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Le choix du roi tome 1 sur 2
EAN : 9782344006009
48 pages
Glénat (10/05/2017)
3.23/5   20 notes
Résumé :

Janvier 1936. Alors que Georges V vient de mourir, son fils Édouard, prince de Galles, s'apprête à devenir le prochain roi d'Angleterre.

Le premier réflexe, inattendu, du futur souverain est d'appeler sa maîtresse : Wallis Simpson, une nord-américaine à la réputation sulfureuse qui ne cache pas sa sympathie pour le régime nazi en Allemagne...

Après seulement 8 mois, Édouard abdiquera pour épouser Wallis, laissant derrière lui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Édouard VIII qui abdiqua pour épouser la femme qu'il aime, Wallis Simpson…

Bon sang, lorsque j'étais gamine, je trouvais ça tellement beau. Magnifique !

Une bêêêlle histoire d'amoûûûr, en quelques sorte. Allez, laissons couler une larmiche d'émotion.

Il faut dire que, comme pour JFK, les émissions de télés des années 80 avaient l'art et la manière de nous présenter la chose sous le côté glamour, sans jamais parler des squelettes dans les placards ou des casseroles au cul.

Ben non, fallait faire rêver les ménagères de moins de 50 ans (et celle de plus de 50 ans) dans le magazine Point de Vue, ainsi que les petites filles rêveuses devant l'écran bombé de la téloche (durant ma jeunesse, pas d'écran plat !). Vite, des sels pour réanimer les plus jeunes !

Les temps changent, on sort les poubelles, on fouille dedans, on creuse pour chercher les cadavres enterrés sous les tapis et une fois que la merde est de sortie, fini les présentations sous les plus beaux atours : on nous balance l'horrible vérité et terminé les rêves d'amûûûr pur et dur.

Ayant envie d'en savoir un peu plus sur ce couple détonnant, et à mon rythme (dans les émissions de télés, ça va trop vite), j'ai attaqué ce diptyque. Bien sûr, nous ne savons pas tout sur cette affaire, on ne nous a pas tout dit, on ne nous dit pas tout, donc, la bédé pouvait prendre certaines libertés avec le récit.

Premières impressions ? Les dessins ne sont pas géniaux, les traits sont épais, les regards un peu bizarre. Les couleurs, dans des tons sombres, vont bien avec les ambiances de cet album.

Les squelettes sont sortis des placards et tout ce que je pourrai vous dire, sans rien divulgâcher, c'est qu'il y a beaucoup de casseroles dans la famille de Saxe-Cobourg-Gotha (la reine Victoria avait épousée Albert et portait donc son nom).

Août 1945… Deux espions anglais interrogent un officier SS, qui n'est rien de moins qu'un petit-fils de la reine Victoria : Charles-Édouard qui avait un duché en Bavière.

Flash-back sur la vie d'Édouard, Le Prince de Galles… 10 ans auparavant, lorsque son père décède et qu'il peut accéder au trône.

Édouard VIII était germanophile. Non, non, ce n'est pas une pratique sexuelle douteuse, mais dans les années 30, on peut dire que c'est une maladie grave.

Une chose ressort de ce premier tome : la personnalité d'Édouard n'est pas jolie jolie. On dirait plus un gamin capricieux qui fait la gueule parce qu'il n'a pas eu son camion de pognon au décès de son père, alors qu'il a des revenus de ses différents duchés, plus tous les domaines…

Purée, on pourrait vivre plus que décemment avec le simple revenu du duché de Cornouailles, même à l'heure actuelle. le nouveau roi est capricieux, ne pense qu'à sa Wallis, bref, il semble plus guidé par son zob que par son cerveau.

Le portrait de Wallis n'est guère flatteur non plus : caractère exécrable, odieuse, sans éducation et, en plus de cocufier son mari, monsieur Simpson, à l'insu de son plein gré (avec son consentement, donc), elle ne se prive pas de faire pousser les cornes à son Édouard en s'envoyant en l'air avec Joachim von Ribbentrop, un bon à rien, heu, un bon aryen (un S.A, l'ambassadeur d'Allemagne au Royaume-Uni).

Oufti, on est loin du glamour que l'on nous lançait à la gueule, dans les années 80. Très très loin !

Un type pareil à la tête du pays et vous me verrez crier "Vive la république" !

Ça manipule sec, dans les boudoirs et les nurserys, quand les lumières s'éteignent… La Wallis devient une agente des renseignements allemands et le Édouard se fait entuber purement et simplement, sans avoir le moindre soupçon à l'égard de celle qu'il culbute.

Nadège de Pontlevoy, la dame de compagnie de Wallis, va devenir, quant à elle, agent de renseignement pour la couronne.

C'est instructif, cette bédé, mais je ne sais pas si tout ce que j'y ai lu et vu, était la vérité vraie, ou romancée, imaginée… Il y a sans doute eu des libertés prises avec l'Histoire.

Pour certains faits, il y a des certitudes, mais pour d'autres… Je ne le sais pas. Il ne faudra donc pas pour argent comptant tout ce qui est raconté dans ce premier tome.

Adios le glamour de ce couple mythique, de ce roi qui abdiqua par amour (mon cul, oui!) pour sa belle divorcée (dont son mari, Simpson, était juif, ce qu'elle n'hésitera pas à confirmer à l'ambassadeur Joachim, celui qui joue à la bête à deux dos avec elle).

Instructif, cette bédé et je m'en vais lire la suite, afin de me coucher moins bête.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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L'histoire : elle est racontée par Nadège de Pontlevoy, au service de Wallis Simpson, la maîtresse du prince de Galles. Wallis est une personne désagréable et admiratrice de l'Allemagne nazie. Elle aurait été, aussi, la maîtresse de von Ribbentrop. Je suis allée vérifier sur Internet. Et tout a l'air vrai.
Le dessin : alors, bien sûr, après Milo Manara, ceux-ci paraissent moins fouillés, plus simplistes. Mais ils servent bien L Histoire avec des couleurs appropriées.
Conclusion : je n'ai pas été emballée. le prince de Galles semble un jouet entre les mains de Wallis et Wallis n'est pas du tout sympathique.
Toutefois je continuerai ma découverte de cette période, par curiosité.
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Cette BD en deux tomes est un portrait (acide) d'Édouard VIII, ce roi d'Angleterre qui a régné peu de temps au milieu des années trente, avant d'abdiquer pour pouvoir vivre avec son amante, la sulfureuse Wallis Simpson.

Avec ce duo, on est loin de Roméo et Juliette. le fils de George V a beau avoir de la prestance et un destin royal, il manque d'analyse politique, comme va le découvrir un peu effaré Winston Churchill, qui était pourtant un de ses proches. Lorsqu'il devient amoureux fou d'une américaine mariée, déjà divorcée, le futur roi allait droit dans les problèmes.

Bartoll nous présente une version très noire de cette histoire d'amour (pas franchement partagée).

Dans ce premier tome, il met en avant la fréquentation assidue par Wallis Simpson de l'ambassadeur d'Allemagne Joaquim von Ribbentrop. Ont-ils été amants comme Bartoll le présente ? Peut-être. Manifestement Wallis avait plusieurs histoires en même temps, un mari complaisant, un amant royal complètement fou d'elle et que quelque part elle méprisait, et Ribbentrop, le futur ministre des affaires étrangères d'Hitler. Est-ce que ces coucheries ont mené à la trahison et au transferts d'informations secrètes qui remontaient au roi ? Certains auteurs l'affirment. Reste que les sympathies nazies de Wallis et le penchant pro allemand d'Edouard sont avérés.

Les dessins d'Aurélien Morinière surprennent : grands traits, gros plans sur des visages peu flatteurs, couleurs fortes et fonds sombres. Mais cette forme va finalement très bien à cette histoire d'un Windsor (donc un Allemand d'origine) manquant singulièrement de bon sens.
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Edouard VIII a marqué l'histoire de la royauté anglaise. Il est resté au pouvoir 8 mois avant d'abdiquer pour épouser sa maîtresse, Wallis Simpson. Il n'a jamais été couronné. C'est son frère qui est alors monté sur le trône, Georges VI, le fameux roi qui bégayait. D'ailleurs, on le voit apparaître dans la bande dessinée de façon succincte. Une présence qui se justifie surement pour la suite de l'histoire. 

Ce premier tome pose les bases d'une période très controversée de la royauté. Toute la vérité sur cette histoire n'a pas été encore divulguée. Alors il est possible de prendre quelques libertés. Wallis Simpson était-elle une espionne au service des Allemands ? Edouard VIII aurait-il choisi de soutenir Adolphe Hitler? Sous l'abdication, n'y a t'il vraiment qu'une histoire de mariage compliquée? Beaucoup de questions qui n'auront surement jamais de réponses. Mais cela permet à certains d'inventer des situations plus ou moins probables.

Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière décident de raconter l'histoire à travers le regard d'un personnage secondaire. C'est celui de Nadège de Pontlevoy, domestiques au service de Wallis Simpson qui va devenir un agent de renseignements de la royauté. Comment a-t'elle fait pour arriver à ce statut? Vous en saurez plus dans la suite. L'Histoire est ponctuée de faits et de personnages réels comme le premier ministre de l'époque Stanley Baldwin et le célèbre Winston Churchill

Le côté graphique est assez brutal. Traits noirs très visible et prononcés, couleurs assez ternes le tout donne un univers assez sombre. Les scènes les plus lumineuses sont celles où les corps sont nus qui rayonnent dans l'action. D'ailleurs, leur aspect se rapproche alors plus d'une peinture. L'ensemble n'est pas très agréable pour la lecture. Heureusement que le texte prend le dessus et nous incite à tourner les pages. 

Une bande dessinée qui nous raconte l'étonnant destin du roi d'Angleterre Edouard VIII qui aurait pu transformer la face du monde. Une histoire vraie aux parfums de scandale où la réalité pourrait dépasser la fiction. 
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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Janvier 1936, le roi Georges V rend son dernier soupir, permettant l'accession au trône de son fils aîné Edward, comme le veut la tradition. le prince de Galles, très populaire dans l'opinion publique, considéré comme moderne et progressiste par son peuple, n'a pourtant pas la cote auprès de l'aristocratie au sein de laquelle il traine une réputation sulfureuse.

Pire encore, son propre père craignait de le voir devenir roi, le jugeant dilettante, noceur et peu porté sur les affaires du royaume. Mais tradition oblige, Edouard VIII devient roi le 20 janvier 1936.

Son règne sera très court puisqu'il sera roi du Royaume-Uni et des autres dominions du Commonwealth britannique et empereur des Indes du 20 janvier 1936 jusqu'au 11 décembre 1936.

La légende dorée voudra que l'on présente l'abdication de Edouard VIII comme une preuve d'amour et que le couple qu'il formera jusqu'à mort avec Wallis Simpson, roturière américaine deux fois divorcée, comme l'une des plus belles histoires d'amour du 20è siècle.

Depuis plusieurs années cette belle légende est mise à mal par certains historiens qui révèlent que si abdication il y a eu, c'est sous la contrainte des politiciens britanniques de l'époque, horrifiés par les sympathies nazies de leur monarque.

C'est cette version que nous proposent Jean-Claude Bartoll (scénariste) et Aurélien Morinière (dessinateur) en nous dévoilant un roi dans son intimité et dans celle de sa maîtresse. Un homme sympathique par certains égards puisqu'il refuse le protocole rigide de la cour en s'habillant d'une façon moderne et par son mépris des conventions établies, en considérant son personnel avec bonté comme faisant partie de sa famille.

C'est un germanophile, passionnément amoureux d'une femme, qu'il a littéralement dans la peau, au point de ne penser qu'à elle, d'être incapable de vivre sans elle. Un amour mal payé en retour car Wallis est une femme froide et cassante, qui ne l'aime pas et le traite sans égard. Elle l'a littéralement sous sa coupe, l'infantilisant par le biais de jeux sexuels pendant lesquels elle le brutalise sans vergogne.

Elle est par ailleurs la maîtresse de Joachim von Ribbentrop l'ambassadeur allemand en Grande Bretagne, ce que Edouard VIII ignore. Il est ici montré comme faible, négligeant dans les affaires du royaume, au point que Wallis a accès aux dossiers confidentiels et qu'elle aurai espionné pour le compte des nazis, c'est le parti pris de Jean-Claude Bartoll ici.

Avec un règne de 326 jours, Édouard VIII est l'un des monarques ayant eu le règne le plus cours de l'histoire de la monarchie britannique, il ne fut même jamais couronné. Un roi qui malgré ses sympathiques nazies est tout de même touchant dans son besoin d'amour et sa modernité.

Le scénario respecte donc la réalité historique et le récit de ce premier volume nous est raconté par Nadège, l'une des domestiques de Wallis Simpson qui nous dévoile un portrait sans fard des deux amants.

Les illustrations graphiques d'Aurélien Morinière s'accordent avec le récit, avec un choix judicieux de couleurs sombres pour mieux nous relater la noirceur de cette histoire mais je n'y ai pour ma part pas été sensible. Je trouve les traits trop épais, notamment au niveau des visages mais tout cela est bien évidemment subjectif.

Si le règne de Edouard VIII vous intéresse, je ne peux que vous conseiller le choix du roi qui me semble tout à fait bien documenté et au plus près de la vérité historique.
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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critiques presse (3)
ActuaBD
07 septembre 2018
On lit facilement ce premier volume, qui nous montre l’amante du roi comme une espionne à la solde des Allemands. Attendons la suite pour voir si les auteurs arrivent à traiter cet extraordinaire matériau historique avec plus de nuances ?
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi
22 août 2017
En somme, pas grand-chose à se mettre sous la dent avec cet album certainement documenté mais qui manque de subtilité et fait plutôt figure de dossier à charge que d’analyse poussée. À voir si la suite réussira à élever le niveau…
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario
22 mai 2017
Une lecture intéressante et instructive, un bon thriller historique. Bartoll nous surprend avec ce récit, tout comme Morinière avec des planches qui valent vraiment le détour.
Lire la critique sur le site : Sceneario

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