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Éditeur : Albatros (01/01/1988)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
« Printre reprezentanții genului scurt din literatura română, larg cultivat în primele decenii ale acestui secol, I. A. Bassarabescu ocupă unul din locurile de frunte. Opera sa, alcătuită din schițe și nuvele, deși nu are dimensiune întinse, a intrat totuși în patrimoniul literaturii noastre clasicem distingîndu-se prin trăsături originalem printr-un pronunțat caracter realist și o autentică valoa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Tandarica
  19 novembre 2016
Ioan Alexandru Bassarabescu n'a écrit que de la prose courte. En dehors de textes isolés inclus dans des recueils presque antédiluviens, pas de traduction en français. du point de vue roumain, ce n'est pas beaucoup mieux : mon édition date de 1988, fin du communisme… Alors qu'il s'agissait d'un auteur estimé pendant l'entre-deux-guerres, pas très prolifique, bien qu'il ait commencé à écrire au début du vingtième siècle, sous le communisme on le faisait passer sous l'étiquette "textes humoristiques". Après l'écroulement des structures communistes en question, son oeuvre n'a pas trop trouvé son marché, puisqu'il s'agit de cela, et que le patrimoine, on… L'auteur a toutefois bénéficié de la recommandation de Gabriel Dimisianu à qui je dois cette lecture.
Enfin, pour en revenir à l'essentiel, l'homme n'a pas manqué d'occupations, puisqu'il a occupé divers postes de fonctionnaire, a promu l'espéranto et qu'il a eu une carrière politique, en tant que conservateur. Mais il est resté difficile à saisir : il est allé voir Panait Istrati au sanatorium à la fin de sa vie, est intervenu en faveur du chef du parti des travailleurs, a salué les réalisations communistes en matière d'enseignement, très au début du régime. Sa production littéraire était donc irrégulière et constituée essentiellement de textes courts : on l'a comparé à Ion Luca Caragiale, pas forcément à tort, tant le côté satirique n'est pas forcément le plus répandu dans la littérature roumaine. Et il s'agit bien de satire, voire d'un sarcasme qui va bien au-delà de l'humour. Pour livrer une interprétation personnelle, Bassarabescu est un peu un comportementaliste avant l'heure, tant souvent on ne s'attend pas ou pas forcément à la chute de l'histoire, mais, quand on la découvre, on a l'impression qu'il ne s'est rien passé (même dans cette nouvelle où les amants finissent par fuir leurs mariages sur une draisine) ou qu'il était parfaitement logique, finalement, que les choses se passent ainsi.
Dans la nouvelle "La casa din Bratiște" [Dans la maison rue Bratiște], l'une des plus longues (moins d'une vingtaine de pages cependant), nous somme invités à assister à une sorte de pendaison de crémaillère chez de riches hôtes qui viennent d'aménager dans la capitale et c'est l'univers de la bourgeoisie parvenue et inculte (Nicolae Grigorescu et la Joconde sont inconnus au bataillon) qui est dépeint avec un humour très fin et dans une langue au service d'une structure parfaite. La nouvelle maison est décrite avec grande concision en un premier paragraphe repris partiellement tout à la fin. Les imperfections et turpitudes si innocentes en apparence sont pendues haut et court !
Une cible privilégiée de sa satire : la hiérarchie, ou la manière qu'ont les hommes (ou les femmes) d'abuser de leur pouvoir : la seule préoccupation du chef de bureau dans "Miraj" est de ne pas être contredit, voir aussi l'enseignante Băltescu qui use de ses fonctions administratives pour se venger d'une collègue. Si je file la comparaison avec Caragiale, en dehors de l'ampleur de l'oeuvre, car Bassarabescu a écrit moins et dans un domaine plus restreint (pas de théâtre, ni de narrations classiques, moins d'écrits de presse), la différence est quelque peu morale : chez Caragiale, on se moque des penchants qui proviennent des vices des personnages, plus ou moins sympathiques, chez Bassarabescu, on se moque, au fond, de leur nature, car on ne les voit pas faire autrement. Ce qui rapproche l'auteur d'une forme de nihilisme assez éloignée du conservatisme : pas étonnant que ça n'ait pas trop marché en politique, finalement.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
TandaricaTandarica   23 octobre 2015
Il connaissait la réputation de grand viveur de Tonică Săvuleanu. Voilà pourquoi le murmure à l'oreille s'adaptait à l'homme :
- Tu avais un nouveau rendez-vous galant ?
Avec Nifonescu, il était plus intime, ce qui l'autorisait à lui caresser la nuque quand il lui parlait :
-Quand est-ce qu'on se refait un déjeuner au saucisson au "Lion" ?

[Pe Tonică Săvuleanu îl știa crai mare. De aceea, șoapta se schimba, după om, în :
-Tonică Săvuleanu Ai mai fost la rendez-vous ?…
Cu Nifonescu era mai intim. Putea, prin urmare, vorbîndu-i, să-l mîngîie mereu pe ceafă :
-Cînd mai dejunăm sosison la "Lion" ? ]
p. 119, « Perseanu »
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