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ISBN : 207014268X
Éditeur : Gallimard (26/09/2013)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Majésu Monroe est brocanteur. Il propose à sa clientèle des objets ayant appartenu à des célébrités : un portrait du Christ à la mine de plomb dessiné par un officier romain, une chaussette - trouée - de Rimbaud, et mille autres raretés qui sentent à la fois l’escroquerie et la poésie.

Très sûr de sa haute valeur, Majésu rencontre un jour Noème, fille d’un couple richissime, bien décidée à faire payer à ses parents les crimes de la bourgeoisie (Noème... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  05 novembre 2016
Majésu Monroe est brocanteur
pas n'importe lequel, un véritable artiste
doué d'un flair unique pour dénicher la poésie derrière un objet familier et fétiche
ayant appartenu naguère à des célébrités.
Parmi ses nombreuses trouvailles géniales,
Il peut se vanter d'avoir déniché une chaussette trouée de Rimbaud
et la bagouse de la soeur de Raspoutine
qui orne désormais le doigt de la Noéme, son épouse.
Après des fiançailles encanaillées, des beuveries, coucheries et discussions sans fin sur le sens de la vie et le sort des patrons...
L' idylle mouvementée
va être de courte durée pour nos deux tourtereaux.
Ses parents- blindés- passant l'arme à gauche
la belle va se faire la belle
et le beau bonimenteur va tout faire pour la récupérer...
Epique et jubilatoire
Le fémur de Rimbaud est ma deuxième exploration
dans l'univers déjanté de Franz Bartelt
toujours généreusement servi d'une verve désopilante, d'un trait d'humour noir galopant et d'une pointe relevée d'absurde, un cocktail détonant et revigorant dans un monde de brute.
Je me suis retrouvé d'entrée de jeux...de table
plongé dans son univers baroque et bien barré
au milieu de débats sur la lutte des classe, d'ébats sur la lutte des corps , de scènes de ménage qui déménagent vraiment,
d'un iconoclaste bazar de trouvailles insolites, du nec plus ultra très poétique, toc !
et d'une flopée de personnages tordants et tordus comme Noème la rebelle, un inspecteur roublard, deux bulgares à la crème plutôt fouettée, des malabars qui ne se laissent pas facilement dégommer et Majésu, un bonimenteur de talent.
Que demander de plus...
Le fémur de Rimbaud...un pied dans l'absurde vraiment génial !
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Mahpee
  30 mai 2015
Le fémur de Rimbaud est l'un des nombreux articles que propose Majésu Monroe un brocanteur qui sévit sur les marchés ardennais et fait, selon ses dires, dans l'objet d'exception. Parmi ces pièces uniques, on peut dénicher un vase de Soissons en bon état, la balle qui tua Mata hari et bon nombre de pièces toutes aussi uniques. C'est lors d'un de ces nombreux marchés que Majésu va faire une rencontre qui va bouleverser son existence, en la personne de Noème Parker, jeune femme de la haute société, qui a viré dans le communisme révolutionnaire. Majésu tombe sous le charme de Noème, son double au féminin, comme lui elle boit beaucoup, comme lui elle ne dédaigne pas les galipettes entre adultes, bref elle a tout pour convertir au mariage un pure produit du célibat. Et lorsque Majésu lui propose d'unir leurs destinées, un enchaînement de circonstances étranges vont le mener vers un sort qu'il est bien loin d'imaginer.
Dans un style unique, Franz Bartelt nous entraîne, comme à son habitude, dans une histoire dont lui seul a le secret. À la fois thriller et fresque sociale, le fémur de Rimbaud est un roman bourré d'humour et de situations cocasses. Un excellent moment de lecture.
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Kickou
  14 octobre 2016
Ah, la vache ! Qu'est-ce que j'ai rigolé en lisant ce bouquin ! Il faut dire que juste avant, j'essayais de lire le roman pénible d'un prix Nobel portugais, mon éclectisme ayant quand même ses limites, j'ai laissé tomber et l'ai sorti de ma Babéliothèque. Pour en revenir au Fémur de Rimbaud, c'est un petit bijou d'humour abrasif et loufoque. L'écriture est très distinguée, imaginative et fluide (l'utilisation de la 1ère personne du singulier y est certainement pour beaucoup). J'y ai vu des ressemblances avec les dialogues de Michel Audiard, ou les textes de Frédéric Dard, voire de P. Desproges. Je vous épargne le résumé, mais sachez que les personnages sont parfaitement campés, les situations rocambolesques, et à prendre au 3ème degré (j'écris cela à l'attention de babélioteurs qui l'ont jugé « peu crédible » !), qu'il y est question de lutte des classes, d'une histoire d'amour, de trahison et d'héritage. Mais ce qui est le plus remarquable, c'est le style ; inventif et jubilatoire, on sent que l'auteur s'est bien marré en écrivant et c'est communicatif. Le héros-narrateur est un brocanteur bonimenteur, mythomane et néanmoins sympathique, la liste des objets qu'il propose à sa clientèle vaut à elle seule le coup de lire le livre - Je pense d'ailleurs mettre dans Babélio, un quiz à base de ces objets farfelus et poétiques -. Un tout petit bémol ; la fin est un peu trop sombre à mon goût, mais je chipote. Allez, 5*, bonne rigolade et merci Mr Bartelt.
P.S. Pour le Quiz, il est en ligne.
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ninachevalier
  26 février 2016
le fémur de Rimbaud Franz Bartelt nrf Gallimard
(18,50€ - 248 pages)
Franz Bartelt s' est imposé dans le paysage littéraire par sa démesure , l'outrance comme disciple d'Ubu. Il récidive avec le fémur de Rimbaud.
Fidèle à ses Ardennes,l'auteur campe son récit comme dans de précédents romans, à Larcheville, anagramme de Charleville, et rend hommage à Rimbaud par l'exergue.
On croise Majésu Monroe, brocanteur qui revendique détenir « la trouvaille unique », « la pure merveille » et Noème Parker, une cliente dont il tombe en amour.
On est témoin de la première rencontre de deux protagonistes au café des Arcades . On suit l'évolution de leurs sentiments, la phase séduction de Majésu, facilitée par son talent d'orateur et de séducteur qui va le transformer en homme caméléon, s'adaptant aux fantasmes de sa bien-aimée. C'était une année qui commençait bien. Sa révélation choc, fracassante interpelle le lecteur et celle qu'il vient de conquérir. L'assassin est déjà en prison pour Noème? Où est donc la vérité? Leur projet d'union peut-il en être contrarié? Encore faudra -t-il plaire aux parents.
Les protagonistes de ce roman, en particulier Noème, ignorent les bonnes manières de Nadine de Rothschild et choqueraient parmi nous , tant ils sont grossiers,font mauvais genre à roter, se curer le nez et débiter « le dico de l'argot » et même péter. Au lecteur d'anticiper la cérémonie quand deux mondes si opposés vont se mêler: les parents de souche bourgeoise et Noème , en rébellion contre tous les nantis. Ce qui explique le complot que Noème fomente, en comptant sur son futur mari pour l'exécution du plan. En adepte de la procrastination, l'auteur tient le lecteur en haleine. Majésu exécutera-t-il le souhait de sa femme , à savoir liquider ses parents?

Une succession de temps forts relance le suspense. le mariage du brocanteur avec Noème. L'aurait-il épousé par amour ou pour sa dot? Noème est-elle ce « monstre » décrit par son père? Un magot ne dormirait-il pas dans le bureau de beau-papa? Panique de Majésu quand il constate la disparition de sa jeune épouse. Menace de Majésu de faire tout sauter. le voilà aussi dangereux que Breisvik avec la liste de son incroyable arsenal,véritables «  munitions suédoises ». Mieux vaudrait obtempérer que de risquer le pire carnage. L'enlèvement de Noème par les malabars, une course poursuite des plus hallucinantes. La disparition d'une somme d'argent soulève bien des interrogations. Accusations,mensonges, délations conduisent en garde à vue. Au tour de Ployette, la bonne, de s'évaporer. Absence qui taraude Noème, craignant aussi le vol de documents précieux. le rythme prend de folles allures quand il s'agit de traquer les ravisseurs emportant le lit de la captive Noème ou de mettre à l'abri la boîte à secrets. Scènes de travelling ébouriffantes.
Les deux protagonistes irrésistibles, nous stupéfient tout au long du roman, avancent en funambule ,avec le risque vertigineux d'une nouvelle catastrophe.
Suspense relancé par Noème qui déclare: « Il se passe quelque chose de grave ».
L'insalubrité, Franz Bartelt l'a déjà abordée dans Parures. Ici les coursives sentent «  l'herbe et la bière », « l'air fut vite empli d'une puanteur de porcherie ».
Quant au duel nantis/prolétaires, on retrouve la même démarche que Woody Allen qui fustige ces escrocs qui s'engraissent aux dépens des gens modestes. « L'argent pourrit tout » et Majésu, solidaire de Noème, a déclaré la guerre au capitalisme.
L'auteur nous offre une galerie de personnages bien trempés: les homosexuels bulgares, l'inspecteur Bardouate( tiraillé entre deux camps), la bonne Ployette, le couple de bourgeois., des êtres rares comme ce « spécialiste de l'accent circonflexe dans l'oeuvre de Rimbaud » ou le fantôme de Rimbaud avec cette chaussette trouée. La complexité des relations humaines est mise en exergue.
Les couples sont toujours atypiques , mal assortis et soumis aux aléas de la vie.
Leur vie amoureuse est très chaotique, passant de l'amour fusion ( « on ne se quittait plus, ni de jour ni de nuit », « nuit gorgée de succulences »), sado maso, à son extinction avec menaces de mort proférées, soif de vengeance puis à la tentative de rabibochage pour éviter le divorce. Majésu déploie toute sa faconde, pour attendrir flatter Noème, la drape d'un excès de mots doux ( « ma plume de poète, mon zéphyr adoré, ma caille en sucre ». Qui est le plus rusé, le plus hystérique,le plus manipulateur?
Tout l'art de Franz Bartelt consiste à agrémenter ce récit rocambolesque d'un regard acéré sur les travers de la société, sur les universitaires, les banques, n'hésitant pas à épingler la corruption et la façon dont les affaires criminelles sont traitées et jugées.
Il souligne l'hypocrisie de la veuve fracassée, pleurant devant les médias.
Comme son protagoniste Majésu, l'auteur possède une érudition insoupçonnée, et d'innombrables références littéraires ( Hugo, La Fontaine, Balzac,Verlaine). le style procède par énumérations visant à renforcer l'idée , à exagérer et laisser son empreinte chez le lecteur. Il fait montre de sa plume incisive, et de « l'instinct critique ». Il reste le maître incontesté de la formule: « Pour penser il faut un cerveau, pas des diplômes » ou « Je saurai quoi lui balancer dans le goulot ». Il joue avec l'oxymore: « Elle m'avait ouvert aux splendeurs de la misère. », les tournures imagées: « Il n'y a pas que les draps qui s'en souviennent », « un oeil en patrouille », « dégarni du plafond ». Il ne se départit pas de son ironie: « Le canapé rembourré avec des noyaux de pêches » ni de son humour qu'il a insufflé à Majésu: « Je devais manquer de phosphore ». Chez Franz Bartelt, on retrouve des constantes: patronymes peu communs, alcool, sexe, adultère et meurtres en série, difficiles à élucider dans ce roman, d'où l' égarement des enquêteurs. Quant à l'épilogue, il nous dévoile de bien funestes destins. Soyez blindés, âmes sensibles, car comme summum du gore, Franz Bartelt m'apparaît indétrônable. L'auteur sait puiser dans des faits divers les plus ignobles pour les recycler en encore plus spectaculaires. Dans ce roman, les rebondissements, les coups de théâtre s'enchaînent, de vrais loopings inattendus. On rit, on retient son souffle,on frissonne d'horreur, on jubile, le fémur de Rimbaud est à la fois un vrai mélo et une grande comédie, un chant d'amour et de guerre. Franz Bartelt signe un roman décapant, une tragédie funambulesque, à la lecture addictive ( dialogues truculents), ce qui ne peut que donner envie de poursuivre avec encore plus noir: La bonne a tout fait au Poulpe.
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LesMondesdeSophie
  10 mai 2015
Ce roman raconte l'histoire de Majésu, brocanteur-menteur au sommet de son art, et de Noème, jeune femme un peu paumée issue d'un milieu très aisé, haïssant la bourgeoisie et ne rêvant que de tuer des patrons. Ces deux personnages hautement improbables tombent amoureux et décident de se marier. S'en suivent alors des aventures toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, avec rebondissements à la pelle dans une ambiance de polar loufoque. Ce livre aurait pu beaucoup me faire rire mais m'a tout simplement exaspérée. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai levé les yeux au ciel durant ma lecture.
Le premier défaut de ce livre, à mes yeux, est le personnage principal. J'ai rarement lu un personnage aussi agaçant que Majésu Monroe. Ce qui est dommage, c'est que c'est également le narrateur de cette histoire. Impossible donc d'échapper ne serait-ce qu'un paragraphe à ses exagérations de tous les instants. Il se dote de toutes les qualités : il est beau, intelligent, cultivé, gentil, honnête, généreux, sensible, fort et surtout modeste. Cela pourrait être très drôle si ce trait de caractère n'était pas aussi exagéré.
J'aime beaucoup l'idée d'un narrateur auquel le lecteur ne peut pas toujours faire confiance, qu'il soupçonne de taire certains passages ou d'en enjoliver d'autres). Cela ajoute une dimension très intéressante à la lecture (je pense par exemple à La servante écarlate de Margaret Atwood, où cette question se pose parfois). Mais dans le fémur de Rimbaud, je n'ai pas du tout apprécié la façon dont cela était amené. Ce mensonge permanent de Majésu m'a fatiguée tout au long de cette lecture. Il y a des passages où la vérité transparait derrière le récit et où le personnage se dévoile un peu au lecteur. Ils sont malheureusement immédiatement contrebalancés par un mensonge encore plus énorme encore de Majésu. J'aurais pu aimer ce personnage, qui aurait pu être à la fois attachant et intéressant. J'ai fini par le détester.
Les autres personnages sont tout aussi caricaturaux et insupportables, notamment Noème. Cette jeune femme bourgeoise malgré elle est un cliché ambulant, dont la folie aurait pu la rendre, encore une fois, intéressante. Mais ce n'est pas la voie que l'auteur a choisi, ce que je respecte totalement sans pour autant l'apprécier. On trouve également un flic véreux et sournois, des gardes du corps un peu benêts, un couple d'homosexuels bulgares étranges. Toute une galerie de personnages loufoques qui auraient mérité un peu plus de soin, à mon avis. Ils sont beaucoup trop caricaturaux pour que l'on puisse y croire ne serait-ce qu'un instant.
L'intrigue, ensuite, tient le lecteur en haleine une partie du roman, avec une histoire rocambolesque dans laquelle les rebondissements sont tous plus incroyables les uns que les autres. Ce n'est pas le point sur lequel j'aurais le plus de critiques à formuler. L'histoire met beaucoup (trop ?) de temps à démarrer, mais en suivant par la suite le modèle du polar, elle réussit à intéresser le lecteur.
Ce qui m'a le plus gênée dans ce roman, c'est le style. On parle de « verve anarchisante » de l'auteur, mais je n'ai pas eu l'impression que les classes aisées étaient celles qui en prenaient le plus pour leur grade. En effet, les seuls personnages qui apparaissent un tant soit peu sympathiques aux yeux du lecteur, ce sont les parents de Noème, à savoir les personnages les plus riches de l'histoire. On ne sait jamais réellement de qui l'auteur se moque, notamment en raison du caractère du narrateur. Et certains passages concernant « les pauvres » m'ont beaucoup gênée. Je sais qu'il s'agit d'un livre drôle, qui se veut être une caricature. Mais cela m'a parue souvent très mal amené et m'a souvent mise mal à l'aise. On peut rire de tout et de toutes les opinions, y compris les plus crasses. Mais il faut que le lecteur sache de qui l'on se moque. Je n'aime pas ne pas savoir sur quel pied danser. Or, c'est ce que j'ai ressenti tout au long de ce roman.
Je suis finalement presque en colère contre ce roman, que j'aurais pu beaucoup apprécier mais que j'ai détesté. Si tout n'avait pas été aussi exagéré et lourd, j'aurais pu passer un très bon moment de lecture. Je comprends cependant tout à fait ce qui peut plaire chez cet auteur et pourquoi ce roman peut faire rire. Cela n'a simplement pas fonctionné avec moi. Comme pour le reste, il y a certaines rencontres littéraires qui ne marchent pas. Ça a été le cas pour moi avec Franz Bartelt.
En résumé, le fémur de Rimbaud n'a pas été une bonne expérience pour moi. Il s'agit d'un roman où tout est bien trop exagéré à mon goût. Je ne peux donc vous recommander cette lecture. Néanmoins, si ce style de lectures vous tente, ne vous laissez pas arrêter par mon avis, qui est très personnel. Je tiens à préciser que je ne qualifie pas cette oeuvre de mauvaise. Elle n'est juste pas pour moi.
Note : 1,5 étoile sur 5
Lien : https://libriosophie.wordpre..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   25 mai 2019
Au parti communiste français ! me suis-je exclamé. Vous m'épatez !
--Comme je vous le dis! Au parti communiste français!
C'est là que j'ai été initiée au dur secret de l'anisette ,par des cheminots qui trinquaient à la mémoire de Staline. Des purs.Des hommes de fer.Avec eux ,je suis allée manifester deux fois à Paris .Je faisais wagon-restaurant ,où plutôt voiture -bar.C'est à dire que je portais le ravitaillement ,surtout le liquide .On scandait des conneries auxquelles personne ne croyait,à part moi.Ils avaient de la gueule, pas plus. Au bout d'un an ,j'ai compris que même les plus méchants n'avaient pas du tout l'intention de pendre les nantis.Moi j'avais rêvé d'arracher les yeux à des patrons, d'écouiller les évêques ,de faire violer les rentières par des chiens de gauche.C'est le programme que les communistes font miroiter pour que le naïf prenne sa carte et casque sa cotise mensuelle.Mais une fois qu'on est dedans,camarade,attention ,faut pas débiner les gros actionnaires,pas toucher un cheveu des magnats ,même pas contester la propriété privée. Pour eux le pétrole et le blé ,c'est sacré, comme la discipline de vote. Dans ses conditions ,le militant de base perd ses illusions.Telle que vous me voyez ,je suis désabusée ,je ne crois plus en rien.》
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koalaskoalas   03 novembre 2016
Le samedi, elle organisait une loterie où les femmes pouvaient gagner des sous-vêtements, de la vaseline, des aspirines, voire des vibromasseurs. Les hommes repartaient avec du parfum, des poupées gonflables, des magazines spécialisés.
Elle était vite devenue, en quelque sorte, d'utilité publique.
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MahpeeMahpee   30 mai 2015
Si j'avais le temps, j'analyserais ici les sentiments qui m'ont assailli à la vision de ce désastre. Mais pour le moment, je n'ai pas la tête à l'introspection. Tout ce que je peux dire, c'est que j'étais malheureux comme un poète maudit. Je suis allé me promener en ville. La journée s'est terminée au bistrot, comme souvent les mauvaises journées.
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NicoleGiroudNicoleGiroud   19 avril 2014
Parmi les merveilles exposées, le collectionneur n’avait que l’embarras du choix, une chaussette d’Arthur Rimbaud avec un trou au gros orteil (le trou était d’Arthur, la chaussette de sa mère), un os de la main de Napoléon, une éprouvette (étanche) contenant la vérole d’Alfred de Musset, un bocal (étanche) rempli de morpions anglais vieux de trois siècles en bon état de conservation.

Une de mes fiertés était d’avoir réussi à me procurer le tube digestif de Pantagruel. J’ai dû m’en séparer pour payer l’assurance de la camionnette.

Mon catalogue affichait huit centaines de raretés, dont la plupart étaient si rares qu’elles mériteraient d’être qualifiées d’uniques. Et je n’aborde pas mes accessoires religieux, mes poudres miraculeuses, mes œufs de Colomb en saindoux cristallisé, le véritable portrait du Christ à la mine de plomb par un officier romain qui le voyait tous les jours, en ce temps-là
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nelly76nelly76   21 mai 2019
Autant jouer cartes sur table : je ne suis pas n'importe qui.Je ne l'ai jamais été. Solitaire, mais sociable.Taciturne,mais beau parleur .Intelligent ,mais sans prêtention. Plutôt beau garçon ,n'ayons pas peur de la vérité, mais dénué de la vanité des bellâtres.
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Vidéo de Franz Bartelt
Interview de Franz Bartelt par Gérard Meudal lors de la soirée inaugurale du festival "Parcours d'auteurs : de l'écrit à l'écran" du 15 novembre 2013
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Les objets d'exception du brocanteur, héros du roman de franz Bartelt :

Attention vous n’êtes pas obligé d’avoir lu « Le fémur de Rimbaud » pour répondre à ces questions rigolotes.

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