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ISBN : 2709660342
Éditeur : J.-C. Lattès (31/01/2018)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
On appelle distance de courtoisie ces quelques mètres imposés aux usagers des lieux publics pour protéger la confidentialité de chacun. Invisible ailleurs, elle conditionne pourtant l'ensemble de nos échanges. Etienne Bellamy a tout perdu. Sa femme, son entreprise et son appartement. Echoué en province, il survit depuis quelques mois grâce à un emploi improbable dans un musée local. Lors du vernissage d'une exposition, sa vie bascule une deuxième fois. Le même soir,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
antigoneCH
  02 février 2018
Tu sais que parfois certains livres t'enchantent, bien au-delà d'une quelconque qualité littéraire… seulement parce qu'ils savent transcender la réalité et imposer la poésie du quotidien comme une manière de vivre possible. La distance de courtoisie est de ce genre de livres là… Cette expression « distance de courtoisie » désigne en général ces quelques mètres, souvent marqués d'une ligne au sol, que l'on impose parfois aux clients et usagers pour protéger la confidentialité de l'échange au guichet. Dans l'ensemble de nos échanges sociaux, elle existe aussi, mais reste invisible, et pourtant elle érige également une frontière. Dans ce roman de Sophie Bassignac, le lecteur fait très vite la connaissance de cette distance là, plus ou moins respectée, mais aussi d'Adélaïde, la responsable d'un Musée local, forte femme au tempérament à la fois généreux et tranchant. Adélaïde a la particularité d'embaucher des êtres en perdition. Son équipe ressemble donc fortement à une sorte de cour des miracles improbable. Sa dernière recrue est Etienne Bellamy, un homme qui a tout perdu, sa femme, son entreprise et son appartement et est venu s'échouer en province. Depuis, il survit. Etienne a conscience qu'Adélaïde lui a sauvé la vie et lui en est reconnaissant. Lors du vernissage d'une exposition, cependant, un tableau de Chardin est volé. Etienne est accusé. le même soir, il a rencontré une comédienne qui semble apprécier sa compagnie. Toujours en deuil de son ancien mariage, encore trop fragile, Etienne est perdu et effrayé. Et toi lectrice, tu as aimé suivre les errances de cet anti-héros autour duquel gravite une galerie de personnages hétéroclites et attachants, tous plus ou moins obnubilés par des amours non réciproques et sans issues, tous plus ou moins bienveillants les uns envers les autres. La distance de courtoisie s'avère à la lecture un roman léger, moderne et divertissant, de ceux pour lesquels tu ne boudes pas ton plaisir de lecture entre deux romans plus profonds.
Lien : https://leslecturesdantigone..
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Matatoune
  11 mars 2018
Proposé par Gwen du blog le Bouquin ivre ( La distance de courtoisie ) , le livre m'a attirée, car je ne connaissais pas l'autrice : il y avait une enquête dans le milieu de l'art avec un anti-héros ! de plus, la prestation de Sophie Bassignac à La Grande Librairie a achevé de me convaincre : un peu en décalage par rapport à tous ces auteurs, je l'ai trouvé à la fois hésitante et assurée, un mélange détonnant qui m'a attirée.
Un tableau disparait au musée où Étienne Bellamy (petit clin d'oeil de l'autrice) traîne sa déprime comme médiateur culturel après une séparation amoureuse. Toujours en équilibre précaire, il est soutenu par tout le monde : ses voisins, sa directrice, son thérapeute, enfin tous ceux qui l'environnent pour le porter à bout de bras pour éviter qu'il ne tombe vraiment. Alors lorsqu'il s'agit de trouver un coupable, l'inspecteur n'a pas beaucoup à chercher : Étienne en est un idéal ! Et, pourtant, le héros a plus d'une ressource dans sa manche et notamment celle d'attirer une belle jeune femme dans sa "distance de courtoisie" pour qu'elle puisse provoquer le destin !
Tout d'abord, une remarque sur les petites touches d'humour qui ponctuent le récit : un inspecteur qui s'appelle Canari, une Héloïse qui sortira le héros de sa déprime. La description d'une directrice Adélaïde Ozefant toute en optimiste et truculence pour qui la vie se croque à pleines dents !
De jolis clins d'oeil, comme de petits aimants qui nous retiennent tout au long de la lecture ! Et, il en faut car Sophie Bassignac nous embrouillent avec ses romances : A aime B mais B aime C qui lui même aime D...Etc. "La distance de courtoisie" pourrait être un vaudeville de province où l'aristocratie tente de retrouver ses privilèges et où la bourgeoisie essaye d'en connaître de nouveau !
Mais, c'est sans compter sur la passion pour l'art que ce soit les tableaux, le théâtre ou la littérature. Car, l'art est un personnage à part entière qui pourrait à lui seul faire que les distances de courtoisie s'étirent ou se rapprochent. Car les réduire, pour l'autrice, c'est accepter de s'en remettre aux autres à l'inverse d'un autre personnage qui s'est enfermé dans son secret "morte d'avoir détesté être vivante". C'est aussi s'enfermer dans une bulle avec l'être aimé, comme le fera notre héros à la fin de ce roman !
Malgré des débuts un peu poussifs, j'ai apprécié me plonger dans cette histoire pour laquelle je me suis fait balader entre romances, polar et province sans jamais m'y ennuyer !
Lien : https://vagabondageautourdes..
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SoDeb
  29 octobre 2018
Cette histoire se déroule autour d'un petit musée de province dans lequel, un soir de vernissage, un tableau disparaît… L'événement, aussi étrange qu'imprévisible, désarçonne les personnages de cette fiction, tout en ébranlant les liens qu'ils entretiennent les uns avec les autres. Pour moi ce sont ces personnages, surtout, qui procurent toute sa saveur au roman, la façon qu'a l'auteure de les croquer en quelques mots, leur apparition singulière dans notre esprit de lecteur, plus vrais que nature, précis et drôles… Et puis l'on observe, amusé, leur danse sociale, l'attraction et le rejet, l'amour et l'indifférence, leur façon de vivre au quotidien cette « distance de courtoisie » qui régit leurs relations – et les nôtres. Une lecture pleine de vie, légère et agréable.
Lien : https://mamandeplume.com/201..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MatatouneMatatoune   08 mars 2018
La prudence d’Étienne Bellamy, sa distance courtoise et peu encourageante la pousseraient sans doute à se compromettre davantage mais, sans vraiment, se l'expliquer , elle se dit que pour une fois, cela en valait la peine. (...) Son statut de comédienne entraînait d'autres malentendus. Les amants d'Héloïse la sortaient comme une voiture de luxe que tout le monde regarde, avant de s'apercevoir qu'elle n'était pas très gaie, qu'elle était sobre alors que les autres tanguaient dans les boîtes et en fait pas aussi star qu'ils l'avaient imaginée. Etienne était plutôt un frère de peine qui partageait avec elle un même sentiment de décalage et, semblait-il; un même désir d'évaporation.
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MatatouneMatatoune   09 mars 2018
J'ai reçu une éducation traditionnelle et pendant toute mon enfance, on m'a serine qu'il était très impoli de parler de soi et très malsain de s'observer le nombril. Je suis longtemps restée sur cette idée. Mais quand j'ai commencé à m'intéresser à l'art, j'ai compris à quel point c'était idiot. Au fond , être curieux de soi ou être curieux des autres finit la plupart du temps par revenir au même, non? C'est la curiosité qui compte.
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MatatouneMatatoune   09 mars 2018
Uncouple jauges les paysages de Citoyens en propriétaires terriens, puis un autre triuvatout joli,ce qui l'avait au plus haut point. L'art n'est pas joli, avait-il expliqué un jour à Anne-Marie Laure , Bessonneau qui, confondant le génie et la décoration, usait du même vocabulaire idiot.
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MatatouneMatatoune   09 mars 2018
Il faut guérir Adélaïde .Nous avons besoin de nous faire du cinéma parce-que nos vies manquent de relief et nous nous servons de nos fantasmes pour décorer avantageusement un avenir morne. Alors nous finissons par tomber amoureux de notre propre souffrance . Mais, malgré tous nos efforts ,nos corps restent des poids morts qu'en réalité personne ne touche. Et ça, à la longue, on ne peut plus le supporter.
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MatatouneMatatoune   05 mars 2018
Ils( les artistes) ont la même conscience de classe que les grands bourgeois et ils jouissent d'un privilège rare de transformer leur désespoir en or, se dit-il tout en plaquant un épi rebelle plante comme une idée fixe au sommet de son crâne.
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Videos de Sophie Bassignac (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Bassignac
http://www.librairiedialogues.fr/ Karine de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Poches : "No Home" de Yaa Gyasi (Le livre de poche), "L'insouciance" de Karine Tuil (Folio) et "Séduire Isabelle A." de Sophie Bassignac (Le livre de poche). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Delphine le Borgne.
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