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ISBN : 2253173673
Éditeur : Le Livre de Poche (05/06/2013)

Note moyenne : 3/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Alors que l'affaire Dreyfus bat son plein, César Ritz est sur le point d'ouvrir les portes de son nouveau palace parisien, dont les cuisines ont été confiées au grand chef Auguste Escoffier. Quel n'est donc pas le choc ressenti lorsque, à quelques jours de l'inauguration, le cadavre d'une jeune femme est retrouvé pendu dans une chambre froide du Ritz. Pour ne pas ébruiter l'affaire, l'enquête est confiée au filleul d'Auguste Escoffier, Quentin Savoisy, jeune journal... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Jangelis
21 novembre 2013
Tout ce que j'aime : un bon petit polar, des personnages intéressants, de la (bonne) cuisine, la vie des grands hôtels vue de l'intérieur, de l'humour ;-)
En prime, on en apprend beaucoup sur une période de l'histoire assez proche.
L'affaire Dreyfus, l'anti-sémitisme, les anarchistes, bien entendu, je connaissais, mais vu de près comme ça, en le "vivant" avec les personnages, c'est plus intéressant et on comprend bien mieux.
J'aime beaucoup les romans de Michèle Barrière, mais comme les périodes anciennes ne sont pas mes préférées, j'ai particulièrement apprécié celui-ci.
Et j'ai été contente d'apprendre qu'elle pense continuer sa saga des Savoisy , en se rapprochant peu à peu de notre époque. Elle choisit les périodes qui lui sont chères pour y installer un héros de la famille.
Et petit appel à tous les lecteurs : elle nous a expliqué qu'elle réalisait à plusieurs reprises les recettes données en fin de livres (notamment parce que les recettes anciennes ne comportent pas de proportions précises en général) et qu'il lui ferait plaisir que ses lecteurs les testent à leur tour et lui disent s'ils les apprécient.
A vos livres et à vos fourneaux !!
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MelleFifi
09 octobre 2014
Michèle Barrière propose une nouvelle enquête d'un descendant de la famille Savoisy. Cette fois-ci, c'est Quentin Savoisy, journaliste gastronomique au journal le Pot-au-feu et filleul du grand Escoffier qui doit mener l'enquête.
A la veille de l'ouverture du Ritz, on découvre le cadavre d'une femme dans les chambres froides du restaurant. C'est a Quentin que l'on demande de résoudre l'affaire. A travers cette enquête on découvre la grande cuisine des Palaces.
Dans les romans de Michèle Barrière, l'enquête n'est qu'un prétexte à nous faire connaitre l'histoire et la cuisine d'une epoque, c'est ce qui me plait dans ses romans. On ressort de ses livres avec une furieuse envie de cuisiner.
Ce n'est pas mon roman préféré de cette saga mais on passe un bon moment.
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DOMS
05 mars 2015
Dans ses romans, Michèle Barrière conte les aventures culinaires de la famille Savoisy sur plusieurs générations. Dans ce nouvel épisode nous découvrons Quentin, journaliste dans la revue « le Pot-au-feu » et filleul du célèbre cuisinier Auguste Escoffier. L'intrigue débute en 1898, au moment de l'ouverture du Ritz, ce palace parisien dont nous avions oublié que le nom venait de Monsieur César Ritz, son propriétaire. Sur fond d'affaire Dreyfus qui déchire la France et alors que le procès d'Emile Zola passe en cassation, puisqu'il est poursuivi en particulier pour avoir osé son célèbre « j'accuse », les anarchistes en veulent aux bourgeois bienpensants et leurs bombes artisanales ont déjà fait quelques dégâts dans la capitale, l'esprit nationaliste émerge et la ligue antisémitique fait tristement des émules dans le pays.
Les féministes ont osé monter un journal uniquement tenu par des femmes, « La Fronde » et Diane, la belle amie de Quentin, rêve d'y affuter sa plume. Pour le moment elle se cantonne à la rubrique mondaine, mais elle n'est pas en reste pour rencontrer tout ce qui bouge et se rebelle dans cette société des années 1890.
Un cadavre est retrouvé dans la chambre froide du Ritz. César Ritz refuse que l'affaire s'ébruite, l'inauguration de son palace doit être parfaite et sans tâche. L'enquête va donc être confiée à Quentin, qui n'a pourtant rien d'un fin limier. Les péripéties vont s'enchaîner pour arriver à comprendre qui sont les coupables et qu'elles sont leurs revendications.
Une fois de plus, comme dans les autres romans de Michèle Barrière que j'ai déjà lus, tout l'intérêt repose sur la description réaliste des habitudes culinaires d'une époque. La description de l'ambiance et du fonctionnement souvent méconnu des Palaces, l'évocation de la situation politique contemporaine à l'intrigue, au travers de l'affaire Dreyfus qui a tant divisé le pays ou même l'émergence des revendications féministes, enfin les descriptions des métiers autour de la halle et des bouchers de la Villette, le tout emmaillé de quelques délectables recettes, donnent au roman toute sa saveur.
Ce n'est pas un grand polar, même si l'intrigue est plus présente que dans les premiers romans, il y a quelques longueurs. Mais il a le mérite de resituer les évènements dans leur époque et c'est l'assurance de passer un bon moment d'évasion loin de son quotidien. Juste ce que l'on recherche en tournant ces pages, puisqu'on y revient avec plaisir.

Lien : https://domiclire.wordpress...
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umezzu
19 avril 2016
Ce roman policier alerte et gourmand autour du personnage de Quentin Savoisy, critique gastronomique à la fin du dix neuvième siècle, part de la découverte du cadavre d'une jeune femme embrochée sur anneau de boucher dans une des chambres froides du Ritz. le grand hôtel n'est encore qu'en travaux, l'inauguration approche, et c'est le chien de Diane la compagne de Quentin qui a permis cette macabre découverte. César Ritz et son chef Auguste Escoffier veulent à tout prix éviter tout scandale. Ils demandent à Quentin, le filleul d'Escoffier de mener l'enquête, sans faire appel à la police.
Suite à quelques courriers anonymes menaçants, les anarchistes paraissent les principaux suspects. D'autant que les messages annoncent des bombes dans les restaurants si leurs exigences ne sont pas remplies.
Aidée par Diane, passionnée par le journalisme, engagée dans une revue féminine, Quentin va devoir, dans le désordre, nourrir son chien, faire un aller retour en exprès à Rome, sacrifier ses vacances à Trouville, converser avec un policier manifestement venu se remplir la panse... Tout cela pour se rendre compte que les oppositions entre Dreyfusards et anti dreyfusards expliquent bien mieux les demandes de menus « nationalistes » des auteurs des menaces.
Le roman sert de prétexte à une description du contexte historique : nationalistes prêts à en découdre, anarchistes posant des bombes sans se préoccuper des victimes, manipulations d'État dans l'affaire Dreyfus. de nombreux détails culinaires se glissent dans cette visite dans le Paris de l'époque.
De plus l'ouvrage se prolonge par quelques recettes d'Auguste Escoffier.
De quoi mettre l'eau à la bouche et ouvrir l'appétit, tout en enrichissant sa connaissance des événements de ce tournant du siècle.
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AliceFee
03 avril 2015
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Meurtre au Ritz?
"Je me baladais sur le stand du Livre de Poche avec mes copinautes pour le Salon du Livre (raaa, les bons souvenirs), et Michèle Barrière était présente pour une dédicace. C'est elle qui nous a présenté ses livres et tellement bien je dois dire, que nous en avons pris un chacune, Miss Léo, Titine, Eliza et moi-même."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"Le Ritz prépare son ouverture et Quentin Savoisy, filleul du grand chef Auguste Escoffier, rend visite à son parrain dans les cuisines du palace, lorsqu'ils trouvent le cadavre d'une jeune fille pendu dans l'une des chambres froides..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
"J'ai beaucoup aimé le contexte historique. Ce sont des temps très troublés, l'histoire s'articule autour des anarchistes, de l'affaire Dreyfus et de l'antisémitisme montant. Tout cela est parfaitement dépeint par l'auteur avec de nombreuses anecdotes ancrant le récit dans la réalité. En revanche, c'est un peu au détriment de l'histoire et c'est de ce côté-là que j'ai éprouvé quelques petites déceptions. D'abord, la plongée dans l'univers du Ritz qui m'avait attirée est en fait très superficielle. Il y a des touches d'humour qui allègent le récit mais aussi quelques incohérences. Et surtout, aucun des personnages du roman n'est attachant, et surtout pas le "héros". Il a beau reconnaître lui-même sa lâcheté et sa fainéantise, cela ne nous le fait pas apprécier plus, ni lui, ni sa fiancée entêtée, ni le policier qui joue les imbéciles, ni même Ritz ou Escoffier. le chien et la bonne sont peut-être les plus sympathiques, c'est un peu court tout de même."
Et comment cela s'est-il fini?
"Les deux derniers chapitres qui accélèrent enfin l'action sont bien plus intéressants même si finalement tout cela n'aura pas servi à grand chose. Enfin, dernière petite déception avant de refermer le livre: l'auteur nous avait beaucoup vanté le côté culinaire, précisant que les recettes des plats évoqués se retrouvaient dans les dernières pages. Effectivement, de merveilleux plats nous sont décrits et nous font saliver tout au long du récit et je me demandais à chaque fois lequel de ses mets succulents je pourrai tester dans ma cuisine! Alors quelle déception ce fut de découvrir que les fameuses recettes ne me proposaient rien de plus élaborer que l'aïoli, la crème pâtissière ou encore la pêche melba..."

Lien : http://booksaremywonderland...
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho31 décembre 2014
Boulevard Montmartre, ils croisèrent un cortège d'une centaine d'étudiants hurlant "Conspuez Zola," "Mort aux Juifs."
Des consommateurs les applaudirent. Une dame bien mise se leva et cria d'une voix stridente "Mort aux youtres." Pour faire bonne mesure, son compagnon lança " La France aux Français" en agitant son haut-de-forme en direction des jeunes gens qui s'empressèrent de reprendre le slogan.

- Ça devient insupportable, s'indigna Diane. Pourquoi les laisse-t-on faire ? Tu vois des policiers dans le coins ?
.../...
- Dis plutôt que la police est complice.
- Tu exagères !
- Au journal, on le sait très bien.
.../...
Combien de ceux qui ont attaqué des Juifs, des magasins juifs, des synagogues, combien je te le demande, ont été arrêtés ? Pratiquement aucun. Ou alors, ils ont été relâchés sur-le-champ. Si c'étaient des grévistes, je te fiche mon billet qu'ils seraient des centaines sous les verrous.
N'oublie pas que la plupart des policiers sont des anciens militaires. Ils haïssent les dreyfusards.
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JangelisJangelis21 novembre 2013
... il s'était beaucoup amusé quand Escoffier avait décidé de faire manger des grenouilles aux Anglais. Il fallait à tout prix les déguiser. Il les avait fait cuire dans un court-bouillon aux herbes et les avait servies froides arrosées d'un chaud-froid au paprika, décorées d'estragon ciselé et couvertes d'une gelée de poule. Ils s'étaient creusé la tête pour trouver un nom suggestif. Escoffier avait proposé "Cuisses de nymphe à l'aurore". Le Prince de Galles les avait adorées.
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MelleFifiMelleFifi09 octobre 2014
- Si on allait au Rat mort, place Pigalle ? proposa-t-elle. Il parait qu'on y mange des huitres et des écrevisses et qu'on y rencontre des peintres et des écrivains.
Quentin lui lâcha le bras.
- Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je préfèrerais un lieu où il n'y a ni rat ni mort.
Ils négligèrent les gargotes enfumées du début de la rue des Abbesses, fréquentées par des marlous, empruntèrent la rue Tholozé, puis la rue Durantin. (p. 36)
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nataly11nataly1129 décembre 2013
- J'ai eu moi-même du mal à transgresser les préceptes édictés par Carême ( célèbre cuisinier français du début du 19 iéme siècle). Mais qui voudrait encore d'un repas avec cent cinquante plats . Le service à la française est bien mort. Vive le service à la russe ! Huit plats principaux suffisent. On les sert successivement à chacun des convives. Plus d'étalage de dizaines de mets où personne ne sait que choisir. Faire simple ! Le maître mot ! Ce qui, bien entendu, ne veut pas dire lésiner sur la qualité des produits ou le travail de préparation.
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nataly11nataly1129 décembre 2013
Depuis sa rencontre en 1884 avec César Ritz, ils avaient accumulé les succès, de Monte Carlo à Londres en passant par Lucerne, Rome, Baden Baden... Mais cette fois, ils étaient les seuls maîtres à bord. César voulait faire du Ritz l'hôtel le plus moderne du monde et Auguste Escoffier, après avoir régalé la haute société londonienne, aurait la lourde tâche de combler les gastronomes français, ce qui était un défi autrement plus ardu.
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Videos de Michèle Barrière (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michèle Barrière
Voici le deuxième numéro de notre émission La Petite Librairie #LPL, émission produite par la librairie La Griffe Noire et Les déblogueurs... L'occasion pour le libraire Gérard Collard de vous faire découvrir ses coups de c?ur du moment mais également ses coups de gueule...
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