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ISBN : 207075913X
Éditeur : Gallimard (25/08/2000)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Journaliste dans une gazette locale, le narrateur partage son temps entre deux grandes passions : l'épluchage de pommes de terre - auxquelles il voue un étonnant culte - et l'apéritif avec Basile, son voisin, son ami, le roi du stockage : un magasinier épanoui. Jusqu'au jour où celui-ci lui raconte, affolé, que sa femme, Rose, sombre dans la dépression après avoir découvert qu'il a succombé aux charmes d'une jeune et pulpeuse stagiaire. Contre l'avis du narrateur, B... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  14 novembre 2017
Le narrateur, journaliste local,
adore éplucher des patates pour se détendre,
qu'importe si ce sont des Belles de Fontenay , des Charlottes, des Fortuna...
Mais en ce moment, Basile, son pote d'apéro l'inquiète...
Ce dernier a la Ratte au court-bouillon depuis qu'il
a succombé au plaisir de la jeune chair (pas de patate)
avec une autre Rose que sa femme
qui pour se venger lui en fait voir des vertes et des pas mures...
Franz Bartelt virevolte avec les épluchures des sentiments et les mots
qu'il envoie balader de manière toujours aussi cinglante et fantaisiste.
J'accroche à son humour ardennais qui donne la frite
et à la mayonnaise de sa composition qui prend toujours
Les bottes rouges, ça m'a bien botté et décrotté !
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Mahpee
  13 octobre 2014
le narrateur, correspondant local d'un journal de l'Est où la pluie fait partie des meubles, boit chaque jour depuis dix ans une bière avec Basile, son voisin d'en face. Jusqu'au jour où le magasinier cède aux charmes d'une jeune stagiaire de l'usine. Sa femme Rose, ayant eu vent de l'adultère, s'enfonce dans ce que Basile considère comme une dépression, et le narrateur, plutôt comme du cinéma. Basile, qui se considère comme une sommité de la profession de magasinier, et place très haut l'harmonie conjugale, reconquiert laborieusement sa femme. Quant au narrateur, pour qui la pomme de terre représente l'incarnation parfaite de Dieu, il aspire à déménager vers un lieu où il ne se passe "vraiment" rien. Franz Bartelt allie humour et mélancolie dans ce roman d'un cynisme irrésistible. de dialogues en situations burlesques l'auteur entraîne son lecteur dans un univers qui n'appartient qu'à lui, à chaque page on voudrait prendre une citation tant la situation de chaque personnage, chaque dialogue, chaque situation aproche le sublime dans la loufoquerie.
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SAVRY
  24 février 2018
Sous l'oeil d'un localier, amateur de sensation métaphysique en épluchant des patates, on entre dans les tréfonds d'une décomposition de couple. Extrèmement corrosif quand il s'agit d'évoquer le journalisme local, le livre dépeint une vie de village avec ses attendus, ses coups bas, ses ragots. Très en verve, ce livre est jubilatoire particulièrement dans son approche journalistique même s'il pêche un peu par quelques longueurs avec le personnage de Basile, en recherche récurrente de repentance...
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telbel
  11 septembre 2012
J'ai toujours aimé éplucher les pommes de terre.C'est mon zen. Il y a un plaisir apaisant dans cet ensemble de gestes utiles qu'on définit trop vit comme une corvée. J'épluche, bien sûr, à heure fixe : les rituels ne se passent pas d'être strictement situés dans le temps quotidien, comme les prières pour les chrétiens, par exemple. Il ne fait aucun doute pour moi que la pomme de terre est un légume métaphysique. Dieu se mettrait-il dans l'idée de vouloir exister, ce serait sous la forme indéniable d'une pomme de terre qu'il se manifesterait. Ce ne sont pas des choses à soutenir devant n'importe qui, j'en ai conscience.
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telbel
  11 septembre 2012
"Rose, elle n'aime pas De Gaulle. Peut être qu'elle croit qu'il a inventé le football. Elle n'en a que pour les socialistes, c'est son seul défaut. D'après elle, la musique est socialiste. Mozart, Beethoven, tous les péruqués antiques, c'est tout socialiste ça. Moi je m'empêche d'aimer la fanfare. Il paraît que la fanfare, c'est de droite, oui, oui, oui, alors, comme je ne suis pas de droite, je fais semblant de ne pas aimer la fanfare. le meilleur moyen d'être tranquille, c'est de ne pas dire ce qu'on pense, surtout aux femmes."
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
koalaskoalas   11 novembre 2017
...il y avait une cérémonie officielle, ouverte au public, le soir même, au musée municipal. Avec récital de poésie. Et audition du chanteur allumé local : ce chanteur émotif qu'on retrouve dans toutes les villes dignes de ce nom et qui chiade du Baudelaire, du Rimbaud, du Verlaine et du Villon en cassant des cordes à sa guitare. Le nôtre s'appelait James Blouque.
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DesmazeDesmaze   25 août 2010
Le contexte : Un spectacle de théâtre municipal vient d'être annulé..

" C'est un malheur ! dit le maire.
- Un malheur ", reprirent les adjoints en hochant la tête, hochement entendu, auquel l'adjoint en charge de la culture ajouta un froncement de sourcils destiné à marquer qu'il était préoccupé.
Les adjoints en charge de la culture sont toujours préoccupés. La culture est préoccupante. Dès qu'on aborde l'essentiel et l'identitaire, le souci pointe son museau aristotélicien.
"Voilà comment le plaisir intellectuel longuement attendu fait faux bond à ses disciples fidèles au rendez-vous du savoir et de la connaissance ! dit d'une seule traite le président du conseil général en imprimant au verre qu'il tenait par le pied un mouvement giratoire si régulier qu'il trahissait une pratique assidue de la convivialité."
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RenodRenod   25 juin 2019
Mourir d'amour est une chose magnifique, grandiose, cinématographique, quoique nuisible à la santé. La littérature, le privent pas de donner un avenir à ces théâtre, ces arts qui se nourrissent de singularités, ne se fins superbes, dont la raison montrerait pourtant facilement l'obscénité. L'homme du commun parle, pleure, vomit et survit. C'et une victoire éclatante de la lâcheté sur l'esthétisme. Il faut avoir le courage d'être modeste, d'être une personne plutôt qu'un personnage (...).
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MahpeeMahpee   13 octobre 2014
(J'ouvre une parenthèse ici, non pour me justifier, mais parce que je pense que l'emploi insistant d'un langage brut et malgracieux peut apparaître comme une facilité et choquer les esprits nobles qui se seraient égarés dans cet ouvrage. Personnellement, je ne me priverais guère en censurant ces pages de tout ce qu'elles contiennent de minauderies alvines et de références rectales. Et si, à ce qu'on raconte, il y a de la chance à marcher dans une laissée - l'homme étant un loup pour l'homme - , je ne sens pas le plaisir qu'il y aurait de tremper sa plume dans un pot de chambre. Seule la vérité des faits et des paroles me guide. Ce qui fut dit est écrit, scrupuleusement. Tant pis si cela va par le bas.)
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koalaskoalas   08 novembre 2017
Regarder pousser les flaques d'eau dans la rue est une occupation importante, essentielle, quand on aime les flaques d'eau.
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Videos de Franz Bartelt (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franz Bartelt
Interview de Franz Bartelt par Gérard Meudal lors de la soirée inaugurale du festival "Parcours d'auteurs : de l'écrit à l'écran" du 15 novembre 2013
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