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EAN : 9782100746606
96 pages
Éditeur : Dunod (09/03/2016)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Qu'est-ce que la science? Peut-elle découvrir "la" Vérité ou seulement des vérités provisoires et partielles?
En se fondant sur les théories physiques récentes et en empruntant à la philosophie du XXème siècle, Aurélien Barrau propose un cheminement rigoureux mais accessible pour tenter de définir la science et comprendre son rapport à la Vérité. "Ce petit texte donne peu de réponses. Il pose également peu de question. Il entend seulement plonger le lecteur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
gloubik
  28 mai 2016
Je vais commencer par un petit coup de gueule. Je sais bien que le mot falsification n'a pas le même sens en français qu'en anglais. Les anglais, qui nous ont emprunté ce mot, lui ont ajouté un sens qu'il n'a pas en français. Pour nos amis d'outre-Manche To falsify désigne également l'action de prouver la fausseté d'une théorie. Alors Aurélien Barrau s'engouffre dans la brèche et utilise le sens anglais à plusieurs reprises, allant jusqu'à réécrire la définition de infalsifiable. Non, monsieur le physicien et docteur en philosophie, infalsifiable ne veut pas dire dont on ne peut prouver la fausseté.
Mais s'il n'y avait que ça. L'auteur annonce la couleur dès le prologue. Bien qu'ayant rédigé notre discussion de façon plus construite, j'ai souhaité laisser au propos une forme spontanée, personnelle et, disons, un style « oral » et léger. Ah ça ! pour avoir un côté spontané, ça a un côté spontané. C'est réussi... et imbouffable par moments. Dans ce même prologue il est écrit : Aucun prérequis n'est nécessaire, ni en physique, ni en philosophie. Pour la physique c'est vrai. Pour la philo nettement moins, vu le nombre de références à des philosophes qui ne sont certainement pas connus de tous (je vous ai dit que mes derniers cours de philo sont vieux de plus de trente ans ?). Bref, un enchaînement de passages clairs et incompréhensibles (ou peu s'en faut). Des exemples ?
Pages 73 : Tout le jeu consiste à demeurer raisonnable — la plupart des idées échevelées sont effectivement incorrectes ! — sans s'interdire quelques pas de côté pour permettre l'émergence de révolutions intellectuelles.
Page 74 : Apparemment insignifiante donc, sauf, naturellement, à inventer une sémiotique de la marge. Elle est hors texte mais pas strictement « hors livre », elle se glisse en bordure pour aborder l'interrogation centrale. Elle se place en lisière. Pire : cette note de bas de page n'est pas même strictement dédiée au problème de la vérité mais à une mise au point sur l'historicisme et plus particulièrement sur la nécessaire critique, à partir de la philosophie de Husserl, le père de la phénoménologie.
Le comble pour moi, c'est que je n'ai rien appris sur la vérité dans les sciences selon l'opinion d'Aurélien Barrau et des autres participants à cette rencontre. Je suis heureux de ne pas avoir acheté ce livre qui m'a été offert par l'éditeur dans le cadre d'un partenariat avec le site Babelio.
Vous comprendrez qu'après cette lecture, je ne vais pas chercher à me procurer l'un de ses trois livres de vulgarisation scientifique qui avaient pourtant l'air alléchants et je fuirai ses oeuvres philosophiques.
N.B. : Si vous trouvez ma chronique décousue, lisez donc ce bouquin. Vous comprendrez ce qui m'a influencé. :)
Lien : http://sciences.gloubik.info..
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agenet
  22 juin 2016
En somme, je pourrais citer ici la critique de Gloubik pour donner mon avis. Il est fort proche du mien. D'ailleurs, bien que ce livre me soit parvenu grâce à une masse critique et que je me fais un devoir, dans ce cas, de lire jusqu'à la dernière page, j'ai cependant ici abandonné assez vite.
Je n'y ai pas trouvé les sujets de réflexion que j'espérais, seulement l'interprétation très personnelle de l'auteur. Quant au fait qu'il n'y aurait pas besoin d'avoir des notions scientifiques ou philosophiques pour comprendre, c'est tout à fait vrai pour la science. D'ailleurs, est-il vraiment question de science dans ce livre puisque l'auteur commence par théoriser sur le fait qu'on ne peut pas la définir. Pourtant... enfin, je ne vais pas revenir là-dessus, je ne sais pas faire de philosophie. Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit: de philosophie et uniquement de philosophie et là, si on ne possède pas déjà une base correcte, c'est tout de suite plus compliqué. Ainsi, comme je le disais, il ne s'agit pas de science, mais de la vision qu'ont de la science certains courants philosophiques dont l'auteur partage les vues.
De fait, si on ne les partage pas soi-même, difficile d'accrocher à quoi que ce soit ou de trouver matière à réflexion puisqu'on ne dispose pas de thèses inverses.
Peut-être les choses se décantent-elles par la suite et, de fait, mon jugement est-il trop sévère? Que ceux que la question intéressent aillent vérifier par eux-même, de mon côté, je ne le saurai jamais. J'ai ce qui promet d'être un bon roman à lire. le choix est vite fait.
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manu_deh
  19 août 2016

Ayant déjà eu l'occasion d'assister à une conférence d'Aurélien Barrau, je m'attendais de prime abord à un livre assez profond et complexe, mélangeant philosophie et réflexion scientifique. Un livre au verbiage probablement sophistiqué aussi, car Aurélien Barrau s'exprime oralement avec des phrases et un vocabulaire assez "proustien" (si vous voyez ce que je veux dire).
Lorsqu'on lit ce livre, on croit donc voir et entendre l'orateur comme lors d'une conférence. Il s'agit d'une discussion (d'un monologue) à propos de ce qu'est la vérité, dans le cadre des sciences (mais aussi de ce que sont les sciences).
J'ai trouvé la lecture assez intéressante sur le moment. Même si je n'ai pas tout compris, ni à certaines idées, ni au développement des références philosophiques auxquelles je ne connais rien. Ce livre m'a donc plus finalement diverti qu'il ne m'a appris. Et je ne le recommenderais qu'aux fans d'A. Barrau.

J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de la masse critique organisée par Babelio. Merci à l'éditeur et à Babelio!
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Humberto
  06 décembre 2016
J'avais découvert l'ouvrage d'Aurélien Barrau grâce à ce podcast de france inter :
https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-08-mars-2016
Certes le livre est parfois un peu décousu, le style de vulgarisateur d'Aurélien Barrau étant plutôt littéraire mais parfois un peu absconse dans certaines passages, comme je l'ai aussi remarqué dans ses "univers multiples".
Mais il n'empêche que c'est un vulgarisateur atypique, et que son cheminement personnel, entre sciences et philosophie, est très adaptée pour justement déconstruire les concepts de "vérité", "modèle" et "théorie".
L'auteur convoque des épistemologues reconnus comme Popper, Hume ou Feyarabend (auteur de l'indispensable "Contre la méthode") ou même l'inventif Derrida, pour mieux définir puis défendre la posture de "relativisme cohérent" ... Une posture "inconfortable" mais qui est plus que pertinente à un époque où on est assailli de tout bord par des prétendants à une vérité unique.
Ce n'est sans doute pas le passage le plus significatif du livre, mais c'est une mise en perspective intéressante avec son précédent ouvrage :
"Je crois qu'il existe une infinité de rapports au monde possibles. que ces rapports sont, en quelque sorte, eux-mêmes les véritables mondes. Les mondes ne sont pas des ensembles de choses mais des relations, des réponses à nos manières d'interroger. Je crois qu'il faut militer pour une irréductible diversité de manière d'appréhender, d'affronter et d'inventer le réel. Mais cela ne signifie évidemment pas que toutes les propositions font sens ou sont équivalentes. La multiplicité assumée n'engendre en rien un affaissement des critères de rectitude.
Il faut opérer des choix. Surtout pas au nom de l'hégémonie des sciences mais en celui d'un désir commun d'intelligences. Intelligences, au pluriel, car justement, elles ne se réduisent certainement pas à leur rigueur physico-mathématique."
Page 52.
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noid
  17 septembre 2019
Si la phrase suivante ne vous effraie pas :
Le solipisme désuet d'une vérité corespondantiste visant la plurivocité du « vrai » dans une dimension aléthique où la science est le vérace et le solide d'un point de vue ontique des multitudes mouvantes des métonymies d'un outil précieux au niveau praxique qui permet l'extraction dans l'immanence de l'inchoactif d'une inspiration de la précession du périhélie de Mercure alors que la science joue avec ses propres linéaments d'un savoir théorétique qui aboutirait à un nihilisme axiologique…
OK, j'ai triché... mais voilà, le langage est plutôt soutenu et les références quelque peu obscures pour un béotien.
Et malgré tous ces mots que je n’avais jamais encore rencontrés, voilà un essai sympa qui à qui croirait encore à l’unicité d’une vérité première, absolue et intemporelle.
Mais bon.. c'est quand même des mots spéciaux, non ?
Lien : https://www.noid.ch/de-la-ve..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
HumbertoHumberto   06 décembre 2016
Je crois qu'il existe une infinité de rapports au monde possibles. que ces rapports sont, en quelque sorte, eux-mêmes les véritables mondes. Les mondes ne sont pas des ensembles de choses mais des relations, des réponses à nos manières d'interroger. Je crois qu'il faut militer pour une irréductible diversité de manière d'appréhender, d'affronter et d'inventer le réel. Mais cela ne signifie évidemment pas que toutes les propositions font sens ou sont équivalentes. La multiplicité assumée n'engendre en rien un affaissement des critères de rectitude.
Il faut opérer des choix. Surtout pas au nom de l'hégémonie des sciences mais en celui d'un désir commun d'intelligences. Intelligences, au pluriel, car justement, elles ne se réduisent certainement pas à leur rigueur physico-mathématique.
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gloubikgloubik   28 mai 2016
Apparemment insignifiante donc, sauf, naturellement, à inventer une sémiotique de la marge. Elle est hors texte mais pas strictement « hors livre », elle se glisse en bordure pour aborder l’interrogation centrale.Elle se place en lisière
Commenter  J’apprécie          70
gloubikgloubik   28 mai 2016
Tout le jeu consiste à demeurer raisonnable — la plupart des idées échevelées sont effectivement incorrectes ! — sans s’interdire quelques pas de côté pour permettre l’émergence de révolutions intellectuelles.
Commenter  J’apprécie          40
DLNDLN   16 août 2017
Définir, bien que cela puisse être nécessaire, est toujours un acte dangereux et parfois même violent. Les dictionnaires sont des cimetières ou des prisons
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DLNDLN   03 novembre 2017
A propos de Bachelard
Son amour de la poésie et son intérêt pour le mythe participent à l'acceptation d'un monde "pluriel" que j'appelle de mes voeux.
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Videos de Aurélien Barrau (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aurélien Barrau
Aurélien Barrau est un astrophysicien français réputé pour ses travaux et ses nombreuses publications. Egalement docteur en philosophie, il vient de publier "Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité : face à la catastrophe écologique et sociale" aux éditions Michel Lafon.
Constat alarmiste sur la situation dans laquelle se trouve la planète terre, Aurélien Barrau y explique qu'il faut réfléchir en terme de "vivant" plutôt que de "biodiversité", afin de bien comprendre que la catastrophe écologique menace directement nos vies. Il appelle à une révolution plutôt qu'à une transition et explique que "l'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité".

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1503121-et-apres.html
+ Lire la suite
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