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ISBN : 2742720685
Éditeur : Actes Sud (04/01/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.21/5 (sur 243 notes)
Résumé :
Lumineuse, intrépide, féminine, l'Antigone d'Henry Bauchau s'inscrit avec force dans l'histoire de la réécriture du mythe.
Il fallait sans doute un roman pour incarner les passions de la jeune mendiante qui, après après avoir suivi son père, le roi aveugle Œdipe, des années durant, prend contre toute prudence le chemin de Thèbes avec l'espoir d'empêcher la guerre entre les fils de Jocaste, ses deux frères tant aimés. Commence alors pour elle une suite d'épre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  29 juillet 2018
Henry Bauchau est un auteur peu connu me semble-t-il, décédé il y a quelques années à presque cent ans. Il est entré dans la lumière des médias lorsqu'il a obtenu le prix du Livre Inter pour son roman le Boulevard périphérique en 2008, magnifique roman, mais c'est une amie bibliothécaire qui me la fait connaître. Elle a tout lu de lui : ses romans tout d'abord, mais aussi ses poèmes magnifiques, il a écrit aussi des oeuvres théâtrales, et étonnamment autour de ses publications il écrivait une sorte de journal en parallèle pour donner quelques éclairages sur le contenu de ses écrits. Un jour, elle décida de lui écrire pour lui faire part de son admiration pour ses oeuvres et il lui répondit, par une lettre manuscrite, une écriture en pattes de mouche, répondant tel un professeur bienveillant et attentif, à toutes les questions qu'elle lui avait posées pour mieux comprendre certains aspects de ses textes. Elle en fut totalement retournée... Ils continuèrent de s'écrire jusqu'à sa mort et en guise de partage, elle me donna l'envie de connaître mieux l'oeuvre de cet écrivain.
Ah, j'oubliais presque l'essentiel et qui donne une connotation particulière, en dehors de l'écriture romanesque, Henry Bauchau exerça la profession de psychanalyste, ce qui n'est pas anodin dans son oeuvre, en particulier sur le livre dont je vais vous parler ici, puisqu'il y plane forcément le fameux mythe d'Oedipe...
Avant de lire l'Antigone d'Henry Bauchau, qui est un roman, je pense que c'est important ici de le préciser, j'avais lu les deux oeuvres théâtrales les plus connues autour de ce mythe d'Antigone : celle de Sophocle tout d'abord, puis celle de Jean Anouilh, plus moderne. Je trouve que le récit sous forme de roman apporte vraiment quelque chose de nouveau par rapport à la dramaturgie théâtrale. Comme je savais qu'Henry Bauchau était psychanalyste, forcément ma lecture a été un peu influencée en cherchant ici et là où il avait pu poser cette empreinte particulière. Et je n'ai pas été déçu...
Tout d'abord Henry Bauchau rend ce personnage mythique très attachant, presque proche de nous. C'est sans doute dû à la narration, puisque c'est Antigone qui nous parle, c'est elle la narratrice du récit, de son propre destin.
Il en fait un personnage lumineux, sensuel, féminin. Elle est présente à nos côtés ou plutôt ce sont nous qui marchons dans Thèbes sa ville, dans ses pas, au plus près d'elle. Nous sommes presque dans sa respiration. Nous devenons intimes de ses pensées, des images qu'elle porte sur son enfance, les siens, son destin, les sentiments et les pulsions qui l'animent.
Après un long périple tumultueux qu'Henry Bauchau a raconté dans un ouvrage précédent : Oedipe sur la route, Antigone revient chez elle. Son quotidien est fait d'une maison, d'un havre de paix provisoire, d'une vie familiale où elle se retrouve avec bonheur. Cependant, cette tranquillité est éphémère. Les deux frères jumeaux d'Antigone, Etéocle et Polynice, s'affrontent, avec comme enjeu celui de poser leur pouvoir sur Thèbes. D'ailleurs, au-delà du désir de rejoindre le havre familial, elle était déjà préoccupée, animée par ce désir ardent d'agir pour éviter l'affrontement. Antigone n'est pas très bien accueillie lorsqu'elle revient à Thèbes, reconnaissons-le. Cependant, sa personnalité généreuse va s'imposer autour d'elle. Elle apporte une lumière, une respiration nouvelle, quelque chose qui manque en ce lieu. Mais la querelle des deux frères dévoile vite autre chose que la simple quête du pouvoir et du contrôle de Thèbes. C'est là que tout l'art d'Henry Bauchau, en fin psychanalyste, va se révéler. C'est une querelle entre deux frères jaloux de l'amour porté par leur mère Jocaste. Leur mère est à présent morte mais elle continue d'être présente dans ce récit. Jocaste, peut-être que ce nom ne vous dit rien et pourtant... Lors d'un second mariage, elle fut l'épouse de son propre fils, Oedipe, de qui elle aura quatre enfants, deux garçons, Étéocle et Polynice, et deux filles, Ismène et Antigone. Elle se pend lorsqu'elle apprend la vérité des liens l'unissant à Oedipe. Voilà, je savais bien que cela vous dirait quelque chose...
L'amour de la mère, désormais défunte, pour ses deux fils s'invite ici. Elle avait une préférence qu'elle ne cachait pas pour Polynice. Polynice est l'enfant qui vit dans la lumière, tout semble lui réussir, tout ce qu'il touche devient de la lumière. Mais il est excentrique, colérique. Etéocle l'enfant mal aimé est un être plus sombre, plus introverti. Il est d'une humeur calme. Comment deux frères jumeaux peuvent-ils être si dissemblables de caractère ? Comment dès lors Antigone pourra-t-elle éviter l'affrontement fratricide et réconcilier les deux frères qui portent malgré tout, un profond respect l'un pour l'autre ?
Pourtant Antigone, marche, crie. Son cri est merveilleux car elle ne veut pas la mort des siens, de ses frères. Elle aime ses frères plus que tout, elle ne supporte pas qu'ils puissent ainsi d'affronter. Elle marche vers son destin. À cet instant, elle croit encore que tout est possible. Nous aussi. Comme c'est beau l'espoir... Sinon, pourquoi se battrait-elle avec tant de fougue ? Elle est belle dans son combat. Tout au long de la lecture du roman, lorsque je refermais le livre, il m'arrivait de laisser mon imagination vagabonder vers les personnages, vers Antigone dont j'étais tombé amoureux, des images venaient alors vers moi, la silhouette d'une femme à la fois forte et fragile, belle marchant dans les murs de Thèbes. J'aurais voulu la sauver, retenir ses pas, l'amener hors de Thèbes, si loin, très loin.
Nous avançons vers le destin d'Antigone, nous marchons près d'elle, nous avons juste un pas d'avance car nous savons ce qui l'attend. Et malheureusement nous ne pouvons pas agir pour inverser le cours des choses.
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AudreyT
  29 juillet 2015
Ce livre est un cri... celui que pousse Antigone pour ses frères, sa ville, le souvenir de Jocaste et Œdipe et pour ses amours perdus... Elle porte sur ses épaules tout le poids de la guerre fratricide qui la mène à la mort. Elle souffre de ne pouvoir vivre pour elle, mais de devoir se sacrifier au nom de la famille.
Je ne possède aucune connaissance en mythologie grecque, je ne suis pas même spécialement attirée par cette période, mais on m'avait conseillé ce livre lors d'un club lecteur et je suis heureuse de l'avoir ouvert !!! On est littéralement emporté aux côtés d'Antigone, dans cette Thèbes bouleversée par l'orgueil et la soif de pouvoir des jumeaux de Jocaste...
Un roman dans lequel il faut absolument plonger si vous aimez les personnages forts et fragiles à la fois, qui vous hantent longtemps après la dernière page...
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zabeth55
  24 juin 2012
Bien que peu férue de mythologie, je me suis complètement laissée séduire par cette version d'Antigone.
Henry Bauchau a l'art de nous emporter aux côtés d'Antigone, de nous faire partager sa force et ses faiblesse, sa joie et ses doutes, son amour inconditionnel pour ses deux frères.
Rien n'est pesant dans ce roman, ni les descriptions, ni les combats, ni les engagements d'Antigone.
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Madamedub
  17 janvier 2013
Après son Oedipe sur la route, centré Oedipe et son périple mais aussi sur le couple Oedipe/Antigone, Henry Bauchau nous convie cette fois à suivre une aventure qui, tout en nous faisant croiser le destin de nombreux personnages, tourne autour d'un seul : Antigone.
Ce second volume de la trilogie que Bauchau consacre aux mythes antique (le troisième volume s'intitule Diotime et les lions) est la suite immédiate du premier : nous avions quitté Antigone avançant vers Thèbes accompagnée de Clios ; nous la retrouvons faisant ses adieux à son compagnon et retournant dans la ville maudite.
Ainsi, après avoir marché lui aussi avec Antigone et appris peu à peu à la connaître, le lecteur pénètre à présent dans son univers : dans sa ville (la majeure partie du roman se déroule dans les murs de Thèbes), dans son passé (le récit est jalonné de souvenirs d'épisodes de l'enfance), dans sa famille (ses frères Etéocle et Polynice, sa soeur Ismène, son oncle Créon et son cousin Hémon sont parmi les personnages secondaires majeurs ; et Jocaste, l'omniprésente absente). Mais surtout, le lecteur pénètre dans la tête d'Antigone et dans son intimité : c'est en effet la première personne que Bauchau a choisie pour cette nouvelle narration, et il s'en sert pour mettre en avant chacun des sentiments et chacune des pulsions qui traversent son héroïne.
Antigone revient donc à Thèbes ; si l'accueil est au départ un peu froid, elle retrouve assez vite une forme de quotidien : une maison, une vie familiale, un ami en la personne de K., une fonction et rôle social puisqu'elle devient soigneuse des personnes dans le besoin. Mais très vite les grandes passions se déchainent de nouveau, et Antigone est bien vite rattrapée par ce qu'elle était revenue essayer d'empêcher : l'affrontement entre ses deux frères Etéocle et Polynice. Sous les dehors d'un affrontement pour le pouvoir sur Thèbes, c'est en réalité aussi voire surtout une querelle entre deux jumeaux autour de l'amour reçu de la part de Jocaste. le rapport et les liens des fils à leur mère, qui se poursuivent donc au-delà de la mort de cette dernière, sont en quelque sorte la matrice de l'ouvrage.
Les thématiques freudiennes sont en effet fort prégnantes dans cet opus – on reconnaît là Bauchau le psychanalyste-, sans doute plus encore que dans le précédent. Il y a l'amour des fils pour leur mère, la préférence de la mère pour l'un d'eux, et l'impact que cela peut avoir sur les enfants. Polynice, l'enfant préféré, s'est en effet mué en un adulte lumineux, étincelant, avec les beautés mais aussi les malheurs peuvent faire naître les étincelles : il est également colérique, impatient, impétueux. Etéocle, le mal aimé, est quant à lui plus sombre, plus torturé, mais aussi plus calme et plus réfléchi. En dépit de cette rivalité qui vire parfois à la haine, les deux frères ne cachent pourtant à aucun moment le profond amour qu'ils se vouent ainsi que le grand respect qu'ils ont l'un pour l'autre.
Mais il y a aussi, d'importance moindre dans l'ouvrage mais tout de même présente en fil rouge, la relation entre les deux soeurs, dont le pivot est à la fois la tendresse de leur enfance, et la souffrance d'Ismène lié au sentiment d'abandon lorsque son père et sa soeur sont partis sur la route et l'ont laissée. le trio amoureux parent-enfants, aux conséquences cette fois moins violentes, n'en reste pas moins essentiel.
Enfin, on retrouve deux éléments centraux des grands récits mythologiques : le force du destin, et la lutte pour le pouvoir.
Le destin tout d'abord, contre lequel nul ne peut lutter. Il y a ceux qui semble-t-il ont renoncé à lutter : Etéocle et Polynice ont comme accepté qu'aucun d'eux deux ne saurait sortir vainqueur, mais se précipitent tout de même vers l'affrontement, comme si ce destin devait être accompli ; Ismène, qui pense que personne ne pourra stopper la folie de ses frères, et qui tente de construire de son côté son propre destin. Et il y a ceux qui veulent tout de même essayer d'y croire : Antigone, qui tente jusqu'au bout de réconcilier ses frères ; et Hémon, avec lequel elle veut essayer de croire qu'un avenir est possible. Et puis il y a les autres, les personnages secondaires et les anonymes, prisonniers du destin des puissants.
La lutte pour le pouvoir enfin, fait entrer en scène un autre personnage, peu présent physiquement mais dont le poids est essentiel : Créon, pierre qui jamais ne vacille dans le tourbillon qui agite la ville, et qui espère s'imposer aux commandes de la ville.
Nous adresserons ici le même reproche à cette Antigone que précédemment à Oedipe sur la route : si l'on apprécie la plume douce de Bauchau, trop de lyrisme et trop de poésie nuisent (parfois) à la fluidité de l'écriture et peuvent générer de la lassitude.
Mais au fond qu'importe ; on se prend, à nouveau, au jeu du suivi quotidien des personnages, au jeu de cette immersion à laquelle Bauchau nous convie, qui sait si bien alterner entre moments grandioses et intimité, entre facette de lumière et facette sombre de ses personnages. Et on en vient même à espérer que cette fin, que pourtant l'on connaît, soit différente.

Lien : http://www.madamedub.com
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ay_guadalquivir
  08 septembre 2015
Dans l'oeuvre de Henry Bauchau, les grands mythes occupent une place considérable. Oedipe et Antigone en constituent des figures essentielles. Je ne connaissais pas cette part de on oeuvre, je commence avec Antigone. de retour à Thèbes après avoir suivi Oedipe son père pendant des années, Antigone entreprend de dissuader ses deux frères, Polynice et Etéocle, de se déchirer pour le trône de Thèbes.
Sous la plume précise de Bauchau, Antigone est à la hauteur du mythe. Violence des sentiments, souvent une émotion instantanée. le « non » crié par Antigone à Créon par exemple. Beauté presque immatérielle, irréelle de nombreux passages : le duel des chevaux, magnifiés ; la lueur de la chandelle dans la grotte. Ecrasante force du mythe servie par une écriture qui paraît presque simple. Mais si belle, si touchante. Souvent pris par la pureté des sensations décrites par Bauchau. Circonstance de lecture oblige, j'ai fait le lien avec l'idée de fraternité à l'origine de tout pour Malraux, alors qu'ici elle est destructrice, et le feu de Bachelard.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
RaphaelBebopRaphaelBebop   29 avril 2015
"C'est beau, Antigone. C'est elle et ce sont eux. C'est la beauté de notre mère, non pas comme elle était mais dans leurs regards. Etéocle qui sait qu'il est fasciné, presque aveuglé, et Polynice qui l'est aussi mais qui, enfermé dans sa gloire, l'ignore.
C'est aussi tellement toi, Antigone, cette confiance intarissable dans l'action de la vérité, dont on ne sait si elle est magnifique ou seulement idiote. Crois-tu qu'on peut sans délirer, espérer comme tu fais ? Est-ce que tu penses que les jumeaux te comprendront et que même s'ils te comprennent, cela les fera sortir de leur passions ? J'ai peur de l'esprit d'incendie que je vois dans notre famille. Moi aussi, souvent, je suis folle. Je voulais te dire : Pars, pars vite avec Hémon et je me suis rétractée. Je me rétracte encore en te disant : Ne pars pas, ne m'abandonne pas à Thèbes pour la deuxième fois. Va à la catastrophe avec nous, puisque c'est ce que veut ton courage.
Tes sculptures sont une œuvre d'amour. Elle touchera, elle blessera les jumeaux, elle ne les arrêtera pas. La destruction les fascine comme elle a fasciné un jour notre mère. Est-ce qu'aujourd'hui elle ne te fascine pas, toi aussi ?"
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LupestherLupesther   21 novembre 2015
Clios part remplir l'outre qu'une paysanne nous a donnée et j'en profite pour me regarder dans l'eau,je ne suis plus la longue princesse maigrelette ,ignorant tout de la vie,que Clios a voulue et frappée,il y dix ans.Je découvre dans mon reflet une ombre de tristesse,une secrète usure qui n'apparaît pas dans mes traits mais qui,presque invisible,est déjà inscrite dans mon regard .Il y a trop de choses que j'ai vécues trop tôt et un renouvellement de l'être que je n'ai pas connu.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   03 septembre 2015
Je sais qu'elle a raison et qu'il faut, comme Oedipe, que je cesse de vouloir en continuant à espérer. Je sais cela mais, maintenant, je ne suis plus la fille d'Oedipe, je suis sur un autre chemin, où un irrécusable refus en moi s'élève, et hurle et me fait violence.
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ssabssab   16 janvier 2012
Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.
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derisi0nderisi0n   23 octobre 2018
Je ne refuse pas les lois de la cité, ce sont des lois pour les vivants, elles ne peuvent s'imposer aux morts. Pour ceux-ci, il existe une autre loi qui est inscrite dans le corps des femmes. Tout nos corps, ceux des vivants et ceux des morts, sont nés un jour d'une femme, ils ont été portés, soignés, et chéris par elle. Une intime certitude assure aux femmes que ces corps, lorsque la vie les quitte, ont droits aux honneurs funèbres et à entrer à la foi dans l'oubli et l'infini respect.
p.279
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