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ISBN : 2709656035
Éditeur : J.-C. Lattès (31/08/2016)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Isabelle a été très claire. Elle n’épousera Pierre que s’il est accepté par tous les membres de sa famille, les Pettigrew. Lors d’une semaine caniculaire sur les bords de Loire, les présentations vont tourner au cauchemar. Car tout sépare le jeune journaliste un peu coincé de cette joyeuse clique de libres penseurs passablement allumés. Pour être adopté, le nouveau venu sera soumis à un baptême du feu décoiffant…
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  05 juin 2018
Ayant pioché dans ma PAL, j'ai retrouvé cet ouvrage acheté il y a quelque temps déjà et me suis dit : pourquoi pas maintenant ? Ayant envie de quelque chose de léger, c'est vrai que celui-ci arrivait au moment opportun.
Pierre Réveillon va devoir, si il veut pouvoir séduire (enfin, cela est déjà chose faire), disons plutôt envisager un avenir sérieux auprès de la belle Isabelle Axilette, convaincre et se faire adopter non seulement par ses parents, Catherine et Philippe, mais aussi par ses oncles et encore plus par ses grands-parents, James et Henriette Pettigrew. L'occasion lui en ait donné lors d'un séjour dans la maison de ces derniers où Pierre va non seulement être mis à rude épreuve afin de savoir si il est digne de la belle. Non pas que la famille Pettigrew soit encombrante (quoique), je dirais plutôt qu'elle est exubérante et si Pierre décide de s'aventurer plus lins avec Isabelle, il devra prendre avec toute la famille et ce sur quatre générations car j'ai oublié de mentionner les neveux et nièces de cette dernière qui auront eux aussi leur mot à dire en quelque sorte. Ce n'est pas tant qu'Isabelle ait besoin de l'approbation de tous les membres de sa famille mais il vaut mieux qu'il passe par cette étape si il veut que leur relation ait une chance dans un avenir lointain. Pierre accepte donc de jouer le jeu, même si il est parfois mis à rude épreuve. Entre les grands-parents qui, bien que plus tout jeunes, sont encore plein de fougue (le grand-père n'hésitant d'ailleurs pas à batifoler avec une jeune étudiante étrangère qu'ils hébergent dans la maison annexe et lui écrit des haïkus enflammés), idem pour la mère d'Isabelle qui a eu une relation extraconjugale avec leur voisin, sans parler de son frère et de son compagnon italien, de sa soeur qui écrit un deuxième roman à teneur érotique et de sa fille qui se croit possédé, Pierre ne sait plus si il est tombé dans une maison de fous et si il doit en rire ou en pleurer.
Parfois, il hésite même à abandonner et à reprendre sa petite vie confortable d'avant, extrêmement bien rangée. Peut-être d'ailleurs que celle-ci l'est trop...et si c'est lui en fin de compte qui n'était pas normal en passant à côté de toutes ces excentricités, tous ces imprévus, tous ces aléas qui font que la vie vaut d'être vécue ?
Un roman bien écrit, qui se laisse lire facilement mais pour lequel j'émets cependant un avis réservé, mitigé car on ne peut pas réellement dire que cette lecture m'ait réellement plu au point que j'en garderai des souvenirs extraordinaires. Cependant, elle ne m'a pas non plu déplu...Je vous laisse donc sels juges en vous incitant à le découvrir par vous-mêmes tout comme son auteur, Sophie Bassignac que je ne connaissais pas jusqu'alors !
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Bazart
  16 octobre 2016
Avant d'épouser une femme n'est il pas judicieux de connaitre sa famille ? Pierre Réveillon, un journaliste politique, connait Isabelle depuis six mois. C'est la femme de sa vie et elle l'amène dans sa famille pour la première fois. '' Les familles ont leur propre politique, leur histoire, leurs rituels '' mais ceux de la famille Pettigrew sont particulièrement hors du commun.
Il n'est pas facile pour un jeune homme, élevé dans les plus pures traditions, de s'y fondre.
Pierre essaiera d'ailleurs de s'échapper mais le magnétisme de cette famille au demeurant fort sympathique, l'attire à nouveau. Fera t -il toute sa vie avec Isabelle ? Nous n'oserions le parier mais le lecteur passe un moment agréable.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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hcdahlem
  27 septembre 2016
Isabelle entre dans la vie de Pierre un peu comme une tornade. À l'image de sa chambre, où il semble que la jeune fille ne parvient pas à ranger grand chose, le jeune homme sage est pris dans un tourbillon que le ravit en même temps qu'il l'inquiète. Comment un tel amour peut-il résister au temps ? D'autant que l'appétit sexuel de sa compagne semble inépuisable, se doublant d'une belle inventivité. Alors Pierre s'accroche, s'amuse, s'attache tant et si bien que les deux tourtereaux en viennent à parler de mariage.
Le moment est par conséquent venu de faire connaissance avec les Pettigrew, une famille fusionnelle dont l'auteur a très bien fait de nous donner a dynastie en ouverture de ce roman pétillant. En cet été 2015, du côté d'Angers, Isabelle présente la tribu à son futur mari. Outre les grands-parents James et Henriette qui les accueillent, la famille est au grand complet, soit quatre générations. de quoi impressionner Pierre qui entame une carrière de journaliste et a été élevé dans le respect des conventions. Car bien entendu, autour de la table du repas, tout le monde observe Pierre «avec un sérieux de jury olympique qui attend sans broncher l'incontournable salto arrière.»
L'alcool aidant, il va réussir à briser la glace, même s'il est un peu perdu par la vie très libre de cette tribu très soudée. du reste, il n'est qu'à observer Isabelle pour le comprendre. Elle « portait la lingerie de sa mère, conduisait les voitures de collection de son père, se mettait au vert chez sa soeur ou ses grands-parents, se biturait avec son frère Frédéric, accompagnait ses deux oncles à l'opéra ou dans des restaurants étoilés où elle tenait avec le plus grand sérieux son rôle de conseillère conjugale. »
Du coup, l'exploit consiste à se faire une petite place au coeur de ce maelstrom. Une sortie – naturiste – au bord de mer accompagnée de coups de soleil imposants va lui permettre d'observer de plus près la philosophie de sa belle-famille.
« Il se dit qu'il n'était pas difficile, au fond, de vivre avec les Pettigrew. Une fois accoutumé au niveau sonore, il fallait s'en remettre au hasard, considérer que tout était possible, ne s'étonner de rien et se laisser porter. On pouvait parler, se taire, rêver. Personne ne vous en tenait rigueur. On n'exigeait rien de vous et c'était très reposant. Il n'oubliait pas qu'il était sur un siège éjectable mais il avait confiance. »
Seulement voilà, au moment où il se dit que la partie était gagnée, il y a fallu passer par le spectacle qui, par tradition, fête l'anniversaire de l'aïeule. le «Quinze août 2015 à vingt heure trente précises, Henriette afficherait quatre-vingt-trois ans au compteur de sa longue existence.» Une fête qui va tourner au désastre.
Mais n'allons pas trop vite en besogne. Entre-temps, il y aura eu un vrai-faux départ, quelques confidences, des crises dans quelques couples et quelques incidents plus ou moins sérieux.
En dix chapitres nerveux, Sophie Bassignac dépeint avec beaucoup de justesse la difficulté qu'il peut y avoir aujourd'hui de construire une relation, de gérer une famille, de trouver les bases d'une entente. C'est tour à tour joyeux et grave, pour finir sur une note optimiste.
« Sans le formuler non plus, Pierre comprit que leur différence n'était pas une tragédie insurmontable. Que la carpe et le lapin respiraient le même air et que la nature ne les avait pas créés pour se détruire. »
En refermant ce roman, on se dit que si l'auteur avait l'idée de nous proposer une suite aux aventures d'Isabelle et Pierre, on serait bien content de les retrouver.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Sabrinaaydora
  25 août 2016
Pierre aime Isabelle. Isabelle aime Pierre. Ce dernier passe des vacances dans une propriété de la famille d'Isabelle accompagné de la famille de celle-ci qui doit l'accepter avant d'envisager un mariage. Depuis plusieurs années, ils ont pour habitude de fêter l'anniversaire d'Henriette Pettigrew, la grand-mère d'Isabelle. Tour à tour, il fait la connaissance de ses parents, de son oncle, de sa soeur, de ses neveux. N'ayant pas eu la même éducation, Pierre a du mal à trouver ses marques et à comprendre cette famille à la fois libérée, fantasque et différente de lui. Mais les sentiments qu'il porte à Isabelle vont être son fil conducteur.
Je reste mitigée sur cette lecture, à la fois amusée, sur ma "fin", mais aussi frustrée. J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages et à les différencier, malgré la présentation du tableau de famille en début de livre. A froid, je pense que j'ai été comme Pierre, rencontrant beaucoup de monde en même temps sans avoir le temps de faire connaissance ou de mémoriser les noms et les liens qui les unissent. En cela, Sophie Bassignac a eu du talent : présenter les personnages comme si nous entrions dans une pièce bondée : nous ne savons plus où donner de la tête.
Loin de m'attacher aux personnages, je me suis attachée ici à l'ambiance générale du livre : prônant la différence, mettant en avant qu'il n'existe pas une éducation unique, et surtout que le bonheur ne doit pas être une façade qu'on affiche. Il doit être vécu avec autant d'intensité chaque jour.
Sans spoiler les événements du livre, je parlerais d'un événement qui m'a à la fois décontenancé et amusée : un face-à-face entre la grande mère Henriette et un taureau... Ceux qui liront comprendront. Et c'est justement avec des événements aussi cocasses que je me suis habituée à la famille. Comme ils se dévoilent sur la seconde partie du roman, on les découvre avec leur sensibilité et leur fragilité.
L'histoire d'amour entre Isabelle et Pierre est atypique, loin du cliché du prince charmant, ce qui fait du bien. le roman pose également la question : faut-il être soi-même ou absolument plaire à autrui et donc changer ? Ce genre de réflexion me plaît, même si le roman manque de profondeur, ou plutôt de page pour étayer davantage les relations familiales, surtout celles de Pierre avec sa propre famille.
Même si je reste mitigée, ce qui fait pencher la balance vers le positif est simplement mon impression à la fin de la lecture : en reposant le livre, j'avais un sourire aux lèvres en imaginant encore chaque personnage dans son quotidien, la rencontre entre la famille de Pierre et d'Isabelle. Leur cocasserie m'a suivie toute l'après-midi, et même le lendemain, signe que le livre m'a marqué.
En bref :
Une lecture légère, qui se lit facilement et laissant au lecteur une belle morale sur l'identité et l'acceptation de ce qu'on est sans ressembler au clone d'un autre.

Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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Livramoi
  04 juin 2019
Pierre souhaite épouser Isabelle.
Mais doit il pour autant épouser sa famille ?
Ce qui est sûr, c'est qu'avant de lui dire oui, Isabelle lui demande de venir se présenter en venant passer quelques jours dans la demeure familiale.
Ce sera pour Pierre le moment de connaître tout le monde et pour tout le monde celui de connaître Pierre. Une préparation à la fête d'anniversaire d'Henriette, la grand-mère, sera l'occasion de les réunir.
Un petit moment détente, sans prise de tête, avec malheureusement des situations peu crédibles mais qui donnent justement au roman ce petit côté humoristique et léger.
Les personnages sont trop nombreux à mon goût et j'ai eu un peu de mal à les reconnaître durant ma lecture, retournant sans cesse à la présentation familiale de la première page.
Heureusement que Sophie Bassignac y avait pensé. Cette présentation initiale me fut très utile.
En fait, je crois qu'en démarrant cette lecture, je m'attendais un peu à retrouver la magie qui m'avait tant plu dans l'excellent " nous sommes deux " de Marianne Rubinstein ayant aussi pour sujet le mariage.
"Séduire Isabelle A" ne me laissera malheureusement pas un souvenir de même intensité.
Ce fut tout de même une lecture sympathique qui m'a permis de souffler un peu après mes précédentes lectures qui furent éprouvantes.
Un petit roman feel good, qui se lit tranquillement, facile, léger et que l'on referme un petit sourire aux lèvres en pensant à ce qu'il adviendra au dernier personnage qui se pointe.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   27 septembre 2016
Il n’avait toutefois pas échappé à Pierre que la petite troupe l’avait observé sans relâche, affranchie sans doute par Isabelle sur leur projet de mariage. Le mois précédent, il lui en avait officiellement fait la demande. À sa grande surprise, plutôt que de lui répondre oui en s’accrochant à son cou, elle lui avait proposé de rencontrer sa famille. Pierre avait compris que son consentement dépendrait du jugement des Pettigrew et, quoique très vexé, il avait accepté de s’y soumettre. Il jouait donc gros en venant passer une semaine dans la gueule du loup. Il allait devoir rejoindre les autres sur scène, inventer son propre personnage et improviser aussi brillamment que ses partenaires. Entre deux plats et moult citations, ses hôtes lui avaient posé des questions. Ils lui avaient épargné le sempiternel « tous pourris » qui revenait comme un mantra dès qu’il évoquait son métier de journaliste politique.
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cicou45cicou45   05 juin 2018
"Quoi qu'il en soit, réfléchir à la mort est une perte de temps La mort est une image insaisissable. Elle est sans évolution, aussi statique que nos névroses. C'est une pensée paralysée, une idée qui se mord la queue."
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cicou45cicou45   04 juin 2018
"La haine épuise, le mépris assèche, la jalousie hystérise et le sarcasme amoindrit, reprit Henriette. Haïr prend un temps fou et le temps est précieux."
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cicou45cicou45   03 juin 2018
"_La littérature n'est pas forcément le reflet de la vie, objecta Ludovic d'un ton tranchant.
_Et pourquoi ? s'étonna Suzanne.
_Parce que dans la fiction il y a des effets sans cause. On n'est jamais obligés à rien."
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isabrootisabroot   14 mars 2018
Henriette utilisait les livres comme des médicaments. Ils guérissaient son spleen et la protégeaient des maladies morales les plus pernicieuses. Elle était convaincue que la littérature lui avait apporté des réponses à presque toutes les questions qu’elle s’était posées et l’avait préservée des ravages du racisme, de l’antisémitisme, de l’individualisme, de l’homophobie et d’un tas de mauvaises tentations auxquelles le vingtième siècle l’avait exposée.
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Videos de Sophie Bassignac (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Bassignac
http://www.librairiedialogues.fr/ Karine de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Poches : "No Home" de Yaa Gyasi (Le livre de poche), "L'insouciance" de Karine Tuil (Folio) et "Séduire Isabelle A." de Sophie Bassignac (Le livre de poche). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Delphine le Borgne.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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