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Vaikom Muhammad Basheer (Autre)Dominique Vitalyos (Traducteur)
EAN : 9782843049446
153 pages
Éditeur : Zulma (19/03/2020)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Du monde, la jeune et jolie Kounnioupattoumma ne sait rien, si ce n’est que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Mais pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, jeunes, riches, puissants... Surtout quand on songe à la splendeur passée du grand-père à l’éléphant.
Hélas, voilà la famille ruinée. Adieu vaste demeure, domestiques, bijoux en or ! Kounnioupattoumma peut enfin goûter aux délice... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Unhomosapiens
  16 février 2020
Merci L... pour ce bouquin que tu m'a laissé avant de partir pour l'Amérique du sud. Toi qui a parcouru l'Inde dans tous les sens, tu m' avais dit un jour que tu aimais ce pays de fous. Moi, je n'y ai effectué qu'un court séjour, du Taj Mahal au Rajasthan. Assez pour m'apercevoir que ce pays n'était pas vraiment fait pour moi. Trop déroutant peut-être, trop « fou », sûrement !
Inutile de préciser que je ne connaissais absolument pas l'auteur ni entendu parlé de la langue dans lequel il est écrit : le malayam, langue du Kerala, Inde du Sud. L'auteur est considéré comme l'un des plus grands écrivains indiens contemporains. Bon. En tout cas, ce petit conte, ce court roman, comme on voudra est la vision d'une jeune fille issue d'une famille aisée, qui à la suite d'un procès, sera obligée de vivre dans le dénuement. Cette jeune fille découvre la vie… avant de se marier. C'est donc à une initiation que nous sommes conviés. Mais c'est aussi la dénonciation du culte musulman. L'auteur ne manque pas, à travers, le point de vue de cette femme, de critiquer les rituels de l'Islam pour ensuite donner à son récit un ton plus poétique, entremêlant nature et rêves. Sous des allures tendrement naïves, c'est incisif et poétique. Tout ce que j'aime. A des années lumières du « Journal indien » de Ginsberg que je viens de lire. Pas du tout la même approche !
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litolff
  22 février 2012
Un très joli conte sur l'ignorance et l'obscurantisme religieux dans l'Inde musulmane du sud.
Dans le nord du Kerala, Kounnioupattoumma est une jeune musulmane de 20 ans jolie et bien élevée dont le père est très riche, aussi les prétendants ne manquent-ils pas, mais aucun n'est jugé suffisamment bien pour elle par ses parents… jusqu'au jour où son père est ruiné.
A la façon d'un conte, l'auteur nous raconte avec humour le quotidien de cette jeune fille illettrée et ignorante enferrée dans des tabous et préceptes religieux auxquels elle ne comprend rien. A 20 ans, Kounnioupattoumma se comporte et parle comme une petite fille de 10 ans, et sans doute serait-elle restée une enfant si son père n'avait connu ce revers de fortune. A la faveur de ce changement radical, Kounnioupattouma va ouvrir les yeux sur le monde, l'islam, l'amour et la tolérance. Drôle, féroce et poétique, une lecture pour tous les âges.
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sylvaine
  15 juillet 2016
Kounnioupattoumma est une jeune fille musulmane de très bonne famille. Avec sa mère Oumma, la fille chérie d'Anamakkarle noble Makkar à l'éléphant et son père Vattan Atima, Pattoumma vit oisive dans l' opulence et le respect de toute la communauté. Mais suite à un revers de fortune,la voilà abandonnée à son triste sort. Comment une jeune fille musulmane pourra t'elle désormais trouver un mari qui l'acceptera ? Jolie comme un coeur mais inculte, analphabète, il va lui falloir beaucoup de persévérance ...
Un roman , un conte même, fort court, où l'auteur Vaikom Muhammad Basheer nous décrit la vie dans cette partie de l'Inde du Sud , ses codes sociaux, la condition féminine et la difficulté de démêler religion et coutumes. .....
Jolie découverte .
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5Arabella
  02 août 2018
Le personnage principal de ce petit livre, Kounnioupattoumma dite aussi Pattoumma (c'est un peu plus simple), est au début du roman une adolescente de 14 ans, puis progressivement, elle devient une jeune femme de 22 ans. Elle est issue d'une famille riche, et vit sans se soucier d'autre chose que de se marier, avec un prétendant convenable, musulman, et issu d'une bonne famille. Elle n'a rien à dire sur le choix du futur mari, le mariage sera forcément un mariage arrangé. Mais son père se retrouve ruiné suite à un procès perdu, et voilà toute la famille obligée de s'installer sur dans une petite maison. Pattoumma apprend à s'occuper de la maison et à cuisiner, car sa mère refuse de faire quoi que ce soit, devient très agressive, et se raccroche au souvenir de la splendeur passée, en particulier à l'éléphant que possédait son père, signe extérieur de richesse et de haut rang. De nouveau voisins s'installent dans la maison mitoyenne, Pattoumma devient amie avec la jeune fille, malgré l'opposition de sa mère, qui trouve la famille pas assez bien pour eux. Mais Pattoumma fréquente de plus en plus les voisins, d'autant plus qu'un grand frère commence à faire battre son coeur…
Il s'agit d'une sorte de conte, avec une jeune fille au coeur candide, qui traverse des malheurs, mais qui reste innocente et gentille. Et comme dans tout conte qui se respecte, le lecteur sait qu'il aura droit à une fin heureuse. L'écriture est simple, et correspond au langage d'une jeune adolescente. On peut se dire par moments que ce langage, et toute cette candeur sont peut-être un peu exagérés pour la jeune femme que devient Pattoumma dans la dernière partie du livre, mais c'est le parti pris du roman, qui a le mérite d'une grande cohérence.
Plaisant et rafraîchissant.
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Jahro
  19 mai 2013
Kounnioupattoumma porte un nom interminable, mais rassurez-vous, on l'appelle Oumma : l'indien parle vite, il n'en apprécie pas moins les raccourcis. On aurait pu lui préférer le sobriquet Pattoumma, mais il se trouve que c'est déjà celui de sa mère, Kounnioutatchoumma. Aucun lien entre les deux, c'est vrai : l'indien apprécie les raccourcis, sa logique n'en est pas moins singulière. Heureusement chez les hommes, c'est plus simple, ou peut-être plus occidental. Papa, c'est Bapa.
A eux trois ils forment une petite famille bien en place dans les instances musulmanes, crainte, respectée, immensément riche et puissante depuis des générations.
Et puis un jour, ils n'ont plus rien.
Basheer ausculte une société à la fois lointaine et proche, où l'argent a tôt fait de creuser l'inégalité et prend toujours le pas sur la fraternité. Quant à la liberté, le Coran mal interprété n'en laisse aucune à la jeune fille de haute lignée. Arrogance et pouvoir des nantis, soumission et jalousie des plus pauvres, visions contraintes dans les bornes qu'en impose la doctrine islamiste.
Alors quand tout s'écroule, le monde renait. Dans l'oeil et la jupe de sa sympathique voisine, Oumma découvre sa face Kafir, impie, hérétique. A son contact, elle s'affranchit du carcan religieux, remet en cause ses réticences, élargit sa pensée aux autres courants ; et ses parents n'ont bientôt plus d'autres choix que de suivre.
Du fond de son (magnifique) Kerala, Basheer observe ses contemporains et sourit un peu jaune de leurs mésaventures. Léger par son format, rare dans ses origines, ce petit livre distille l'air de rien pas mal de ses regards gentiment acérés sur sa communauté. Rafraichissant.
3,5/5
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   16 février 2020
On sait tous que naître conduit à mourir. Je mourrai, vous mourrez, nous mourrons tous. Dans le Coran, il est écrit que toutes les âmes connaissent le goût de la mort. De la même façon, le monde sera détruit un jour. Peu importe pourquoi. Il sera détruit quand il devra l'être. Mais jusque là, nous devons nous employer à être heureux. Si les gens deviennent orgueilleux, c'est par défaut de conscience. Mais tout le monde ne connaît pas l'envie ou l'hostilité et les gens ont besoin de quelqu'un qui les remettent sur la bonne voie. Il faut s'appliquer à les rendre meilleurs en abandonnant l'idée qu'ils sont mauvais.
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litolfflitolff   22 février 2012
Même sans en comprendre le sens, elle récitait des passages du Coran, comme le faisaient son père et sa mère, comme l'avait fait son grand-père Anamakkar. Personne ne savait ce que disait le livre. Eût-on abattu tous les arbres de la terre pour en faire des crayons, changé en encre l'eau de tous les océans, on aurait épuisé les forêts et tari les mers avant d'avoir expliqué le sens d'un seul de ses chapitres. Le Coran était un livre saint et sacré. Tout y était contenu. Personne n'en était l'auteur.
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LounimaLounima   06 mai 2012
"Kounnioupattoumma ressentait un bonheur indéfinissable, mâtiné de révolte et du désir de se venger. La perte subie était certes un grand malheur, mais elle voyait des gens, respirait l'air pur, profitait de la lumière du soleil, prenait des bains de lune, courait, sautait, chantait. Elle ne connaissait aucune chanson, mais qu'importe, elle était libre de faire ce que bon lui semblait." (Zulma - p.39)
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BelemBelem   29 avril 2013
« Des prophètes en grand nombre tels que Noé, Abraham, Moïse, Isaïe, naquirent parmi ses descendants et un jour, selon la tradition, l'essence lumineuse s'incarna pour donner naissance à Mahomet, fils du sage Adb Allah et de son épouse Amina. Mais comment cette légende avait-elle fait souche ? Qu'est-ce que Mahomet avait donc de particulier que les autres prophètes n'avaient pas ? Mahomet avait dit lui-même : 'Je ne suis qu'un homme comme vous. Donc, il n'avait rien de spécial. Alors pourquoi croyait-on à cette essence antérieure à toute création ? A qui poser la question ? Tant de gens croyaient en la singularité originelle des musulmans. C'était comme ça. On ne s'interrogeait pas. On croyait tout ce qu'on entendait. Pattoumma, Bapa, Oumma, comme les autres. »
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AtasiAtasi   07 juin 2013
Pattoumma réussit à se traîner dehors et s'appuya contre un pilier en bois qu'elle encercla de ses bras. Elle pleura longtemps, incapable de retrouver un embryon de calme. Puis le Sidrat al-Muntaha lui revient en mémoire.
C'était un très grand arbre du paradis. A ses pieds, trois fleuves prenaient leur source, le Nil, le Tigre et l'Euphrate. Pourquoi pensait-elle à ces détails ? Sans doute parce que ce genre de précisions embellissait les les légendes, dont la beauté faisait du bien. Les fidèles de toutes les religions croyaient à de belles légendes. Celle du Sidrat al-Muntaha, elle l'avait entendue un soir au cours du w'as devant la mosquée.
L'arbre avait autant de feuilles qu'il existait d'êtres vivants ici-bas. Parfois le vent soufflait, une feuille se détachait, et celui dont le nom était inscrit dessus mourrait.
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