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EAN : 9782742789894
169 pages
Éditeur : Actes Sud (28/02/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 105 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition Source : Actes Sud / Domaine français - 03/2010)
ISBN : 9782742789894


C'est dans un petit port du Sud de la France, où elle s'est installée pour raisons de santé, que Florence fait la connaissance de Florian. Peintre vieillissant, instable, réputé fou et pyromane, il n'aime rien tant que brûler et voir se consumer ses propres dessins. Encouragée par la psychiatre qui le "suit" de loin, Florence accepte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
croquignol
  19 février 2021
Poésie est le premier mot qui me vient à l'esprit en refermant ce roman. Je l'admets, comme en poésie, je n'ai pas tout compris. Mais j'ai ressenti, beaucoup, fort. Ce n'est pas si aisé de lâcher prise et de se laisser porter par la musique, par les couleurs, par les fulgurances du peintre Florian et de son aréopage.
Pendant la première moitié du livre, je nageais un peu à contre-courant. J'étais touché par les émotions (reconstruction, délire, incompréhension, maladie), mais il me manquait une clé. Puis vient le long monologue de Florian, magnifique, poignant, clair, où il met tout en lumière. Et là je touche du doigt la beauté de son entreprise. Entreprise que je n'ai pas vécu simplement comme une oeuvre phénoménale et grandiose, mais comme un tableau qui prend vie et se meut sous les mains des peintres. Quelle sensation inédite que d'aborder la création sous cet angle, et de voir se métamorphoser la toile au fur et à mesure !
Le Déluge, ou comment, après une phase de déclin et de destruction, la renaissance est possible. Brûlant d'actualité, n'est-il pas ?
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majero
  03 septembre 2020
Rencontre en bord de mer de Florence, jeune et gravement malade avec Florian, vieux peintre cotté, énigmatique, habitué à froisser et brûler ses toiles. Les journées se ressemblent, ils retrouvent les ouvriers du chantier naval, font la fête, se saoulent avec les copines de Florence.
Ils peignent pendant des semaines des scènes du déluge, s'identifiant aux éléments, feu, orages, vagues, navigant entre folie, passion, joie, amour, épuisement..
On tourne un peu en rond et je n'ai été que modérément séduit par les dialogues plein de délicatesse, des mots profonds, chichement lâchés.
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Cath36
  01 février 2011
Un nouveau livre d' Henry Bauchau est toujours pour moi une source de joie profonde : que ce soit à travers des mythes anciens ou des histoires modernes, Bauchau, psychanalyste de formation, nous parle de l'homme. Il nous parle de nos ombres, de nos lumières, de nos espoirs ou de nos doutes. Tous ces ressorts qui motivent nos actions et déterminent notre conduite, Bauchau les passe au crible d'un langage qui les analyse pour nous aider à mieux les comprendre. Écrivain, il porte un regard émerveillé sur l'intelligence humaine. Thérapeute, il ouvre l'avenir par une parole qui libère. Sa lecture est quelquefois difficile parce qu'elle ouvre à plusieurs interprétations possibles. Mais Bauchau mérite le temps et la patience que l'on prend pour le lire.Il ouvre toutes grandes les portes de notre liberté. Ce livre sur la création ne fait pas exception. Tout grand artiste doit nécessairement sortir de son chaos intérieur pour parvenir à créer. Toutes circonstances, toutes rencontres lui seront favorables comme d'un miel dont on fait son butin. Il s'agit encore une fois d'un chemin d'espérance. A lire et à relire.
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Malivriotheque
  18 juillet 2016
En se promenant sur les berges, Florence tombe sur un drôle de vieux peintre excentrique qu'elle prend sous son aile. Elle-même est gravement malade, qui sait si c'est bien elle qui aide l'autre... Sur les conseils de la psychiatre de Florian le peintre, Florence va devenir son allié, l'aider à accomplir l'oeuvre de sa vie, celle qui est censé le délivrer...
Je n'ai mais alors ABSOLUMENT PAS adhéré au style d'écriture de Bauchau qui tire outrageusement sur les phrases simples, le discours direct et l'absence terrible d'enchaînements logiques et crédibles des évènements, lui qui insère un élément à un moment d'une scène comme si cela allait de soi alors que le récit n'est pas clair sur ce point. La narration en "je" au présent avec sans arrêt des "je dis :" ou "il dit :" est insupportable et hyper simpliste, au point de se demander où est la poésie. S'il faut la chercher dans le contenu plutôt que dans le contenant, c'est également peine perdue car l'auteur nous perd dans des descriptions dénuées d'émotion (contrairement à l'effet voulu) de la part de personnages pas du tout attachants vu le manque de détails pesant et encore une fois cette écriture ultra-simpliste digne d'un collégien. Les personnages sont en quête d'eux-mêmes dans l'acte de peindre, mais leurs réflexions et leur introspection laissent de marbre, peinent à intéresser puisque tout est haché, voire souvent sorti de nulle part ou carrément métaphoriquement chiant. Et surtout, elles sont tirées par les cheveux. L'auteur nous embarque dans la réalisation d'une oeuvre qui semble prendre vie et qui est reliée à la vie de ses créateurs, de manière quasi surréaliste, le tout après un récit peu crédible sur la rencontre de nombreux acteurs de la scène qui se lancent dans ce challenge fou pendant des années sans rien faire d'autre. On nous parle de deux malades, qu'elles ne peuvent rien faire, mais sans préciser leur maladie. L'une guérit par un ô grand miracle tout aussi simpliste à la limite de la fantasy mais sans la magie mystique qui rend une histoire passionnante.
Le manque cruel de détails qui ne devraient pourtant pas en être joue clairement sur la compréhension du récit, son appréciation, sa perception.
Une énorme déception au regard du synopsis et de l'éloge qu'on fait du travail de l'auteur.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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andras
  09 avril 2016
C'est un livre très étrange que ce "Déluge". le narrateur principal est une jeune femme, Florence, atteinte d'une maladie dont elle pense qu'elle lui sera prochainement fatale, qui fait la connaissance dans un port du Sud de la France de Florian, un peintre célèbre mais en marge de la société. On le dit fou, parce qu'il brûle ses toiles. Une relation particulière va se lier entre cette jeune femme, naguère professeur à Science Po et ce personnage âgé et très singulier. Il lui apprend à peindre et elle accepte de s'occuper de lui, encouragé en cela par son médecin, une femme qui vit à Paris et qui s'est occupé de lui quand une hospitalisation s'est avérée nécessaire. Florence, entourée de plusieurs amis et amies, vont tout mettre en oeuvre pour que Florian puisse se remettre à peindre et à réaliser le grand et peut-être ultime tableau qu'il porte en lui, tableau qui portera le même nom que le livre d'Henri Bauchau. On ne peut donc s'empêcher de faire un parallèle entre le peintre Florian et le romancier et poète Bauchau, dont toute l'oeuvre parait brûler d'un feu intérieur (alimenté sans doute par le traumatisme initial de l'incendie de la maison de son enfance à Louvain), feu que seule la psychanalyse pourra non pas éteindre mais canaliser. Ce "Déluge" est pour moi un livre très attachant, avec des personnages très charnels, plein de vie et d'espoir, qu'on envie de garder longtemps avec soi.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
croquignolcroquignol   18 février 2021
En regardant la toile que j’ai souillée, que j’ai barbouillée mais dont je sens, lorsque la main de Florian vient se poser à nouveau sur mon bras, qu’elle lui plaît. Elle lui fait dire, après un long silence : “Tu vois, tu peux… tu peux… il faut du temps, beaucoup… beaucoup.” Je pense : Alors c’est fichu, avec ma maladie. Il se tourne vers moi : “Tu as du temps, tu auras du temps.” Je me dis que je vais peut-être guérir. Et comme Florian est entré dans la petite cuisine sommaire qui est dans la cour, je vais le rejoindre pour l’aider à préparer le déjeuner.
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croquignolcroquignol   18 février 2021
— Avec lui on sent que quelqu’un est cinglé. Lui ou les autres. Les autres n’aiment pas ça, ils préfèrent que ce soit lui. Ils voudraient l’enfermer, ils l’ont enfermé souvent. Sans toi, sans nous ils l’auraient enfermé avec l’affaire des journalistes.
— Pourquoi, il n’a rien fait de mal.
— Il ne fait rien de mal, mais il fait mal, il fait mal aux gens. Ils voient qu’ils sont cons.
— Et toi, il t’a fait mal aussi ?
— Oui, le jour où j’ai crié sur lui. Après ça, j’ai compris.
— Qu’est-ce que tu as compris ?
— Je suis un peu comme lui, comme Simon, j’ai fait un temps de prison. Ça compte. Je ne suis plus dans leur système.
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araucariaaraucaria   11 juin 2014
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
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saphoosaphoo   13 mai 2010
Pourtant il n’y a rien eu. Rien que les murs blancs, les toiles blanches et nous deux sur des chaises qui regardons cela en nous tenant par le bras. La peinture est là en lui. Entre nous. En nous. Avant cela elle n’y était pas. Avant il y avait l’admiration, peut-être passionnée, que j’avais pour elle. Il n’y avait pas la peinture. La peinture que je sens circuler entre nous, de son bras à mon bras, de sa main à la mienne et de nos quatre poumons qui, pour la première fois, respirent ensemble. Pour la première fois aussi je n’ai plus envie de penser la peinture, ni de la comprendre, ni de la regarder. La chose, à mon grand étonnement, m’échappe et je dis : “J’aimerais tellement peindre”.
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NicoleGiroudNicoleGiroud   11 mars 2014
Une petite lumière règne dans l’arche. Elle permet de vivre mais on ne sait pas d’où elle vient. Chacun a ralenti son rythme de vie pour le déluge, sauf Florian, Simon et moi. Tous dorment, à ce moment. L’esprit de Noé, au milieu des nuées et, dans l’étendue infinie de la mer, attend le retour du Seigneur. Il s’assied dans un coin, il n’écoute plus ce qui se passe au-dehors. La mer porte l’arche. L’arche contient Noé, son clan et les animaux de la terre. Et Noé, que contient-il ? C’est cela qui interroge Noé et qu’il écoute. Il entend peut-être une voix qui lui dit : Tout n’est pas en dehors mais en toi.
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Videos de Henry Bauchau (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Bauchau
Photographie : Henry Bauchau (Sipa). Cinq entretiens avec Catherine Pont-Humbert (À voix nue / France Culture) [2009]. Par Catherine Pont-Humbert, réalisation : Bruno Sourcis. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Rediffusion des émissions du 31 août au 04 septembre 2009. « Poète, dramaturge, romancier, psychanalyste, Henry Bauchau est né en 1913 à Malines, en Belgique et décédé à Paris en 2012 à l'âge de 99 ans. Il avait un an et demi lorsqu'en août 1914, les Allemands, face à la résistance du peuple belge, décident d'incendier Louvain où il se trouvait avec ses grands-parents qui fuient la ville en flammes. Son entrée sur la scène du XXe siècle fut donc marquée par l'Histoire. Henry Bauchau ne l'a ensuite plus jamais quittée. Le récit de cet épisode fondateur de 1914 apparaît à plusieurs reprises dans l'oeuvre, notamment dans “La déchirure”, roman paru en 1966. Henry Bauchau a donc vécu les deux guerres mondiales du XXe siècle. L'écriture s'impose tardivement (il avait 45 ans lorsque parut, en 1958, son premier livre, “Géologies”, un recueil de poèmes) mais elle avait été préparée par de longs cheminements intérieurs, des explorations archéologiques intimes, dont la psychanalyse. Henry Bauchau entreprend une analyse chez Blanche Reverchon-Jouve (qu'il appelle “La Sibylle”), la femme de Pierre-Jean Jouve, avant de devenir lui-même psychanalyste dans les années 1970. L'expérience de l'inconscient dans la cure analytique donne naissance à un écrivain. Outre les richesses de l'inconscient (les rêves sont chez lui un matériau d'écriture essentiel), il découvre celles du langage poétique qu'il n'abandonnera jamais. Venant d'une famille où on lui avait donné à entendre que la vie en prose était la vie réelle, il a dû faire un immense effort pour reconnaître l'existence d'une vie poétique. C'est avec “Oedipe sur la route” en 1990 et le recours au mythe antique transposé à l'espace romanesque, que Bauchau accède à la reconnaissance en Belgique. Et c'est avec la publication d'un autre roman du cycle thébain, “Antigone” en 1997, qu'il s'impose en France. Autrement dit, c'est quand le roman ose réécrire le mythe, qu'arrivent reconnaissance et succès. Henry Bauchau n'écrit que ce qui s'est d'abord intériorisé en lui. C'est le retentissement intérieur des événements qui forme la chambre d'écho de l'écriture. L'oeuvre littéraire qu'il continue à bâtir aujourd'hui, à plus de 95 ans, est une oeuvre qui lui est “dictée”, dit-il. Cet ordre reçu le fait entrer dans ce qu'il appelle un “sillon d'oeuvre”. De là naissent des textes où s'impose l'idée que, derrière l'enfance, il existe un passé plus lointain, presque imaginaire, qui nous rattache à des forces ancestrales. Son oeuvre qui retrace les errements, les contradictions, les trébuchements d'un homme qui avance dans la vie et dans l'écriture, donne avec une rare beauté le sentiment du monde. Et si l'enfance a été perdue en partie, il en reste des “traces effilochées à tous les buissons, à toutes les ronces de la vie”. La Poésie complète d'Henry Bauchau est publiée chez Actes Sud, ainsi que le livret de l'opéra “La lumière d'Antigone”. » Catherine Pont-Humbert
1) Une enfance belge : 0:00 2) Les guerres : 28:17 3) Les chemins de l'oeuvre : 54:36 4) Le peuple des mots : 1:20:00 5) L'exigence d'écriture : 1:46:00
Invité : Henry Bauchau
Thèmes : Littérature| Littérature Française| Belgique| Mythologie| Oedipe| Antigone| Poésie| Psychanalyse| Henry Bauchau
Source : France Culture
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