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EAN : 9791092723281
152 pages
LOUISE BOTTU (11/03/2019)
3.5/5   4 notes
Résumé :
Je sors de ma chambre et me retrouve dans les toilettes d’un restaurant. J’attends que les choses d’elles-mêmes rentrent dans l’ordre. Je prends place à l’arrière du bus n° tant. Je descends du bus. Je descends la rue. Je traverse la rue et me fais écraser par le bus à l’arrière duquel je me trouve. Je me vois me faire écraser. Je pense que j’ai l’intestin trop long. Je cherche un emploi. Je ne veux pas travailler.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
TmbM
  10 mars 2019
Monsieur Barrault,
D'après mon Robert, le travail est "l'ensemble des activités humaines organisées, coordonnées en vue de produire ce qui est utile". Les heureux élus en ont, les autres en cherchent. Si on en croit les oracles, il suffit de traverser la rue pour en trouver. de toute évidence, les oracles ne vivent pas dans votre monde, monsieur Barrault, où passer d'un trottoir à l'autre peut s'avérer périlleux. Posez le pied sur le bitume et vous finissez écrasé à coup sûr. Mieux vaut donc y réfléchir à deux fois avant de chercher du travail.
Mais votre livre ne peut être résumé à la simple quête irraisonnée d'une activité salariée, ni même à la relation qu'Artalbur entretient avec son conseiller ou à la problématique intestinale qui lie votre personnage à son médecin. Arrêtez-moi si je me trompe mais j'ai le sentiment que ce second opus du cycle thématique entamé avec votre précédent ouvrage a plus pour ambition de nous faire prendre conscience des boucles délirantes et totalement absurdes dans lesquels notre quotidien nous enferme. Et là encore, tout comme dans les aventures d'Aughrim & Podostrog, il faut ouvrir et refermer plusieurs fois les placards pour en générer le contenu, les portes délimitent des espaces incertains, fouler le bitume vous conduit à une mort certaine, les magasins ne sont pas ce qu'ils semblent être et s'entretenir avec son prochain ne mène à rien. Pour résumer, disons que la vie est foutraque, drôle, sale et grotesque, à l'image de la prose poétique à tendance scatologique, répugnante et jubilatoire, qui noircît les pages de votre roman.
Le monde sera-t-il sauvé par le non-sens ? À vous lire, je ne suis pas certain qu'il le mérite.
Cordialement,
TmbM
Lien : https://touchezmonblog.blogs..
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Charybde2
  28 octobre 2020
Vingt recettes pour constituer le roman alerte et fou, faussement absurde et joliment cruel, de la course à l'employabilité.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2020/10/28/note-de-lecture-laide-a-lemploi-pierre-barrault/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   28 octobre 2020
Je me réveille en sursaut avec cette phrase à l’esprit :
Quand cesserez-vous de vous agglutiner sous mes clavecins ?
Je reste au lit. Essaie de me rendormir, mais en vain. Il n’est pas huit heures lorsque mon téléphone sonne. Sur l’écran s’affiche un numéro que je connais, celui de mon conseiller d’aide à l’emploi. Il faut donc répondre. On peut répondre n’importe quoi. On peut répondre par des insultes, des menaces ou des pets, si l’on veut, mais il faut répondre. Il importe de répondre. On est radié si l’on ne répond pas. Je réponds :
– Allô ?
– Allô ? Artalbur ?
– Non.
– Ah ! Ah ! J’espère que vous avez bien dormi.
– Venons-en au fait.
– Bien, vous connaissez le principe.
– Oui.
– Parfait, allons-y…
– Posez donc votre question.
– Ah ! Ah ! Lui. Bien, bien… Allons-y… Artalbur, mon cher ami, confirmez-vous être toujours à la recherche d’un emploi ?
– Oui.
– En recherche active, j’entends.
– Oui, oui.
– Parfait, parfait…
– Petite crotte ?
– Ah ! Ah ! Dolenesque.
– Oui, c’est ça… pardon, Dolenesque, oui.
– Je vous écoute, mon ami.
– Dolenesque, je n’ai pas envie de travailler comme un connard.
– Ah ! Ah ! Lui.
– Mais je suis toujours à la recherche d’un emploi de connard.
– Parfait, parfait…
– Je tiens le téléphone dans une main.
– C’est bien.
– Je vais me masturber de l’autre, maintenant. Je peux ?
– Oui.
– Je ne risque pas d’être radié ?
– J’ai procédé à votre actualisation quotidienne.
– C’est très aimable.
– À demain, cher petit Artalbur.
– À demain.
– Et bonne chance pour aujourd’hui.
– Prout.
– Ah ! Ah !
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OlivierMaldentOlivierMaldent   24 juillet 2021
Je me souviens qu'il me faut sans tarder me rendre à l'hôtel. On m'y attend et l'on commence à s'impatienter, sûrement. M'y voici. Je suis réceptionniste (je pense que je suis réceptionniste). C'est mon premier jour et je suis un peu tendu. Je tâche de faire bonne impression. J'ai rasé ma barbe, ainsi qu'on me l'a demandé. La calvitie n'étant pas acceptée, je porte une perruque. Se présente un couple. Je me prosterne, pousse de petits gémissements, puis me mets à ramper. La femme éclate de rire et l'homme acquiesce d'un mouvement de la tête. Tous deux semblent très satisfaits, mais à un moment, je commets une erreur en leur tendant les clés de la main gauche alors qu'il faut être droitier. On fait venir la direction dans le but de trouver vite un arrangement. Le couple propose alors la solution suivante : ils sèmeront des détritus un peu partout dans la chambre et mon rôle consistera à les manger tandis qu'ils se masturberont l'un l'autre en m'insultant. Conscient que je risque fort de perdre mon emploi si je refuse, je suis néanmoins sur le point de leur dire non. S'en avisant, le conseiller, mon conseiller, se met à sautiller dans tous les sens en battant des mains.
– Dites oui ! dites oui ! dites oui !
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Charybde2Charybde2   28 octobre 2020
Je grimpe à bord du bus n°84 et demande au conducteur s’il s’arrête bien à la station Félix Lemoine. Le conducteur me répond que non, il ne va pas dans cette direction. Je le remercie pour cette information et commence à me diriger vers le fond du bus. Mais à peine ai-je fait trois pas que la voix du conducteur derrière moi se fait entendre :
– Un instant, monsieur ! Vous ne portez pas la tenue réglementaire.
– La tenue réglementaire ? dis-je.
– Oui. Ne faites pas semblant de ne pas comprendre.
– Je suis désolé. Je vous assure que j’ignorais l’existence d’une tenue réglementaire.
– Et n’oubliez pas que j’ai le droit de faire usage de la force.
– Je sais, oui, non je ne l’oublie pas.
– Je vais le faire, dit le conducteur.
Et de la main droite il brandit son marteau de conducteur. Le marteau de conducteur est un petit marteau métallique à deux pointes.
– Approchez, dit encore le conducteur, allons ! Approchez donc un peu que je vous frappe trois fois sur le sommet du crâne.
– Ouille ! Ouille ! Ouille !
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