AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2752906641
Éditeur : Libretto (07/06/2012)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Ecrit en langue napolitaine, sous l'anagramme Gian Alesio Abbattutis, autour de 1625, et édité, posthume, en 1634-1636, Lo cunto de li cunti de Giambattista Basile n'a jamais fait l'objet d'une traduction intégrale en français. Il s'agit pourtant de l'une des productions majeures de la littérature européenne du XVIIe siècle. Il peut être considéré comme un recueil de contes pour enfants, ainsi que son sous-titre l'indique et l'on peut tenter de rechercher quelle in... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
loudarsan
  19 février 2015
Excellente découverte de ce Conte des contes de Giambattista Basile ! Je l'ai lu d'une seule traite après l'avoir retrouvé hier soir dans ma bibliothèque. Quel langage fleuri ! Toutes ces déclarations d'amour ampoulées et ces malédictions exagérées sont impayables, de très jolis joyaux de la littérature.
Ces contes, écrits 50 ans avant ceux de Perrault et près de 200 ans avant ceux des frères Grimm, concentrent en eux toute une culture orale et populaire, teintée d'un pétillant parfum d'Italie du sud. Ici, les jeunes filles n'offrent pas à boire aux pauvres vieilles mais des pizzas, des poulpes se cachent dans chaque histoire, et les princesses se prénomment Zezolla, Marziella ou Nella.
On y retrouve Peau d'Âne en Ourse, Cendrillon ou encore la Belle aux bois dormant, dans des versions beaucoup plus joyeuses et délurées, frôlant le grivois, d'une manière proche de celle des fabliaux médiévaux.
Chaque page est un véritable bonheur, portée par une écriture emphatique et ciselée. Un nouvel indispensable de ma table de chevet.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Niele
  02 janvier 2019
Où sont passés nos princes et princesses d'antan, nos belles à l'esprit aventureux et nos beaux à la trempe libertine ? Je les ai retrouvés dans ce mini recueil de contes de Giambattista Basile, choisis et traduits du napolitain par Myriam Tanant.
Déçues par les histoires édulcorées de Disney, Grimm et Perrault entre autres, je suis partie à la recherche des origines des contes qui ont bercé mon enfance. Et voilà que j'entends parler du « conte des contes », recueil du XVIIe siècle de contes populaires italiens recueillis par Basile, poète, écrivain, écumeur de taverne sans doute à l'écoute des marins, des marchands racontant ces récits venus de la nuit des temps, remaniés et véhiculés au gré de la culture des narrateurs.
Il en ressort de magnifiques histoires où les ogresses côtoient les fées, où les hommes sont un peu, voire beaucoup polissons, où les femmes se laissent séduire sans rougir de honte, mais de plaisir. Au diable la tempérance : on désire, on envie, on mange, on boit, on vit ! La vertu n'est plus de mise, les personnages ont leurs faiblesses et leurs forces qui les font tomber ou grandir.
Les femmes sont ici dans l'action, elles mènent le jeu sans subir celui des hommes qui il faut le dire n'en ressortent pas toujours grandis. Elles ne sont pas de belles potiches qui pleurent en attendant la venue du prince, elles partent le coeur vaillant à sa recherche !
Que dire du style ? Savoureux, subtil, joliment tourné ? Peut-être un peu trop cru par instant, mais sans vulgarité aucune. Il convient donc de faire quelques modifications dans les tournures et expressions dans la lecture aux jeunes enfants !
Vous y trouverez beaucoup de référence aux dieux grecs, reconnaitrez la Belle au Bois dormant, Cendrillon, Peau d'Âne, vous pourrez même y voir passer Siegfried, Brunehilde et Gudrun issus des sagas nordiques.
Pour ma part, c'est une riche découverte, une pièce majeure de notre patrimoine culturel. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant et j'ai trouvé des personnages très vivants et familiers. Je m'attendais à y voir des passages sanglants, des descriptions de meurtres abominables, mais il n'en est rien fort heureusement.
Le seul point négatif de ce petit recueil est de ne contenir que douze des contes originaux de l'oeuvre principale. Une autre traduction en français éditée par les éditions Circé contient l'ensemble des histoires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          35
5Arabella
  19 juillet 2016
Appelé aussi le Pentamerone, en référence au Décaméron, dix contes sont racontés en effet par jour, pendant 5 jours. Il y a également un cadre, la princesse Zoza, pour éveiller son prince charmant doit pleurer de quoi remplir un vase. Prise de sommeil juste avant d'avoir complètement rempli le récipient, elle se fait voler sa récompense par une esclave mauresque. Elle suscite chez cette dernière l'envie d'entendre des contes, à la fin de la cinquième journée, Zoza prend la place de la dernière conteuse, et raconte sa propre histoire, pour récupérer son bien aimé. Mais entre temps, il y a eu 49 contes. Chaque journée se termine par un églogue, qui fustige les vices du temps.
Il s'agit du premier recueil consacré aux contes de fées en Europe, le livre est écrit en dialecte napolitain. L'auteur est un lettré et un courtisan, et son livre prend la forme d'un divertissement de cours. le livre contient les plus vieilles versions de contes devenus célèbres par la suite, comme Cendrillon, la Belle au bois dormant…..Mais bien que le livre soit écrit en dialecte, c'est un dialecte de cour, pas forcément celui du peuple, et des traductions en dialecte populaire napolitain ont même été effectuées. le livre n'est pas un recueil de contes populaires en tant que tel, les contes ont visiblement été réécrits, avec des références à des oeuvres littéraires, à la mythologie gréco-latine, avec des procédés littéraires, même si l'auteur donne l'illusion qu'il s'agit de textes dits, et non pas écrits. Il ne s'agit pas uniquement de contes merveilleux, certaines éléments plus réalistes, paysans ou bourgeois sont présents, et le contenu est par moments plus explicitement sexuel que ce qu'on a l'habitude de lire dans des contes pour enfants.
Un jalon important pour le conte européen, étrangement méconnu en France, ce livre dont la première édition date de 1995 étant le première édition intégrale en français.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
girianshiido
  07 juillet 2014
Ces douze contes, parus au XVIIe siècle, forment un petit recueil dont la lecture est fort agréable. On y croise des rois, des princesses, des fées...
Chacun de ces contes, dont la longueur ne dépasse pas la dizaine de pages, se termine par un proverbe. Certains contes sont plus crus, et ne sont donc pas destinés aux plus jeunes. Seul bémol de la version Libretto : il ne s'agit que d'une partie de l'œuvre. Il faut donc aller voir ailleurs (aux éditions Circé par exemple) pour avoir l'intégralité des contes (au nombre de cinquante).
Commenter  J’apprécie          50
nathalie_MarketMarcel
  11 août 2016
Ce sont des contes de fées, les filles y sont belles et les princes tombent amoureux au moindre coup d'oeil. Mais la langue en est tellement vivante ! Les comparaisons sont très concrètes, voire franchement triviales, le propos est sensuel ou érotique, les insultes sont celles de la vie courante, tout cela est drôle et truculent.
Une femme naît d'un rameau de myrte, un prince déjà marié fait un enfant à une princesse endormie, un roi pète, il y a des objets enchantés, une jeune fille se fabrique un mari en pâte d'amande… On retrouve des versions de contes connus, comme Cendrillon, mais ici tout a plus de vie et la version de Peau d'âne est hilarante. Chaque conte est suivi d'une maxime populaire qu'il est censé illustrer. C'est vraiment savoureux.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
Commenter  J’apprécie          40

critiques presse (1)
Liberation   16 juillet 2012
Avec leur vocabulaire cru, leur sens de la parodie et de la dérision, leur verve érotique, leur goût pour les monstres et les situations scabreuses, ces cunti sont l’une des œuvres majeures du XVIIe siècle […].
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
loudarsanloudarsan   19 février 2015
Ô adorable petit bec de pigeon, ô petite poupée des grâces, ô belle colombe du char de Vénus, ô carrosse triomphant, si tu n'as pas les oreilles bouchées par de la bouillie de roseau, si tu n'es pas aveuglée par de la fiente d'hirondelle, je suis sûr que tu entendras et que tu verras les tourments provoqués par ta beauté dans ma poitrine et si mon visage, qui n'est plus que cendre, n'est pas pour toi le signe de la lessive qui bout dans mon cœur, si les flammes de mes soupirs ne te montrent pas la chaux vive qui brûle dans mes veines, comment peux-tu comprendre qu'une corde naît de tes cheveux pour m'enchaîner, que des charbons ardents sortent de tes lèvres décochent des flèches pour me blesser ? (La vieille écorchée)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
loudarsanloudarsan   19 février 2015
Quand prendras-tu du plomb dans la cervelle, fils prodigue ? Tu veux donc jeter tout mon bien à la mer ? abandonne ces cabarets qui sont migraines du cerveau, hydropisie de la gorge, diarrhée de la bourse. Abandonne le jeu diabolique qui nous consume la vie et consomme nos biens, qui embrase la brise et brise la braise, où l'As te passe à l'as et où les chansons te font déchanter ! fuis ces horribles bordels où tu dois débourse pour vider tes bourses, où ce sont les morues qui appâtent et où tu es refait par des chairs défaites. Eloigne-toi donc de ces lieux de perdition car, comme disaient nos ancêtres : "C'est l'occasion qui fait le larron." (Le scarabée, le rat et le grillon)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   11 août 2016
Mais ce ne fut pas un doigt qu'elle montra au souverain, ce fut une brindille pointue qui lui berça le cœur ! Que dis-je, brindille ? Ce fut plutôt un rondin qui lui secoua le citron ! Que dis-je, brindille, rondin ? Ce fut une mèche qui enflamma ses envies ! Ce fut une épine sous la queue de ses pensées, une cure de figues douces qui lui fit évacuer le souffle du mal d'amour par un déluge de soupirs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
EvelynePohlEvelynePohl   02 février 2015
Bizarre de considérer le recueil de Basile comme un recueil de contes pour les enfants !

Par ailleurs, comme le signale le premier intervenant, il y a bien, en français, depuis 1995, une traduction complète du
Pentamerone aux éditions Circé (Strasbourg).
Quant à cette anthologie, elle avait été publiée une première fois en 1986 aux éditions Alphée.
Commenter  J’apprécie          20
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   11 août 2016
La fée eut pitié en voyant son pauvre amoureux qui se débattait, s'arrachait les cheveux, était devenu tout petit et tout maigre et avait pris une couleur d'Espagnol malade, de lézard vermivore, de jus de chou-fleur, de jaunisse, de cul de becfigue, de pet de loup.
Commenter  J’apprécie          10
Video de Giambattista Basile (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Giambattista Basile
Tale of Tales (2015), un film fantastique italien coproduit, coécrit et réalisé par Matteo Garrone. Il s'agit d'une adaptation du recueil de contes le "Pentamerone" de Giambattista Basile. Bande Annonce.
autres livres classés : naplesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Grandes oeuvres littéraires italiennes

Ce roman de Dino Buzzati traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ».

Si c'est un homme
Le mépris
Le désert des Tartares
Six personnages en quête d'auteur
La peau
Le prince
Gomorra
La divine comédie
Décaméron
Le Nom de la rose

10 questions
521 lecteurs ont répondu
Thèmes : italie , littérature italienneCréer un quiz sur ce livre