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Steve Rude (Illustrateur)
ISBN : 161655035X
Éditeur : Dark Horse (09/04/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Plagued by nightmares of the horrific misdeeds of his mass-murderer targets, the executioner Nexus chooses a life-threatening procedure to block his tormenting night visions. But though the nightmares cease, the behavior of Nexus becomes increasingly erratic and violent, a dangerous development for a man who wields the power of the stars! Created by Mike Baron and Steve Rude, Nexus is a science-fiction superhero masterpiece, and Nexus Omnibus Volume 2 features nearl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  29 octobre 2015
Ce tome fait suite à Nexus omnibus 1 (épisodes 1 à 3 publiés par Capital Comics, et 1 à 11 publiés par First Comics). Il comprend les épisodes 12 à 25, en couleurs, initialement parus en 1985/1986. Tous les scénarios sont de Mike Baron. Steve Rude dessine la majeure partie des épisodes (avec un encrage d'Eric Shanower pour les épisodes 12 à 16, puis de John Nyberg pour la suite). L'épisode 17 est dessiné et encré par Eric Shanower (il est consacré à Judah Maccabee, The Hammer of God), le 23 par Keith Giffen encré par Rick Bryant (consacré à une aventure de Nexus, Judah et Badger). Chaque numéro comporte 1 épisode de 20 pages consacrés à Nexus, et une histoire courte de 8 pages, les 2 premières consacrées à la première mission de Sundra Peale (dessinées par Shanower), les suivantes consacrées à Clonezone, the Hilariator (dessinées par Mark A. Nelson, sauf 2 dessinées par Hilary Barta).
Épisode 12 - Nexus accomplit une mission d'exécution à Chernenko, le pôle de transfert du Système Sov(iétique). Épisodes 13 & 14 - Horatio Hellpop s'est fait implanter un dispositif dans le crâne qui réussit à bloquer les rêves et les céphalées le contraignant à réaliser des missions d'exécution de meurtriers de masse. Il se cantonne dans ses appartements avec une clique douteuse, passant son temps à consommer de la drogue, regarder la télé, se conduisant comme une rock star désabusée et vieillissante (Rude l'habille comme Elvis à la fin de sa carrière). Les Sov préparent leur contre-attaque et envoie le camarade Twilly pour assassiner Hellpop. La Confédération humaine (The Web) s'apprête à expérimenter une nouvelle technologie pour générer l'énergie nécessaire au fonctionnement des sociétés implantées sur les planètes du système.
Épisodes 15 & 16 - Alph et Beta sont de retour et Nexus doit se remettre en forme. C'est le prix à payer pour retrouver une partie de ses pouvoirs et aider Ylum à casser le blocus mis en place par la flotte spatiale des Sov. Sundra Peale a décidé d'explorer Ylum pour trouver la source des pouvoirs d'Horatio Hellpop afin de lui venir en aide. Ursula XX Imada décide de venir vivre sur Ylum avec ses 2 filles (issues d'une liaison avec Horatio).
Épisode 17 - Judah Maccabee prend des vacances sur une planète spécialisée, mais 2 gangs s'opposant ont élu résidence non loin et font peser leur loi sur l'hôtel pension où il est descendu. Épisodes 18 à 22 - La bataille pour Ylum est engagée et Nexus doit effectuer au moins 2 exécutions avec des pouvoirs réduits. Sundra découvre la source des pouvoirs de Nexus (Drizripool). Épisode 18 - Horatio, Judah et Badger (Norbert Sykes) sont pris pour les sauveurs d'une prophétie. Épisode 24 - Horatio Hellpop refuse de se cantonner à son rôle d'exécuteur. Épisode 25 - Nexus exécute le général Loomis (père de 3 filles : Stacy, Lonnie et Michana).
Voilà une expérience de lecture étrange. Épisode après épisode, Mike Baron conduit son personnage le long d'une intrigue au long cours, riche en rebondissements, avec des éléments de science-fiction relativement originaux, des seconds rôles attachants et un personnage principal dans une position cornélienne, contraint d'exécuter des criminels, métier qui lui fait horreur. de ce point de vue, le fond du récit est original, il sort de la simple dichotomie bien / mal en jouant sur l'ambiguïté morale de la peine de mort (plus ou moins arbitraire du fait du mystère planant sur l'identité de celui qui prononce la sentence). Les personnages secondaires (à commencer par Sundra Peale et Judah Maccabee) disposent d'une indépendance d'action vis-à-vis d'Hellpop qui leur donne une présence tangible. Leurs actions ne sont pas inféodées à celle du héros, ils poursuivent leur vie qui les rapproche ou les éloigne pendant quelques cases ou plusieurs épisodes. Tyrone, le président d'Ylum, instaure petit à petit une démocratie. Il doit d'ailleurs faire face au nombre grandissant de demandeurs d'asile politique dont les vaisseaux spatiaux gravitent autour d'Ylum en attendant de pouvoir être admis, en fonction de la place disponible.
Les dessins de Steve Rude sont toujours aussi plaisant. Ses personnages sont athlétiques sans être bodybuildés. La décoration intérieure d'Ylum et des vaisseaux présentent un aspect années 1950 qui la rend intemporel. Les éléments relevant de la science-fiction (vaisseaux spatiaux, armes laser, etc.) disposent également de ce caractère intemporel, légèrement suranné qui leur donne un charme indéniable. Steve Rude conçoit des mises en scène vivantes qui évitent de se cantonner à des cases de têtes parlantes pendant les scènes de dialogues. Les Dorscheid a fait des progrès pour sa mise en couleurs, assez personnelle, avec des teintes pastels plus harmonieuses que dans le premier tome.
Et pourtant l'ennui guette le lecteur, les péripéties se succèdent sans que la tension narrative n'augmente, sans que le lecteur ne ressente le danger, sans que les personnages ne semblent souffrir. Il manque comme une forme de prise de conscience des conséquences, comme un engagement moral, comme un enjeu palpable. C'est agréable à lire, parfois étonnant mais jamais palpitant. 3 étoiles.
Il faut attendre l'épisode consacré à Judah Maccabee (numéro 17) plus traditionnel dans sa forme pour retrouver un peu de goût. Puis la tiédeur s'installe à nouveau. Avec le numéro 23 (rencontre avec Badger), Mike Baron fait preuve d'un humour mordant légèrement cynique, dans une situation moralement ambiguë. Les dessins de Giffen ne sont pas très jolis, mais sa mise en page installe une ambiance mystérieuse et inquiétante, très prenante. Et puis le miracle s'accomplit avec les 2 derniers épisodes qui sont excellents. Mike Baron insuffle plus de personnalité dans Horatio Hellpop qui gagne en substance, en ambiguïté, et la dernière exécution révèle au grand jour l'arbitraire de cette sanction qu'est la peine capitale, tout en montrant la nécessité d'un châtiment, sans occulter qu'une fois le coupable châtié le mal continue.
Par comparaison, ces derniers épisodes mettent en évidence ce qui clochait dans les précédents : une absence de mise en danger du héros, et une personnalité trop lisse. En réussissant à donner un supplément d'âme à ce personnage, Baron extirpe son récit du registre de comédie de situation avec personnages interchangeables et joie de vivre de rigueur, pour le hisser dans la comédie dramatique. L'enjeu pour Horatio a été clarifié, ses possibilités d'action ont été établies pour lutter contre cette forme de destin. Cette évolution permet de retrouver une synchronisation avec les dessins de Steve Rude qui augmentent cette réelle tension dramatique (même si le costume de Nexus dérivatif de ceux des superhéros reste ridicule). le point de vue moral et psychologique d'Horatio Hellpop ayant été affirmé, il apporte un sens aux différentes actions, ainsi qu'un enjeu qui n'existait pas auparavant (le pouvoir de Nexus lui permettant de triompher physiquement de tout). du coup tous les personnages semblent gagner en épaisseur et en saveur. Même un second rôle qui semblait sans intérêt comme le jeune Mezzro et son instrument de musique devient une pièce significative de la trame narrative, du fait de sa capacité de créer.
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Avec les histoires courtes de Clonezone (un extraterrestre à l'apparence de crocodile anthropoïde, plus crocodile qu'homme), Mike Baron raconte les histoires d'un comique effectuant des spectacles où il se trouve seul en scène à balancer des vannes (du stand-up avant l'heure). Baron joue sur le registre de la dérision avec un individu dont le répertoire n'est pas de première main, dont les blagues ne sont pas drôles, qui a une bonne opinion de lui-même, qui n'hésite par à mentir et à voler pour subvenir à ses besoins, et dont le talent est inversement proportionnel à son égo. Son seul trait de caractère positif est sa bonne humeur qui résiste à tous les coups durs. Au fils des courtes histoires, Mike Baron se moque gentiment du monde du show business, des stars qui ne sont célèbres que dans leur tête, et dont la plus grande capacité est de s'avoir s'auto-promouvoir. La réalité est que cette satire manque singulièrement de mordant et d'acidité. Il surnage une parodie de Star Academy où les jurés ont comme seul objectif de massacrer systématiquement les candidats, Clonezone faisant la star à domicile pour un tour du propriétaire révélateur, et une dénonciation plus habile sur la collusion entre les annonceurs (les spots de pub) et les réalisateurs de films pour enfants ou autres. Les dessins de Nelson sont appliqués, mais ils manquent là aussi d'une exagération comique qui apporterait plus de force à ces molles parodies. L'histoire consacrée à Sundra Peale se laisse lire, et développe le thème que le sans-grade n'est qu'un outil anonyme pour ses supérieurs.
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Horatio Hellpop continue de faire avec ses pouvoirs et sa mission dans Nexus omnibus 3 (épisodes 26 à 39).
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