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ISBN : 2916159886
Éditeur : Atelier In8 (19/08/2010)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Au fond d’une cité crasseuse, une mère investit toutes les aides sociales qu’elle reçoit dans la garde-robe de son gamin, alors transformé en clown. Sans cesse menacés de folie, cernés par l’abîme de la misère d’un côté, par celui de l’apparence fantasque de l’autre, ils construisent ensemble un paradis artificiel.

4ème de couverture
Une mère et son jeune garçon vivent en HLM dans une cité pouilleuse. Sans ressources mais obsédée par l'apparenc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
koalas
  29 novembre 2016
Un jeune garçon raconte sa vie de paon
dans une cité HLM en compagnie d'une mère
qui ne supporte pas la misère.
Elle l 'habille comme un petit prince
de façon clinquante et voyante :
chemise à jabots, veston rouge à brandebourgs et galons dorés...
ce qui en fait la risée des camarades
les gros yeux des professeurs
et hérisser les cheveux de l'assistante sociale
qui coupe du coup le robinet des allocations...
Dans cette nouvelle excentrique,
Franz Bartelt prend le contre-pied des clichés
pourquoi un pauvre devrait-il en avoir l'apparence ?
La mère brouille les repères
habille son fils comme un petit prince
mais la société se pose en juge impitoyable
pour ceux qui sortent des codes...de classes
la nouvelle est bien foutue et cousue.
L'auteur grinçant et incisif à souhait
y dénonce les préjugés
et propose une fin plutôt renversante...
Parures, un petit bijou de fantaisie et d'irrévérence !
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Beatrice64
  29 août 2017
Depuis leur petit appartement, devant sa fenêtre, avec sa mère quelque part allongée sur son lit, le narrateur revient sur son enfance dans ce « sale quartier » : « Quinze hectares à l'est de la ville, qui, par blocs successifs, séparés par des baraquements entassés les uns sur les autres, répandent toutes les espèces possible de ruines. Et même quelques autres. Et même des ruines de ruines. Pire qu'un bidonville. Un dépotoir. »
D'ailleurs on y jette directement ses ordures par la fenêtre et un incendie y est un événement à ne pas manquer. « En matière d'incendie, il faut le signaler, celui de l'église demeure le plus beau qu'il nous ait été donné de contempler, en frôlant l'extase. Un exemple auquel beaucoup se réfèrent encore aujourd'hui, quand un garage flambe, ou une école. »
Bref.
C'est là que le narrateur vit, avec sa mère qui l'élève seule. Obsédée par l'apparence et la propreté, celle-ci ne le laisse pas se laver tout seul et engloutit l'intégralité des allocations perçues dans les habits de son fils. Pas simplement des habits de marque, non. Des habits de gravure de mode, surannés : escarpins à boucle, vestons de velours, et chemises « d'une finesse délicieuse« . Autant dire que le jeune garçon se fait plutôt remarquer dans le quartier, où, sans parler du ridicule, sa tenue fait figure d'insulte et de trahison de classe.
Dans ce huis-clos de l'appartement et de la folie maternelle, une nouvelle remarquable, tant par son histoire et sa chute, que par son style, sobre et précis, efficace, légèrement teinté d'un humour à la limite du surréalisme. Un auteur, une voix, que je découvre, édité chez nos voisins des Editions in8, et dont je vais, à n'en pas douter, chercher d'autres titres
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melina1965
  23 juillet 2014
Splendeur et misère…

Le narrateur a quatorze ans, il vit dans 'une cité HLM avec sa mère sans emploi et sans ressource autre que les aides sociales qu'elle perçoit. Au lieu d'utiliser celles-ci à leur besoins quotidiens, elle les consacre à habiller son fils de tenues coûteuses et extravagantes. Elle ne veut pas qu'ils vivent comme « des paysans », des gens « qui n'hésitaient pas à emprunter les chemins les plus fangeux, à manipuler des choses puantes, alors que la dignité humaine exige qu'on se salisse le moins possible et qu'on refuse les travaux dégradants ».
Tous les deux sont rejetés par le quartier, l'école,… jusqu'à l'intervention d'une assistante sociale qui va tenter de faire rentrer les choses dans l'ordre car c'est bien d'ordre qu'il s'agit là, celui que la société veut imposer à cette femme au bord de la folie.
Cette nouvelle ironique et cruelle est une critique acerbe d'une humanité où il semble bien que l'habit fasse le moine et où il ne fait pas bon sortir du rang.
Cette vision plutôt noire du monde dans lequel nous vivons amène le lecteur à une interrogation sur ses propres préjugés et ses modes de fonctionnement.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
bmbeaulieubmbeaulieu   14 mai 2012
p.23 Pour être sûre que je serais "net", elle ne m'a pas une seule fois accordé la possibilité de me laver moi-même.
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