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ISBN : 2743618094
Éditeur : Payot et Rivages (13/03/2008)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Dans ce bref récit publié pour la première fois en 1753, c'est la beauté du lieu qui devient instrument de persuasion érotique. La jeune femme, qui a résisté à toutes les entreprises d'un séducteur éprouvé, lui tombe dans les bras, subjuguée par l'élégance voluptueuse de la " petite maison " qu'elle a accepté de visiter. Les protagonistes sont des silhouettes à peine ébauchées qui finissent par n'être que les voix d'une chamaillerie amoureuse où les raisons de la va... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
LydiaB
  05 mai 2013
Écrivain français tombé dans l'oubli, Jean-François de Bastide (1724-1798) s'est essayé à tous les genres. La Petite Maison est une courte nouvelle commençant par un portrait : celui de Mélite (tiens, ce prénom pour le moins peu employé est le même que celui de l'héroïne de Corneille ! Mais l'histoire n'a aucun lien). La manière d'écrire n'a pas été sans me rappeler Les Caractères de la Bruyère. Jugez plutôt : "Mélite vivait familièrement avec les hommes, et il n'y avait que les bonnes gens, ou ses amis intimes, qui ne la soupçonnassent pas de galanterie. Son air, ses propos légers, ses manières libres, établissaient assez cette prévention." Mais Bastide va bien plus loin car il ne s'arrête pas au simple portrait.

Mélite est une femme que l'on pourrait qualifier d'un peu atypique à cette époque, libre, sans manières. Lorsque le marquis de Trémicour veut la conquérir (et plus si affinités... ou pas d'ailleurs), il est surpris par le refus qu'elle lui oppose. Comment ? Comment cette bonne femme, avec ses manières de demi-mondaine, pourrait-elle lui résister ? Mais le pépère a plus d'un tour dans son sac (n'y voyez rien de salace... Enfin, pas tout de suite) ! Sa petite maison...

Il emmène ainsi la Belle voir cette magnifique demeure (variante des "estampes japonaises" !!!), espérant, bien entendu, lui faire visiter avant tout la chambre. Mais voilà que Mélite se passionne pour l'architecture et regarde tout en détail, gloussant de bonheur à chaque découverte... pendant que le marquis ravale son impatience.

J'ai trouvé cette nouvelle bien plaisante et je vous la conseille, vraiment.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Nastie92
  01 septembre 2013
Merci à LydiaB dont la critique m'a donné envie de lire cette charmante nouvelle.
Charmante par la langue tout d'abord : le texte date du 18ème siècle, et j'avoue m'être régalée. Jugez par vous-même, voilà comment ça commence : "Mélite vivoit familièrement avec les hommes, et il n'y avoit que les bonnes gens, ou ses amis intimes, qui ne la soupçonnassent pas de galanterie."
Charmante par l'histoire ensuite, vraiment savoureuse : le marquis de Trémicour invite Mélite dans sa maison, afin de la lui faire visiter et de lui en montrer tous les charmes. Enfin... c'est le motif officiel : le but inavoué de Trémicour est de séduire Mélite. Parviendra-t-il à ses fins ? Je ne vous le dis pas, afin de ne pas tuer le suspense.
Enfin, les descriptions des différentes pièces avec tous les détails de décoration sont vraiment intéressantes, car elles permettent de se plonger dans les goûts de l'époque.
Vraiment, cette petite maison vaut le détour !
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   05 mai 2013
Cette maison unique est sur les bords de la Seine. Une avenue, conduisant à une patte d’oie, amené à la porte d’une jolie avant-cour tapissée de verdure, et qui de droite et de gauche communique à des basses-cours distribuées avec symétrie, dans lesquelles on trouve une ménagerie peuplée d’animaux rares et familiers, une jolie laiterie, ornée de marbres, de coquillages, et où des eaux abondantes et pures tempèrent la chaleur du jour ; on y trouve aussi tout ce que l’entretien et la propreté des équipages, de même que les approvisionnements d’une vie délicate et sensuelle, peuvent demander. Dans l’autre basse-cour sont placés une écurie double, un joli manège et un chenil où sont renfermés des chiens de toute espèce.

Tous ces bâtiments sont contenus dans des murs de face d’une décoration simple, qui tiennent plus de la nature que de l’art, et représentent le caractère pastoral et champêtre. Des percées, ingénieusement ménagées, laissent apercevoir des vergers et des potagers constamment variés, et tous ces objets attirent si singulièrement les regards, qu'on est impatient de les admirer tour à tour.

Mélite avait cette impatience, mais elle voulut d’abord parcourir les beautés qui la frappaient de plus près. Trémicour brûlait de la conduire dans les appartements : c'était là qu'il pouvait lui expliquer sa flamme. Sa curiosité lui était déjà importune ; les louanges même qu’elle donnait à son goût ne le touchaient point ; il y répondait avec beaucoup de distraction. C’était pour la première fois que sa petite maison lui était moins chère que les objets qu’il y conduisait. Mélite remarquait sa contenance et en triomphait ; la curiosité l’eût seule engagée à tout voir, mais elle y pouvait mettre de la malice, et ce second motif valait bien l’autre pour s’y entêter. C’était ici une question qu’elle faisait, là un compliment, et partout des exclamations.
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