AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de harfang


harfang
  21 mars 2014
Louis Barthas décrit la vie dans les tranchées au jour le jour, la vie dans la terre au milieu des cadavres et des rats. Il nous fait partager ses nuits humides et glaciales dans des abris de fortune en première ligne, ou dans des granges sordides et délabrées au milieu des cochons lorsque son régiment est au repos. En quatre ans, il ne dort pas une seule fois dans un vrai lit, et ce n'est que fin 1917 qu'il voit le premier poêle dans une tranchée !

Résolument antimilitariste, il porte un jugement extrêmement sévère sur la quasi-totalité des officiers. Il est vrai que ceux-ci traitent les soldats réellement comme des esclaves, et se moquent éperdument de leur bien-être. On a parfois l'impression que les soldats vivent dans un camp de concentration… il n'a d'indulgence que pour de rares lieutenants et capitaines qui, par leur bravoure au combat et leur sollicitude, ont gagné le respect du poilu. En septembre 1917, un général lui accorde tout de même quelques paroles de bienveillance, qu'il note comme les premières de la part d'un officier supérieur depuis le début de la guerre…

Un des passages le plus intéressant est sa description de la révolte du régiment en juin 1917. Les « mutins », inspirés par la révolution russe, créent un soviet du régiment et demandent à Louis Barthas d'en prendre la tête ! La revendication principale des révoltés ? Des permissions !

Vraiment un excellent témoignage de la vie « ordinaire » du poilu en première ligne. A lire absolument par tous les passionnés de la Grande Guerre !
Commenter  J’apprécie          80



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (5)voir plus