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EAN : 9782267023305
378 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (15/03/2012)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Au début des années 1930, dans le sud de l'Arkansas, à Poplar Creek près de la frontière du Mississipi, Floyd Brown dirige une scierie. En plus des difficultés économiques qui touchent l'ensemble des États-Unis, les Brown sont confrontés à des problèmes domestiques : Floyd boit avec excès, travaille avec imprudence, et son fils cadet meurt accidentellement. Ses autres enfants, Maxine, Jim Ed et Bonnie, témoignent d'un talent musical exceptionnel. Plutôt que de jouer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
zazy
  10 juillet 2012
Tout d'abord, un grand Merci Babelio et sa Masse Critique qui m'ont fait me pencher sur un passé musical lointain mais émouvant….. Celui de mon adolescence. Cela parait de la guimauve maintenant, mais, à l'époque, c'était très moderne. Pour les connaître, j'ai écouté leurs chansons sur You Tube. Quel ensemble vocal parfait, bien qu'un peu trop lisse, je comprends qu'Elvis Presley demandait un « son Brown » et que pour les Beatles, ce fut un exemple.
The Brown ? Non je ne connaissais pas. Ce trio est constitué de Maxine, Bonnie et Jim Ed, 3 frères et soeurs à la voie soyeuse, chaude et complice. Dans les années 50, ils sont plus connus qu'Elvis Presley. Vainqueur de tous les oscars de la country-music : « Chaque chanson sortie par les Brown en 1955 et 1956 faisait partie du Top Ten. Jamais dans l'histoire de la musique un groupe n'avait eu autant de tubes au Top Ten en l'espace de deux ans, ni autant de numéros un ».
Le registre des graves et des notes hautes au son li lisse, si fluide. Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Pasty Cline, Buddy Holly et les Davis Sisters venaient les écouter. C'était un petit noyau dense ; les graines de ce qui deviendrait l'industrie multimilliardaire de la country de Nashville passaient par là, captivées par les Brown. »
Puis, tout change. « Certains des auditeurs passaient de la country à la pop…. le public s'éloignait d'eux, il en suivait un autre à présent. Ce qui avait valu aux Brown une pareille adulation –leur capacité à camoufler leurs émotions sous une façade parfaitement lisse - serait en définitive leur faiblesse, mais ils seraient les derniers à le savoir. Il faudra un demi-siècle à Maxine pour le comprendre… »
Maxine Brown, l'ainée du trio ne peut se faire à l'idée qu'elle ne chantera plus jamais devant un public, que personne ne la reconnait, que son frère et sa soeur aient pu faire leurs vies en dehors du groupe. Elle remâche tout ceci à longueur de journée, des journées longues très longues. Elle peine à marcher depuis une vilaine chute, personne ne vient jamais lui rendre une petite visite, hormis Monsieur Buddy, un terrier à pois durs.
« Que faire de ces si longues journées, de cette interminable attente ? Quelquefois –même aujourd'hui, après avoir été oubliée pendant près de cinquante ans – elle envoie des mots rédigés à la main, des gribouillages tremblés de vieille femme, aux adresses de boîtes de nuit dont elle se souvient, ou à des compagnies de disques, pour demander du travail, un concert, un autre chance, un public…. »
Oui, la vie est dure pour Maxine. Elle a tout perdu en perdant la reconnaissance, sinon l'amour du public. L'alcool sera de la partie et la détruira un peu plus. Mais, jamais elle ne renoncera mais…… !!!
Rick Bass le note dans ses remerciements : « Les Brown sont réels, et ce qu'ils ont donné à la musique américaine, et la façon dont ils l'ont fait, sont réels aussi ; Nashville chrome, cependant, est une oeuvre d'imagination….. Nashville chrome a pour objectif entre autre choses, de dépeindre le contexte émotionnel de leur parcours et ses défis ». Cette peinture d'une époque où beaucoup de choses étaient possible a vu éclore nombre de stars, idoles et les Brown une référence.
« Nous leur avons ouvert la voie, poursuit-elle, une pointe de l'ancienne amertume perçant déjà dans sa voix. Nous leur avons offert le succès sur un plateau d'argent et maintenant on dirait qu'ils ne respectent rien de tout cela ».
Dans ce livre, chaque chapitre est une petite histoire qui mêle biographie et roman, comme lorsque l'on raconte ses souvenirs, en passant du coq à l'âne.
J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre les routes des Brown avec, en fond la musique âpre de la dépression. Pourtant, Maxine nous raconte une enfance heureuse, pleine d'amour, de chants et de musique, sans toutefois occulter leur misère et ses rapports fougueux avec son père alcoolique.
Je remercie à nouveau Babelio et sa masse critique ainsi que les Editions Christian Bourgeois pour cet instant de plaisir.

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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christianebrody
  06 juillet 2012
L'exquise qualité d'écriture de Rick Bass n'est pas parvenue à m'ôter le sentiment d'ennui général ressenti tout au long de cette lecture. La plume ciselée, la perfection du récit, l'agencement des chapitres qui forment à eux seuls des délicieuses nouvelles me laissent sur ma faim. Ce livre ne m'inspire pas grand chose sauf un énorme sentiment d'enlisement comme si on dérivait dans un univers parallèle où le temps se figerait.

Nashville chrome est une oeuvre de fiction non une biographie. Certes les Brown ont réellement existé et ont connu leur heure de gloire dans les années 50/60. Leur musique, un mélange de folk, pop et d'harmonie bien tempérée, a posé les jalons de la country music, le Nashville style. Contemporains de Hank Williams, Elvis Presley, Johnny Cash, Beatles, ils ont marqué leur époque, inspiré quantité de musiciens, glané de nombreux prix, leurs chansons se classant durant des mois #1 des charts.

Le livre s'ouvre sur la scierie paternelle installée en pleine forêt à Poplar Creek, Arkansas. Enfants de la Dépresssion, Maxine, Jim Ed et Bonnie profitent pleinement de leur enfance sans ressentir leur grande pauvreté aussi crûment que leurs parents. Floyd, bûcheron unijambiste, porté sur la bouteille travaille dur et seelon les revers de leur fortune, alternera la scierie portative et la restauration domaine dans lequel Birdie excellera tant et bien que nombre de célébrités du sud à la recherche d'un gig s'arrêteront chez elle déguster sa cuisine. Ces deux lieux auront une influence capitale sur les futurs Brown. La scierie formera leur oreille. En effet, Floyd lors de l'aiguisement des lames se réfèrera toujours à l'ouie de ses enfants pour savoir si ses instruments sont bien affûtés. Ainsi naît la fameuse harmonie bien tempérée. Les restaurants, trois en tout qui brûleront tous, leur permettront de s'offrir des jam sessions avec Jerry Lee Lewis, Buddy Holly, Johnny Cash et autres futures graines de l'industrie multimilliardaire de la country à Nashville. Leur dernier restaurant verra débarqué un jeune Elvis, la guitare en bandoulière. Elvis partagera leur vie, leurs errances à travers le pays en quête d'une boîte qui accueillerait leur musique et se voit bien chanteur de gospel. Pour le moment, ils se contentent de reprendre les airs populaires entendus à la radio pour le plaisir de la famille et les voisins jusqu'à cce que Maxine envoie un enregistrement de leur musique au Barnyard Frolic, une émission radiophonique dédiée aux artistes locaux. Comme le diraient les djeuns, ils déchirent leur race puis rejoignent l'écurie du Grand Ole Opry, une émission hebdomadaire de grande écoute. Deux imprésarios marqueront leur carrière: Fabor Robinson, un esclavagiste véreux, un chasseur de talents qui profite éhonteusement de la crédulité de ces jeunes aspirants artistes pour s'enrichir et Chet Atkins qui ne ménagera pas ses efforts pour diffuser ce fameux son qui fait la marque des Brown. le groupe mettra fin à ses activités en 67 mais aura connu des tournées avec Les Beatles en Europe avant qu'ils ne deviennent un phénomène mondial. Les chapitres sur leur carrière alternent avec ceux de Maxine, aujourd'hui une vieille femme solitaire, ancienne alcoolique, quasi aveugle, impotente, rongée par l'amertume, le regret, la nostalgie, vivant d'aides sociales qui ne rêve que d'une chose: la reconnaissance de l'industrie de la musique et du public. Se retrouver encore une fois sur le devant de la scène, s'étourdire devant les applaudissements, chanter encore et toujours, revivre éternellement leur gloire passée et pourquoi pas un film qui les immortaliserait? L'oubli, l'absence de reconnaissance, les occasions manquées, ses pensées fielleuses occupent ses journées jusqu'au jour où elle laisse une annonce sur le panneau d'un super-marché. Après tout, Elvis, Cash, Hank ont eu leur film, pourquoi pas elle? C'est Jefferson Eads, un garçon un peu particulier qui y répondra et non Tom Hanks.

Comme je l'annonçais, ce n'est pas une biographie, l'auteur profite de cette longue complainte pour y exposer ses réflexions sur le star système mais surtout tente de cerner les motivations d'un être humain à désirer une telle exposition. Une oeuvre lyrique qui aborde les dangers de l'innocence broyée, la perte de repères, la cupidité, le processus destructeur de la nostalgie, de l'aigreur. Ses pensées le mènent à la notion de prédestination. Pourquoi la gloire même éphémère tombe-t-elle toujours sur les plus démunis, ceux qui ne sont pas taillés pour le combat? Ceux déjà marqués par le destin? Ceux qui ne sont que ruine à l'intérieur? Est-ce une énième plaisanterie du destin ou juste une fatalité? Sommes-nous maîtres de notre vie, de nos choix ou avançons-nous gaiement vers l'abattoir aveuglés par un mirage? A aucun moment, Rick Bass ne juge ni n'apporte de réponse tant l'idée de devenir célèbre juste pour l'être lui semble absurde. Son approche est philosophique et pendant cinq ans, il a essayé de cerner le problème sans trouver de réponse satisfaisante.

Le style est époustouflant dés qu'il aborde les descriptions de la nature mais traiter les ruminations de Maxine de la même façon étire le temps. Je reconnais les avantages du côté artisan, l'amour du travail soigné, ici, il se disperse. L'ensemble est par trop dilué et affecte la dynamique du récit alors que les chapitres pris séparément regorgent d'une puissance narrative inouïe. D'où l'ennui général. Cela n'altère en rien mon envie de découvrir ses autres livres. En rien du tout.
Lien : http://www.immobiletrips.com..
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chocobogirl
  11 août 2012
Qui se souvient aujourd'hui du groupe country The Browns ?
Contemporains et amis d'Elvis Presley, les 3 membres du groupe connurent une ascension fulgurante, avant de retomber dans l'anonymat. Si aujourd'hui, leur réputation n'est plus la même, Rick Bass, qui nous avait plutôt habitué aux grands espaces, revient sur leur parcours qu'il retrace dans une version romancée et se penche sur un destin à la croisée de la gloire et de la chute dans une grande fresque familiale autour de la musique.
Maxine, Bonnie et Jim Ed ont grandi dans les années 30 dans une famille pauvre de l'Arkansas. Vivant au milieu de la forêt pour les besoins de l'aciérie familiale, les enfants développèrent une ouïe incroyable qui leur permettaient de déterminer si les scies étaient bien affutées.
Après avoir chantés dans les coeurs d'église et le restaurant familial, ils deviennent bien vite des petites vedettes de la radio, avant d'être attachés (et exploités) à un producteur avare qui les fit travailler sans relâche et sillonner les routes pour donner des concerts à tout va. Peu importe, naïfs et enivrés par la musique, les Browns ne pensent qu'a chanter.
Le restaurant et la demeure des Brows devient un arrêt obligatoire pour les musiciens de l'époque et bientôt le groupe sympathise avec un certain Elvis Presley (17 ans) qui se fiancera avec Bonnie avant de se perdre dans la gloire. Sous la tutelle de Chet Atkins, le groupe libéré prend une autre envergure et enchaîne les succès. Mais bientôt, le temps de la country passe et The Browns, fatigués, décident d'arrêter en dépit de la volonté et de la recherche de gloire de Maxine.
Une Maxine dont la voix contemporaine s'entremêle à la chronologie du passé des Browns. Une Maxine vieillissante qui, à 80 ans, continue à croire au succès.
Nashville chrome est un ouvrage multiple.
Roman quelque peu biographique, il nous permet de découvrir le parcours de ce groupe célèbre et son histoire intimement liée à une époque, celle des années 50 qui transparaissent en filigrane. La chronologie et les détails sont précis et s'attachent à rendre le quotidien et l'atmosphère de ces vies exceptionnelles, entre les difficultés, les drames familiaux et la légèreté de la gloire musicale. On y croise un surprenant Elvis, profondément modeste et humain, et l'auteur nous gratifiera de scènes particulièrement belles entre Bonnie et ce dernier. Leur rupture est bouleversante, inaugurant le gouffre dans lequel Elvis plongera bientôt, enivré par le succès.
Mais sans avoir l'air d'y toucher, Rick Bass fait glisser son récit vers un véritable roman. En s'appuyant sur des éléments véridiques, l'auteur réussit à construire une histoire avec du souffle, imaginant scènes, émotions et situations, d'une manière telle qu'il transcende la réalité, faisant des Brown de véritables personnages de fiction. S'attachant plus particulièrement aux 2 soeurs, Maxine et Bonnie, il décrypte le mirage de la gloire et met en parallèle les réactions opposées des 2 soeurs. Alors que Bonnie, amoureuse, semble heureuse et satisfaite de son sort et de la petite vie tranquille qu'elle s'est construite, Maxine, au contraire, reste profondément amère de la fin prématurée du groupe et ressasse la gloire perdue qu'elle espère toujours regagner pendant ses vieux jours. Ses interventions scandent régulièrement le texte et le lecteur découvre une vieille dame affaiblie qui vit dans son passé et attend éperdument celui qui lui offrira la reconnaissance méritée. Viendra un petit gamin, armé d'un camera, qui montera un film sur cette Maxine âgée et qui lui offrira ce rêve tant attendu. Cette vieillesse décrite sans concessions avec tout ce qu'elle a de ridicule, de misérable et de dérisoire mais aussi de touchant, furent pour moi les séquences les plus bouleversantes de ce roman, tant j'aurais pu voir le film se dérouler sous mes yeux.
Loin d'être la simple biographie romancée qu'elle parait, Nashville chrome est d'une toute autre trempe, d'une toute autre ampleur. Rick Bass parle avec force de ces destins brisés (ou pas), de l'innocence perdue, du tourbillon de la musique, avec une psychologie prononcée et une langue travaillée qui réussit à saisir l'ambiance d'une époque où tout semblait possible, à capter les émotions personnelles tout comme les paysages.
Mais surtout l'auteur réalise, à sa manière, le souhait de Maxine, en rendant hommage à ce groupe oublié qui fut, rappelons-le, le groupe préféré des Beatles.
Inutile de connaître le groupe ou d'être spécialiste de la musique country : vous aurez compris que ce livre est à lire comme un roman ! Une grande réussite, à n'en pas douter !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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loreleirocks
  20 juin 2013
Consciente que Nashville Chrome est un roman, je m'engage dans la lecture d'une histoire qui me paraît rapidement remarquable. Qui ne serait pas curieux de découvrir des contemporains des Beatles, de Johnny Cash ou d'Elvis dont l'impact et l'influence, non seulement sur la Country Music mais sur le développement de la Pop (oh eh, on ne râle pas, je le dis sans honte, je considère les Beatles comme les Maîtres de la Pop) ou du Rock, ont été aussi remarquable que le fait que leur disparition de la surface de la Célébrité.
Mais voilà, l'écriture de Rick Bass est sublime, poétique et une réflexion en elle-même sur le destin, l'environnement et son influence ainsi que celle de la famille, la solitude bien sûr, ici personnifiée par Maxine, l'aînée des Browns poussée par la force extrême de son talent, son don. Cette plume, elle rend trouble et confuse la frontière entre fiction et réalité, et y ajoute une dimension tragique et terrible.
Au-delà du témoignage sur la pauvreté rurale de la Grande Dépression, sur l'industrie musicale impitoyable des fifties & sixties et de la naissance de la grosse machine que l'on connaît aujourd'hui, Nashville Chrome m'a enveloppée d'un tourbillon d'émotions, sur fond des bois et marécages de Poplar Creek, de l'Arkansas et d'autres paysages spectaculaires de la Nature étasunienne.
Un livre surprenant dont la lenteur et la chronologie non-linéaire recèlent une véritable profondeur.
Rick Bass renvoie à Looking Back to See de Maxine Brown pour discerner la réalité de sa fiction, et me voilà envisageant d'ajouter un nouveau livre à ma liste déjà bien longue...
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VivianeB
  27 décembre 2019
J'ai été littéralement séduite dès les premiers instants de lecture et me suis régalée à suivre la vie imaginée par l'auteur d'un trio de chanteurs ayant réellement existé. Au travers de cette famille, c'est de musique dont on parle mais également de vies de famille, de couple, de femmes et d'hommes confrontés aux joies et aléas d'une vie. Je recommande.
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critiques presse (2)
Lexpress   06 avril 2012
Rendons grâce à l'écrivain américain Rick Bass de ressusciter magnifiquement ces figures oubliées.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   02 avril 2012
Grâce à « Nashville Chrome » un chaînon manquant de l'histoire de la musique a été retrouvé.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
zazyzazy   10 juillet 2012
Le registre des graves et des notes hautes au son li lisse, si fluide. Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Pasty Cline, Buddy Holly et les Davis Sisters venaient les écouter. C’était un petit noyau dense ; les graines de ce qui deviendrait l’industrie multimilliardaire de la country de Nashville passaient par là, captivées par les Brown.
Commenter  J’apprécie          100
zazyzazy   10 juillet 2012
Leur vie intérieure si chaotique, désynchronisée. personne n'en savait rien. En entendant alors leurs voix si parfaites, nul n'aurait imaginé la boue, la chaleur, le sang nila sciure. Et encore moins le désespoir, la captivité, la fureur, la confusion. Tout paraissait serein en surface, ordonné, paisible, sous contrôle. En sommeil, encore quelque temps.
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zazyzazy   10 juillet 2012
Certains des auditeurs passaient de la country à la pop…. Le public s’éloignait d’eux, il en suivait un autre à présent. Ce qui avait valu aux Brown une pareille adulation –leur capacité à camoufler leurs émotions sous une façade parfaitement lisse - serait en définitive leur faiblesse, mais ils seraient les derniers à le savoir. Il faudra un demi-siècle à Maxine pour le comprendre…
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chocobogirlchocobogirl   11 août 2012
Certains des auditeurs passaient de la country à la pop…. Le public s’éloignait d’eux, il en suivait un autre à présent. Ce qui avait valu aux Brown une pareille adulation –leur capacité à camoufler leurs émotions sous une façade parfaitement lisse - serait en définitive leur faiblesse, mais ils seraient les derniers à le savoir. Il faudra un demi-siècle à Maxine pour le comprendre…
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chocobogirlchocobogirl   11 août 2012
Ils ressemblaient à des chevaux de course avec des oeillères, fonçant sur la piste de terre. Un jockey les fouettait et ils se rendaient vaguement compte qu'il y avait du monde dans les tribunes, mais ils ne s'interrogeaient pas sur le tracé de la piste.
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Videos de Rick Bass (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rick Bass
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Oliver Gallmeister, éditeur spécialisé dans la littérature des grands espaces, pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
De Henry David Thoreau à Jim Harrison ou Rick Bass, la littérature américaine est depuis un siècle et demi étroitement liée à la nature sauvage et aux grands espaces. Regard sur cette tradition du « nature writing » en compagnie d'Oliver Gallmeister, fondateur des éditions du même nom, l'un des passeurs d'une littérature américaine contemporaine ancrée dans son environnement avec un catalogue comptant notamment des auteurs comme Pete Fromm, Jean Hegland ou David Vann.
En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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