôt , la secrétaire dévouée Simone , célibataire a découvert qu'aucune des unions célébrées dans la commune ne s'était jamais jamais soldée par un divorce .

Depuis , le maire Marcel Pujol et toute la population se mobilise pour chanter les louanges du village et y attirer les fiancés de France , des célébrités du monde entier choisissent de célébrer leur union au sein de ce «  Village du Bonheur » notamment une star américaine ….

Qui se marie à Chantelauze , se marie pour l'éternité ….!

Gros bourg de mille habitants , blotti au pied des montagnes , tout en pierres et en lauzes …..
Mais Mehdi Farez, peau brune des fruits gorgés de soleil , yeux noirs , fier de ses origines algériennes, journaliste curieux——- il aime les mots , leur précision , leur part de rêve mais aussi les chiffres pour mesurer , classer , juger ———cherche à infiltrer ce milieu fermé , il nourrit l'espoir de publier un livre et son ami, Jean - Cyril sentent que quelque chose cloche dans ce miracle relayé avec complaisance par l'ensemble des médias .

Ils décident d'aller enquêter sur place en s'improvisant candidats au mariage aidés par leurs amies : Fanny , originaire de Chantelauze et Charlotte ….

À partir de la page 188, j'ai enfin trouvé de l'intérêt à cette histoire folle, ils découvriront des listes mystérieuses qui ouvrent des tas de perpectives : disparitions , suicide , accidents douteux, individus louches ,complots ourdis , trop de mariages suivis de morts violentes …..

Enquêtes judicieuses ….., noeuds inextricables, le lecteur se perd un peu entre toutes ces liens familiaux , entre cruauté et méfiance jusqu'aux révélations finales …..
Le style est simple, soigné , assez dynamique , les descriptions nombreuses ,——-les paysages du Cantal s'y prêtent ———l'humour grinçant mais pas corrosif , j'ai mis plusieurs chapitres à prendre le rythme , certains personnages sont hauts en couleurs , les surprises ne manquent pas : morts suspectes et secrets inavouables , la fin vaut le détour , tout de même ……..même si cette histoire me paraît un peu polar artificiel……..bien des personnages me sont apparus caricaturaux !
Je suis partagée !
Une fois de plus , ce n'est que mon simple avis , bien sûr !

«  Car à Chantelauze , le mariage sera toujours un sujet sacré ! »
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Le village de l'amour existe, il est dans le Cantal !
C'est du moins ce qu'annonce la presse, car il semblerait que tous ceux qui se sont mariés dans ce petit village le soient toujours, aucun des mariés de Chantelauze n'a jamais divorcé. Mais est-ce bien vrai ?
Le résumé me tentait beaucoup, d'autant que j'ai lu il y a quelques mois "Les petits meurtres du mardi" de cet auteur et que j'avais trouvé le roman original et drôle.
Mais là, la sauce n'a pas pris.
Le roman est trop ancré dans le terroir, on croirait une publicité pour venir vivre à la campagne, on y vante l'air pur, la calme, les gens sympathiques, les vieilles pierres et les toitures typiques, mais tout ça est très artificiel.
Je me suis ennuyée, j'ai trouvé certains personnages fades, comme la jeune fille qui est censée être l'héroïne du roman et qui est inintéressante au possible, et d'autres beaucoup trop caricaturaux.
On se doute dès le début de la raison de ces non-divorces et l'intrigue est très lente et surtout cousue de fil blanc, tellement prévisible.
Grosse déception pour ce roman qui n'est ni un roman du terroir, ni un polar, mais un mélange raté entre les deux.
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Hiver 2012. Marcel Pujol, maire de Chantelauze, a peur que son village meure. La population est vieillissante et les maisons se ferment les unes après les autres, au fil des placements en Ehpad. « Son village, il l'a dans la peau. » (p. 10) Son père, son grand-père, son arrière-grand-père et d'autres aïeux avant eux, ont toujours été à la tête de la mairie. Hélas, Chantelauze subit les effets de la désertification. Comment la combattre ? Une idée lumineuse lui vient, quand, Simone, sa secrétaire de mairie lui évoque un fait surprenant, qu'elle a découvert en numérisant les actes de l'état civil. « Sur les 4 615 mariages civils célébrés ici à Chantelauze depuis le décret du 20 septembre 1792 signant la création officielle de l'état civil, aucun ne s'est terminé par un divorce » (p. 20). Si Chantelauze devient « le village du bonheur », cela va attirer les fiancés. L'obligation légale pour au moins un des époux de résider un mois dans la commune avant de publier les bans, va repeupler le village et développer les commerces.


Dix ans plus tard, le rêve de Marcel s'est concrétisé. Même une star américaine, aux nombreux époux, s'est mariée à Chantelauze et n'a pas divorcé, ce qui a contribué au rayonnement du village. Lors d'un dîner mondain, Fanny est surprise d'apprendre que les paysages de son enfance sont célèbres. Ce qu'elle entend ne correspond pas à ses souvenirs. Elle n'y croit pas. Un invité, Jean-Cyril, l'aborde. Il lui explique que sa formation de sociologie le fait douter, lui aussi, de ce beau rêve vendu par la commune. Il lui propose d'enquêter sur place. Elle accepte. Leur plan est simple : ils organisent le faux mariage de Mehdi, un ami journaliste de JC, et de Charlotte, la meilleure amie de Fanny. Ils ont un mois pour découvrir les secrets de Chantelauze. Hélas, le jeu tourne au drame.


J'ai adoré les personnages. Jean-Cyril ne jure que par les statistiques et il analyse tous les faits sous cette perspective. Bien que ses informations soient exactes, il en devient risible et les filles ne se gênent pas pour le lui dire. Sa personnalité rigide m'a, énormément, amusée. le contraste avec sa fausse fiancée, Charlotte, une artiste excentrique et exubérante, est savoureux. Fanny, elle, est dans la réflexion et Mehdi, au caractère soupe-au-lait, est intrépide, mais aussi très doué pour relier les indices. Malgré les différences de ses membres, le quatuor étonnerait par sa perspicacité, si un de ses côtés n'était pas effacé…


Alors que les quatre amis avaient pour objectif de dénoncer ce qu'ils pensaient être une supercherie, ils sont pris dans un engrenage dans lequel la mort rôde. Les statistiques sont exploitées à partir de faits, mais elles ne déterminent pas les données de départ. L'humain le peut… surtout quand celles-ci menacent de révéler les secrets. J'ai aimé le décalage entre la légèreté des enquêteurs en herbe et la gravité des faits. Au départ, ils n'ont pas conscience du danger et le ton est adapté à leur naïveté, leur jeunesse et leur foi en leurs talents de détective. Évidemment, comme toujours avec Sylvie Baron, j'ai, moi-même, été trompée par les apparences.


J'ai adoré ce roman aux airs de cosy-mystery.


Lien : https://valmyvoyoulit.com/20..
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Avant toute chose, merci beaucoup à Babelio et J'ai Lu pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique ♥

Avec l'illustration blindée de petits détails de l'édition poche, « Des noces en or » avait le look d'un cozy mystery. En réalité, Sylvie Baron a plutôt inventé le « cozy thriller », puisque passé un début vraiment trèèèèèès longuet à démarrer, nos enquêteurs amateurs ne tardent pas à se retrouver confrontés au danger et de la façon la plus brutale qui soit. Aussi inattendu qu'efficace. Et si, à l'origine, certains personnages peuvent se montrer irritants (JC, en particulier, incroyablement hautain et barbant), passé ce point précis, leurs défauts ont tendance à s'atténuer de plus en plus. On finit même par les apprécier.

Mais il y a détectives amateurs et détectives amateurs : oubliez Alice ou le Club des Cinq, les aventures de nos trentenaires pas spécialement dégourdis restent avant tout réalistes. Pas d'expert en informatique ou de Mc Gyver à la rescousse, leurs moyens sont ceux de Mr-tout-le-monde et se bornent donc à observer, laisser traîner ses oreilles, ou fouiller en vitesse de façon tout à fait illégale. Et ça marche. Les soupçons s'étoffent, l'affaire les dépasse... et nous avec. Il est sans doute possible de démêler ce plat de nouilles avant la fin ; les indices sont là. Personnellement, à 3h du mat' et sous médocs, je me suis contenté de suivre jusqu'aux Grandes Révélations.

S'il n'y a finalement presque pas d'humour, que les thèmes abordés sont tout à fait sérieux et l'ambiance plus pessimiste que romantique, le ton du récit reste léger et l'ambiance cozy est réellement là, dans ce petit village (fictif, hélas !) de montagne sous les feuilles d'automne. La saison est d'ailleurs parfaite pour le lire, puisque les personnages débarquent sur place le 1er Octobre.

Un bon « cozy thriller », donc.
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Des Noces en Or a été publié par les éditions Calmann Lévy en 2022 dans la collection Territoires. le style de l'auteur est dynamique, soigné, cultivant un sens certain de la formule: "Elle prononce ces derniers mots du bout des lèvres pour mieux montrer sa réprobation. Pour la fidèle secrétaire, jamais sortie de Chantelauze, le show-business évoque un monde aussi artificiel qu'épouvantable, peuplé de superstars excentriques aux réactions démesurées et de fans incontrôlables qui hurlent ou s'évanouissent en public. le tout assaisonné de champagne, tapis rouge, glamour, sexe, drogue et autres turpitudes plus ou moins avouables." (Page 214)..."Evidemment, elle aurait pu choisir un autre partenaire que cet abruti d'Harper. Il est peut-être canon au point de faire rougie une escalope, mais on voit tout de suite qu'il n'a pas joué dans le même bac à sable qu'Einstein." (Page 214).
Le ton vif, résolument moderne, l'écriture spontanée utilisés par Sylvie Baron montrent le plaisir ressenti à jouer avec les mots: "Il refuse toute approximation ou simplification hâtive. La recherche de la vérité ne tolère pas d'interdits. Il n'est cependant pas toujours facile d'informer sans juger, en rejetant le sentimentalisme ou le sensationnel. le chemin est étroit, surtout quand on a un orgueil professionnel proche de la suffisance." (Page 48).
Thème: désertification rurale, mort des petits villages.
Fil rouge: les statistiques assénées sentencieusement par J.C. =>Humour.

2012. Chantelauze, petit village situé dans le Cantal, se meurt. Grande rue déserte. Boutiques cadenassées. Volets clos. Vies évanouies. Métiers oubliés. Marcel Pujol, le maire, a promis à ses administrés de faire revivre le village. Il doit trouver une solution. Son honneur est en jeu. Mais sa promesse est bien difficile à tenir. Comment faire?
C'est alors que Simone, la secrétaire de mairie, lui fait part d'une statistique surprenante: "Sur les 4625 mariages civils célébrés à Chantelauze depuis le décret du 20 septembre 1792 signant la création officielle de l'état civil, aucun ne s'est terminé par un divorce." Une idée germe dans l'esprit de Marcel. Chantelauze va devenir le village du bonheur.
2022. Aucun divorce consigné à Chantelauze depuis 1792?? Pour Jean-Cyril, sociologue, et Mehdi, son ami journaliste, ce constat relève purement et simplement de l'hérésie...ou de la supercherie ! Qu'ils comptent bien démasquer. L'un pour dénoncer une arnaque, l'autre pour pondre l'article qui boostera sa carrière. le seul moyen de parvenir à leurs fins: une enquête sur le terrain.
Leur plan est d'organiser le (faux) mariage de Jean-Cyril et leur amie Charlotte afin de profiter du mois d'immersion prévu par les organisateurs de Chantelauze pour fureter en toute discrétion et débusquer tout ce qui cloche. Afin de ne pas éveiller les soupçons, le sociologue s'inscrira en tant qu'étudiant travaillant sur sa thèse, accompagné de son garçon d'honneur. Tout est organisé. La fausse cérémonie est prévue pour le mardi 5 novembre à 15 heures.
Mais...Trois jours avant l'arrivée de Charlotte et de son témoin Fanny, originaire de Chantelauze, Mehdi disparaît. Son corps est retrouvé pendu dans le clocher de l'église. le jeune homme aurait-il fourré son nez où il ne fallait pas? Aurait-il découvert le secret du succès de Chantelauze? Les trois amis n'adhèrent nullement à la thèse de l'accident retenue par les gendarmes et comptent bien prouver que le jeune journaliste a été assassiné.

Le +: bien que l'auteur défende toujours une cause dans ses romans, elle le fait avec classe et objectivité: jamais de ton péremptoire, laissant la parole à ceux qui sont pour comme à ceux qui sont contre. Respect qui fait sa force...
Les nombreux dialogues, le sens aigu de la description, l'humour jamais grinçant de Sylvie Baron constituent les principaux atouts de ce polar à l'atmosphère feutrée, dont l'action se déroule en huis-clos, sans meurtres sanglants ni scènes de crimes traumatisantes. Et pourtant, le suspense nous tient en haleine du début à la fin, taraudés que nous sommes par les mêmes questions que dans tout polar bien ficelé: qui a tué? Pourquoi? A vous de le découvrir dans ce roman que vous allez dévorer en un rien de temps...
Lien : https://legereimaginarepereg..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
«  Mehdi Farez a la peau brune des fruits gorgés de soleil. Ses yeux noirs, vifs et inquisiteurs semblent toujours jauger son interlocuteur , chercher une faille .
Pas de quoi se sentir franchement à l’aise.
Il est comme ça Mehdi, c’est sa façon à lui de sortir la tête haute d’un combat perpétuel.
Attaquer le premier , être meilleur que l’autre, surprendre » …
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«  L’homme désire la femme , mais le plus souvent la femme ne désire que le désir de l’homme »
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Tu remarqueras que j’ai la critique facile envers Chantelauze. Cependant il y a un point positif que je me dois de lui accorder : je n’ai jamais vu d’aussi beaux ciels étoilés que là-bas. Peut-être à cause de son éloignement des villes et de l’absence de pollution, chaque nuit qui s’ouvre est magique, vraiment. Tu verras, c’est un spectacle fascinant. Quand j’étais enfant, j’ai passé des heures derrière ma vitre à regarder ces ciels orgueilleux remplis d’étoiles brillantes. J’y voyais des rivières de diamants, des chevelures éperdues, des crépitements de feux d’artifice qui me laissaient presque palper l’autre côté, invisible, du monde.
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Au fond, c’est un pays de gens simples, de travailleurs, de montagnards et de paysans qui ne pourra jamais se transformer en vulgaire gadget touristique.
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Vidéo de Sylvie Baron
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