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Critique de chartel


chartel
  29 septembre 2014
On n'a jamais aussi bien parlé du vin, du hachisch et de l'opium. Mais il ne faudrait certainement pas croire qu'il s'agirait d'en faire l'apologie, puisque Baudelaire insiste régulièrement sur les leurres et les dangers de ces drogues (à moins qu'il ne s'agisse pour lui, tout simplement, d'éviter les cris d'indignation de l'intégriste censure qui lui a causé tant d'histoire avec "Les Fleurs du Mal"). Ce livre ne poussera personne à se jeter sur le premier pétard venu, loin s'en faut. Il doit être lu pour ce qu'il a toujours cherché à être : une oeuvre de prose poétique. Car on oublie trop souvent d'évoquer, lorsque l'on traite de cette oeuvre, de l'admirable poésie baudelairienne, florilège d'images inattendues et sublimes. Et au delà du sujet, "Les Paradis artificiels" surprennent par leur composition, car Baudelaire réussi à éviter le piège de la monographie par ses fréquentes digressions, qu'elles soient des scènes, des contes, des portraits. On se croirait parfois chez Diderot ! Et même si la deuxième partie des Paradis artificiels, "Le mangeur d'opium", est une libre traduction d'une oeuvre de De Quincey, tout porte la signature du maître Baudelaire, comme lorsqu'il nous entraîne merveilleusement dans d'abyssales angoisses en traduisant les contes d'Edgar Allan Poe.
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