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ISBN : 2960226216
Éditeur : 978-2-9602262 (26/12/2018)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Le cannibale movie a été un genre cinématographique de niche du cinéma d’horreur et d’aventure. Les Italiens s’en sont montrés particulièrement friands au cours des années 70. Si le réalisateur Umberto Lenzi en demeure le précurseur attesté avec « Il paese del sesso selvaggio », Ruggero Deodato est passé à la vitesse supérieure avec « Cannibal Holocaust », considéré comme un chef-d’œuvre maudit et toujours vilipendé par les esprits bien-pensants, offrant au public d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
melanie47
  20 novembre 2019
Je déteste ce genre de films et pourtant j'ai lemprunté cet ouvrage à la bibliothèque. Une aberration ? Pas vraiment, puisque l'un parle de l'autre sans en faire l'apologie. Après une introduction sur l'historique du cannibalisme et le pourquoi de ces moeurs dans certaines régions du monde avant l'arrivée du monothéiste, l'auteur rappelle que lors de circonstancies extrêmes, l'homme a été amené à manger son semblable pour survivre. Je pense au crash du vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya dans la cordillère des Andes en 1983 ou à la grande famine qui a frappé la Sibérie au début des années 30. Bien entendu, le présent livre s'intéresse aux films mis en chantier par certains italiens au cours des années 70, avec toujours un pareil schéma : des blancs qui se rendent dans une jungle hostile et qui tombent entre les pattes d'indigènes plutôt voraces. Chaque film est méticuleusement présenté, avec des bouts de dialogue et des commentaires qui rythment l'action. Au fil des chapitres, on voit une série de règles se mettre en place : opposition de deux civilisations, mort réelle d'animaux sauvages (non protégés), nudité, violence et sadisme dans le cadre de scènes de torture. On se situe dans les seventies, où la censure venait de se relâcher complètement. Période qui a vu naître une explosion de films pornographiques et qui s'est vautrée dans un mauvais goût discutable. Je pense à la série "Ilsa" ou à certains longs métrages de Jess Franco. Pourtant, à mesure que les films de cannibales se sont alignés sur les frontons des cinémas, le rapport avec les autochtones a évolué. de sauvages sans lois, il ont eu affaire à des étrangers venus imposer leur culture, se croyant les maîtres partout. La fin horrible de ces derniers se justifie donc comme étant une juste punition de leurs forfaits. La grande question qui demeure : faut– il dénoncer la violence en l'utilisant ? Il y a malheureusement beaucoup de complaisances dans ces longs métrages faits pour stimuler le voyeurisme et susciter des vomissements. En refusant de juger, Daniel Bastié garde un regard extérieur, compte les coups et analyse ce qui doit l'être. Sans être convaincue du bien– fondé de ce type de production cinématographique, je comprends maintenant beaucoup mieux dans quel contexte il a vu le jour. de là à acheter les films , c'est un pas que je ne franchirai pas.
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lhasjean
  31 mars 2019
Le cannibalisme au cinéma existe dans des films de types différents, s'inféodant le plus souvent au thriller (vive Hannibal Lecter !). Néanmoins le genre atteint une apogée dans le cinéma italien au cours des années 70 grâce à Umberto Lenzi (qui a mis ce sous-genre du cinéma horrifique sur les rails en le codifiant) et Ruggero Deodato (qui l'a doté d'un titre de noblesse avec « Cannibal Holocaust »). Gore, ultra-violent, machiste, exhibitionniste et foncièrement malsain, il a vécu diverses déclinaisons, entraînant les spectateurs au mitan de jungles exotiques et en les soumettant à des situations extrêmes faites de meurtres sauvages, de viols abjects et de tortures éparses. Encensé par certains et dénoncé par d'autres, le cannibal movie a toutefois été limité par son contexte géographique (des territoires sauvages et luxuriants plantés loin de toute terre civilisée), circonscrivant l'action autour d'êtres primitifs proches de l'âge de la pierre et se sustentant de toute viande (humaine incluse !) à portée des incisives et des molaires. Au-delà de scénarios prétextes à décrire des abominations, les détracteurs ont principalement reproché un réflexe faussement documentaire, né dans la veine du mondo, et des meurtres réels d'animaux sauvages.
En partant de DVD, Daniel Bastié redéfinit le genre, replace le cannibalisme dans son contexte historique et analyse les longs métrages qui en ont fait son succès, de la période de gloire à son déclin, sans oublier de souligner la grammaire mise en place et devenue répétitive d'une réalisation à l'autre. Souvent, l'histoire démarre avec une vue aérienne de la forêt vierge, un groupe d'aventuriers qui progresse là où peu ou pas de compatriotes se sont avancés et met en opposition deux civilisations a priori peu faites pour cohabiter. Si les barbares sont ceux auxquels on songe, Ruggero Deodato a inversé la donne en prouvant que les Américains et les Européens n'ont rien à envier aux indigènes les plus sauvages. « le dernier monde cannibale », « Cannibal holocaust », « Cannibal ferox », « Mondo cannibale » … tous sont passés à la moulinette des souvenirs. Nostalgie oblige !
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legeli
  29 novembre 2019
Il y a cinquante ans apparaissait en Italie un nouveau type de longs métrages : le film d'anthophages ! Il a naturellement fait parler de lui en traînant une odeur de scandale et a vivement été attaqué par les critiques. Malgré la censure et de vives mises en garde venues d'un peu partout, le genre s'est développé à une vitesse inégalée, engendrant quelques fleurons et de bien mauvais ersatz. La recette se voulait simple : des effets spéciaux bien gores qui, s'ils n'étaient pas toujours au top, devaient convaincre, des morts réelles d'animaux sauvages, des décors exotiques, du sexe, beaucoup de violence et un prétexte anthropologique affirmant que tout ce qui se déroulait sur la toile était inspiré de faits réels. Horrible mensonge, of course ! Dès leurs débuts, ces réalisations se sont avérées un sous-genre cinématographique bien codé. du sang, des nichons et une tribu d'indigènes. C'est ce modèle qu'ont repris à l'envi les artisans qui se sont succédé devant et derrière la caméra, avec un résultat plus ou moins nanardesque, passant du meilleur (Cannibal Holocaust) au pire (Terreur Cannibale). Une formule miracle qui avait pour vocation d'appâter un public toujours plus large : du fan de gore au voyeur. Mais l'ingrédient principal restait la présence de tribus sauvages comme objet de répulsion. Celui qui vit différemment est forcément celui dont on doit se méfier. Un relent de mentalité colonialiste qui a la vie dure ! Daniel Bastié parle évidemment des films en les décortiquant un à un, mais évoque aussi le cannibalisme à travers le temps et explique pourquoi ce type de films n'a pas perduré. Pas de photos mais un texte passionnant.
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mathilde4896
  15 décembre 2019
De par son aspect scandaleux et ses faibles moyens de production, le cannibal movie est un des grands thèmes du cinéma bis. le cinéma bis a certes de nombreux amateurs de nos jours mais, à l'époque, le tournage de films à faibles moyens était vu par les spécialistes du cinéma comme une honte pour le septième art. Un sous-genre scandaleux donc, au sein d'un genre cinématographique scandaleux ! Tout a été d'ailleurs mis en oeuvre pour entretenir cette ambiguïté en présentant ces films comme étant des documentaires rigoureux, en affirmant qu'ils reposaient sur des histoires vraies et en exécutant froidement des animaux pour le plaisir (sadique) des spectateurs-voyeurs. le cannibale movie illustre enfin la volonté de créer la peur au sein du public en affirmant la différence ethnique et la barbarie de certains peuples. Une peur entrainant rejet de l'autre et sentiment que l'horreur se trouve ailleurs : dans l'inconnu, dans un mode de vie et des traditions différentes des nôtres. Daniel Bastié décrypte les codes de ce sous-genre et nourrit son analyse en s'appuyant sur le contenu des longs métrages mis en chantier en Italie au cours des années septante, avec un summum rarement atteint avec « Cannibal Holocaust », le film de tous les superlatifs, aujourd'hui autant vénéré que haï.
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Koala589
  22 novembre 2019
Films abjects faits pour provoquer le dégoût, plus personne n'oserait faire des longs métrages aussi trash et politiquement incorrects. Si vous croyez avoir tout vu au cinéma, je vous conseille de visionner "Cannibal Holocaust" pour avoir des nausées. le comble est que la réalisation est très bien faite. Ce genre est né du "mondo" italien, très en vogue dans les années 60. L'idée consistait à provoquer tout en laissant supposer que de pareilles choses existent réellement, avec un côté faux reportage. Bien sûr, le cannibalisme a été une réalité. On raconte même qu'il a été abandonné lorsque les hommes sont sortis de la préhistoire. Dans plusieurs régions primitives, il aurait perduré. Les psychiatres allèguent que certains malades mangent ceux de leur espèce. mais il est ici question de cas cliniques ou sadiques. Lenzi, Deodato et les autres nous invitent à une balade pas du tout plan-plan dans des jungles amazoniennes à la rencontre d'autres cultures. le film d'aventure devient film gore, avec des séquences particulièrement sanglantes. Daniel Bastié analyse la dizaine de films produits au cours des seventies et part du script original pour tirer des comparaisons, étudier l'évolution des scénarios, s'intéresser à l'aspect ethnologique et tirer des conclusions. C'est assez révélateur d'une époque qui ne possédait pas d'ordinateurs et qui regardait le monde avec oeillères.
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