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Gérard Meudal (Traducteur)
EAN : 9782351785065
257 pages
Gallmeister (07/10/2010)
3.86/5   114 notes
Résumé :

Les grizzlys parcourent-ils encore les montagnes des San Juan, dans le Colorado, où ils sont depuis longtemps considérés comme éteints ? Sur la foi d'une improbable rumeur, Rick Bass accompagne le légendaire Doug Peacock (héros du mythique "Gang de la Clef à Molette" d'Edward Abbey) et son ami, le biologiste Dennis Sizemore, sur la piste de ces animaux fabuleux, traquant la moindre empreinte de patte ou trace de griffe. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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ClaireG
  16 octobre 2016
Reste-t-il des grizzlis dans les montagnes San Juan au Colorado ?
Si oui, il faut arriver à persuader les agences gouvernementales de les laisser tranquilles, de ne pas les surveiller par hélicoptère, de ne pas leur poser de colliers émetteurs et encore moins de leur faire la chasse, car ils ne sont ni perdus ni désorientés. Tel est le but de Doug Peacock, spécialiste reconnu des grizzlis, qui « intrigué par la persistance de rumeurs selon lesquelles il y aurait encore des grizzlis au Colorado », veut en avoir le coeur net. L'espèce n'est plus menacée ni aux Etats-Unis, ni au Canada, même si la folie meurtrière des hommes a poussé les ursidés à fuir plus loin et plus haut.
Pour ceux qui s'intéressent aux grands espaces de l'Ouest des Etats-Unis, Doug Peacock n'est pas un inconnu. C'était le meilleur ami d'Edward Abbey, cet autre défenseur acharné de la nature. Leurs livres sont autant de témoignages et d'expériences qui font autorité auprès des Américains.
Rick Bass, biologiste et géologue de la génération suivante, marche sur leurs traces. Il relate ici dans le détail les trois équipées qu'il a faites en 1990, 91 et 92 à travers les San Juan pour trouver des preuves de l'existence des grizzlis. La première est emmenée par Doug Peacock, ancien vétéran du Vietnam et féroce défenseur de l'environnement. Son langage fleuri et ses marches forcées donnent parfois du fil à retordre à ses compagnons mais leur désir à tous de trouver des preuves tangibles les soude comme les cinq doigts de la main.
Une trace dans la boue ravive l'espoir, des marques de griffes sur l'écorce d'un tremble font monter la tension, des déjections caractéristiques échauffent les esprits, des poils de mue accroissent l'enthousiasme. La marche devient une quête quasi mystique, la quête une obsession. Une obsession comme la certitude d'une présence, de ce quelque chose de précieux qui a été perdu, qu'il faut retrouver, ce quelque chose qui les dépasse. La bête est là, ils en sont convaincus. L'idée qu'il pourrait y avoir un ours derrière une crête est aussi importante que de voir réellement la bosse du dos, les longues griffes et l'ours lui-même.
Les territoires sauvages réservent toujours des surprises, même à des hommes aguerris, et quand ils se retrouvent quasi nez à nez avec des centaines de cerfs, ils s'inquiètent du manque de prédateurs nécessaires au maintien de l'équilibre biologique. Quand ils découvrent des squelettes de martres dépecées pendus aux branches, des restes de campement déchiquetés, des déchets non dégradables abandonnés depuis des années, leurs cris de colère déchirent le silence.
Les deux autres randonnées, plus pédagogiques, se révèlent aussi plus fructueuses en indices, plus foisonnantes en rencontres, plus profondes dans les questionnements et les réflexions.
Il y a aussi les bivouacs où la bouteille de whisky circule, où la transmission des connaissances scientifiques nécessaires à la sauvegarde de cet environnement exceptionnel est faite auprès de jeunes recrues et où l'ombre d'Edward Abbey est omniprésente. Comme celle du grizzli.
Grand merci à Blandine5674 de m'avoir soufflé de lire Rick Bass, ce fut un souffle palpitant.
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Biblioroz
  02 mai 2022
Automne 1990, avant l'hivernage des ours et l'ouverture de la chasse, Rick Bass quitte son Montana et fait route vers le Sud. Il a suffi d'un appel de son ami Doug Peacock pour que s'insinue dans ses pensées l'infime espoir que des grizzlys vivent encore dans les montagnes des San Juan, au sud du Colorado.
Officiellement, ils ont disparu de cette région. Avec un autre compère qui a repéré des traces de griffes sur un arbre, ils veulent y croire, passer au-dessus de ces suppositions pessimistes et aller voir par eux-mêmes. Cette première exploration ne se déroulera que sur quelques jours, une reconnaissance en somme plus qu'une volonté de prouver par des indices tangibles la présence de grizzlys dans cet état.
Avant le départ, l'observation des cartes est nécessaire pour viser les endroits sur lesquels se sont attachées quelques rumeurs de la probable présence de grizzlys ces dernières années. Quelques indices, de loin en loin, ont été observés par des randonneurs attentifs. Il faut aussi prendre en compte l'intelligence animale qui a bien sûr modifié les habitudes des ours pour ne plus croiser la route de l'homme, ce prédateur exterminateur.
Alors que les trembles ont revêtu leurs couleurs d'or, nos trois hommes se mettent en route vers le pays des grizzlys. Il faut s'acclimater à l'altitude, ce mal de la montagne avec l'air qui se raréfie, et, les sacs lourdement chargés, se dépouiller progressivement de la civilisation et se fondre dans les bois, le plus discrètement possible. Ils n'ont toutefois pas oublié les bières et le whisky pour ne pas rompre trop brutalement avec notre monde !
Et ce récit, dans lequel trois expéditions se succèderont dans les San Juan, bien loin de l'assourdissant tintamarre des villes, nous souffle l'air encore sauvage de ces montagnes.
C'est jouer furtivement au détective, traquer l'indice, des griffures sur un arbre, une trace au sol, un reste de fourrure d'été accrochée à l'écorce d'un sapin, fouiller du regard ces bois pour peut-être apercevoir une silhouette brune. Et surtout rechercher et ramasser des excréments, grands révélateurs de l'espèce avec les poils qui s'y trouvent quelquefois.
C'est entendre les doux remous de la rivière, les vents hurlants du canyon, le brame des cerfs qui cavalent en pagaille depuis que ses prédateurs naturels ont quitté les lieux suite à l'intervention humaine.
C'est savourer des piments farcis au fromage belge et grillés sur le feu de camp, écouter les aventures des uns et des autres chuchotées à la lueur des flammes, se délecter de chanterelles dénichées par l'oeil exercé et connaisseur de Doug.
C'est aussi jurer contre le saccage des prairies par le bétail, constater et comprendre l'érosion des sols, piquer une grosse colère devant des morceaux de plastique, des canettes rouillées, le tas d'ordures d'un camp de chasse abandonné par l'homme qui est passé par là et a bien entendu marqué son territoire à sa manière civilisée.

Ceux que j'ai accompagnés, admirative et émerveillée par ce récit, sont animés par une certitude, celle de rejeter toute capture ou pose de colliers émetteurs. Pas De politique interventionniste mais juste savoir que cette espèce d'ursidés persiste dans ces lieux et qu'il faut donc préserver leur territoire sauvage, conserver l'espace de calme nécessaire à leur vie, tout simplement. Discrétion et respect, un devoir envers la nature. Doug Peacock en est un fervent défenseur et on apprend ici à le connaître avec ses sautes d'humeur qui le font osciller entre nervosité et bonheur extatique face aux paysages sublimes.
L'auteur ne s'est pas uniquement contenté de relater les journées de bivouac, il nous fait part de ses interrogations sur la motivation, sur le fond de cette recherche. « Sommes-nous ici pour les ours ou pour nous-mêmes ? Pour les deux, et la façon dont les deux quêtes se mêlent est bien agréable. »
Dans cet écrit, il donne la dimension réconfortante que peuvent procurer ces montagnes boisées et nous pousse à voir ce que l'on a perdu en ne respectant pas cette vie sauvage. Comment pouvons-nous continuer à affirmer que nos lendemains seront meilleurs ?
Il mène aussi ses réflexions sur la manière dont certains organismes officiels gèrent la préservation des zones sauvages sans réelles valeurs éthiques, sans véritable respect pour les animaux protégés puisqu'ils interviennent dans leurs vies. Ce livre fait partie des nombreuses alertes et accusations contre le comportement de l'homme qui, même sous couvert de préservation de certaines espèces, devient inévitablement intrusif. Son obsession du contrôle le pousse à capturer puis baguer les animaux alors qu'ils ont juste besoin qu'on leur fiche la paix.
Belle, discrète, courageuse, intelligente, cette recherche de la présence de grizzlys que les amérindiens nommaient « frères des hommes » nous envoie malgré tout un message d'espoir et de réconfort puisés sur ces crêtes forestières du Colorado.
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lafilledepassage
  05 février 2021
Années 80, montagnes San Juan, dans les Rocheuses, entre Houston et Kalispell, Colorado. Rick Bass (qui m'avait laissé un excellent souvenir avec « le journal des cinq saisons » ) rejoint d'autres amoureux (dont Doug Peacock, le héros du « Gang de la clef à molette ») du grand air pour une traque aux derniers grizzlys dans ces montagnes. Une décennie a en effet suffi à exterminer cet animal, mais nos hommes gardent l'espoir de retrouver qui des déjections (eh oui), qui une touffe de poils, ou joie ultime d'en croiser la route.
L'ours est un animal fascinant capable de faire du vélo dans un cirque ou de s'habiller tout seul, mais aussi capable d'apprendre des tas d'autres choses. Il était considéré comme un dieu par les Indiens (eux aussi exterminées, par ailleurs). Et il a partout frappé les imaginaires des hommes.
C'est une plongée en plein monde sauvage, loin des « jeunes gens à l'université qui prétendent vouloir étudier la nature, écrire sur elle et même la protéger alors qu'ils sont tout juste bons à organiser des soirées et à faire du deltaplane », qui nous interroge sur la place (infime) laissée au monde sauvage sur notre petite planète malade.
Bass nous parle de l'urgence car « si l'ours, le loup, ou n'importe quel glouton passent la barre de l'extinction, alors eux [les hommes] aussi en feront rapidement autant parce qu'ils sont au sommet de la chaîne alimentaire. Parfois j'ai le sentiment qu'un seul terrain de golf supplémentaire suffira à nous condamner». Les San Juan ont besoin de plus d'espaces sauvages, mais « tracer de nouvelles frontières n'apportera qu'une réponse partielle – rien de plus qu'une façon de gagner du temps, de retarder l'inéluctable disparition. Pour que la nature sauvage puisse survivre, pour qu'elle revienne, il faut que revienne d'abord le respect ».
Il nous parle aussi du besoin vital des humains à garder des endroits sauvages intacts et proches, des endroits que l'on pourrait retrouver, par la pensée ou non, sans être obligé d'aller dans l'Himalaya ou au Congo. Des endroits qui nous rappellent notre lien avec la nature, notre fragilité, notre animalité et notre vanité, aussi.
Bon je ne vous dirai pas si Bass a finalement croisé ou non un grizzly, car finalement on s'en fiche un peu … Ce qui compte c'est de sillonner à ses côtés, de faire les mêmes gestes simples loin d'un monde parvenu à une complexité frénétique et délétère. Et de retrouver calme et apaisement.
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loreleirocks
  08 avril 2014
Quand on conseille un livre de Rick Bass, c'est souvent The Book of Yaak ou The Lost Grizzlies. On se pose la question, compte tenu du nombre d'écrits de Bass, de l'ordre de lecture. J'ai commencé par deux fictions puis poursuivi par The Book of Yaak, puis décidé de tenter une lecture plus ou moins chronologique. Je ne sais pas si finalement c'est bien nécessaire...
Lire Bass, pour moi, c'est une question d'humeur et d'attentes. J'ai de loin préféré Winter & the Book of Yaak à The Lost Grizzlies. Attention, les grizzlis sont tout aussi agréables. Mais je préfère Bass sur son propre terrain. Même Oil Notes m'a été plus agréable dans un sens. Je dirais entrez dans Bass par Winter, découvrez sa vallée avec lui, puis installez-vous avec The Book of Yaak.
Sur son terrain, Bass sait parler de magie et de mystère plus poétiquement, avec un oeil presque naïf et émerveillé qui contre-balance sa conscience du constat terrifiant de la nature écrasée par anthropocentrisme, l'existence du tout au service de l'homme...
Loin d'être absents de ce tome, magie et mystère viennent s'y tisser progressivement pour apparaître plus clairement dans la troisième et dernière partie.
J'ai pu lire quelques critiques de lecteurs mécontents ou déçus indiquant leur ennui face aux facéties des principaux protagonistes des deux premières parties. Je peux le comprendre.
Pas du tout cet effet pour moi. Là aussi, Bass se montre fantastique.
Dans ma découverte de ce genre qui à chaque nouveau livre me semble plus riche, je construit petit à petit ma liste de livre et d'auteurs à découvrir ou approfondir. Bass sait citer un auteur ou un autre, ajoutant à ma curiosité, et ma liste.
Dans The Lost Grizzlies, il fait mieux: Doug Peacock. Découverte d'un personnage, de l'alter-ego du grizzli. Peacock qui donne envie de le découvrir, sa vie, son oeuvre, son amitié avec Edward Abbey. À travers la première partie surtout, on se joint à l'équipée sauvage et rocambolesque de trois hommes dans les San Juan Mountains du Colorado, à la recherche des mythiques grizzlis. On sent bien la fascination et l'admiration de Bass pour Peacock, à travers quelques jours décrits comme une équipée de scouts maladroits et soûls du manque d'oxygénation en grande altitude. La deuxième partie est un peu moins drôle mais annonce la troisième, où la magie prend une place plus importante.
"Et les grizzlis?!" criez-vous tous. Ah, les grizzlis. Bass oscille entre doute et rêve, on voit encore une fois la dualité de sa réflexion (comme cette histoire de plein de bois pour l'hiver dans Winter), sa certitude que la magie de la montagne existe bel et bien et à travers elle, les insaisissables grizzlis, au coeur du mystère, et son esprit plus scientifique qui lui refuse presque de croire entièrement à ce qu'il entrevoit.
Bass revient toujours à son idée d'interconnexion, partant du haut de la pyramide, du prédateur qui régule les écosystèmes et leur permet de fonctionner et perdurer dans leur ensemble. Et le pas suivant qui fait trembler, celui que l'esprit moderne rationnel (à quel point?) écarte d'un revers trop rapide de la main, la disparition des grands prédateurs annonce celle de l'homme, lui-même grand prédateur. Et on apprécie sa réflexion sur le changement des mentalités, l'importance non pas de trouver une ligne complètement nouvelle mais de ne rien oublier, de reconstruire sur le savoir qui est déjà là, sur l'interconnexion, cette fois de l'homme et son environnement naturel, pas de décontextualisation, réciprocité.
En gros, j'ai lu avec un plaisir non moindre ce tome de Bass, mais différent. Et au lieu de reprendre illico ma lecture gourmande de Bass, je vais me tourner vers Peacock, ou pourquoi pas Barry Lopez? Non, Abbey. Non! Ehrlich... Aaaah, tant à lire!
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MELANYA
  20 décembre 2021
Cette fois, l'écrivain américain, Rick Bass a écrit un ouvrage grandiose sur « Les derniers grizzlys » (un livre de plus).
C'est qu'il existe une grande question et Rick Bass se la pose : les grizzlys existent-ils encore et où en trouver ? La réponse est : « oui », heureusement mais ce grand mammifère plantigrade se fait de plus en plus rare.
L'auteur nous livre le récit de trois expéditions (dans les années 90), dans les Montagnes du Colorado (à San Juan). Il est accompagné per une équipe de biologistes ainsi que son ami Doug Peacok (un spécialiste des grizzlys). Ils recherchent d'éventuelles traces car ces animaux sont en voie de disparition. La faute à qui ? A l'homme (le plus grand prédateur), évidemment qui le chasse.
Le lecteur a droit à du pur nature writing – une superbe ode à la nature sauvage avec la limpide écriture de Rick Bass, qui ne manque pas d'y ajouter sa touche d'humour.
Il est toutefois à signaler que Rick Bass a vraiment vécu cette aventure sans toutefois nous dire où exactement (imaginez que certains prennent l'envie de s'y rendre !)
On marche avec lui et ses compagnons – on campe aussi dans les bois – on aperçoit d'autres animaux sauvages (par exemple des chevreuils qui déboulent à fond la caisse) – et au final, surprise des plus agréables : on trouve des crottes appartenant bien à des grizzlys, des crottes que l'on transporte avec attention. Ouf, le grizzly existe encore et il nous en a démontré la preuve avec ce « porte-bonheur ».
L'auteur indique qu'il est vital pour l'espèce humaine, de sauvegarder les espaces sauvages car c'est le lien avec la Nature.
Je ne vais m'éterniser sur le sujet car il me semble bien que cet ouvrage a déjà été bien chroniqué : normal. Pour mon ressenti de ce récit « Les derniers grizzlys » : coup de coeur et de l'excellent Rick Bass avec ce beau voyage. Of course….

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
ClaireGClaireG   16 octobre 2016
D'après certains récits, quand les trappeurs tuaient un ours au printemps, juste au sortir de l'hibernation, il leur arrivait de trouver des fourmis vivantes dans son estomac. Sans doute étaient-elles la première chose que l'ours avait mangée après avoir éventré un vieux tronc. Les sucs gastriques n'avaient pas encore eu le temps de se former, aussi les fourmis vivaient-elles toujours et circulaient tranquillement dans l'estomac vide.

p. 125
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OlafOlaf   06 juillet 2011
C'est une journée froide et claire. Les sentes de cerfs méandrent dans la riche prairie, les hautes herbes encore couchées là où les animaux sont passés ce matin. Le vent murmure doucement. Nous sommes loin des routes, des cabanes, de tout ce qui a pu être construit par la main de l'homme. Nous sommes aussi loin qu'il est possible de l'être du présent, dans ces montagnes du sud du Colorado.
Assis à la lumière froide du soleil, nous regardons la cheminée par laquelle nous sommes descendus, le filet d'eau bleue, la prairie en pente douce et la sombre paroi à pic au-dessus de nous. La seule pensée qui puisse venir dans de telles circonstances est "qu'il est bon d'être en vie".
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steppesteppe   30 mars 2014
Les infinies variations de la nature : si un homme franchit la ligne, s'éloigne du monde humain et de la comédie sociale pour s'enfoncer au plus profond des bois et se vautrer comme un pourceau dans la vie sauvage, sa sensibilité s'en trouve-t-elle aiguisée ? Pourrait-il de cette façon mieux comprendre des phénomènes étranges généralement inaperçus, en tout cas inexpliqués ?
Qu'y a-t-il au juste au dessus de nos têtes, dans le monde des esprits ? Qu'y a-t-il à quelques pas, au fond des bois ? Quels pouvoirs mystérieux grondent sous nos pieds ? Puisqu'il existe des hommes et des femmes capables de se remplir le cœur et l'esprit des infinies connexions du savoir intellectuel, il doit sûrement exister des sauvages qui, de la même façon, doivent parvenir à maitriser les nuances infinies de l'intelligence naturelle. Aujourd'hui je me sens l'un de ces sauvages.
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musaraneusmusaraneus   01 août 2022
C’est une de nos vieilles discussions : comment définir une zone sauvage légalement ? Et comment la définir moralement ? Pour moi, la définition est simple : une zone sauvage est un endroit où vivent des animaux sauvages. “Pas de véhicules à moteur” est un des critères officiels retenus par le Congrès, mais un hélicoptère n’est-il pas un véhicule à moteur ? Est-ce bien une zone sauvage, si un guide de chasse peut venir une semaine avant l’ouverture compter les animaux – et en profiter pour bousculer et regrouper un peu les cerfs ?
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lafilledepassagelafilledepassage   05 février 2021
La plupart des gens n’ont plus l’amour du lieu où ils vivent. Comment peut-on alors travailler avec eux ? Comment se comporter avec des gens qui vont travailler en voiture, passent leurs journées dans des bureaux sans fenêtres, rentrent du travail en voiture, mangent et vont se coucher ?
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