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ISBN : 2226403167
Éditeur : Albin Michel (09/05/2018)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Tout commence par un cas. Incompréhensible et inquiétant. Une série de symptômes incohérents et d’une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l’hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner son patient, un certain Ali Benyoussef.
Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d’une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre. En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  14 mai 2018
Le cas zéro est le terme utilisé pour désigner la première victime d'une épidémie. Peu avant Noël 1982, Laurent Valensi, praticien hospitalier, soigne Ali Benyoussef, un patient dont les symptômes n'évoquent aucune maladie encore constatée en France tandis qu'aux Etats-Unis les premiers cas de sida sèment la panique. Laurent comprend rapidement que la terrible maladie a franchi l'Atlantique pour arriver dans son service.

En 1982, le sida est une maladie dont les chercheurs ignorent les modes de transmission, au traitement inexistant, à l'issue fatale, et dont la propagation imprévisible paraît exponentielle. Ce qui semble certain, frappe et choque, c'est qu'elle touche la communauté gay. Face à la temporaire ignorance scientifique, l'obscurantisme moyennâgeux prend le relais pour stigmatiser les homosexuels, proclamer que cette maladie est un châtiment divin pour « punir les pédérastes de leur infamie ». Au lieu de lutter contre ces croyances avariées, les medias évoquent à qui mieux-mieux le cancer gay, le cancer homosexuel, toujours prompts à effrayer la population et répandre la psychose.

C'est dans ce contexte médicalement et socialement explosif que Laurent décide avec abnégation de soigner empiriquement Ali Benyoussef. Mais Laurent découvre que son administration hospitalière ne veut pas d'une telle publicité, tandis que le Ministère de la Santé décrète que « les français ne sont pas prêts » pour cette révélation, surtout à quelques jours de Noël. Victime de pressions, menaces, cambriolage et autres violences, Laurent résiste.

Pour son roman, Sarah Barukh adopte un style rapide adapté à la course contre la montre engagée par Laurent pour tenter de sauver son patient et aborde les nombreuses problématiques qui ont émergé en même temps que l'épidémie : le rôle des politiques, l'appétit financier des laboratoires, le sentiment d'abandon des soignants confrontés à une possible contamination, la détresse des familles. Bien qu'ayant apprécié cette lecture, je note cependant une sensation de tourbillon, de survol, accentuée par un recours effréné aux courtes phrases interrogatives et exclamatives qui encombrent inutilement le récit. Comme le dit l'auteure elle-même page 179 en parlant de Laurent : « A force de vouloir être partout, il n'était nulle part ». C'est exactement ce que j'ai ressenti. Que Sarah soit néanmoins rassurée sur « ses grands tourments d'auteur en construction » évoqués dans ses remerciements (p. 534) car sa construction littéraire est en excellente voie.

Merci à Babelio et aux Editions Albin Michel pour leur confiance.
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Antyryia
  18 mai 2018

Une étrange épidémie semble se propager dans le monde entier.
"Trente-cinq nouveaux cas détectés aux Etats-Unis en quelques jour. Vingt en Angleterre."
Comment se propage cet étrange fléau ? Par l'air, le sang, la salive, les relations sexuelles ? Nul ne le sait. Comment s'en protéger dans ces conditions ?
D'autres cas se déclarent également en Afrique, et plus particulièrement au Bostwana. Un virus dévastateur qui semble croître à une vitesse exponentielle et qui laisse les médecins totalement démunis.
Les symptômes ? Ils sont variable d'un malade à un autre. Les victimes sont grandement amaigries, elles sont voûtées, brûlantes, tremblantes. Leurs diarrhées sont accompagnées d'inquiétants saignements, leurs yeux sont tâchés, des plaques rouges se forment sur leur torse, des ganglions apparaissent dans leur gorge ...
"Quelle maladie provoquait tout ça à la fois ?"
"Tous ces symptômes pouvaient être pris séparément mais il ne voyait pas le lien entre eux."
Leurs anticorps ne fonctionnent plus.
Autrement dit, ils sont tous condamnés à mort à plus ou moins brève échéance.
Encore un roman post-apocalyptique ? Un fléau que nul ne pourra enrayer comme dans le roman de Stephen King du même nom ?
A moins que les morts ne se relèvent et continuent ainsi de répandre le virus au sein de petits groupes de survivants qui tenteraient de s'organiser dans ce chaos ?
Presque.
Sauf qu'on n'est pas dans un roman fantastique ou de science-fiction.
Si je vous disais que cet étrange virus semble s'attaquer en premier lieu aux homosexuels ou aux drogués, avant de s'étendre à une plus large population ?
Si je vous parlais de LAV : le Lymphadénovirus ?
Enfin si je vous disais que le roman n'a rien de futuriste puisqu'il s'inspire de faits réels et qu'il se déroule en décembre 1982 ?
Les premiers cas du syndrome d'immunodéficience acquise, plus communément appelé Sida, continuent de se déclarer un peu partout dans le monde, y compris en France.
Donnant à son roman de vagues allures de thriller médical ( bon, on n'est pas non plus dans un Robin Cook ), Sarah Barukh nous entraîne dans cette période trouble de l'histoire. L'un de ces premiers cas français s'appelle Ali Benyoussef. Il est suivi depuis quelques mois déjà à l'hôpital Saint Louis de Paris mais en toute connaissance de cause, son praticien lui a pourtant diagnostiqué un simple ( si j'ose dire ) lymphome. Son dossier médical est minutieusement caché, son nom n'apparaît nulle part sur les registres. L'hôpital, sous couvert du ministère de la santé, souhaite à tout prix cacher ce cas zéro pour ne pas affoler la population. Il ne paraît pas souhaitable d'informer la population de l'hexagone que l'épidémie a fini par atteindre leurs frontières.
Quant aux différents médecins qui se rendront compte que ce patient souffre de maux bien plus sévères encore, qu'il a bel et bien tout les symptômes de cette maladie encore inconnue et impossible à soigner, on s'assurera de leur silence.
Pourquoi tant de manigances et de secrets ?
Qu'est-ce qui peut bien réellement motiver ce culte du non-dit, y compris dans les plus hautes sphères politiques ?
"Vous n'avez que votre vocation en tête. C'est une obsession ! Guérir, soigner ... Mais vous ne réfléchissez jamais aux enjeux derrière, et vous piégez la société en croyant la secourir."
Un peu d'action est donc au rendez-vous, puisque tous les praticiens qui oseront s'approcher du patient se mettront en danger non seulement physiquement mais également en défiant ainsi les plus hautes autorités.
Au casting de cette nouvelle série hospitalière, nous retrouvons pour personnage principal un médecin d'origine tunisienne : Laurent Valensi. Impliqué dans la vie de l'hôpital et de ses patients, il est particulièrement humain. Prêt à se battre quand le fléau se déclarera, il tentera de conserver son sang-froid malgré les nombreux risques de contamination. Marié et père d'une petite fille, il ne consacre pourtant pas assez de temps à sa famille, voué corps et âme à son statut de chef de clinique. C'est le gentil médecin par excellence, tout en abnégation.
Marc est récemment devenu l'ami de Laurent, et il sera un allié de choix dans le combat qu'ils vont mener. Chirurgien, Marc est également le coureur de jupons de l'hôpital. Bien que marié, il multiplie les aventures avec une grande partie de la gent féminine de Saint Louis.
Camille est une jeune interne, particulièrement dégourdie et impliquée elle aussi dans les soins qu'il faut prodiguer à Ali Benyoussef. Sans doute faut-il également que je signale que ses courbes sont particulièrement voluptueuses, vu le nombre de fois où il y est fait référence.
Gabriella Moraes est quant à elle une journaliste prête à tout pour que la vérité éclate et soit enfin médiatisée. Elle est également une femme dont le physique avantageux est particulièrement mis en avant. Laurent a bien du mal à détacher ses yeux de sa silhouette.
"Laurent aurait pu la regarder des heures, contempler chacun de ses traits, leur équilibre parfait."
En plus de quelques personnages secondaires qui apportent leur pierre à l'édifice, nous avons l'exécrable docteur Willot ( "Pour lui, les malades passaient après leur maladie." ), et le super méchant directeur d'hôpital, qui ne calcule qu'en fonction de ses propres profits.
Donc des personnages assez manichéens et stéréotypés qui vous dictent ce qui est bien et ce qui est mal et auxquels j'ai personnellement eu du mal à croire, trop beaux pour être attachants.
Même si certains nous offrent quand même des passages assez émouvants, l'ensemble demeure assez convenu.
Reste à évoquer le fameux Ali Benyoussef. Sa personnalité est à peine esquissée. Mais au-delà il s'agit de tout un symbole. Il est donc l'une des premières victimes françaises de ce que les médias appelleront à tort le cancer homosexuel. A travers ce personnage condamné à mort par le virus contracté, traité comme un chien galeux, se posent de multiples questions.
A commencer par celle de l'acharnement thérapeutique. Quoi qu'il arrive, ses jours sont comptés, et il souffre. Jusqu'où les médecins doivent-ils aller pour prolonger son existence de quelques jours, peut-être quelques semaines ? Quelle est la limite entre le soulagement provisoire et l'obstination inutile ?
Ensuite, il est déjà facile de discriminer un arabe homosexuel de nos jours, alors imaginez les débordements susceptibles d'apparaître plus de trente années plus tôt. Si un tel paria est condamné à mort, il facile de prendre un raccourci et d'évoquer un châtiment divin, cela ne peut que donner du grain à moudre à tous les racistes, les homophobes, sans compter l'église qui condamne ces relations contre-nature.
"Cette saloperie va être un prétexte pour déverser les pires horreurs, justifier les opinions les plus dégueulasses ..."
Et bien sûr, le roman explique les réactions des médecins face aux premiers cas d'une maladie à laquelle ils ne sont pas du tout préparés, qu'ils ne peuvent pas diagnostiquer, dont ils savent qu'elle est transmissible mais sans avoir aucune idée du mode de propagation. Pour certains, la réaction première est la fuite, pour ne surtout pas risquer de s'exposer à une maladie mortelle.
Alors comment s'y prendre pour soigner ce patient zéro sans prendre de risques ? C'est impossible puisque nul ne sait avec certitude d'où émane le danger. Faut-il mettre l'hôpital en quarantaine pour contenir la contagion ?
"Plutôt que d'isoler le service, on isolait le malade."
Et cet aspect du roman est extrêmement bien rendu en revanche. Cette peur d'une menace dont on ne savait alors rien a ce petit côté futuriste quand même, comme une attaque bioterroriste. Est-ce que les soigneurs les plus intrépides qui veulent coûte que coûte défendre le serment d'Hippocrate ne vont pas eux-mêmes attraper ce fameux LAV et le transmettre à leurs collègues, à leur famille ? Sont-ils courageux ou inconscients ? Quelle sont les bons gestes, quelle attitude avoir face à une maladie dévastatrice qui n'est pas encore reconnue ?
"Etre face au premier cas français d'une telle épidémie faisait peur."
Y a-t-il seulement une bonne réponse ?
Bien d'autres sujets brûlants sont également évoqués.
Il est beaucoup question de la religion juive, notamment au travers du frère aîné de Laurent qui s'est converti au judaïsme à la mort de ses parents.
" Y a pas d'homosexuels chez les juifs, c'est péché !"
Au travers du docteur David, éminent chirurgien d'origine tunisienne et qui a perdu en France toute possibilité d'exercer son premier métier se pose aussi la question de l'équivalence des diplômes et des capacités professionnelles, rarement reconnus d'un pays à l'autre.
Et puis on ne peut que constater que les problèmes des médecins d'hier sont les mêmes que ceux d'aujourd'hui. Comment annoncer à un patient qu'il va mourir ? Comment expliquer certaines morts accidentelles sur la table d'opération ? Comment concilier un métier avec de tels horaires et de telles responsabilités avec une vie de famille stable ? Comment être assez présent pour ses enfants ?
Je n'ai étrangement pas du tout eu l'impression de me plonger dans le passé. Je n'avais pas encore sept ans quand les premiers cas de sida ont été déclarés dans l'Hexagone et si je me souviens vaguement des premiers ravages de cette maladie mortelle, je m'intéressais davantage aux playmobils qu'à l'apparition de ce virus. Mais rien dans ma lecture ne m'a vraiment ramené dans les années 80, j'ai eu l'impression de lire une histoire de pandémie qui pourrait tout aussi bien se dérouler de nos jours, puisqu'aujourd'hui encore, je pense, les même questions et les mêmes enjeux se poseraient.
D'autant plus que les mots auxquels nous associons souvent ce virus sont tous absents du roman : Il n'est jamais question de sida, de séropositivité ou de VIH ... Ces mots n'existaient pas encore à la naissance de l'épidémie et toute la profession médicale était dans un flou quasi-total. Alors finalement, cette maladie ou une autre ... En 1982 ou en 2018 ... Je ne suis pas sûr que ça fasse une si grande différence.
Et il n'est pas impossible d'être confronté prochainement à une nouvelle sorte de virus d'une ampleur encore plus considérable.
Un dernier mot sur l'écriture pour dire que je n'ai pas trouvé la moindre originalité au style de Sarah Barukh, mais pour autant la lecture demeure très accessible. le jargon médical reste en retrait, ce qui rend la succession d'évènements intelligible sans avoir trop d'explications scientifiques incompréhensibles comme c'est parfois le cas dans ce type de roman.
Et il faut avouer qu'on ne voit pas passer les 540 pages, de nouveaux moments forts parvenant toujours à relancer notre intérêt.
Merci aux éditions Albin Michel et à l'opération masse critique privilégiée pour cette lecture en dents de scie. Même si l'idée de départ est excellente, riche en réflexions et parfois en émotions ; même s'il a été possible de broder autour d'un évènement réel une histoire terrifiante et pourtant plutôt crédible ; je n'ai pas été séduit d'un bout à l'autre, en particulier par les personnages manquant trop souvent de réalisme ou d'ambiguïté, une écriture trop quelconque, et un aspect trop manichéen, trop rempli de clichés, qui m'a parfois irrité.
Bien qu'ayant déjà lu des thrillers médicaux ( je songe notamment à l'excellent Mort clinique de F. Paul Wilson ), je suis un peu sorti de ma zone de confort avec ce roman, et il lui manque ce petit quelque chose qui fait vraiment la différence.

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coquinnette1974
  10 mai 2018
Le cas zéro de Sarah Barukh m'a été envoyé par les éditions Albin Michel et Babelio, dans le cadre d'une masse critique privilégiée.
Le cas zéro est un thriller médical se déroulant en France, sur une courte période : du mercredi 15 décembre 1982 au mardi 21 décembre 1982.
Période courte mais très mouvementée pour Laurent Valensi, médecin à l'hôpital Saint-Louis.
Nous sommes donc en 1982, un nouveau cancer a été découvert, surnommé... le cancer gay. Son vrai nom est le LAV et ce n'est pas un cancer, mais un virus. Officiellement, ce virus n'est pas encore arrivé en France, toutefois de nombreux cas sont recensés dans le monde entier..
Laurent Valensi, ignore que le virus fait déjà des ravages en France mais il va le découvrir en soignant un mystérieux patient qui n'a pas de dossier officiel dans l'hôpital : Monsieur Ali Benyoussef.
Laurent va faire face à la dure vérité : le virus est mal venu en France... Et il va devoir faire avec les menaces, qui le mettront en danger lui, mais aussi sa famille...
Le cas zéro est un thriller médical captivant, qui se déroule au moment de l'arrivée du SIDA en France.
Il n'y a pas de dossiers cachés, l'auteure n'a pas utilisé le mot SIDA mais LAV ; toutefois il y a de fortes ressemblances entre la fiction et la réalité :)
On sent qu'elle s'est renseigné, elle était jeune mais se souvient de cette peur à l'arrivée du virus. Elle avait des médecins dans son entourage et je pense qu'elle a bien retranscrit la panique à l'arrivée du virus en France (et dans le monde entier).
Je n'ai pas eu de coup de coeur, mais j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Je recommande vivement ce roman pour les amateurs de thrillers médicaux et je mets quatre étoiles :)
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camati
  13 mai 2018
Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel de m'avoir offert la possibilité de découvrir « le Cas Zéro », roman à suspense qui se passe dans le domaine médical et tire son titre d'une expression indiquant le premier cas d'une épidémie, le « patient zéro ». Nous voilà plongés plus de trente ans en arrière, alors que les premiers cas de LAV ou lymphadénovirus (vraisemblablement le SIDA) ont été découverts créant une panique générale car les médecins ne connaissent rien à ce syndrome, ni comment le reconnaitre, ni comment le traiter, ni comment s'en protéger.
A cela s'ajoute une énigme : le chef du service dans lequel le patient zéro a été hospitalisé fait tout pour le cacher; puis un médecin trop curieux fait une étrange chute mortelle dans un escalier, des menaces, etc…..
Nous n'avons pas ici affaire à une grande oeuvre littéraire mais ce roman n'est pas mal écrit non plus. Il a des qualités, notamment le rythme, le souffle, une langue courante mais fluide, qui visent à l'efficacité du message. J'ai reçu ce roman comme un témoignage, poignant, suscitant des interrogations sur un phénoméne médical et sociétal. Peut-être aidera-t-il certains lecteurs à prendre conscience du poids médiatique dans les grands séismes médicaux, que l'on cherche d'abord à étouffer sous le fallacieux prétexte de ne pas affoler la population, à prendre également conscience des enjeux financiers et politiques, du pouvoir des laboratoires, de la hiérarchie hospitalière, de l'opposition entre médecins et administration dont les buts et les fonctions ne sont pas les mêmes .
Il est intéressant de lire ce roman avec le recul sur le SIDA car nous savons maintenant comment les choses ont évolué en une trentaine d'années et cela donne de l'espoir. Grâce aux médecins, à la recherche, grâce plus largement à ceux qui se battent et ne baissent pas les bras, grâce à ceux qui croient en leur mission. En effet, il existe des métiers à vocation, même si tous ceux qui les exercent ne l'ont pas nécessairement, je pense que ce sont eux qui changent la face du monde : médecins, journalistes, enseignants, artistes, bénévoles dans des associations, travailleurs sociaux ….
Si la fin du livre est un peu rocambolesque ou invraisemblable, il est agréable à lire et l'on a envie de connaitre la suite. J'ai aimé le personnage de Laurent, son évolution, sa combativité, ses interrogations, ses doutes, bref l'opposé de certains médecins très péremptoires et peu à l'écoute. C'est un homme, hanté par ses souvenirs d'enfance qui remontent à la surface et influent sur sa vie, avec sa souffrance qui est toujours là et le rendent finalement accessible au lecteur.
Malgré le sujet dramatique et la fin attendue, j'ai trouvé que ce livre faisait du bien. le message que j'en retire personnellement, c'est : Tu veux que les choses bougent ? Alors bouge ! En effet, il n'y a ni « ils » ni « on » : chacun a son rôle à jouer, des responsabilités à assumer et ce faisant, le monde changera.
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Lalitote
  24 mai 2018
Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio, dans le cadre d'une masse critique privilégiée, j'ai reçu le cas zéro de Sarah Barukh.
J'ai très vite été happée par ce thriller scientifique et je l'ai dévoré. L'histoire se déroule sur quelques jours à peine, on a l'impression d'être dans un train fou que rien n'arrêtera et qui risque bien de tout écraser sur son passage. Laurent médecin à l'hôpital Saint Louis découvre par hasard le cas étrange et incurable d'un patient qui dérange sa hiérarchie. Ce patient AB semble être le premier cas d'une épidémie qui a fait son apparition dans le monde mais jusqu'à présent pas encore en France.
"Trente-cinq nouveaux cas détectés aux Etats-Unis en quelques jour. Vingt en Angleterre."
On parle alors de cancer homosexuel, puis d'un virus le LAV Lymphadénovirus. Nous sommes fin 1982 et ce sont les premiers cas du Sida qui apparaissent pourtant l'auteur choisi de ne jamais employer le vocabulaire qui s'y rattache de nos jours. L'auteur nous décrit parfaitement Laurent Valensi , ce jeune médecin d'origine tunisienne qui mettra tout en oeuvre pour pratiquer son métier avec des questionnements, des remises en question et une foi inébranlable en l'humain. J'ai aussi apprécié tous les retours en arrière sur son enfance et celle de ses frères, sur la raison profonde qui l'a poussé à être médecin, sur son amitié indéfectible avec l'épicier David qui est bien plus que cela. Toutes les difficultés rencontrées dans sa vie de couple et l'impact terrible que ces événements vont avoir. Ce personnage est captivant parce qu'il a été parfaitement travaillé et recherché c'est lui qui tient toute l'intrigue sur ses épaules et croyez-moi on est à plat plus vite que lui. Les autres personnages sont aussi captivants ses frères, sa femme et sa fille, son équipe médical et le soutien qu'elle lui apporte, son ami Marc et bien entendu la relation patient- médecin avec Ali Benyoussef qui regroupe à lui seul tous les stigmates, homosexuel, arabe et infecté. Ce livre est très intense et les termes médicaux accessibles c'est une belle découverte et un bon moment de lecture et je ne ferai aucune comparaison avec des thrillers médicaux certes plus aboutis mais au combien moins humains.

Lien : http://latelierdelitote.cana..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
FlorelFlorel   25 mai 2018
Lui aussi détestait tout ce qui commençait par "psy", ces enquêteur de l'âme qui cherchaient à manipuler les cerveaux non pour guérir, mais pour vous faire admettre que rien n'allait.
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penepucepenepuce   20 mai 2018
Le plus difficile pour Laurent, c'était de recevoir tous ces patients qui venaient pour combler leur solitude. Ils s'inventaient des symptômes pour rencontrer un médecin qui s'intéresse à eux. Combien d'hommes et de femmes avaient prétexté un mal de ventre, finissant par éclater en sanglants en expliquant que leur conjoint venait de les quitter ? Il fallait les prendre en charge, les écouter, leur prescrire du paracétamol et du sommeil, rien de médical en somme, mais ils ne repartaient pas sans ordonnance, preuve que leur chagrin était réel.
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penepucepenepuce   20 mai 2018
Lui aussi détestait tout ce qui commençait par "psy", ces enquêteurs de l'âme qui cherchaient à manipuler les cerveaux non pour vous guérir, mais pour vous faire admettre que rien n'allait.
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penepucepenepuce   20 mai 2018
Combien de maladies émergeraient face auxquelles il ne pourrait rien ? Combien de traitements ne seraient pas découverts à temps ? Combien de patients devrait-il regarder mourir ?
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camaticamati   13 mai 2018
Il songea à une phrase que le docteur David disait souvent quand il se plaignait: " Tu veux que les choses bougent? Alors bouge! Va marcher, remue-toi, le reste suivra."
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Tout commence par un cas. Incompréhensible et inquiétant. Une série de symptômes incohérents et d?une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l?hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner son patient, un certain Ali Benyoussef. Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d?une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre. En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur lui, il va se battre pour sauver cet homme et faire éclater la vérité : si ce patient était le cas zéro de la terrible épidémie qui fait rage aux Etats-Unis et que l?on appelle « le cancer homosexuel » ? Un thriller angoissant où Sarah Barukh, l?auteur de "Elle voulait juste marcher tout droit", nous tient en haleine de la première à la dernière page.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/le-cas-zero-9782226403162
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