AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782960226263
238 pages
Éditeur : 978-2-9602262 (13/09/2020)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 38 notes)
Résumé :
L’écrivain Edgar Allan Poe et le cinéaste Roger Corman n’auraient jamais dû se rencontrer.Avec Vincent Price très souvent à l’affiche, cette série de longs métrages a engendré bien des peurs et des fascinations.Rehaussés de couleur et de décors baroques, ces films sont des classiques à voir ou à découvrir.Daniel Bastié a longtemps été membre de l’AJPBE (Association des Journaliste Périodes Belges et Etrangers). Il est également enseignant.Il a publié de nombreux rom... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
DelPotBleu
  21 septembre 2020
Au début des sixties, Roger Corman a décidé d'adapter pour la première fois Edgar Allan Poe à l'écran avec La Chute de la maison Usher. Cette adaptation d'une célèbre nouvelle d'Edgar Allan Poe, la première d'un « cycle Poe » qui doit beaucoup au scénariste Richard Matheson et au directeur artistique Daniel Haller, a marqué un tournant dans la carrière de Roger Corman et une rupture de son esthétique. Alors que les nombreux films à petit budget tournés par le cinéaste depuis 1955 avaient du mal à dissimuler leur pauvreté, leur manque d'ambition et la rapidité de leur exécution, La Chute de la maison Usher, malgré son décor unique et pas plus de quatre comédiens, est parvenu à créer l'illusion du luxe et de l'opulence grâce à une utilisation spectaculaire du Cinémascope et des décors de studio. Les couleurs criardes et les fumigènes sont ici utilisés de façon symbolique par Corman qui a simplifié l'oeuvre de Poe, mais a réalisé un film fantastique neuf et original. Corman a trouvé en Vincent Price son acteur idéal, au point de bientôt une star de l'épouvante, A cela, le nom de Poe a offert une caution culturelle à ces productions destinées aux publics adolescents, estudiantins et populaires, même si les scénarios s'éloignent souvent des nouvelles de l'écrivain et proposent des histoires originales, avec leur lot d'ingrédients sadiques, morbides et sexuels. Corman a exhibé ici une ambition artistique plus évidente que dans ses autres films, et il a souhaité moderniser le cinéma gothique en l'éclairant de sa propre lecture psychanalytique, sommaire mais cohérente. Cette série constitue un ensemble de sept films. Daniel Bastié revient sur cet ensemble en collant aux scenarii et en reprenant quelques extraits de textes pour les mettre en valeur et faire comprendre an lecteur de quelle manière le cinéma a transposé l'oeuvre d'un génial poète et nouvelliste en le travestissant et en le trahissant à de nombreuses reprises. Poe version Corman c'est avant tout des films commerciaux, un peu prétentieux, mais relativement agréables si on parvient à adhérer aux propos tenus par le cinéaste. Sans jamais formuler un avis positif ou négatif, Daniel Bastié se contente d'exposer, de narrer et de comparer. Personnellement, j'aime beaucoup l'idée de mettre en parallèle les nouvelles et ce que le réalisateur en a fait. de même, je trouve intéressant de voir exposé d'autres versions de ces récits pour le 7e art.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
bouliboula78
  13 février 2021
On aime ou pas Roger Corman, l'un des spécialistes de la série bis, l'homme qui savait faire un film de bric et de broque, magicien des effets spéciaux bricolés avec deux fois rien. Il n'avait pas son pareil pour donner naissance à des longs métrages inégaux, mais qui ravissaient les amateurs de salles populaires. En se servant des nouvelles de Poe, il a donné un tour d'écrou à son art, passant du noir et blanc à la couleur, faisant appel au grand Vincent Price, remettant au goût du jour l'écrivain de Boston et lançant la mode des films d'horreur psychanalitiques. Néanmoins, il faut convenir que ses réalisations n'apportent pas grand-chose à l'aura du célèbre écrivain. Après deux ou trois belles surprises (La chute de la maison Usher, La chambre des tortures et L'enterré vivant), il est notoire de constater que l'imagination du cinéaste s'émousse, incapable de tenir le rythme, et se noie dans son ambition qui consiste à établir une franchise faite de qualité et d'originalité. Près de soixante ans plus tard, il est fort de constater qu'on accroche moyennement à ces productions financées par l'AIP et que les scripts se chevauchent en se gavant des mêmes poncifs, avec une redondance qui essouffle l'intérêt des spectateurs. Conclusion qui appuie l'idée qu'un bon livre ne fait forcément des adaptions durables. Cet essai revient sur cette aventure et souligne les points positifs et ceux qui le sont moins d'une collaboration qui s'est déroulée à plus d'un siècle d'intervalle et dont certains entretiennent toujours le souvenir. Sans rien chercher à démontrer, Daniel Bastié expose et se garde de formuler le moindre avis. Son propos se veut donc d'une réelle objectivité que j'ai appréciée et qui me permet d'émettre ma propre idée. Je suis donc allé rechercher les films en question sur le Net et, ma foi, cette analyse m'a parue de qualité en collant parfaitement aux images et en se servant d'extraits de dialogues pour les comparer aux nouvelles originales. Un livre qui intéressera ceux qui vouent une admiration sans bornes au cinéma et à ceux qui idolâtrent Poe. Aussi, une belle étude d'un pan du genre fantastique ou horrifique dans le cercle du 7e art !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Lecteurfoudelecture
  11 avril 2021
Des films très inégaux, mais qui restent du Poe. Il y a une ambiance a nulle autre pareille, avec de la brume qui colle au sol, des vieilles maisons, des personnages à moitié-timbrés, une malédiction qui plane et quelques morts sournoises. Si ça ne fait pas littéralement peur, les personnages décrit sont tous plus fous (voire psychopathes) les uns que les autres. Je n'ai pas souvent été happé comme cela par des descriptions d'un comportement. On ne se lasse pas du talent d'Edgar Allan Poe à explorer les tréfonds de l'âme humaine, à mettre sous forme de brèves histoires voir de petits contes les tortures que peut subir l'esprit humain. L'auteur américain nous parle du sentiment de culpabilité qui peut amener les meurtriers à se dénoncer, ce même sous une forme détournée, même en tentant de se berner eux-mêmes.
Commenter  J’apprécie          10
ManonManon89
  24 septembre 2020
Contrairement à ce qu'on peut croire, l'univers tourmenté d'Edgar Allan Poe n'a pas fort influencé les cinéastes. Sa vie courte mais tumultueuse a grandement participé à édifier une statue à la seule gloire de sa renommée et à sa légende. On lui a prêté une addiction à l'alcool et à la cocaïne et on a affirmé qu'il était malheureux en amour et peu fidèle en amitié. Sa mort est également devenue une énigme. Puis, mystérieusement, son oeuvre est devenue synonyme d'horreur. Chose que le cinéma a bien compris. D'abord en noir et blanc, ses univers sont passés à la couleur grâce à Roger Corman et à ses financiers de l'AIP. En une demi-décennie se sont succédé ‘'La chute de la maison Usher'', ‘'La chambre des tortures'', ‘'L'enterré vivant'', ‘'L'empire de la terreur'', ‘'Le corbeau'', ‘'Le masque de la mort rouge'' et ‘'La tombe de Ligeia''. Outre le dénominateur commun ‘'Poe'', tous ces films (sauf le troisième) se parent de la présence de Vincent Price, acteur génial et cabotin. Contrairement à ce que plusieurs affirment (ainsi que certains sites), ‘'La malédiction d'Arkham'' n'est pas à ajouter à ce cycle, puisque le récit vient d'une oeuvre de l'écrivain Howard Phillip Lovecraft (ici transposé pour la première fois au cinéma). Que reste-t-il aujourd'hui de ces films de Corman ? Daniel Bastié répond à cette question, en revenant sur chacun d'entre eux et en les remettant dans leur contexte de l'époque. Si le cinéma n'est pas toujours clairement narratif, il est par définition un art visuel. Roger Corman a voulu en jeter plein les yeux et visuellement le résultat se montre convainquant. Comme l'indique clairement l'auteur de cet ouvrage, le mât blesse du côté des scénarii répétitifs à souhait et jouant jusqu'à la saturation avec une pseudo-psychanalyse à trois sous. ‘'C'est peut-être moi qui ai commis cet acte à mon insu ? La chose se pourrait-elle ?''. Voyons, un peu sérieux !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
montjoyeux45
  02 octobre 2020
Ce n'est pas à vraiment parler un livre sur Poe. Daniel Bastié ne s'est pas lancé dans une biographie du célèbre écrivain, même s'il suit la chronologie de sa pénible existence et revient sur plusieurs de ses nouvelles éprouvantes. Comme le titre de cet ouvrage l'annonce, il est ici question de mettre en rapport ses textes et les films qui en ont été tirés entre 1960 et 1965 par le prolifique Roger Corman. A l'aide d'extraits de textes et de bouts de dialogues, il narre cette incroyable franchise qui a fait de ces deux hommes des rois de l'horreur cinématographique, avec des produits le plus souvent défendus par le comédien Vincent Price du haut de ses presque deux mètres. Des films de qualité variable, avec toujours une belle photographie en couleur et des décors soignés pour pallier l'indigence des scripts à rallonge. Précédés d'une réputation élogieuse, ils ont débarqué en Europe, nimbés d'une aura de psychanalyse censée offrir au public autre chose que les traditionnels monstres de carton-pâte ou de latex. Cette fois, le monstre est intérieur, avec des états d'esprit proches de la folie ou de la psychose, capables de mener le protagoniste à commettre des actions irréparables. Et de fait la violence surgit dans le sang, avec des personnages détraqués jusqu'à la moëlle ou des revenants justement revenus pour réclamer vengeance ou honneur. Maintenant, il faut convenir que ces films posent fort vite leurs limites. Comme le fait si bien remarquer l'auteur de cette analyse, Poe se prête mal à la transposition pour l'écran. Son écriture unique vise l'introspection davantage que l'exposition de troubles avérés. Ses thèmes s'incrustent dans le mental, avec pour conséquences que leur concrétisation sur l'écran fait appel à des digressions absentes des histoires originales et relèvent de la plus pure fantaisie des scénaristes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
XXX898989XXX898989   11 avril 2021
De bons récits ne font pas forcément de bons films
Commenter  J’apprécie          00

Notre sélection Imaginaire Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5969 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre