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Critiques sur Pervers (8)
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  23 août 2018
Pardonnez à l'avance ma sévérité mais la lecture de ce roman m'a vraiment agacée. A priori, l'auteur, bien implanté dans le milieu de l'édition, s'est fait plaisir et il en a tout à fait le droit. Des lecteurs moins boulimiques que moi seront peut-être face à un sujet inédit. Pour ma part, je l'ai rencontrée à de nombreuses reprise, cette question de l'artiste ou de l'écrivain qui se nourrit de la sève de ceux qu'il côtoie au point d'en devenir un monstre de manipulation pour servir son oeuvre... eh bien, d'autres l'ont traitée et beaucoup mieux. Je pense notamment à Julia Kerninon avec Buvard, son premier roman d'une force qui manque cruellement ici. En fait, ici, rien de neuf. Ni côté écriture, ni angle de vue. du déjà lu, en moins bien.
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frconstant
  19 septembre 2018

Avec "Pervers", Jean-Luc Barré signe un premier roman après avoir été un biographe reconnu par de nombreuses distinctions pour un bon nombre d'ouvrages dont "François Mauriac, Devenir de Gaulle, Dominique de Roux, ...)

Optant pour la fiction, Jean-Luc Barré fait monter sur le ring deux poids lourds. Victor Marlioz vient du monde de l'écriture et de la production romanesque, l'autre, Julien maillard, est issu de la critique littéraire et habité par une envie extrême de traquer ce qui se cache derrière les productions littéraires qui font la une. 

Victor Marlioz se définit lui-même comme un monstre et s'affuble de tous les torts qui pourraient lui être reprochés. Alimentant, à l'excès, toutes les rumeurs qui pourraient le condamner aux yeux du public, il en retire une aura malsaine mais payante quant à son acceptation par le public qui voit, dans ses propos, un délire de plus, une manière déraisonnable de vouloir se faire passer pour cynique pour être mieux aimé. 

Julien Maillard, depuis longtemps est craint par tout qui est susceptible d'être objet de ses critiques littéraires tant il se montre cassant, impitoyable  et subtil à démonter la face cachée des écrits qu'il commente.

Alors, pourquoi le premier invite-t-il le second à un entretien qui devrait mettre à plat la genèse de ses romans? 

Il y a, tant dans la volonté de l'un et de l'autre, les manipulations réciproques et la vie, le fond de commerce du romancier tant de perversions que ce récit est, tour à tour, lourd à digérer et jubilatoire à lire. Jusqu'où, ce romancier pervers - ou se déclarant tel - est-il impliqué dans la mort de sa propre fille, suicidée nous dit-on? le lecteur se laisse prendre au jeu de cette recherche de la vérité qui, in fine, n'est jamais que celle de celui qui l'affirme.  Un très bon roman. Une écriture qui invite le lecteur à se plonger dans les coins les plus sombres de l'écriture et du travail des maisons d'éditions. Un régal!

Ceci dit, devant autant de raffinement pervers, on n'en a pas moins l'envie de casser plus d'une fois la gueule à ce monstre narcissique qu'est Victor Marlioz...   Tout ceci n'étant que fiction, cela va de soi!

Merci à NetGalley, France et aux éditions Grasset de m'avoir permis de découvrir ce roman.
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jmb33320
  17 juillet 2018
Julien Maillard, critique littéraire respecté et même craint pour ses enquêtes sans concessions, reçoit un billet anonyme au sujet de Victor Marlioz, un écrivain sulfureux mais reconnu à la fois par la critique et par le public. le texte du message suggère que Marlioz est responsable de la mort de sa fille Alexia, qui s'est suicidée quelques temps avant.
Marlioz n'écrit pas à proprement parler de l'autofiction. Mais ses difficultés familiales et personnelles ont toujours été intégrées à ses romans, dans lequel il se donne volontiers le mauvais rôle. Marlioz est un manipulateur, son égoïsme est extrême et il est aussi parfaitement capable de menacer quiconque se trouve en travers de son chemin.
Le critique et l'écrivain vont se rencontrer plusieurs jours de suite dans le cadre d'un palace de la Riviera italienne, au motif de la publication d'un grand entretien concernant l'oeuvre de Marlioz dans le journal pour lequel écrit Maillard. Gravitent également autour d'eux Giuliana Viamonte, la femme de Marlioz - et mère d'Alexia – et son éditeur, Richard Durban.
Une forme de vérité pourra-t-elle voir le jour en dépit des manipulations de Marlioz et de son entourage ? C'est toute la question de ce roman au ton sec et concentré.
Je ne l'ai pas lu comme une fiction « à clé » puisque Jean-Luc Barré, notamment auteur d'une remarquable biographie de François Mauriac en deux volumes, est ici strictement romancier. Pourtant ce n'est pas non plus un ouvrage trop austère : des pages assez savoureuses sur le petit monde de l'édition rompent l'affrontement un peu étouffant entre les deux hommes.
Je remercie les éditions Grasset et NetGalley d'avoir mis à ma disposition ce roman de rentrée.
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jg69
  14 octobre 2018
Le narrateur, Julien Maillard, directeur des pages littéraires d'un grand hebdomadaire parisien, a un jour écrit un article sur Victor Marlioz, un monument de la littérature qu'il décrit comme un manipulateur hors pair dans l'art de nouer ses intrigues et de pousser à bout ses personnages, un écrivain qui s'est fabriqué une image de noirceur et de férocité.

Lorsqu'il reçoit un billet anonyme au sujet de Marlioz suggérant qu'il est responsable du suicide de sa fille, "c'est Marlioz qui l'a tuée, Alexia est morte pour les besoins de la cause" , Julien Maillard décide de mener une enquête sur cet écrivain si secret qui va accepter de le recevoir chez lui. Marlioz a pour particularité d'impliquer de façon cynique ses proches dans son travail de romancier sans se soucier des ravages que cela peut causer sur eux. Il vampirise les siens au profit de son oeuvre détruisant tous ceux qui l'ont côtoyé de près " Ce qui importe, ce n'est pas de savoir comment on fait les livres, avec quels moyens et au détriment de qui, mais les livres eux-mêmes...Marlioz considère la fiction comme supérieure à la vie", il considère ses proches comme des animaux de laboratoire " Les histoires qu'il raconte sont issues des expériences qu'il opère sur eux en les plongeant dans des situations dramatiques, toutes conformes à ses intérêts. Il fait son miel de tout ce qui peut leur arriver de pire et dont il est le principal instigateur".

Est-ce cela qui explique la fin tragique d'Alexia, la fille de Marlioz? A-t-il fait ou écrit quelque chose qui a blessé irrémédiablement sa fille? le narrateur va mener une enquête sur Marlioz dans laquelle il va se sentir épié. Qui enquête sur qui?

Dans ce roman Jean-Luc Barré brosse le portrait d'un écrivain dont l'obsession pour son oeuvre en fait un être monstrueux, un écrivain qui multiplie les victimes autour de lui. Il décortique l'emprise insidieuse de cet homme sur les siens et le jeu pervers d'un monstre obscur, trouble et démoniaque dont la vie et l'oeuvre sont entourées de mystère. Un moment de lecture agréable. Une histoire assez intéressante mais une écriture assez ordinaire.
Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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antreguillemets
  08 août 2018
Un roman très sympa qui graffigne le petit monde de l'édition , des prix et du journalisme. le portrait d'un écrivain "sans imagination" mais machiavélique qui met en scène la vie de ses proches pour pouvoir écrire.
On passe un bon moment avec Jean-Luc Barré !
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fflo
  18 novembre 2018
Éditeur, journaliste, biographe de François Mauriac, entre-autres,Jean-Luc Barré n'est pas un novice en littérature bien que Pervers soit son premier roman. le monde du livre est un milieu qu'il connaît très bien et nul doute qu'il se réfère à des cas réels quand il égratigne ses personnages.
C'est avec plaisir que j'ai lu ce roman à la belle écriture très classique. le thème de l'écrivain manipulant et usant son entourage pour en nourrir les personnages de ses romans n'est pas très original ni celui du vieil auteur imbu de lui-même, pervers et invivable.
#Pervers #NetGalleyFrance


Lien : https://ffloladilettante.wor..
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Adalarasi
  23 août 2018
On entre dans la vie d'un écrivain et surtout dans son "processus créatif" et celui ci fait froid dans le dos. Très agréable à lire.
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LettresItBe
  04 septembre 2018
Pervers : « (XIIe siècle) du latin perversus (« renversé », au figuré : « appliqué à contre-temps, vicieux »), participe passé adjectivé de pervertere. » C'est le titre du premier roman de Jean-Luc Barré qui, après avoir rencontré succès et reconnaissances diverses en tant que biographe, se frotte à l'art du roman avec ce tout premier livre publié chez Grasset. Une entrée en matière délicate, mais qui n'est pas sans soulever d'importants questionnements…

# La bande-annonce

« - Tous les écrivains sont des monstres et, dans mon genre, je suis l'un des pires. Il vaut mieux que je vous prévienne.
Marlioz passait pour cynique et pervers, réputation qu'il avait lui-même entretenue par vice ou par jeu. Mais en quoi pouvait-il s'être rendu coupable du suicide de sa fille ? »
Que cherche le si mythique et secret Victor Marlioz en acceptant de recevoir au crépuscule de son existence, dans un somptueux hôtel italien puis dans son antre de Genève, le directeur des pages littéraires d'un grand hebdomadaire parisien venu enquêter sur lui ?
Se livrer à une ultime confession à charge qui achèverait d'authentifier sa vérité d'écrivain du mal, s'exempter de ses fautes, traquer son chasseur ?
Un vertigineux tête-à-tête avec le monstre.

# L'avis de Lettres it be

Avec en tout premier lieu Entretiens avec le professeur Y de Céline qui reste peut-être la référence en la matière, jusqu'à Hygiène de l'assassin d'Amélie Nothomb qui offrait alors en 1992 son roman peut-être le plus réussi jusqu'à présent, la lignée des romans où la figure de l'écrivain se trouve être malmenée par le biais d'une rencontre, d'un entretien quelconque est longue. Et avec Pervers, cette lignée accueille un nouveau venu, signé de la plume d'un biographe reconnu et lauréat, par deux fois, du prix de la biographie de l'Académie française. Excusez du peu.

Un critique et journaliste littéraire prêt à réaliser l'entretien de toute une vie, Victor Marliozun auteur de génie en bout de course résigné et malmené pour la énième fois bien décidé à secouer son monde une ultime fois… Ce sont là les deux personnages qui occuperont ce ring littéraire d'un bout à l'autre. Mais d'une rencontre somme toute classique naîtra la genèse d'une oeuvre, dans ses plus sombres aspects. Pour sonder l'âme humaine dans ses tréfonds les plus obscurs, faut-il nécessairement les avoir visités « pour de vrai » ?

La figure de l'écrivain maudit, la question de l'implication du réel dans l'oeuvre… Pour son entrée dans le monde du roman, Jean-Luc Barré se met à l'épreuve de nombreuses questions, lourdes de sens, peut-être un peu plus encore par les temps qui courent. Jean-Luc Barré, qui s'est longtemps distingué comme l'un des plus grands biographes français met ici en exergue, dans le cadre infini de la fiction, la mince frontière entre toutes nos existences, les plus connues et les mieux cachées. Dans ce mano a mano de papier, celui qui dirige également la célèbre collection « Bouquins » à la suite de Daniel Rondeau nous offre un duel complexe qui n'est pas sans rappeler d'autres livres du genre, comme dit précédemment. Et Pervers, avec son titre accrocheur quoi qu'un brin racoleur, fonctionne en exposant à la lumière du lecteur une question centrale : quelle part de l'écrivain, quelle frange de vérité est à retrouver au coeur de son oeuvre ?

Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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