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EAN : 9782266307451
256 pages
Pocket (19/11/2020)
3.74/5   109 notes
Résumé :
Dans une société hyper technologique, tous les habitants de la planète sont reliés au réseau de surveillance de leur zone gouvernementale. Les territoires Inuits, pourtant, ne suivent pas la règle commune ; là, pas de surveillance, une certaine liberté et de grands espaces sauvages où l’on peut échapper au reste du monde, soit pour le plaisir de retrouver la nature et des gestes ataviques , soit pour des raisons plus complexes et plus secrètes. Les gouvernements pla... >Voir plus
Que lire après C'est l'Inuit qui gardera le souvenir du BlancVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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La SF pas trop mon truc à part Barjavel. Et bien celui-ci m'a fait penser à La nuit des temps. En 2089 les autorités savent tout sur le moindre individu puisque les informations sont transmises par un implant incrusté dans le corps. Toute la population terrestre, sauf quelques peuples résistants comme chez les Inuits où les scènes essentielles du roman s'y passent. Une jeune scientifique y applique les gestes de ces ancêtres comme la chasse au caribou. Seule dans l'immensité du blanc, lui apparaît un traîneau tiré par des chiens avec un européen inconscient.
Roman court parsemé de belles pensées sur l'écologie, les valeurs, les traditions à perpétuer.
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Ce que j'ai ressenti:

❄️J'en garderai, le souvenir du peuple Inuit❄️

Parce qu'à un moment, il faut bouger. Soit parce que les loups se ramènent, soit parce que le ciel s'écroule ou que le froid te glace jusqu'aux os…Essayer l'Esquive ou la Chasse, mais faire quelque chose, avant que l'arrêt fatal enlève Le Blanc. Se sentir vivant. Être relié au vivant, ressentir le vivant, le voir et le sentir, être le Vivant. C'est ce que vont nous démontrer Kisimiipunga et Diaz à travers cette course de la dernière chance, quitte à tout y perdre. Pourtant, ils ne sont pas du même milieu, même pas parents, même pas amis, et pourtant, reliés. Dans un décor magnifique et dangereux, nous les suivons avec une certaine appréhension, dans leur combat juste et nécessaire. Entre thriller et science-fiction, cette lecture donne matière à réfléchir sur notre rapport à la nature et aux dérives de l'hyper-contrôle des grandes instances. Captivant, j'ai été enchantée d'en apprendre encore plus sur la culture Inuit…

Comprend-on pourquoi on aime?

❄️Et j'aimerai Immensément l'Uumajuit ❄️

2089. C'est un peu flou, vaporeux et froid. C'est rempli de fantômes et de vieilles traditions ancestrales précieuses. C'est aussi le futur anticipé avec de la technologie de pointe. C'est notre monde qui a mal. Encore plus, forcément, parce que, les hommes sont ainsi, voraces et destructeurs. Mais, dans le secret du grand froid groenlandais, il se prépare une résistance…Une résistance à ces entraves de surveillances accrues, à cette main-mise des gouvernements planétaires. Vivants, forts, connectés à l'Uumajuit, le peuple Inuit s'enflamme aux idées de libertés et de grands espaces…C'est un roman terriblement beau, avec ces contraires qui se répondent et l'urgence de la prise de conscience écologique. Je ne sais pas qui gardera le souvenir du Blanc, mais quoi qu'il en soit, je garderai le plaisir d'une lecture étonnante, intelligente et dépaysante à souhait.

Comment, sans l'énergie d'Uumajuit, le monde pourrait-il être monde?
Lien : https://fairystelphique.word..
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Je suis toujours une proie facile pour les livres dont le titre claque ou est un peu énigmatique. Quand j'ai vu ce livre sur une étagère de la librairie où j'étais allée avec M'ni Raton, juste pour acheter des livres pour elle (ben oui, elle n'avait presque plus rien à lire, m'avait-elle déclaré avec une mine déconfite…), je n'ai pas résisté. Elle est repartie avec trois livres et moi avec celui-là, un vrai achat coup de tête. Aussitôt acheté, aussitôt lu…
Mais maintenant que ma lecture est finie, je me dis que le titre qui m'avait attirée n'a pas vraiment de rapport avec l'histoire et je me sens un peu flouée. Un peu flouée aussi par le côté dystopie écologique mis en avant par la quatrième de couverture et par le libraire. A moins de considérer qu'il suffise d'être membre d'une Nation Première pour être de facto écologique, il n'est pas question de cela ici. S'il y a donc un peu tromperie sur la marchandise, ce livre n'est pas sans qualités.
Je voulais un livre facile à lire sans qu'il me prenne non plus pour une décérébrée, un livre agréable sans être la nouvelle mouture d'un livre déjà mille fois écrit, et j'ai eu ce que je cherchais. Un livre rythmé sans être non plus haletant, un livre qui emprunte tous les codes de la dystopie en sachant aussi s'en éloigner intelligemment. En jouant sur le contraste entre société Inuit et société occidentale mais en veillant à ce que les deux aient un degré de technologie comparable, Lilian Bathelot se garde des oppositions trop franches et trop peu crédibles. En se concentrant sur une dizaine de personnages, il ne nous en dit pas beaucoup sur la société dans laquelle ils évoluent, laissant le champ libre à notre imagination : nous savons que la société que nous voyons a des failles, mais à nous de les imaginer plus ou moins béantes, plus ou moins effrayantes. On apprendra beaucoup de choses, mais pas l'essentiel de la bataille que se livrent les deux conceptions du monde qui s'affrontent dans ce livre (ni nous ne sauront d'ailleurs bien ce qui différencie ces deux conceptions).
Au moment de refermer ce livre, c'est un drôle de sentiment. J'ai apprécié cette lecture, elle correspondait à mon état d'esprit du moment, mais en même temps, je me dis que ce livre est un drôle d'objet, qui nous renvoie ce que l'on veut y mettre. Si l'on est plutôt contestataire, on saura y débusquer la contestation ; si l'on est plutôt pour l'ordre, on y verra l'ordre… On dit parfois que le livre qu'on lit est à la fois l'oeuvre d'un auteur et l'oeuvre d'un lecteur. C'est particulièrement le cas ici, où j'ai la sensation que c'est au lecteur de décider du sens à lui donner.
Ma note de lecture ressemble donc un peu à ce livre, elle semble tourner autour de ce qu'une note de lecture devrait être, elle semble ne pas parler de ce dont elle est sensée parler. Comme ce livre qui donne tous les ingrédients et qui laisse le lecteur faire la tambouille qu'il veut. Expérience étrange et intéressante, sans être prise de tête.
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Je suis toujours curieuse de récits qui sortent un peu des sentiers battus. C'est ce que j'ai eu l'impression de lire avec ce court texte de Lilian Bathelot, auteur que je découvre ici et je remercie Pocket imaginaire pour cela.

Lilian Bathelot est un homme aux passions variées, il est ou a été tour à tour réalisateur, prof de philo, champion de tir, spécialiste d'escalade et de golf, et est l'auteur d'une quinzaine de romans qui s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux jeunes, aussi bien aux amateurs de littérature blanche, de polar ou d'imaginaire.

Dans le texte ici présent, il s'intéresse au futur de notre planète qu'il a imaginé dans des décennies fort proches de nous et qui est diablement crédible. La planète semble désormais partagée en deux, entre ceux qui se sont fait implanter une puce et qui sont contrôlés à tout va, et ceux, rebelles, qui ont voulu garder leur liberté en restant indépendant. L'aventure qu'il va nous conter va faire se confronter ces deux factions autour d'un mystère dans les terres gelées de l'Arctique.

J'ai d'emblée été séduite par le cadre géographique de l'histoire. Se replonger dans le Grand Nord, aux côtés d'une Inuit qui plus est, fut un réel plaisir pour moi. Par contre, heureusement que je connaissais un peu leur culture car aucune traduction des termes locaux employés n'est proposé... Mais l'auteur nous fait parfaitement ressentir la rudesse de ce climat à travers plusieurs scènes de survie magnifiquement écrites au point qu'on aurait cru y être. Et j'ai trouvé très judicieux de sa part de donner le sentiment que ça pourrait presque se passer de nos jours à quelques détails près.

La science-fiction est donc amenée par petites touches, surtout scientifiques et géopolitiques, parfaitement bienvenue et bien vue. L'évolution de notre monde que propose Lilian Bathelot est malheureusement crédible, faite d'évolutions techniques liberticides et de ségrégation trop facilement acceptées. On découvre celle-ci notamment à travers le regard des Implantés, grâce à une double narration judicieuse qui alterne entre chez eux et chez notre jeune Inuit.

La plongée dans l'univers est graduelle et intrigante, mais l'aventure est au premier plan d'un tout autre ordre, ce qui le récit encore plus passionnant à lire. En effet, dans un premier temps, le lecteur est surtout confrontée à une intrigue digne des meilleurs polars avec une héroïne, Kisimiipunga, qui lors de sa première chasse tombe sur un homme qui n'est pas du coin et qui gît à moitié mort sous la neige. Elle décide alors de lui porter secours et met le doigt dans un engrenage qu'elle ne maîtrise pas.

Ce qui est fascinant dans la narration de Lilian Bathelot, c'est qu'à partir d'une intrigue classique de polar, il glisse peu à peu vers un pur récit d'anticipation géopolitique et écologique passionnant où il concerne le mystère et le stresse issu du polar. Une parfaite alliance des deux !

J'ai adoré le rythme du récit, ses développements, ses interrogations, son univers. Mon seul regret fut de m'arrêter si tôt en si bon chemin. le monsieur est connu également pour ses nouvelles. J'ai eu l'impression de lire une novella ici et j'aurais bien aimé prolongée cela avec d'autres dans le même univers tant celui-ci m'a semblé solide et prometteur avec les interrogations qu'il pose sur notre rapport à la nature et à la technologie ainsi qu'à la restriction de nos libertés et à l'utilisation de nos recherches. Un titre donc très prometteur mais trop court. Il m'en faut plus !
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Pas qu'une histoire d'urgence climatique, mais aussi un appel à garder l'humanité intacte pour que chacun puisse y vivre. Une année 2089 qui ne doit jamais exister sous cette forme dépeinte, sous peine d'être invariablement condamnée. C'est l'Inuit qui gardera le souvenir du Blanc est un de ces romans dont on regrette le format court, parce que son potentiel appelle à un développement pour en apprécier chaque élément. Faute de mieux, on en goûte la saveur de chaque mot conduit par Lilian Bathelot, et on se réjouit du coup de coeur !

Les premiers chapitres de ce curieux mélange de thriller et d'anticipation – science-fiction accueillent un lecteur perdu entre le Groenland glacial et sauvage pour qui s'y aventure sans le connaître, et la France à l'affût de dangers, étrangère à souhait avec ses équipements technologiques qui nous perdent autant qu'ils nous intriguent. le résumé paraît simpliste : un individu français hors-la-loi recherché par la police après avoir trahi son ordre. Fuyant au Groenland, il faut le retrouver, tout en cherchant ce qui l'a fait basculer dans l'autre côté. le tout dans une ambiance course contre la montre !

Dépaysante aventure où il faut aussi trouver le temps de comprendre, et ce temps arrive à pic. Dans des petites scènes qui mélangent action et exposition, Lilian Bathelot nous laisse nous immerger dans ce 2089 pas très enclin au bon-vivre. On y apprend que presque tous les peuples ont perdu leur autonomie et que le G7 contrôle une majorité du globe par des surveillances ultra-efficaces et connectées. Seuls les peuples dits Indigènes échappent à ce contrôle, parce qu'ils refusent d'être Implantés pour garder leur autonomie et leurs coutumes. C'est dans ce contexte que l'on va s'arrêter sur la population Inuit du Groenland, l'occasion pour le lecteur novice d'apprendre les rudiments d'une culture fascinante et ancestrale.

On a peu le temps de s'asseoir et de prendre une pause dans ces pages qui défilent, et plus on se rapproche de la fin du livre, plus on se demande pourquoi c'est aussi court ! Si bien que lorsque la fin en question arrive, elle paraît forcément incomplète, et en un sens, elle l'est. Parce qu'après avoir découvert tous les enjeux d'une sécurité extrême ayant nécessité la privation de certaines libertés fondamentales, après avoir craint avec Kisimiipunga et Manuel que la police française leur mette la main dessus, et après toutes les réflexions déclenchées, on s'attend à une fin explosive, qui laisse sur les rotules. Elle le fait avec un arrière goût d'inachevé, parce que si certains noeuds trouvent leur fin, d'autres sont gardés ouverts voire juste effleurés, et ça titille un peu !

On se dit à certains chapitres que C'est l'Inuit qui gardera le souvenir du Blanc grossit les traits et caricature pas mal, notamment sur les personnages : La Gaufre comme un enfoiré de première, Manuel comme le justicier repenti, Kismii comme la jeune chercheuse brillante en tous points, puis viennent d'autres figures pour compléter le tableau. Au final, le personnage que l'on retiendra le plus dans cette symphonie, c'est Damien et son évolution, un petit air de Montag dans Fahrenheit 451, avec une fin mi-figue, mi-raisin, mais toute en justesse. Les autres ne laissent pas assez de saveur ou de tension pour rester en tête, à l'exception peut-être de Cath, intéressante elle aussi dans son changement. Les personnages dits principaux font même figuration à certains moments, tant ils apparaissent « linaires ».

Au-delà de l'intrigue prenante et de ses paysages hostiles, il y a une multitude d'axes de réflexions qui foisonnent : cette hyper sécurité qui apporte la paix et empêche tout crime d'avoir lieu précisément parce qu'elle a la capacité de stopper tout mauvais geste, par exemple. Vaut-il mieux vivre dans un monde ultra-protégé et perdre ses libertés, ou vivre dans un monde sans surveillance et risquer d'y perdre la vie ? Un peuple doit-il sacrifier ses coutumes ancestrales et toujours vivantes pour se conformer à un modèle qu'on a décidé pour lui, sans qu'il n'ait un mot à dire là-dessus ? Ce qui est aussi passionnant ici, c'est que la technologie n'est pas vue comme le monstre absolu ; il faut simplement en user à bon escient et ne pas se laisser guider entièrement par ses nombreux avantages, sous peine de devoir se confronter à ses autres aspects, moins joyeux ceux-ci.

Un roman d'anticipation qui n'est pas une dystopie, enfin ! C'est l'Inuit qui gardera le souvenir du Blanc n'est pas qu'un admirable mélange de deux genres qui propose une histoire haletante. C'est aussi un nid à réflexions et un coup de coeur 2021, malgré son goût d'inachevé et cette énième vision d'européens vus encore une fois comme les oppresseurs de toute une planète. Ce qui compte ici, c'est que tous les peuples puissent vivre sans craindre de se perdre, et sans y perdre leur humanité en voulant évoluer. Unis, ça serait un énorme plus, mais ça, c'est à nous de l'écrire.

Note : 4,5/5
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
— Mon fiancé ? Si on veut, oui. Mais chez nous, on voit pas vraiment les choses de cette manière. C’est… c’est autre chose. Je suis amoureuse de lui, ça, oui. De tout mon être. Mais qu’il soit à moi ne m’intéresse guère. Il ne m’appartient pas. C’est libre que je l’aime. Tu voudrais que je l’enchaîne avec des « mon » ?
Un mouvement de tête ponctué d’un haussement de sourcils signifia qu’elle préférait changer de sujet. Elle avait toujours eu du mal avec ces fichues visions occidentales.
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Les rituels des chamanes pouvaient bien faire sourire les Occidentaux… Pour elle, ce savoir ancestral dont elle était aujourd’hui l’héritière avait autant de sens, autant de réalité et de naturel que les connaissances accumulées lors de ses études de physique. Même si, évidemment, elle n’aurait jamais osé évoquer ces trucs-là sur les bancs de la fac de physique.
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Bien sûr, les moins cons savaient ça depuis des lustres, qu’il y avait d’autres ordres du monde possibles. Mais qu’un ministre l’admette en public, ça sortait de l’ordinaire. D’autant que les échos songeurs de sa voix prononçant « notre monde » laissaient comme un doute. A ce moment-là, pensait-il que ces autres mondes pourraient bien advenir un jour, et qu’ils ne seraient pas nécessairement pires ?
Il y avait dans ce doute largement de quoi fabriquer un silence.
(p. 84, Chapitre 12).
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- Ces "culs-nus", comme vous les appeliez lors de nos premières rencontres, ces "sauvages" dont certains chassent aujourd'hui encore avec des arcs et des flèches aux quatre coins du monde, eh bien, ces gens-là sont parvenus à s'entendre à l'échelle planétaire. Ils ont appris à utiliser les instances internationales, acquis leur indépendance. Ils ont déposé une requête pour formuler une déclaration solennelle lors du prochain Sommet Mondial qui débute dans une semaine ; ils ont obtenu gain de cause contre nos meilleurs diplomates. Et aujourd'hui, ils devancent bel et bien de plusieurs longueurs les labos les plus en pointe de notre recherche, de nos unités militaires. (p.74)
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Je ne bouge pas. Je ne tremble pas. Je suis un bloc de glace.
J'ai froid. C'est normal. Contre mon ventre, la neige gelée est une brûlure. Dans mes mains, le métal gelé est une brûlure. Sur ma joue, le bois gelé est une brûlure. J'ai froid. Mais je ne peux pas trembler : je suis un bloc de glace. La glace ne tremble pas.
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Video de Lilian Bathelot (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lilian Bathelot
A l'occasion de la Rentrée littéraire Automne 2023 organisée par Occitanie Livre & Lecture, Lilian Bathelot est venu présenter son nouveau livre "Geronimo et moi" (Editions 10/18, 2023). Enregistré à la médiathèque José Cabanis de Toulouse le 21 septembre 2023.
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