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ISBN : 2707140643
Éditeur : La Découverte (20/07/2007)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 62 notes)
Résumé :
En 1914, Louis Barthas a trente-cinq ans. Tonnelier dans son village de l'Aude - Peyriac-Minervois -, il est mobilisé au 280e d'infanterie basé à Narbonne. Il fera toute la guerre comme caporal. Il connaîtra le secteur sinistre de Lorette, Verdun, la Somme, l'offensive du Chemin des Dames ; la boue, les rats et les poux ;les attaques au devant des mitrailleuses et les bombardements écrasants; les absurdités du commandement, les mutineries de 1917, les tentatives de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
harfang
  21 mars 2014
Louis Barthas décrit la vie dans les tranchées au jour le jour, la vie dans la terre au milieu des cadavres et des rats. Il nous fait partager ses nuits humides et glaciales dans des abris de fortune en première ligne, ou dans des granges sordides et délabrées au milieu des cochons lorsque son régiment est au repos. En quatre ans, il ne dort pas une seule fois dans un vrai lit, et ce n'est que fin 1917 qu'il voit le premier poêle dans une tranchée !
Résolument antimilitariste, il porte un jugement extrêmement sévère sur la quasi-totalité des officiers. Il est vrai que ceux-ci traitent les soldats réellement comme des esclaves, et se moquent éperdument de leur bien-être. On a parfois l'impression que les soldats vivent dans un camp de concentration… il n'a d'indulgence que pour de rares lieutenants et capitaines qui, par leur bravoure au combat et leur sollicitude, ont gagné le respect du poilu. En septembre 1917, un général lui accorde tout de même quelques paroles de bienveillance, qu'il note comme les premières de la part d'un officier supérieur depuis le début de la guerre…
Un des passages le plus intéressant est sa description de la révolte du régiment en juin 1917. Les « mutins », inspirés par la révolution russe, créent un soviet du régiment et demandent à Louis Barthas d'en prendre la tête ! La revendication principale des révoltés ? Des permissions !
Vraiment un excellent témoignage de la vie « ordinaire » du poilu en première ligne. A lire absolument par tous les passionnés de la Grande Guerre !
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Annette55
  10 décembre 2013
C'est un très beau livre.Louis Barthas passera toute la guerre au front.
Celui- ci connaîtra la Somme ,l'Argonne,Verdun,l'offensive Allemande de1918:l'horreur,l'accoutumance,la révolte....
Au front ,il écrit sur n'importe quoi,sur n'importe quel papier,
Les feuilles sont parfois disparates ,maculées de boue.....
Il envoie de très nombreuses lettres â sa femme et à ses enfants,
C'est un témoignage formidable,celui d'un simple soldat.
Après la guerre,il consignera dès 1919 son journal sur 19 cahiers .
Ce livre fut mis au point avec l'aide de ses petits- enfants.
Le témoignage de Louis Barthas est complet,irremplaçable,unique,vivant.
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Phedip
  14 février 2018
Ce livre a été un de mes premiers livres de témoignages de combattants de la grande guerre. C'est une référence dans sa catégorie et il tient une place privilégié à côté de l'ouvrage de Maurice GENEVOIX "Ceux de 14".
A partir de ses carnets écrit sur le front, cet ouvrage de Louis BERTHAS nous fait partager son quotidien avec une belle écriture descriptive dans laquelle nous pouvons percevoir son âme.
Témoin de tant de souffrances pendant ces 4 années, il conclus avec ces mots :
"Souvent je pense à mes très nombreux camarades tombés à mes côtés. J'ai entendu leurs imprécations contre la guerre et ses auteurs, la révolte de tout leur être contre leur funeste sort, contre leur assassinat.
Et moi survivant, je crois être inspiré par leur volonté en luttant sans trêve ni merci jusqu'à mon dernier souffle pour l'idée de paix et de fraternité humaine.
Février 1919"

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Liver
  20 octobre 2013
Toute une guerre, Louis Barthas a été là du début à la fin. On ne peut que saluer la capacité d'un simple tonnelier à rendre compte, même si l'émotion ne passe pas toujours, bridée par "l'amateurisme" de l'homme devenu auteur (et acteur) malgré lui. Chapeau bas.
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jadelm
  02 septembre 2013
Il me semble que mieux que Barbusse encore , l'humble Louis Bartas a su dire la "Grande Betise" . un Monument !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
VilloteauVilloteau   04 novembre 2012
Un soir en rentrant du travail, nous trouvâmes autour de l'abri une trentaine de jeunes gens, engagés volontaires ou forcés des classes 17 et 18 non encore appelés. Maigres, imberbes, pâles, le regard effronté, le verbe haut insolent du Gavroche parisien, c'était comme on dit des gars "dessalés", malgré que quelques-uns aient des figures de jeunes filles ou de gamins de quinze ans. Quelques-uns venaient tout doit de la maison de correction, d'autres, garçons livreurs, avaient oublié de rapporter à leur patron l'argent de quelque client, certains employés de postes avaient eu l'indiscrétion de fouiller le contenu des lettres. L'un d'eux n'avait rien trouvé de mieux que d'enlever une demoiselle de quatorze ans qu'on ne voulait pas lui donner en mariage (...)
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VilloteauVilloteau   21 février 2013
Si les morts de cette guerre pouvaient se lever de leur tombe. Ils briseraient en mille morceaux ces monuments hypocrites, car ceux qui les ont érigés les ont sacrifiés sans aucune pitié.

(au sujet des monuments aux morts)
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oranoran   17 août 2016
1917
La guerre n'était plus considérée comme un fléau ; de temps en temps, on apprenait bien que le fils d'Untel ou l'époux d'Une Telle était mort déchiqueté, brûlé, assommé, étouffé par là-haut, dans les tranchées lointaines, mais ces morts inévitables étaient considérés comme la rançon de la prospérité générale en attendant la victoire finale.
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oranoran   17 août 2016
Ces lieux étaient particulièrement infestés de rats qui venaient suivant leur habitude cambrioler nos musettes et la nuit promener leur museau, leurs pattes, leur queue sur nos figures.
On conçoit le dégoût que nous inspirèrent ces détestables rongeurs quand nous nous aperçûmes qu'ils avaient leur domicile dans un cimetière de soldats allemands qui était à proximité.
L'emplacement de chaque tombe était taraudé par leurs galeries et l'odeur infecte qui s'échappait de ce cimetière ne laissait aucun doute que ces rats dévoraient ces cadavres quand le contenu de nos musettes et les déchets divers d'une troupe stationnée ne suffisaient pas à leur nourriture.
Le jour, ils vivaient avec les morts et la nuit avec les vivants, avec nous, charmants voisinages !
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Annette55Annette55   10 décembre 2013
Toute la nuit ,on nous fit travailler â rendre ce boyau praticable et habitable,aux
premiéres lueurs de l'aube,â notre grande joie le ciel se couvrit de nuages bas qui enveloppèrent la cote 304 d'un voile opaque qui masqua à l'ennemi notre vue
toute la journée.
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Videos de Louis Barthas (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis Barthas
Louis Barthas, tonnelier, caporal, écriain.
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