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Philippe Legionnet (Traducteur)
ISBN : 2752905548
Éditeur : Phébus (05/05/2011)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 40 notes)
Résumé :

Un jour de l’hiver 1953, un imprimeur-éditeur munichois, en écoutant l’un de ses techniciens raconter sa vie de prisonnier en Russie, son évasion et sa folle errance à travers la Sibérie, lui suggère d’en faire un livre. L’homme ne s’en sentant pas capable, c’est le romancier Josef Martin Bauer, captivé par l’histoire inimaginable de cet inconnu, qui s’en charge. Clemens Forell, soldat allemand enrôlé sous la bannière du Reich, est capturé en août 1945 p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  07 septembre 2014
2 parties distinctes dans le livre :
La vie des prisonniers dans la mine de plomb : des hommes vivants dans un milieux clos en sachant qu'ils sont condamnés , la seule espérance : c'est l'évasion
La déambulation dans la Sibérie que 4 hommes en marges de la société sans aucune espérance.
Ce roman d'aventures est aussi un roman psychologique.
L'auteur dans la seconde partie a pris le parti pris de nous faire vivre à la place de l'évadé. Bien joué !
Commenter  J’apprécie          200
Nastie92
  09 mars 2013
C'est une histoire vraie... on peut en douter tant les péripéties s'accumulent, mais qu'importe : ne boudons pas notre plaisir, c'est une histoire extraordinaire, une aventure humaine hors du commun.
Forell, soldat allemand envoyé sur le front russe lors de la seconde guerre mondiale, est fait prisonnier, puis condamné à 25 ans de travaux forcés dans une mine de plomb en Sibérie.
La description de la vie dans la mine est saisissante, suit l'évasion, puis la traversée de la Sibérie jusqu'à la liberté enfin retrouvée.
De la première à la dernière page, l'intérêt ne faiblit pas, on se prend à trembler pour le héros, on suit avidement les nombreuses rencontres (bonnes ou mauvaises) qu'il fait lors de son incroyable périple.
J'ai découvert à travers ce livre la vie en Sibérie, du moins certains aspects, bien au chaud sous ma couette... comme c'est confortable !
Une lecture que je recommande à tous ceux qui aiment les grandes aventures.
Commenter  J’apprécie          152
segrob
  05 février 2012
Cet extraordinaire récit est magnifiquement raconté par Josef Martin Bauer.
C'est à la fois un poème et un hymne à la Sibérie, si dure et si belle, et qui pousse toute forme de vie dans ces derniers retranchements. Certaines citations illustrent si bien ce sentiment d'immensité blanche, à la fois aimante et dangereuse.
Mais ce récit est surtout le combat d'un homme qui a réussi à dépasser toutes les limites connues. C'est peut-être ce dépassement de soi, à la limite de la folie, à quelques doigts de se perdre totalement mentalement et physiquement qui nous rend parfois méfiant quant à la véracité de certains détails.
Ce qui est sûr, c'est que J.M.Bauer est, à mes yeux, un très grand conteur. Il décrit à merveille les superbes paysages russes, les situations tant coquasses que tragiques et il réussit parfaitement la description des sentiments et états d'âme de C. Forell lors des différentes étapes de son aventure.
A lire absolument pour se redonner du courage, pour ne jamais abdiquer face aux contrariétés et obstacles quelqu'ils soient et surtout pour avoir une idée de la valeur d'une vie humaine.
+ Lire la suite
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Moan
  26 août 2012
Voici l'histoire extraordinaire d'un inconnu qui a captivé le romancier allemand Joseph Martin Bauer qui la raconte.
A la fin de la guerre 39.45, un prisonnier allemand comme beaucoup d'autres, est envoyé par le train , puis en traîneau à chiens à travers la Sibérie pour se retrouver condamné à travailler pendant 25 ans dans une mine de plomb au Cap Dejnev près du Détroit de Béring. de ce lieu hostile,il tentera de s'enfuir et seul fera un parcours incroyable à travers l'URSS pour se retrouver en Iran!!!
Un témoignage vraiment exceptionnel et cette histoire est tellement bien racontée qu'elle maintient en haleine du début à la fin.
A lire absolument.
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Apikrus
  11 décembre 2011
Selon l'éditeur, ce récit est le témoignage - mis en forme par J. M. Bauer - de Clemens Forell, un Allemand capturé par les Russes en 1945 et envoyé dans une mine de plomb au nord-est de la Sibérie.

Cette seconde lecture m'a tout autant passionné que la première, dix ans plus tôt, bien que j'en aie gardé un souvenir tenace. Les deux cents premières pages évoquent, de façon un peu monotone, le voyage vers l'extrême-est puis la détention dans la mine. C'est après une évasion du personnage principal que le récit devient captivant : parviendra-t-il à rester libre ? à ne pas mourir de faim ou de froid ? à atteindre puis à franchir une frontière russe ? ... Outre l'incertaine et dangereuse vie d'un fugitif, le livre dresse un tableau de la vie en Sibérie dans l'immédiat après-guerre. J'ai parfois eu des doutes sur la véracité de quelques épisodes ou détails de l'histoire, mais peu importe, cela n'a absolument pas terni l'intérêt du livre.

Un livre passionnant que je recommande donc très vivement.

Dans le même genre de littérature, je pense relire prochainement A marche forcée de Slavomar Rawitz, qui m'avait aussi beaucoup plu, mais dans une moindre mesure.
+ Lire la suite
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critiques presse (1)
Lexpress   08 août 2011
Cette oeuvre de plus de 500 pages, sans chapitres, intertitres ou respirations, se lit avec passion, tant on épouse les affres et les espoirs du forçat évadé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   07 septembre 2014
Ceux qui ont reçu en partage, pour dissimuler leur êtres profonds, des manières brusques et un air maussade ne peuvent guère y recourir quand ils sont seuls.
C'est pourquoi Danhorn s'accorde de temps à autre une heure de franche gaitté où il se parle à lui même, quand ses compagnons de chambre sont endormis.
De toutes façon, les temps qui s'annoncent seront sombres.
Commenter  J’apprécie          150
Nastie92Nastie92   08 mars 2013
La plainte de la parturiente se réduit d'abord à de brefs grognements presque irrités, comme si la douleur la mettait en colère. Puis elle se fait plus forte, avec des intervalles plus rapprochés. Les hommes arrêtent de parler, tandis que les deux matrones débordent de volubilité, jusqu'au moment où, tout émues et ne maîtrisant plus leur admiration, elles annoncent à voix haute, pour elles-mêmes autant que pour les autres, que l'enfant est déjà là, sur la peau de renne. C'est un garçon. Non contentes de le proclamer, elles le montrent d'un geste touchant, et les hommes, conscients de la supériorité masculine, se montrent à présent sous leur jour le plus niais.
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Nastie92Nastie92   08 mars 2013
Si Leibrecht a eu vent de son évasion, il n'en soufflera mot tant que la rumeur, qui traverse même la roche, n'aura pas encore filtré jusque dans la caverne. Après une tentative de ce genre, il faut laisser passer une semaine avant de pouvoir se dire que le fugitif a quitté le territoire des recherches, à moins qu'il ne gise mort dans la neige, disparu sans laisser de traces. Dans l'arithmétique sibérienne de la vie, la mort est la solution la plus simple.
+ Lire la suite
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MoanMoan   26 août 2012
Quand la sentinelle est de bonne humeur et disposée à l'humanité, elle ouvre pour une heure la porte située là-bas, près de l'accès au puits de mine; au bout de dix minutes environ, de l'air frais pénètre dans la caverne. Les bannis du cercle polaire sont friands de ce froid qui leur parvient avec le vent qui entre par la porte ouverte. Tant que cette grâce de la porte ouverte leur est accordée, leurs poumons empoussiérés respirent à fond. Mais si le soldat a mal au dos, ou s'il est simplement de mauvaise humeur, la porte reste close.
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Nastie92Nastie92   08 mars 2013
Le mondes des grands n'a que faire de cet homme qui passe en tirant derrière lui un petit traîneau qu'il s'est confectionné pour son paquetage. Il est sans importance, insignifiant. Et il en joue pour se sortir sans dommage de situations périlleuses. On ne veut plus de lui. Sa valeur est si minime qu'on ne lui demande plus de faire la preuve de son droit à l'existence.
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Video de Joseph Martin Bauer (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Martin Bauer
Trailer du film " So weit die Füssen tragen - as far as my feet will carry" (2001)
( en allemand - sou-titrage anglais)
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