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ISBN : 2070339343
Éditeur : Gallimard (31/08/2006)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 109 notes)
Résumé :
«Il était là, le con ! Rond comme un bidon. Entouré d'une flopée d'ivrognes encore plus saouls que lui. Je ne l'avais jamais vu en ville. J'ai demandé au Gus qui c'était. Il n'en savait rien. J'ai recommandé une bière. Le type se vantait. Il ne parlait que de son pognon. Il en avait, puisqu'il payait les tournées en sortant de sa poche des poignées de billets. Il refusait la monnaie. Il s'y croyait. Le con. Ah, le con ! Le Gus m'a dit qu'il était déjà saoul en arriv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  16 octobre 2016
Karine, elle est de droite : le flouze ça l'excite.
Son compagnon le narrateur s'en tape
lui à des idées de gauche
et un gros poil à la main...droite.
Bon c'est rare mais ça arrive
quand il ramène UNE PATATE à la maison
elle monte illico au rideau...le grand numéro.
Alors forcément quand un jour un con au bistrot,
bourré comme un coing,
crache qu'il a un tas de pognon au chaud chez lui
il le raccompagne...
Alors là chapeau à Franz Bartelt qui nous sort du dessous de comptoir
un roman noir déjanté bien arrosé de tirades argotiques de sa composition
de situations absurdes, de citations à la pelle, que dis-je au bulldozer.
Les personnages sont de sacrés acrobates
Elle, Karine dure et sensible comme un corps au pied pour son homme de gauche qui passe son temps à se jeter des verres en alexandrin avec brio et à se mettre dans des situations et des états pas possibles au bistrot et ... chez un con qui a plus d'un tour dans son chapeau !
Franz Bartelt roule sa bosse et sa prose.
Le jardin du bossu, il est drôlement bien ratissé.
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cardabelle
  03 novembre 2017
Un mot pour ce roman : jubilatoire !
J'en souris encore ...
Franz Bartelt nous offre une fresque déjantée de la vie d'un petit voyou ordinaire qui , s'abritant derrière une idéologie gauchisante , va s'autoriser à se procurer de l'argent facile pour garder l'amour de sa belle .
Mais, bien sûr , tout va se compliquer et notre tendre voyou amoureux va se retrouver en bien mauvaise posture.
Et là , on va suivre son aventure au quotidien en se délectant de ses considérations percutantes dans un style argotique ou parfois simpliste qui , paradoxalement parvient à servir une analyse fine et sensible .
Acerbes ou cyniques , les réflexions sur le rapport de l'amour et de l'argent rendent notre héros touchant et on veut croire à sa sensibilité de poète.
Bon , parfois , on peut malgré tout regretter quelques élucubrations qui se noient dans une philosophie de comptoir , ce n'est quand même pas du Audiard !
Mais , le rebondissement se fait rarement attendre et le roman retrouve vite son rythme et sa folie .
Notons aussi au passage , que le suspense à un moment se pimente d'érotisme et même là , bien malin qui peut garder son sérieux !
Dans ce roman , j'ai parfois vu poindre l'ombre de Paasilinna ...
Un très bon moment de détente.
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Antyryia
  02 août 2018

Décidément, cet auteur est totalement frappadingue.
Rencontré à Arras le premier mai dernier, il m'avait pourtant fait l'impression d'un homme aimable, érudit et modeste.
Mais il confirme une nouvelle fois avec le jardin du bossu - son livre le plus vendu à ce jour, même s'il est en passe d'être rejoint par Hôtel du grand cerf - qu'il est complètement barré.
Ses romans font tous preuve d'excentricité, mais on atteint ici des sommets dans l'humour décalé et absurde.
Karine Giébel a récemment dénoncé l'esclavage moderne dans son roman Toutes blessent, la dernière tue. Un livre extrêmement dur et cruel qui nous prend aux tripes et nous arrache quelques larmes.
Quand Franz Bartelt évoque à son tour la domesticité de nos jours, l'histoire prend rapidement une tournure tellement loufoque que ce sont nos muscles zygomatiques qui sont cette fois bien davantage sollicités.
Le jardin du bossu, c'est l'histoire de la rencontre de deux hommes que tout semble opposer.
Le narrateur est assez prétentieux, un anti-héros persuadé de son intelligence et de sa débrouillardise.
Un homme de gauche, profondément pour le partage des richesses.
"Je suis tellement en faveur des pauvres que pour rien au monde je ne voudrais devenir riche, même par des moyens légaux."
Alcoolique, poète, passé à quelques reprises par la case prison, il est aussi au chômage et le travail c'est de toute façon pas trop son truc.
"C'est parce que je connais le code du travail que je n'ai jamais tellement tenu à travailler."
Alors pour vivre, pour payer ses bières et surtout pour satisfaire sa moitié, Karine, pour qui l'argent a des vertus particulièrement aphrodisiaques, il lui arrive de commettre quelques menus larcins.
"Il ne s'agit pas de voler pour voler ou de voler pour s'enrichir, mais de voler pour mieux répartir les richesses, pour établir une société plus juste et une justice plus sociale."
Alors lorsqu'un soir au bar il verra un type deux fois plus bourré que lui, respirant la richesse par tous les pores de la peau, il suivra ce con jusque chez lui.
"Le con. Il n'y a pas d'autre mot. le con."
C'est de l'argent facile qui lui tend les bras.
Avec beaucoup de malice, notre couguar se faufilera dans la maison du con, profondément endormi.
Parce que oui, notre homme use et abuse des métaphores animales. Il est aussi habile, malin, rusé, dépourvu d'émotions et patient qu'un couguar.
"Je suis né sous le signe des félins. Rien ne m'échappe."
Et pourtant, rien ne va se dérouler comme il l'avait prévu.
Son expédition était pourtant bien partie. Les tiroirs recelaient des montagnes de billets.
"Le pognon, c'est de la poésie à l'état pur, du diamant, des perles de pluie venues d'un pays où il ne pleut pas."
Mais le con - de son vrai nom Jacques Cageot Dinguet - se présentera face à lui de façon impromptue, une arme à la main.
Notre voleur amateur, un peu moins fier subitement, proposera alors à son hôte de lui restituer son butin et de se quitter bons amis.
Jacques a l'air d'un homme raisonnable, calme, gentil, altruiste ... et absolument pas saoûl.
Mais le propriétaire des lieux, peut-être pas si con finalement, a tout manigancé, et ses projets sont bien différents.
En échange de tout cet argent qu'il vient d'amasser, notre prédateur va devoir faire le ménage chaque matin.
Il deviendra un otage, un docile serviteur.
Et sa première tâche sera de creuser un trou à la cave pour y enterrer son prédécesseur, dont le cadavre frais gît encore dans une pièce à proximité.
Il sera certes retenu prisonnier, mais il aura accès s'il le souhaite à la salle de gym, à la bibliothèque, à la télévision qui lui proposera notamment pas moins de sept cent cinquante heures de vidéos de téléachat.
Afin de ne pas finir à son tour au sous-sol, notre désormais victime jouera le jeu de son ravisseur, en attendant qu'une opportunité se présente.
Et un lien très fort s'établira entre le pauvre de gauche et le bourgeois de droite, en une parodie déjantée du syndrome de Stockholm.
"Je crois que je n'étais pas loin d'être fier d'avoir été enlevé par un type pareil."
"Je me suis défendu de le trouver sympathique. Mais il m'attirait, il m'inspirait confiance."
En effet les deux hommes vont tantôt s'affronter, tantôt se respecter, et nous offrirons tout au long du roman des dialogues absolument hallucinants.
"Je ne veux surtout pas vous déplaire, vous êtes mon invité."
Publié en série noire en 2004, le jardin du bossu n'est pourtant pas à proprement parler un polar ou un roman noir.
Certes, on y retrouve un homme prisonnier d'un sociopathe dont la cave ressemble à un charnier ... Mais c'est au final juste une toile de fond, une situation qui serait absolument horrible chez n'importe quel autre auteur mais qui pour Bartelt n'est qu'un décor de théâtre dans lequel il puise les idées les plus extravagantes et surréalistes.
Chaque personnage est une farce ambulante, qu'il s'agisse des deux principaux protagonistes ( on se délecte de la mauvaise foi du narrateur ) ou des autres intervenants, notamment féminins.
La Culture avec un C majuscule côtoie les réflexions les plus absurdes ( "Il y a du compassionnel dans la diarrhée." ), et la politique devient d'une simplicité enfantine.
Comme il le fera quelques années plus tard de bien plus belle façon encore dans La fée Benninkova, les quelques passages érotiques se combinent souvent à la poésie.
Tellement d'auteurs ne parviennent pas à décrire une relation sexuelle sans devenir scabreux.
Bartelt, lui, parvient à détailler la sodomie ou la fellation sans aucune vulgarité, avec toujours cette impression de ne pas y toucher.
"D'ailleurs c'est dans une surprise comme celle-là que nous avons marché sur Sodome, un soir, je me souviens. Jusque-là, elle refusait."
"Le moelleux de sa langue se mêlait à la fermeté gingivale, un vrai régal, comme le sucré-salé en cuisine, ou le chaud-froid."
Si le roman n'apporte pas grand chose en tant que tel, l'histoire parvient à intriguer suffisamment pour nous tenir en haleine et on se demande forcément comment cet enlèvement va se terminer.
Il faudra d'ailleurs attendre la fin, surprenante, pour connaître la signification de l'étrange couverture.
Mais quand on lit l'auteur ardennais, c'est avant tout pour se régaler de son style inimitable et de son humour si particulier.
Et il était tout particulièrement inspiré cette fois-ci !

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majero
  01 septembre 2017
Franz Bartelt est un génie, poète et un peu dingue mais c'est normal, c'est un génie!
Le narrateur est une petite frappe comptant quelques jours de tôle, basé sur des idées de gauche sauf que sa femme Karine, elle aime le pognon et quand il lui en ramène et qu'ils baisent elle fait des choses..
Alors le soir où il découvre au café ‘le con', rond comme un bidon, sortant de sa poche des poignées de billets, il le suit, attend qu'il s'endorme pour….mais le con est là, un flingue en main. Il a tout simulé pour attirer et séquestrer un pauvre bougre dont personne ne inquiétera et qui, après avoir enterré le précèdent 'serviteur-compagnon-spectateur' lui succédera, dans cette villa tout confort mais blindée quoique y passent régulièrement et sans plus s'étonner la mère ou Odette, la copine du ravisseur.
Naît une drôle de liaison entre ce ravisseur, amateur d'art, plein d'empathie pour sa victime pour qui il va jusqu'à faire venir une professionnelle, et l'autre plutôt du genre 'Benoit Poelvoorde', futur prix nobel de l'alexandrin, né sous le signe du couguar, futé comme un félin sauf que c'est un peu lui, le con, et on l'aime comme ça, ce con, avec ses réflexions qui volent bas (intellos s'abstenir) mais si désopilantes (L'écoutant en cueillant mes pommes, j'ai failli en tomber de rire !)
Et Bartelt tient la distance, peu de temps morts, c'est un véritable cadeau qu'il nous offre et on sent que ça lui fait plaisir!
Bienvenue sur mon île déserte, Monsieur Bartelt !
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encoredunoir
  13 janvier 2012
Osons l'oxymore. le jardin du Bossu commence comme une immense brève de comptoir. Et le narrateur et héros de nous raconter comme le con a débarqué dans le troquet. Un con vraiment con et vraiment bourré qui s'est mis à se vanter comme un con de tout le pognon qu'il avait chez lui, planqué dans son buffet. Vous pensez bien qu'un con pareil mérite de se faire dépouiller. C'est pour cela que le narrateur l'a suivi jusque chez lui puis a attendu que les dernières lumières de la maison du con s'éteignent pour entrer et lui piquer son fric. Sauf que le con n'était peut-être pas aussi beurré comme un petit Lu qu'il en avait l'air. Peut-être même qu'il n'était pas si con que ça.
Le narrateur, lui, c'est incontestable, ne se considère pas comme un con. Bien au contraire. C'est un homme de principes. Un homme « basé sur l'idée de gauche », mais qui veut bien faire une exception à son sens politique pour les beaux yeux (entre autre) de Karine qui, elle, est plutôt basée sur l'idée du pognon et qui « dégouline d'aptitudes lubriques ». Un homme qui fait même des alexandrins. Une espèce d'évadé des Deschiens.
Franz Bartelt attaque donc fort avec ce long monologue de philosophe de comptoir. Et le lecteur, après quelques pages peut se poser deux questions : l'auteur va-t-il tenir la distance sur les deux cents pages suivantes qui s'annoncent ? Vais-je moi-même tenir encore deux cents pages à ce rythme ? Parce que, quand même, l'intérêt de la brève de comptoir, c'est justement sa fulgurance.
Et pourtant, là, ça fonctionne plutôt bien, même si, naturellement, on détecte au bout d'un moment quelques baisses de rythme, voire quelques longueurs.
Le jardin du Bossu, entre dans la catégorie de ces romans atypiques, complètement barjots qui laisseront sans doute une partie des lecteurs sur le bord du chemin. C'est aussi un bel exercice de style très réussi, bourré d'humour et de noirceur, inquiétant sous le vernis de la grosse blague, et qui nous entraîne vers un dénouement réellement inattendu. Voilà un livre très recommandable.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   21 juin 2018
Karine ,elle possède les bonnes manières sur le bout des doigts.Elle est sortie major quasiment de l'école ménagère. En cas de besoin ,elle saurait où placer l'évêque et l'académicien si ces gens-là venaient manger à la maison.On lui a appris.Elle a retenu.En plus ,comme elle veut pas perdre la main elle se perfectionne en lisant les livres de Nadine de Rothschild un genre de Léon Zitrone du savoir -vivre, mais capable ,elle, de se goinfrer la soupe sans faire un bruit de chasse d'eau en cours de remplissage.
Un exemple : Karine ,elle m'oblige à bouffer le bouillon cube aux vermicelles avec le bout de la cuillère. Le bout.Une gymnastique ingrate ,disons - Le,car le geste n'est pas naturel.Depuis mon plus jeune âge ,je me sers du côté de la cuillère. En fils du peuple.Quand on se caille une bisque d'homard aux plantes exotiques je comprends qu'on y aille du bout de la cuillère.Mais le bouillon cube vermicelles ,honnêtement ,ça ne demande pas autant de précautions. Surtout que je rajoute de la biscotte cassée et du camembert.Des fois même une bonne larme de vin rouge ,pour affiner le goût. Manger de la pâtée avec des lėgèretés de cerisier en fleur,non,merci.Je le fais pour Karine pour l'amour de Karine,pas par savoir-vivre.
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AntyryiaAntyryia   27 juillet 2018
Le romantisme, le vrai, c'est une affaire de mecs à pognon. Faut les habits avec les dentelles. Faut le vocabulaire. Faut le sens des rimes. Faut savoir tousser, cracher le sang, se retenir de péter ou connaître les manières qui permettent de péter sans bruit et en dispersant l'odeur par des menuets improvisés. En plus, il faut savoir boire sans dire de conneries à partir du troisième verre. Ca, c'est pas facile.
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koalaskoalas   12 octobre 2016
Réussir la gloire n'est pas mieux que de réussir l'anonymat. En tant qu'anonyme volontaire, n'ayant jamais cherché à me faire connaître, j'estime avoir réussi mon anonymat. Personne ne me connaît.
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tamara29tamara29   30 mai 2014
[Karine] se contrarie facilement. Soit que je rentre tard et trop bourré pour la reconnaître quand je la croise dans le couloir. Soit que j'ai bu le pognon qu'elle avait prévu pour la bouffe. Vous savez, les femmes, c'est plutôt matérialiste. L'homme est rêveur. C'est pour ça qu'il boit. La femme, elle, elle mange. Le monde de la femme est solide. L'homme, il marche sur l'eau.
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koalaskoalas   14 octobre 2016
Elle a montré l'échancrure de son corsage.
C'était sa banque. Le pognon a bien de la chance de pouvoir faire son nid dans des endroits aussi riches en rebondissements.
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