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EAN : 9782757880296
312 pages
Éditeur : Points (17/09/2020)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 56 notes)
Résumé :
À Puffigny – un village ou, plutôt, « un gros bourg tellement perdu au fin fond de la France profonde que les cartographes n’ont même jamais vraiment pu le situer avec exactitude » –, les habitants sont renommés pour être tous plus menteurs les uns que les autres. Difficile d’espérer y mener une enquête. C’est pourtant ce que va tenter Julius Dump, un peu rentier, beaucoup écrivain médiocre, parti sur les traces de son père disparu et d’un mystérieux butin. Car tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  30 octobre 2019
Amis lecteurs qui souhaitez pénétrer dans Ah ! Les braves gens, abandonnez toute notion d'élégance, de finesse, de mesure ou tempérance, de légèreté ou fraîcheur car Franz Bartelt, tel un rouleau compresseur que rien n'arrête et avec une jubilation communicative, écrabouille les codes du roman noir ou policier pour proposer une farce, une loufoquerie à la franchouillardise assumée. Comment nommer le genre littéraire créé par l'auteur, qui rappelle les glorieuses aventures de San Antonio ?

Bienvenue à Puffigny dans les Ardennes ô combien profondes et farfelues, bourgade verdoyante en raison des champs de betteraves qui la cernent. Arrivé à bord de sa discrète Cadillac jaune, Julius Dump, écrivain auto-proclamé qui écrit un peu de tout mais surtout beaucoup de rien, recherche le calme propice à la création littéraire tout en enquêtant sur le passé mystérieux de son papa, tueur à gages que son fiston n'a pas eu le temps de connaître. Il engage un détective privé, privé de boulot s'entend, spécialisé dans la confirmation de soupçons. Concomitamment, un promeneur forestier découvre un escarpin rouge à haut talon qui appartient à une paire de « chaussures à faire le trottoir » selon la mère adoptive de la jeune disparue.

Et c'est parti ! Franz Bartelt se lâche ! Le bistrot de la Gare, fermée depuis des lustres, est le centre névralgique de Puffigny, où refuser de boire un coup est une incivilité. Dans l'estaminet, dans une ambiance ferroviaire et brassicole, chacun y va de la sienne, enjolive la réalité ou ment, donne des réponses absurdes à des questions rationnelles, ou l'inverse. A Puffigny, l'éclusier écluse ; les deux gendarmes bas du front, l'un nommé Charlot et l'autre prénommé Zouave, ne font pas honneur au Quai des Orfèvres ; un groupe de musiciens agricoles et locaux s'appelle CTA (culs-terreux-assumés). Il ne s'agit que de quelques exemples de ce qu'est capable d'inventer l'auteur, dans un style fleuri dont les créations langagières sont outrancières, grossières, loufoques mais également savoureuses.

Pourquoi bouder mon plaisir ? Je confesse, mais pas au curé de Puffigny (vous saurez pourquoi en lisant le roman) avoir bien ri au cours de cette lecture, de ces rires incontrôlables qui éclatent spontanément dans le sillage d'une blague pourtant calamiteuse ou d'un calembour grivois et pourri.... Quand même : j'ai préféré Hôtel du grand cerf, moins foutraque...
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ODP31
  19 octobre 2019
Si tous les chemins mènent à Rome, seul le dernier roman de Franz Bartlet peut vous guider jusqu'à Puffigny.
L'auteur n'écrit pas des guides touristiques et il ne faut pas trop compter sur lui pour faire l'article des curiosités culturelles de patelins égarés. Il n'invente aucun passé romain à un vase cassé, il fuit les marchés locaux qui vendent des pots de miel qui pèguent sur les étals et il ne se pâmera pas devant les trois géraniums qui labellisent les villages fleuris.
S'il ne s'intéresse pas non plus aux abats des saints dans les églises, il se passionne pour ceux des braves gens de Puffigny.
La galerie de portraits n'a rien de la photo de classe aseptisée. Les habitants sont accueillants mais un peu particuliers. Un bonhomme vient fleurir la tombe de sa jambe amputée, l'épouse du bistrotier, joue l'assistante sexuelle bénévole pour les vieux garçons du bourg, un châtelain désoeuvré s'est constitué un musée des ragots et secrets du village, un détective privé… d'affaires mais pas de bonne volonté, une vieille qui promène sans raison et toute sa raison un landau, un maire bonimenteur, des jeunes filles pas très farouches, un mari jaloux qui effarouche .…
Des personnages bizarres aux noms improbables (Myrtille Briochard, Bouillanne Lassalle, Eddy Lambortin, Zouave Gambier…) qui cultivent avec passion une spécialité locale qui a fait leur renommée dans les alentours : le mensonge.
Ici l'intrigue est secondaire mais elle intrigue un peu quand même !
Un écrivain qui se cherche, Julius Dump, gare sa Cadillac et s'égare dans le bistrot de la gare de Puffigny pour mener une enquête. Feu son père lui a laissé un drôle d'héritage : un butin à retrouver qui a déjà causé la perte de vieux complices. Puffigny n'est pas le lieu idéal pour découvrir la vérité.
La situation se complique quand une jeune femme du village s'évanouit dans la nature, ne laissant derrière elle qu'un escarpin rouge à l'orée d'une maison forestière. Tout un programme car la belle ne passait pas par là pour apporter une motte de beurre à mère-grand.
Troisième roman de Franz Bartlet que je déguste comme une gourmandise et j'y retrouve la même empathie pour les personnages et le même humour qui le place à la même table que d'autres amuseurs de mots comme J.M Erre, Jacky Schwartzman ou Olivier Maulin.
La suite est aussi rythmée qu'imprévisible.
Pour découvrir cet auteur dont les dialogues perpétuent la mémoire d'Audiard et de Frédéric Dard, inutile d'armer un galion et de traverser l'Atlantique. Il suffit de quitter les grandes métropoles et de se perdre dans nos campagnes pour retrouver sa trace littéraire.
Moins abouti que son « Hôtel du grand cerf », « Ah les braves gens ! » éclaircit néanmoins une production automnale qui n'achève pas que les feuilles.
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ninachevalier
  27 octobre 2019
Franz Bartelt reste ancré dans ses Ardennes et continue d'explorer des coins paumés. C'est à Puffigny que vient s'installer son écrivain Julius Dump avec l'objectif d'écrire un roman. Il pense y trouver l'isolement, l'ascèse, la concentration afin d'exhumer les archives /reliques remises par son oncle, avant sa mort. Documents censés le renseigner sur le passé (peu glorieux) de son père qu'il n'a pas connu.
La maison du canal qu'il a louée revêt un aspect kitsch : façade mauve et giclées de roses trémières, qui contraste avec le jaune citron de la Cadillac héritée de son oncle.

Ce village, sorti de l'imagination de l'auteur, « tellement perdu au fond de la France déshéritée que les cartographes n'ont jamais vraiment pu le situer avec exactitude », est toutefois fréquenté par une pléiade de personnages, « farfelus », aux noms tout aussi cocasses. Une population qui, plus est, a « le mensonge dans le sang ». On croise entre autres :Mme Bitrose, la reine du macramé, qui, tel l'artiste Christo, en « emballerait le Sacré-Coeur, l'Obélisque  ! Roguerse le boulimique de saucisses («il en aurait cuit du matin au soir ») ; Madame Labosse, une possédée, promenant un landau vide ou pas ; Polnabébé qui entretient une relation fusionnelle avec sa mobylette ; un couple de rockeurs nostalgique de leur époque ; Carmen Gromard femme pimpante, généreuse, connue pour prodiguer des soins particuliers à ses clients concupiscents dont pépé Guimauve et M. Lambortin ; Zerma, « femme à fringales sexuelles » ; Eddy Lambortin, collectionneur atypique...

Les aficionados de Franz Bartelt auront noté son allusion récurrente à Larcheville, anagramme de Charleville d'où sont originaires l'institutrice Mlle Lamotte, le juge Maurois.
Tout se meurt dans ces contrées, la gare a été rasée mais son bistrot, tenu par Gromard, résiste. Il devient le centre névralgique où les rumeurs circulent, « un lieu de passage, une salle de réunion, on y stationne pendant des heures », on vient « se sécher une mousse ». On y sert de la bière de prestige, de caractère.
« Un bon bistrot vaut tous les cabinets médicaux du monde », c'est pourquoi l'unijambiste Legrand vide quotidiennement ses pintes pour y puiser une once de courage avant d'aller prier et parler à sa jambe perdue, au cimetière. Roguerse, dont la femme vient de « se barrer », noie son chagrin.Polnabébé, victime d'une agression, dépité d'avoir eu sa mobylette volée, réclame une deuxième « chope à mâle ». Son moral en berne lui vaut la bienveillance, le soutien d'une touriste retraitée experte à réconforter les âmes en peine.

La présence de cet écrivain apporte de la distraction.
On se demande ce qu'il vient faire ici, certains ignorent même en quoi consiste le travail d'un écrivain. D'autres sont fiers de le compter parmi eux.
Le maire se prend à rêver de « devenir une grande figure de la littérature » dans le livre du romancier qui célébrera aussi sa « jolie petite cité ».
Mais lui, il est là pour enquêter sur un certain Nadureau, après avoir déterré un pan du passé de ce père inconnu, qui aurait participé à un vol de tableau. Il n'hésite pas à prendre à son service un détective autochtone pour éclaircir ce mystère. Une aubaine pour Helnoute Ballo, ce Sherlock Holmes diplômé d'EIFFEL (1) en manque de clients. Un CV ridiculement impressionnant ! Scène irrésistible autour du mot lapin !
Remisant à plus tard la rédaction de sa deuxième phrase du roman en chantier, Julius s'intéresse à la fête foraine, seule festivité et divertissement des jeunes. On voit le bourg, véritable micromégapole, s'animer.
Polnabébé est tout fier et confiant d'appliquer les conseils de l'écrivain en matière de drague, mais il se trompe de niveau de langue !
Un couple épie ce qui se passe dans la rue. Zerma qui a remarqué, rôdant au village, un étrange quidam, « un homme malsain », se sent harcelée, poursuivie, d'autant plus qu'elle « sait des choses ...», des secrets dont les fils se démêleront peu à peu.
Cet homme, en costume marron qui arpente le même terrain que l'écrivain, est aussi repéré par l'éclusier puis par Julius. Qui peut-il donc traquer ? Ne faudrait-il pas s'en méfier ? Son comportement, ses déplacements intriguent et alimentent le suspense.
C'est au lendemain de la fête que la disparition d'une fille est signalée. Curieuse coïncidence, un promeneur trouve une chaussure rouge et un sac à main.
Les gendarmes ne se précipitent pas pour lancer leurs investigations.
Ils finissent quand même par perquisitionner la demeure de Farruque qui vit à la lisière de la forêt. Brave homme, « suave, doucereux » qui clame son innocence. Pourtant des pièces à conviction découvertes chez lui viennent semer le doute.Des fouilles sont effectuées. Mais à l'ère du «  # balance ton porc », qui croire ? L'accusé ou les deux amies de Nadège ? La pression des interrogatoires successifs force Farruque à avouer certains faits, mais n'a-t-il pas été manipulé par le trio des filles ? Quant au maire, il apporte tout son soutien à ce concitoyen modèle dans un discours pétri d'empathie dans lequel il égratigne « la police exotique » de Gournay.
Il ne fait pas bon, non plus, être victime des éreintements de l'auteur (justice, église).

Pour pimenter sa vie, l'écrivain s'offre une escapade amoureuse à Honfleur avec Juliette, l'institutrice qui lui expose les dessins de ses élèves. Dessins naïfs certes, mais qui dévoilent tous les secrets sur les moeurs des habitants, dont le comportement scandaleux du curé ! Révélations édifiantes ! Lors de leur déambulation dans la ville, ils font une rencontre improbable qui donne la clé d'une des énigmes.
A Puffigny, « on le sait, il n'y a rien à voir, à dire, à entendre, à espérer », et pourtant Julius Dump , « chapardeur de vies » a su y trouver/puiser le terreau de son roman en s'intéressant aux turpitudes de ces « braves gens » qu'il a observés, côtoyés, sondés.
Puffigny est décrit comme « un village propre et coquet, par contre le cimetière abrite un « dépôt d'ordures répugnant ». Des monceaux de détritus/d'immondices dissimulent une tombe qui attirera d'étranges individus persuadés d'y trouver leur graal . Dupés par le récit de Julius, ils connaîtront un destin des plus tragiques.
Deux objets focalisent l'attention : le bracelet serpent et la croix, ajoutant au mystère.

On assiste avec jubilation au sacre de l'écrivain qui a su persévérer dans l'écriture, au coeur d'un village en liesse, couronné par le discours enthousiaste du maire. Un édile généreux, à « la satisfaction béate » de compter 199 occurrences de «  Puffigny » dans ce roman. Un livre qui étale au grand jour la vie des habitants : « intrigues crapuleuses, injustices consolidées par la mauvaise foi, adultères, crimes », du vrai, du moins vrai, du faux. « Mais rien n'y est inauthentique. » ! On imagine les réactions des individus concernés !
Toutefois au fil des retours de lecteurs, le narrateur est confronté à ceux qui s'étonnent de constater qu'il a pris des libertés avec la réalité. Il a brouillé les pistes, en changeant les lieux, et en distillant une fausse information quant au supposé butin.
Mais L'écrivain national de Serge Joncour n'affirme-t-il pas qu'« un roman n'a pas à dire la vérité » ! Tous les mystères sont élucidés quand on referme le roman de Puffigny qui se clôt par un épilogue hallucinant diligenté par des enfants aventuriers !
Franz Bartelt, maître incontesté de la démesure, à l'humour noir inimitable, livre un polar truculent, haletant, foisonnant de rebondissements. Ses personnages atypiques sont largement, goulûment dopés à la bière et même au champagne.
Langage fleuri, grivois, expressions argotiques (« se piquer la ruche »), nombreuses énumérations.
Comment ne pas « kiffer » trois fois, plutôt qu'une, toute cette inventivité, cette prose savoureuse et les épisodes rocambolesques!
Un pur moment jouissif de lecture !
(1) : EIFFEL : École Internationale de Formation des Fins Extra Limiers
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Ziliz
  01 décembre 2019
Se laisser rebuter par une couverture moche, c'est parfois dommage. L'emballage n'est pas forcément révélateur du contenu.
Pour ce livre, j'aurais dû m'arrêter à ce premier aperçu rustico-kitsch des 70-80's (le tue-l'amour absolu pour la lecture) : un fond en formica brun ou en vieux lambris trop foncé, un canevas aussi laid que ceux que vous regard(i)ez pour chasser l'ennui ou par pur masochisme - pour entretenir cafard et mauvaise humeur -, en visite incontournable chez des vieux de la famille pour les voeux de nouvelle année.
Le roman (ou ce que j'en ai lu, c'est à dire la moitié) est à l'envi : noms moches, ridicules, franchouillards. Je sais que dans la vraie vie, côté prénoms et patronymes improbables et importables, la réalité peut dépasser la fiction, mais quand tout un patelin est touché par la malédiction, on voit déjà venir la grosse sauce indigeste.
Pour le cadre, Bartelt a évité un cliché supplémentaire en épargnant le Nord-Picardie déjà assez égratigné en littérature : ici nous sommes dans l'Est de la France, près du Luxembourg.
Julius Dump, le type venu enquêter sur son père disparu, n'en revient pas de tomber sur un tel ramassis d'arriérés tordus. Et si, lui, il s'y habitue peu à peu en vivant parmi eux, moi je ne les ai jamais adoptés, n'ayant pas réussi à croire une seconde à ces caricatures, ce concentré de bêtise crasse.
Pour mettre le lecteur en appétit, la quatrième de couverture promet :
« Après 'Hôtel du Grand Cerf', Franz Bartelt revient avec un nouveau roman d'énigme. Un régal d'humour noir aux personnages flamboyants. »
Roman d'énigme : il faut avoir compris le problème pour avoir envie de connaître sa solution, et se sentir un minimum en phase avec les personnages et les situations...
Humour noir : scato et vulgaire avant tout.
Quant aux protagonistes, je les ai trouvés outrés et pathétiques, pas flamboyants...
J'attendais une ambiance façon Arnaud Le Guilcher dans 'Ric-Rac'. Le seul point commun : ça 'pitanche sévère' dans le coin, mais Bartelt ne m'a pas du tout amusée.
___
• Merci à Babelio et au Seuil.
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musemania
  19 octobre 2020
Ma première rencontre avec la plume de Franz Bartelt avait été un rendez-vous complètement manqué. Je l'avais découverte par le roman noir « Hôtel du Grand Cerf » que j'avais dû lire dans, pas un, mais deux jurys littéraires. Afin de remplir mon « travail », j'avais retenté sa lecture en me disant que si la première fois, ça ne s'était pas bien passé entre nous, c'était peut-être la période qui voulait ça mais cela n'avait pas été du tout concluant.
Pour son nouveau polar, on m'en a proposé sa lecture et je me suis dit : « Pourquoi pas ?! ». En effet, je déteste rester sur une mauvaise note ou sur un mauvais sentiment. C'est donc ainsi que j'ai découvert ce nouvel opus. Définitivement, je me rends compte que j'ai très bien fait d'avoir cette idée car, cette fois-ci, j'ai passé un bon moment de lecture !
Franz Bartelt n'est pas un auteur comme les autres. Dès les premières pages, on peut facilement s'en rendre compte et déjà même grâce à la quatrième de couverture. le cynisme et l'humour noir sont sa marque de fabrique. Autant cela avait pu me révulser dans « Hôtel du grand Cerf » autant ici, j'ai apprécié cette touche burlesque. Je me suis surprise à m'impatienter pour continuer ma lecture, ce que je n'avais pas du tout ressenti la première fois.
Ici, on suit Julius Dump, un homme que l'on pourrait facilement qualifier de « paumé ». Alors qu'il se définirait comme un écrivain, le succès est loin d'être au rendez-vous. A la mort de son oncle Georges, il se décide de partir sur les traces de son père, malfrat de son état qui aurait été au courant de la cache d'un mystérieux tableau volé. Tous les éléments le mènent à Puffigny, un coin perdu au fin fond de la France profonde où ses habitants ont la réputation d'être des menteurs notoires.
Encore une fois, le style burlesque est de la partie mais en même temps, cette plongée dans ce coin retiré, que « même les cartographes n'ont jamais pu le situer avec exactitude » semble si réelle qu'on y va sans sourciller. Alors qu'on pourrait penser que l'auteur s'adonnera à la moquerie de cette France oubliée, il n'en est rien car c'est avec humour et aménité qu'il le fait. Les personnages sont hauts en couleurs mais, au contraire de son héros Vertigo Kulbertus qui avait le don de m'hérisser les poils, ceux-ci m'ont souvent tiré un sourire sur les lèvres.
J'ai aimé ses aventures de Julius, un brin naïf et niais dans ce décor – peut-être pas aussi chimérique qu'on pourrait le penser – où même les réseaux de télécommunication ne passent pas. C'est souvent loufoque, parfois doté d'humour noir mais toujours bienveillant. Finalement, ce livre restera l'exemple-parfait pour moi comme quoi il ne faut jamais rester sur sa première (mauvaise) impression.
Je remercie les éditions Points (et en particulier, Julie pour m'avoir réconcilier avec cet auteur;) pour leur confiance.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
montmartinmontmartin   25 octobre 2020
Le problème de l'assassin ce n'est pas le crime, c'est le cadavre.
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montmartinmontmartin   25 octobre 2020
Dans la vie il ne faut jamais se retenir de faire plaisir aux gens en leur disant ce qu'ils ont envie d'entendre.
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montmartinmontmartin   20 octobre 2020
Elle sait des choses, me confia l'éclusier d'une voix inquiète. Elle sait aussi que tout le monde sait qu'elle sait des choses.
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montmartinmontmartin   20 octobre 2020
Etre le fils d'un tueur n'est pas un état civil dont on puisse se flatter, sans compter que cela expose naturellement au soupçon ; tel père, tel fils.
Commenter  J’apprécie          20
montmartinmontmartin   20 octobre 2020
-Moi je ne m'ennuie pas, parce que j'ai l'habitude. Quand on a l'habitude de s'ennuyer, on ne sait plus vraiment si on s'ennuie ou si on ne s'ennuie pas.
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