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Critique de Bellonzo


Bellonzo
  23 janvier 2014
Proud Mary keep on turning


Ce bouquin est une curiosité. Je ne connaissais pas le moindre du monde John Barth. Y-a-t-il quelqu'un ici qui ait lu Barth? Pas Roland Barthes que je n'ai pas lu non plus d'ailleurs. Qu'est-ce qu'il y en a des trucs que j'ai pas lus! Cet auteur est si j'ai bien compris, parfois comparé à Pynchon, lui-même quelque peu hermétique, paraît-il. de toute façon je ne l'ai pas lu, Pynchon. C'est donc n'ayant pas lu grand-chose que je vais vous donner, si, si, donner, mon sentiment sur "L'Opéra Flottant", pris presque par hasard à la Bibliothèque alors que je cherchais Rick Bass (lui, je l'ai lu par contre, mais pas encore assez). Je divague parfois en considérations alphabétiques.

L'Opéra Flottant, c'est un bateau à roue, comme sur le Mississippi, mais dans le Maryland. Mais il m'enchante moins que le Proud Mary de Creedence Clearwater Revival, le plus fringant bateau du rock. Décidément on a du mal à en venir au fait avec ce livre. A Cambridge, Maryland, Todd Andrews est avocat et le Capitaine Adam commande le showboat, pour l'heure amarré sur Long Wharf. Todd Andrews se suiciderait bien, à tout hasard. C'est vrai que son père s'est pendu, que son meilleur ami est le mari de sa maîtresse. Tiens, quelque chose de normal. Il y a aussi un vieux riche qui a conservé ses restes organiques réguliers en bocaux et dont l'héritage est sujet à caution. D'où quelques lignes, trop de lignes, dignes d'une maîtrise de droit international, peu digestes.

John Barth, féru de navigation, aurait fini par me donner le mal de mer avec cette métafiction dont les exégètes que j'ai vaguement croisés sur l'océan de la toile évoquent le cousinage de Nabokov ou de Borges. Mais heureusement on se marre pas mal à bord de ce voyage décousu. Et Barth est sauvé in extremis de ma vindicte car ça vaut finalement le déplacement malgré la canicule et le mauvais goût carabiné de la revue nègre à bord de L'Opéra Flottant. Et je terminerai sur une ultime citation de Françoise Sammarcelli, auteur de "John Barth, les bonheurs d'un acrobate" (Belin:coll. Voix Américaines):"La parodie, l'esthétique du faire-semblant et du masque jouent contre les totalisations". Quand je vous ai dit qu'on riait!
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