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ISBN : 226511457X
Éditeur : Fleuve Editions (13/09/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d'un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n'y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.
Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
SZRAMOWO
  08 octobre 2018
Je découvre Fiona Barton avec son roman La coupure. le titre original est The Child et je m'interroge sur le choix du traducteur pour le titre français. Bref, passons...
Le roman est volumineux, près de 400 pages, et je regrette maintenant d'avoir pensé en interrompre la lecture au bout de soixante pages.
Ma persévérance dans la lecture a été récompensée.
Le récit prend corps et s'accélère après la page 100, tenant en haleine le lecteur, ce qu'il ne parvenait pas à faire dans les premiers chapitres.
Le récit commence en mars 2012, la vie de plusieurs femmes est passé au scanner par Fiona Barton. Elles ont toutes en commun un mal-être qu'elles ne parviennent pas à dépasser et qui prend ses racines dans leur passé.
Emma consulte, et son travail à domicile, elle est correctrice pour une maison d'éditions, n'est pas le meilleur moyen de surmonter ses crises d'angoisse. Paul son mari, un cancérologue réputé ne sait plus comment faire en sorte que sa femme se sente bien.
La mère d'Emma, Jude, est toujours à la recherche de l'homme idéal malgré son pouvoir de séduction qui s'effrite avec l'âge. Entre elle et Emma, la guerre est déclaré depuis l'adolescence de cette dernière.
Kate, journaliste au Daily Post a de plus en plus de mal à trouver sa place dans un journal qui se tourne vers les réseaux sociaux et engage des jeunes professionnels qui emploient des méthodes que Kate réprouve. Cet antagonisme, elle le retrouve avec ses propres enfants qu'elle comprend de moins en moins.
Angela vit depuis ce jour de mars 1970 avec le souvenir de la petite Alice son bébé qui a disparu de la chambre de la maternité qu'elle avait quitté pour aller prendre une douche. La famille est ébranlée par cet événement dont la répercussion se fait sentir des années après. Nick le mari d'Angela et ses deux enfants Louise et Patrick ont tant bine que mal appris à vivre avec.
La journaliste Kate, à partir d'un entrefilet du Evening Standard signalant la découverte du cadavre d'un bébé sur un chantier va dénouer une intrigue impliquant tous les personnages et se déroulant sur près de quarante années. Contre l'avis de son rédacteur en chef, et malgré les menaces de licenciement qui pèsent sur «les journalistes à l'ancienne» elle va s'obstiner jusqu'à découvrir la vérité.
Les personnages prennent de l'épaisseur à mesure que le récit avance. L'alternance de prises de paroles de Emma, Angela, Kate, Jude se fait de façon plus rapide et plus brève et donne au récit un intérêt qui, selon moi, lui manquait au début. Au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête de Kate, qu'elle mène en même-temps que la police, parfois avec un temps d'avance, de nouveaux personnages apparaissent et interviennent.
Une auteure à découvrir. Elle n'a écrit qu'un seul autre roman, La Veuve que je vais m'empresser de découvrir.
Un rebondissement assez étonnant à la fin du récit montre que Fiona Barton maîtrise le suspense et les surprises.
A lire.
La citation en début de roman illustre très bien la logique du récit.
Lorsque le silence remplace la vérité, le silence devient mensonge.
Evgueni Evtouchenko
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missmolko1
  17 septembre 2018
Ce week-end, je me suis enfin décidée à m'abonner à Audible et j'ai téléchargé mon premier livre audio avec ce service. Et je pense qu'on peut dire que je suis conquise puisque 48h plus tard, j'ai fini La coupure et c'est 11h d'écoute !
J'avais entendu le nom de Fiona Barton à la sortie de son premier roman La veuve, roman qui est toujours dans ma wish-list d'ailleurs et j'ai eu envie de découvrir son univers. Je peux vous dire que c'est très certainement une auteure à suivre. La coupure tourne autour de la découverte dans squelette de nourrisson retrouvé dans un chantier de démolition. On suit alors le destin de trois femmes, Emma qui cache bien des secrets, qui vont ressurgir, Kate, la journaliste qui enquête sur ce fait-divers et puis Angela, dont le bébé a été enlevé à la maternité quarante ans plus tôt et dont elle n'a jamais pu faire le deuil.
C'est un roman passionnant. Une fois commencé on est vraiment happé et il est impossible de stopper sa lecture avant de connaitre le dénouement. J'avais imaginé plusieurs scénarios qui se sont tous avérés faux et j'étais loin de me douter du fin mot de l'histoire. le format audio renforce encore plus les confessions des personnages, je pense notamment à Emma ou Angela et à leur douloureux passé. Je me suis beaucoup attachée à nos trois héroïnes qui sont des femmes fortes, déterminées malgré les épreuves.
J'ai passé un excellent moment et je vous recommande cette lecture si vous n'avez pas encore choisi parmi toute la sélection de cette rentrée littéraire 2018.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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michaelfenris
  11 octobre 2018
Il aura suffi de la découverte d'un squelette de nourrisson, sur un chantier de Londres, pour que l'existence de trois femmes s'en trouve bouleversée. Parce que toutes les trois ont une raison de s'intéresser à ce petit corps: Angela ne s'est jamais remise de la disparition de son dernier enfant, une petite fille, dérobée à la maternité. Kate, journaliste un peu vieillissante et dépassée par le « nouveau journalisme », y voit l'occasion unique de prouver qu'elle est toujours au top en s'offrant un reportage de première ligne. Quant à Emma, jeune correctrice à domicile psychologiquement perturbée, mariée à un homme beaucoup plus âgé qui fait presque figure paternelle, cette découverte fait remonter à la surface une période noire de son passé qu'elle aurait voulu enterrer à tout jamais…
La Coupure est une sympathique surprise, un thriller original qui fait la part belle à la psychologie des protagonistes et ne fait jamais dans l'excès. Ici, pas de crimes sanglants, de descriptions morbides, mais une écriture en finesse. Fiona Barton fait intervenir ses 3 personnages à tour de rôle, selon le principe de 1 chapitre, 1 personnage, prenant le parti de faire parler le plus fragile des trois, en l'occurence Emma, à la première personne. Elle renforce ainsi sa fragilité et le côté sombre du roman. Sous la plume de Kate, on sent également parfois pointer la journaliste, donnant un coté reportage assez vivant. Finalement, pour moi, Angéla est celle qui bénéficie peut-être le moins de développement et je dirais à la limite d'empathie, même si son rôle s'avère crucial par la suite. le tout dans un Londres en plein bouleversement architectural, entre destruction et reconstruction de quartiers entiers. Un humour parfois caustique qui colle à l'actualité récente: lorsque Kate se fait draguer par un témoin, elle trouve que « tout cela virait un peut trop DSK à son gout »!
Tout au long de ces 477 pages, la tension va crescendo sans temps mort, jusqu'au dénouement final, que j'ai senti quand même un peu venir: sur l'identité de ce bébé mort, on échafaude des hypothèses jusqu'à trouver celle qui parait la plus logique, mais incomplète pour ma part.
La Coupure constitue une excellente découverte de la rentrée, jamais ennuyeux, toujours plaisant, un bon roman sans être un coup de coeur mais que je conseille vivement.
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audelagandre
  09 octobre 2018
Les 80 dernières pages d'un livre peuvent-elles faire oublier les 400 premières pages d'un ennui profond ?
La semaine dernière, Séverine, du groupe "il est bien ce livre" organisait un débat très intéressant sur ce thème. J'en étais restée sur un NON.
Non, les 80 pages géniales de la fin, ne parviennent pas à faire oublier les 400 premières pages de galère littéraire.
Dans l'intervalle, Séverine a terminé "La coupure" qu'elle adoré, suivie par d'autres lecteurs/blogueurs dont les chroniques sont dithyrambiques.
J'avais abandonné la lecture, puis reprise car j'avais la sensation d'être passée à côté d'un truc. Bon !
C'est vrai que c'est très très lent à démarrer mais là encore, je n'y vois pas un réel problème, les choses se mettent en place très lentement, le lecteur évolue dans les histoires respectives des personnages, puisque chaque chapitre commence par une voix différente. Fiona Barton prend son temps.
J'ai eu un vrai problème sur 2 points, à mon sens, essentiels :
-La mise en place de l'intrigue dont j'ai trouvée les ficelles extrêmement grosses.
-L'écriture en elle-même.
Concernant l'intrigue :
Les ossements d'un bébé ont été retrouvés sur un chantier à Woolwich, Howard Street.
Que s'est-il passé ? Que fait ce bébé enterré là ?
Au fil de l'histoire, le lecteur est mis en présence de 3 femmes.
Kate, la journaliste, qui va mener l'enquête sur le corps de ce bébé.
Emma, correctrice littéraire qui semble porter un très lourd secret l'empêchant de vivre sereinement, polluée par sa mère June qui n'a de mère que le nom.
Angela, mère de 2 enfants, qui a vécu un drame terrible puisqu'on lui a volé son bébé à la maternité.
J'ai vu venir le truc à des kilomètres.
Trois femmes,
Une est journaliste,
Reste deux femmes.
Une porte un secret concernant un bébé, l'autre se l'ai fait voler.
Reste à savoir comment on va de l'une à l'autre et comment l'auteur va procéder pour les lier.
Il y a UN élément, bien fichu, qui arrive en toute fin de livre que je n'avais pas vu venir, assez bien trouvé je dois dire, mais c'est à peu près tout.
C'est au niveau de la qualité d'écriture que j'ai vraiment le plus à redire.
Je suis désolée mais j'ai trouvé ça creux, d'une platitude verbale rare, une écriture sans patte propre, sans force, sans charme, sans âme.
Par exemple, les réflexions sur le métier de journaliste, notamment quand Kate fait office de formatrice pour son assistant Joe, sont clichées à mort, et navrantes de lieux communs.
Les dialogues sont pauvres, les répétions nombreuses. Bref, impossible pour moi d'y croire, de m'identifier, de ressentir de l'empathie pour Emma ou Angela.
C'est vraiment dommage car les thèmes abordés, comme la relation mère-fille ou le poids du secret auraient pu faire écho en moi si je n'avais pas été si gênée par le style. (ou peut-être la traduction...)


Lien : https://audebouquine.blogspo..
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Bookliseuse
  10 octobre 2018
2012 - Londres
Le squelette d'un nouveau né est découvert dans un chantier.
Emma, correctrice à domicile pour une maison d'édition, la quarantaine,  mariée à Paul, essai de calmer ses angoisses par le travail.  La coupure de presse annonçant la découverte du squelette d'un bébé la terrifie.
Kate, journaliste, à la peur au ventre chaque jour en arrivant au travail, en effet elle tremble à l'idée d'être la prochaine sur la liste des licenciements du journal pour lequel elle travail. Elle  décide d'enquêter sur la découverte de ce squelette afin de lui donner un nom et une sépulture, mais également elle espère trouver le sujet qui fera redémarrer sa carrière.
Angela, la soixantaine, pense, en lisant cet article, qu'il s'agit de sa petite Alice kidnappée il y a 40 ans, elle n'a jamais réussi à tourner la page malgré ses 2 autres enfants et l'appui de son mari.
Les chapitres sont courts, aucun temps mort, tout s'enchaîne très vite et très bien. Nos 3 personnages principaux sont attachantes, on les sent toutes les 3 à la fois fragiles, mais aussi avec une volonté de ce battre.  Des femmes de caractères opposés, qui vont unir leur destin "grâce" à une coupure de presse, certaines liées par une tragédie qui a lourdement changé et entaché leur avenir. Les personnages secondaires apporte un vrai plus à l'histoire, je pense particulièrement à Jude la mère d'Emma.
Que dire de ce livre sinon que j'ai adorée, un énormmmmme coup de coeur, j'ai vraiment eu du mal à le lâcher, l'auteur montre par ce 2eme roman l'ampleur de son talent. Une auteur à suivre de très très près.
Lien : https://bookliseuse.fr/la-co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   08 octobre 2018
Elles n’arrêtent pas de nous toucher comme si nous étions des extra-terrestres. C’est assez drôle ; pourtant, si je n’étais pas partie vivre ailleurs, j’aurais pu faire la même chose. J’aurais été l’une d’elles. Une mère quadragénaire hyperactive, avec un petit boulot à Tesco et des enfants qui ne téléphonent jamais.
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missmolko1missmolko1   15 septembre 2018
Je m’assieds pour le feuilleter pendant qu’il se débarrasse de ses soucis sous la douche et je tombe sur le paragraphe au sujet d’un bébé.
« DÉCOUVERTE DU CORPS D’UN BÉBÉ » peut-on lire. Juste quelques lignes sur le squelette d’un nourrisson retrouvé sur un chantier de construction à Woolwich, et l’ouverture d’une enquête de police. Je les relis plusieurs fois; j’ai du mal à comprendre, comme si elles étaient écrites dans une langue étrangère.
Pourtant je sais ce qui est dit et la terreur m’envahit. Elle chasse l’air de mes poumons, m’empêche de respirer.
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LalitoteLalitote   13 septembre 2018
Elle avait appris à faire taire les autres par le langage du corps – se pencher en avant pour les encourager, en arrière pour les freiner. Elle avait émis des réserves lorsqu’un vieux de la vielle lui avait révélé cette technique. Pourtant, elle fonctionnait presque à tous les coups. Détourner les yeux ou poser son stylo était également très efficace, mais trop évident. Les journalistes de radio levaient la main pour couper court à une réponse trop longue.
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BlackKatBlackKat   13 septembre 2018
Lorsque le silence remplace la vérité, le silence devient mensonge. (Evgueni Evtouchenko)
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Vidéo de Fiona Barton
A cœur ouvert avec Fiona Barton.
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