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ISBN : 2351830008
Éditeur : Fragments Editions (13/03/2006)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Sculptées dans l'ivoire de morse, dans l'os de baleine, dans la corne de cervidé ou dans la tendre pierre de stéatite, grise, noire ou verte, des centaines de figures humaines, animales ou chimériques représentant aussi bien la vie quotidienne que les mythes inuit. Ce livre, né de la rencontre de l'esthétisme contemporain et du souvenir vivace des traditions sculpturales des Esquimaux Canadiens, a pour but de diffuser hors de ses frontières, une pensée plus que mill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
belaval
  11 avril 2019
Superbe album découvert lors d'une exposition du musée de Cambrai de 2008.
Préface intelligente et dure pour les exploiteurs de ce peuple en péril; les Inuits survivent...
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Ledraveur
  30 juin 2017
Très bel ouvrage en 23x30, avec un grand nombre de représentations de l'art Inuit riche et expressif, qu'il soit traditionnel ou contemporain ; sur papier “couché - glacé”.
Beaucoup de sculptures sur ivoire, os et pierres, mais aussi des dessins qui m'ont vraiment “accroché” pour certains …
Un texte français/anglais accompagne ce magnifique livre, où il est question des valeurs intrinsèques de la tradition spirituelle des Inuits, accompagné des noms d'artistes et le sens et signification des oeuvres. le tout est très agréable à lire et à feuilleter au gré de ce qui nous “parle” le plus … quitte à y revenir un peu plus tard …
Lien : http://www.versautrechose.fr/
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur   30 juin 2017
LES MESSAGERS DU FROID
Pour les Inuit
Hommes du sud à la peau blanche si fragile qu'elle rougit et tombe en lambeaux sous le soleil, si vous vous enduisez de crèmes dont vous abandonnez les tubes métalliques sur nos toundras ;
Hommes rapaces qui venez dans nos régions forer les puits de cet or noir qui alimentera pour quelque temps la fureur meurtrière et tonitruante de vos lointaines villes, transporté par bateaux et camions qui en absorbent déjà une bonne partie et qui en laissez pourtant quelques citernes pour les motoneiges ou traîneaux mécaniques que vous nous avez apportés et avec lesquels nous nous assourdissons à balafrer le silence et la blancheur à grands fouets épineux qui sont comme le râle de notre agonie ;
Hommes encombrés encombrants qui débarquez vos grues, hangars, réservoirs, pistes d'atterrissage, entrepôts et antennes sur notre paysage, surchargés de mille objets que nous n'avions jamais vus, que nous n'aurions jamais imaginés irrésistiblement séduisants dans les étalages de vos boutiques, que vous nous obligez à vous acheter par dur travail ou abjecte servilité, alors qu'ils nous sont pour la plupart tout à fait inutiles ;
Hommes vêtus de noir, remplis sans doute d'excellentes intentions, mais qui avez réussi à superposer à notre univers déjà si cruel malgré ses splendeurs, un autre impitoyable après la mort, hurlant de vengeances et supplices pour ceux qui ne s'inclinent pas suffisamment devant votre condamné sanguinolent sur croix, auquel il nous faut marmonner des prières dont l'efficacité ne nous apparaît guère ;
Hommes qui nous avez fourni comme triste consolation l'alcool et le tabac, et surtout avez fait venir des outils pour nous aider à sculpter dans la pierre tendre grise ou verte, ou encore dans les ossements des baleines rejetés par les courants sur nos rives, et graver dans des blocs polis que vous nous avez appris à imprimer avec votre encre sur votre papier ;
Voici notre monde, avec son blizzard qui vous rappellera qu'il n'y a pas si longtemps l'Europe et le territoire des États-Unis étaient couverts de glaciers, avec sa nuit, sa solitude, les formes adoucies de ses glaces et des roches qu'elles usent, avec la chaleur de son huile et la lueur qu'elle diffusait autrefois dans les cabanes et les igloos, avec les animaux d'où dépendait notre vie avant votre venue : le chien, le phoque, le morse et l'ours, et qui sont encore notre principale ressource quand nous désirons maintenir quelque peu la voie de nos ancêtres, avec la fierté des chasseurs, leurs attitudes les grandissant sur les brouillards, aurores boréales et falaises ...
p. 5
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LedraveurLedraveur   30 juin 2017
Jusqu'à cette époque, leur existence, intimement liée à la nature, s'écoulait au rythme des saisons. L'hiver, ils construisaient leurs igloos au bord des côtes de l'Arctique et se nourrissaient des mammifères marins qu'ils tuaient, tandis que l'été, ils plantaient leurs tentes à l'intérieur des terres où ils trouvaient le gibier, le poisson et les herbes nécessaires à leur alimentation. Ils tiraient la totalité de leur subsistance du milieu naturel dans lequel ils vivaient et leur économie reposait essentiellement sur le gibier qu'ils prenaient puisqu'ils se servaient de la graisse des animaux pour se chauffer et s'éclairer, de leur peau pour confectionner des vêtements, des tentes et des bateaux, de leur bois et de leur ivoire pour fabriquer des outils, des ustensiles, des armes, des parures et des objets d'art. Aussi, la chasse était une activité sacrée, indissociable de la spiritualité car, pour être fructueuse, les hommes devaient respecter et maîtriser les forces surnaturelles en observant scrupuleusement les règles énoncées par les ancêtres …
p. 36
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LedraveurLedraveur   30 juin 2017
Le petit, qui repose dans la poche arrière de l'amautik (p.91) de sa mère, apparaît comme le prolongement de son corps et sa présence se devine simplement par la bosse qui se forme sur le dos de la femme et la petite tête qui surgit au-dessus de son épaule (p.70) comme si ces deux êtres n'en formaient qu'un seul. Cette image symbolique illustre la dépendance de l'enfant par rapport à sa mère et le profond respect des Inuit pour le lien maternel et familial (p.23).
Un autre thème fréquent dans tout l'Arctique est celui des têtes multiples qui émergent d'un même volume. Cette image, qui provient de la culture de Dorset, symbolise la famille, la communauté et plus généralement la solidarité, condition de la survie et base de la philosophie des Inuit.
p. 110
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LedraveurLedraveur   30 juin 2017
Leurs œuvres, à la frontière de la réalité et du surnaturel, du conscient et de l'inconscient, se rattachent à un vaste système de croyances relatives aux origines du monde et à ses lois. C'est parce que l'homme est contraint de tuer pour vivre qu'il doit craindre les représailles des esprits. De fait, les hommes, les animaux et toutes les créatures de ce monde, possèdent une âme immortelle, invisible mais puissante. Quand les êtres sont vivants, elle se cache à l'intérieur de leur corps, et quand ils sont morts, elle rejoint le monde des esprits.
Toutefois, l'homme qui tue, oblige l'âme à sortir de son corps et peut craindre sa vengeance s'il n'a pas respecté des règles bien précises.
p. 96
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LedraveurLedraveur   30 juin 2017
Qu'il s'agisse des armes, des masques ou des fétiches, tous ces objets magnifiquement sculptés reflétaient les désirs, les craintes et les croyances des Esquimaux qui pensaient que toutes choses, animées, inanimées et même les phénomènes physiques, possédaient une âme indestructible. Ils personnifiaient les éléments de leur milieu naturel par des esprits qu'ils respectaient et qui faisaient partie intégrante de leur réalité quotidienne. Ces esprits, incarnés ou immatériels, étaient hiérarchisés et les plus puissants étaient ceux de la Mer (Sedna), de la Lune (Tarqeq), de l'Air et du Temps (Sila), en bref, ceux qui tenaient sous leur empire la nourriture des Inuit.
p. 42
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